Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Drugs are prohibited [pv Candice] Lun 9 Jan 2012 - 1:21
I don't like the drugs but the drugs like me.
Ca commençait par « dro » et ça finissait par « gues ». Ahah. Les drogues. Ca me faisait horreur, au point d’y penser constamment. Replonger était ma hantise et je savais qu’il suffirait d’un rien pour que je retombe dedans, tête la première. Voir une personne se droguer, me donnait envie, tout comme tomber par hasard sur une dose. Que ce soit héroïne, cocaïne, ecstasy et j’en passe, le tout me faisait envie. Je voulais craquer et en même temps, étais parfaitement conscient du fait que ce serait faire montre de faiblesse. Or, je n’étais pas faible. Non, je refusais de le croire. Tout seul, j’avais appris à être un homme fort et indestructible. J’avais appris à résister à l’appel incessant de ces drogues trop destructrices, qui n’étaient consommées que par des gens faibles. J’étais loin d’être faible et c’était cette raison là qui m’avait fait arrêter justement. Je voulais me prouver à moi-même et à tout le monde, que j’étais fort et donc, parfaitement capable de dompter un état de manque quasi insoutenable. Un être aussi froid et abject que moi, ne pouvait qu’être assez fort pour cesser les drogues, de façon volontaire et totalement seul. Car oui, j’avais été seul pour cesser mes consommations qui se faisaient alors pourtant, en très grande quantité. Oui, l’épreuve avait été terriblement difficile et presque mortelle mais je m’en étais sorti, tant bien que mal. Tout simplement parce que j’étais assez fort pour cela. A quoi bon chercher plus loin ? Bref, tout cela pur dire que je ne supportais pas les gens qui se droguaient. Non seulement parce qu’ils me rappelaient un passé que je désirais oublier. Mais aussi, et surtout, parce que je les trouvais tout simplement faibles de ne pas être capables d’arrêter.
Ainsi, je fini par craquer et me décider à aller rendre une petite visite à mes strip-teaseuses. Je me sentirai bien mieux, lorsque j’aurai fais mon petit tour et foutu dehors toutes celles qui avaient osés amener leurs putains de doses, dans mon club. Elles savaient que je ne tolérais pas cela et encore moins ici. Je savais qu’elles se droguaient mais arriver ici sous un état de drogue, risquait fortement de mener tout droit à un renvoie pur et simple. Elles avaient beau le savoir, certaines continuaient envers et contre tout. Apparemment, je ne leur faisais pas assez peur et elles ne comprenaient pas cela, tant que je ne les foutais pas clairement dehors, une bonne fois pour toute. Elles prenaient de réels risques et ne pouvaient s’en prendre qu’à elles même, une fois sans job. En tout cas pour ma part, je me sentais beaucoup mieux lorsque je savais que je m’étais débarrassé de ces imbéciles qui osaient se jouer de moi en consommant de telles conneries, sous mon nez. Bref, j’entrai dans les vestiaires un quart d’heure avant l’ouverture du club. Les filles étaient là, en train de se préparer. Certaines étaient à demi nues, d’autres totalement et pour la plupart, elles portaient leur tenue pour le show et en étaient à la case maquillage et coiffage. Je ne prêtai nulle attention aux corps plus ou moins dénudés, mon regard ne se posant finalement que sur Isobel, elle-même en train de se préparer. Nos regards se croisèrent un bref instant, je lui fis un clin d’œil avant de me détourner pour héler toutes les filles. « Vérification de routine. Fouille des sacs, fouille des vestes, des poches, des fringues. Videz tous vos sacs sur les tables. » Lâchais-je d’une voix assez forte pour que tout le monde puisse m’entendre. Je tournai alors le regard vers Candice, ayant déjà pu constater par moi-même, qu’elle faisait partie de celles qui se droguaient. J’osais espérer pour elle, qu’elle n’était pas venue bosser avec des doses sur elle. Je n’étais pas d’humeur à être bon d’une quelconque façon que ce soit …
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
La meilleure chose qui me soit arrivé :::
Dernière édition par A. Heath McKingsGreen le Dim 29 Jan 2012 - 17:21, édité 1 fois
Sujet: Re: Drugs are prohibited [pv Candice] Dim 15 Jan 2012 - 18:04
Drogue. Un mot qui avait pris une place grandissante dans la vie de Candice depuis le lycée. Elle avait traîné avec les mauvaises personnes, pris les mauvaises décisions. Et elle s’était retrouvée, d’abord à tirer sur quelques joints, puis à sniffer des lignes de coke. Ensuite il y avait eu le LSD, l’ecstasy, toutes ces petites pilules. Puis le crack. Et l’héroïne. Elle avait touché à tout. Suivant ses finances, et surtout suivant son état d’esprit, elle achetait quasiment tous les jours une substance différente. Depuis que ses troubles bipolaires s’étaient manifestés, elle s’était rendue compte qu’elle se droguait plus souvent lorsqu’elle était très mal que lorsqu’elle était « euphorique ». Et surtout, plus la période dépressive durait, plus les drogues qu’elle consommait étaient fortes. Candice savait qu’elle était dépendante à toutes ces merdes. Elle savait très bien qu’elle serait incapable de vivre sans, surtout lorsqu’elle allait mal. Alors pourquoi s’en priver ? Exactement. Elle ne s’en privait pas. Résultat, son sang était un poison qui contenait plus de substances illicites que de globules rouges. Et ses deux salaires mensuels couvraient difficilement ses besoins en drogue. Mais elle s’en fichait. Elle n’avait jamais eu de graves problèmes de drogue jusqu’ici. Et si il lui arrivait quelque chose… Elle n’y pensait pas. Candice ne pensait pas au futur. Elle était heureuse dans sa vie étrange et un peu glauque, c’était le principal.
Ce fut dans cet état d’esprit qu’elle se réveilla en entendant la sonnerie de son réveil. Elle avait la pêche. Toute sa journée au magasin de disques se déroula dans un tourbillon de bonne humeur et de joie de vivre. Lorsque vint le moment pour Candice de quitter son poste de disquaire pour aller endosser son costume dénudé de danseuse à la Pomme Rouge, elle dit au revoir à ses collègues d’un ton chantant et fit un crochet par son appartement – situé juste au-dessus du magasin où elle bossait pendant la journée – pour décharger un peu son sac et attraper les quelques petites affaires dont elle allait avoir besoin pour la soirée. Elle en profita pour se mettre une ligne de coke dans chaque narine. Elle n’avait pas besoin de la coke pour tenir le coup, pas comme lorsqu’elle était malheureuse, mais la poudre apportait tout de même un « plus » à ses soirées. Tout était plus intense. Elle s’éclatait plus, que ce soit lors de ses shows ou pendant les « prolongations » privées qui se passaient dans le motel. Alors forcément les clients le ressentaient et appréciaient encore plus ses prestations, quelles qu’elles soient. Ensuite Candice observa le petit sachet de poudre. A vue de nez (ha, ha) il devait rester deux doses dedans. C’était peu, et Candice hésita à attrapper le pochon tout neuf qui dormait dans un de ses tiroirs, mais elle se raisonna et se dit que deux lignes suffiraient. Elle glissa donc le petit sachet dans son soutien-gorge, attrappa son sac et sortit.
Candice fit une entrée bruyante dans le vestiaire, comme à son habitude, en saluant tout le monde d’une voix forte et enjouée. Certaines filles lui répondirent, d’autre pas, c’était habituel. Candice alla ensuite s’installer là où elle se changeait en principe, entre Elisa le mur, tout près de la porte, et commença à se déshabiller afin d’enfiler sa « tenue de travail ». Elle sortit discrètement le sachet de poudre de son soutien-gorge et le glissa dans une petite poche secrète, à l’intérieur de son sac à main. Elle continua de se préparer. Lorsqu’elle eut enfilé son string de dentelle noire et ses bas assortis, torse nu, elle sursauta en voyant la porte tout près d’elle s’ouvrir. En apercevant Heath elle fit volte-face et se dépêcha d’enfiler son soutien-gorge. C’était ridicule : il l’avait vue danser à moitié nue des milliards de fois, avait procédé à des « inspections » méticuleuses de nombreuses fois également, c’était bête de la part d’une strip-teaseuse prostituée d’éprouver de la pudeur à l’égard de son proxénète, mais elle avait eu ce réflexe. « Vérification de routine. Fouille des sacs, fouille des vestes, des poches, des fringues. Videz tous vos sacs sur les tables. » Candice, face au mur, se figea. Elle sentit ses joues devenir rouges et ses mains se mirent à trembler. Depuis tout ce temps, elle avait fait en sorte que Heath n’aie jamais de preuve qu’elle se droguait. Elle évitait de le faire dans l’enceinte du club, emportait le moins possible de drogue sur elle. Il se doutait forcément de quelque chose après quatre ans, mais jusqu’ici il ne lui avait jamais demandé de preuves. Elle se retourna lentement vers le centre de la salle, vers la table où les filles commençaient à vider leurs sacs, et sentit le regard bleu de Heath posé sur elle. Manifestement c’était à elle qu’il en voulait particulièrement. Candice sentait qu’elle n’allait pas garder ce job longtemps. Luttant pour garder des gestes calmes et maîtrisés, elle attrappa lentement son sac et le vida à son tour sur la table. La coke n’avait pas bougé de sa petite pochette. Elle n’en bougerait pas avant que quelqu’un ne vienne la chercher. Mieux valait qu’il s’agisse de Candice que de Heath. Elle allait au moins faire preuve d’un peu d’honnêteté, même si elle doutait que cela joue beaucoup en sa faveur. Candice prit une grande inspiration et sortit le pochon de sa cachette. Elle le prit et se tourna vers Heath. La main ouverte vers lui, le petit sachet de poudre au milieu de sa paume, et son regard fixé dans le sien, même si elle n’avait qu’une envie, c’était de partir en courant. « C’est tout ce que j’ai. » Sa voix était tremblante, beaucoup moins assurée qu’elle l’aurait voulu.
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Sujet: Re: Drugs are prohibited [pv Candice] Dim 29 Jan 2012 - 17:20
I don't like the drugs but the drugs like me.
Quand je n’étais pas trop occupé à surveiller le corps de mes putes pour m’assurer qu’elles ne l’avait en rien détérioré et ainsi gâché pour leurs clients, je faisais des descentes parmi les strip-teaseuses, pour m’assurer qu’elles ne venaient pas ici avec des drogues et encore moins, sous leur sale effet. J’étais du genre maniaque et très sévère sur ces deux points et ne faisais donc jamais le moindre cadeau. La raison concernant les drogues, était bien simple. En effet, le fait que j’étais un ancien toxico qui avait fait plusieurs overdoses et donc manquais la mort à maintes reprises, pouvait aisément expliquer pourquoi j’étais à présent allergique à tout ça. Et le fait que je m’étais sorti seul et sans la moindre petite aide extérieure, faisait que je supportais encore moins les drogués. Même en étant toxico, j’avais toujours su que les drogués n’étaient rien d’autres que des foutus faibles qui pensaient pouvoir régler et oublier tous leurs soucis, grâce à ces merdes là. Sauf que moi, j’étais une personne forte. Suffisamment, pour tout avoir arrêté du jour au lendemain. Bien sûr, ça n’avait pas été sans difficulté. J’avais souffert moralement mais aussi et surtout, physiquement. Arrêter de la sorte, si subitement et sans véritable sevrage lent et calculé, était loin d’être une bonne chose. Mon corps et mon cerveau en avaient grandement pâtis et souffert, au point où bien souvent, je priais pour mourir. Mais toujours en vain puisque la mort n’était pas venu me chercher. Quelle garce celle là. Elle était trop sélective à mon goût. Les meilleurs partaient toujours les premiers. J’en étais la preuve puisque j’étais toujours là. J’étais rien qu’un foutu égoïste, froid, hautain et méchant bonhomme. Je n’allais donc pas crever de sitôt. Pour mon plus grand malheur ainsi que de celui de tous mes ennemis et de tous ceux qui avaient peur de moi. Car je savais que ces derniers existaient encore et toujours. Même si la plupart tentaient de me faire croire le contraire. Je n’étais pas né de la dernière plus et je savais que c’était surtout leur fierté mal placée, qui les rendait de la sorte. Moi-même, j’avais une certaine fierté, qu’il était préférable de ne pas toucher.
Quoi qu’il en soit, ce jour là était justement un jour où j’avais décidé de rendre une petite visite à mes strip-teaseuses, pour m’assurer qu’aucune ne m’avait défié en apportant des drogues dans mon club. Lorsque j’arrivai, je n’eus pas le moindre mal à sentir la tension monter d’un cran. Je refermai la porte derrière moi, pour défier quiconque de quitter ces lieux dans l’espoir de fuir. Après quoi, j’annonçais la raison de ma présence ici. Bien qu’elle me parut tout à fait évidence à moi. Pour quelle autre raison, le chef des lieux, se déplaçait-il de la sorte ? Je ne descendais jamais ici, en dehors des jours où je venais embarquer Isobel pour l’entrainer dans mon bureau. Ou encore, quand je voulais juste que tout allait pour le mieux, avant le début d’une grosse soirée. Et ce que j’appelais une grosse soirée, c’était les soirées à thème. Orientale, jeu des ombres, eau et j’en passe. Bref, dans ces moments là, j’étais étonnamment nerveux et avais le besoin presque vital, de tout superviser, pour être certain que vraiment rien n’était laissé au hasard. Je ne supporterais vraiment pas que quoi que ce soit dérape ou soit manqué. Je devais bien reconnaître que j’étais extrêmement pointilleux et que tout devait être parfait, au détail prêt. Sans quoi, je refusais que la soirée démarre. Ni plus ni moins. Je préférais faire attendre tous mes clients, plutôt que de les décevoir avec un truc manqué. Et cela allait de la tenue des filles, au réglage des lumières et choix des musiques. Oui, j’avais l’air d’être complètement dérangé et pourtant, j’étais loin de l’être. J’étais même l’être le plus parfait qui puisse être. Et c’était pensé sans prétention. Hm hm. Mais il suffisait de voir ce qu’apportait mon arrivée dans une pièce, pour comprendre que je n’étais, en effet, pas tout le monde. Mais bel et bien moi, Heath McKingsGreen. Homme qu’il était préférable d’avoir dans sa poche qu’à dos. Je n’étais pas le meilleur ennemi dont tout le monde rêverait. Mais bien le contraire ! Certes, je n’étais pas non plus le meilleur ami qu’il puisse exister, non plus. Tout simplement parce que je n’avais pas de véritables sentiments humains pour qui que ce soit et j’étais clairement sans pitié. Ni plus ni moins.
Alors que chacune des filles présentes dans les vestiaires, commençaient à vider les poches de leurs vestes et leurs sacs, sur les tables qui leur servait de dépotoirs, de range tout et de tables de maquillage, je posai mon regard sur Candice. Pourquoi elle ? Parce qu’elle faisait partie de celles dont j’étais certain du fait qu’elle se droguait. J’ignorais encore si elle était une grande toxico ou juste une fille qui se droguait de temps à autre pour s’éclater et se mettre bien. Mais j’allais bientôt le savoir. Si elle avait des doses sur elle alors qu’elle était dans mon club, chez moi, c’était qu’elle en tenait une sacré couche. Et je comptais bien lui faire passer l’envie de revenir avec des drogues, par ici. Je gardai mon regard posé sur elle, lorsqu’elle vida son sac sur la table, avec une lenteur irritante. Je ne manquai rien de ses gestes et détaillai le contenu de son sac, sans ouvrir la bouche. Je commençai à croire qu’elle n’avait rien à se reprocher, au moment où elle sortie une petite pochette d’un coin de son sac. Elle s’approcha ensuite de moi pour me le tendre, paume ouverte et regard posé dans le mien. Je plissai les lèvres en récupérant le sachet de drogue, entre mon index et mon majeur, sans la quitter du regard. Je n’étais ni déçu ni surpris. Juste grandement irrité et sur le point de m’énerver pour de bon, de constater qu’elle était idiote au point de se droguer sous mon nez et d’apporter ses merdes ici. Elle n’avait encore rien comprit à la vie … Elle prenait de sacrés risques celle là. « C’est tout ce que j’ai. » Je serrai les dents en la détaillant un long moment en silence. Devais-je la virer sur le champ ou attendre encore un peu ? Je n’étais pas ce qu’il y avait de plus patient en ce monde. Mais je devais reconnaître que je ne pouvais pas vraiment me permettre de perdre un tel élément au sein de mon club. « A quand remonte ta dernière prise ? » Finis-je par lui demander d’une voix froide et claquante. Si j’apprenais qu’elle remontait à peu, je risquais de ne pas être capable de la garder plus longtemps. Certes, ses pupilles montraient clairement qu’elle ne remontait pas à la veille au soir, non plus. « Je suppose que ce n’est pas la première fois que tu en amènes ici … » Ajoutais-je ensuite d’une voix beaucoup trop calme, pour l’être vraiment. Puisqu’elle m’avait avoué d’elle-même avoir cette dose, peut-être qu’elle serait honnête jusqu’au bout. Je n’avais confiance en personne. Mais je tentais le coup. Elle tenait sans doute à son job … En tout cas, assez pour tout m’avouer dès à présent.
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Sujet: Re: Drugs are prohibited [pv Candice] Mer 15 Fév 2012 - 15:36
Il lui faisait peur. Elle avait entendu des rumeurs sur ce qu’il avait été capable de faire dans sa vie, sur ce qu’il avait pu faire subir à ceux qui s’étaient mis en travers de son chemin. Elle en avait entendu assez pour savoir que Heath n’était pas le genre de personnes qu’elle pouvait se permettre de se mettre à dos. Non seulement il représentait plus de la moitié de son revenu mensuel, et donc, une possibilité pour elle de se retrouver sur la paille du jour au lendemain, mais en plus, elle savait qu’il était capable de tout. Dans ce milieu de Chicago, personne n’était totalement sain d’esprit. Candice était folle. Toutes les danseuses, toutes les putes de Heath étaient plus ou moins folles. Et lui aussi, avait forcément quelque chose qui ne tournait pas rond. Candice, donc, avait toujours eu plus ou moins peur de lui, et s’était toujours pliée à ce qu’il lui demandait… sauf en ce qui concernait la drogue. Elle se détestait, à cet instant précis. Elle se détestait de s’être permis d’amener ses doses quasiment tous les jours au boulot, au nez et à la barbe de Heath, alors qu’elle savait qu’il ne le supporterait pas s’il s’en rendait compte. Elle savait d’où venait sa haine des toxicos, en quatre ans elle avait pu récolter pas mal d’informations sur son boss. Il avait lui-même été un toxicomane notoire, avait frôlé la mort pas mal de fois à cause de ces merdes et, et c’était sans doute ce qui impressionnait le plus Candice chez lui, il avait réussi à arrêter tout seul. Après cela, elle pouvait comprendre qu’il ne veuille pas de droguées sous son toit, dans son établissement. Pourtant elle avait continué à apporter sa drogue fréquemment, comme si de rien n’était. Elle ne se prenait pas la tête, c’était dans sa philosophie. Elle faisait ce qu’elle avait envie de faire, quand elle voulait le faire. Mais parfois son inconscience avait des conséquences. C’était rare, mais ça arrivait. Là, à cet instant précis, soutenant le regard glacial de Heath qui pourtant lui faisait extrêmement peur, Candice se maudit de n’avoir pas pensé aux conséquences en emportant sa coke dans son sac.
Il ouvrit la bouche et laissa tomber quelques mots. Une question, prononcée d’une voix qui envoya des frissons tout le long de la colonne vertébrale de la rousse. « A quand remonte ta dernière prise ? » Elle avait le choix. Etre honnête, ou mentir. Elle détestait mentir. Jusqu’ici elle avait été honnête, et peut-être, avec un peu de chance, peut-être que Heath serait plus indulgent avec elle grâce à ça. De toute manière il s’y connaissait, et au premier coup d’œil il pouvait se rendre compte que la prise était récente. « Il y a environ une heure. J’en ai pas pris beaucoup. C’était juste pour être en forme ce soir. » Sa voix était suppliante, faible. Elle détestait ça. Elle aurait voulu garder sa voix affirmée habituelle. Mais c’était plus fort qu’elle. Là, à cet instant précis, elle n’avait qu’une envie : se jeter aux pieds de Heath et le supplier. Bien sûr, elle possédait encore un semblant de dignité, alors elle se contenta de rester immobile, les yeux levés vers le visage de l’homme qui la dépassait d’une bonne tête. Elle tenta de déchiffrer son regard, de savoir ce qu’il prévoyait, quelle punition il allait lui infliger. C’était impossible. Elle n’y lisait que de l’irritation. Une autre question arriva ensuite, celle-ci d’une voix étrangement douce. Faussement douce, en réalité, donc doublement effrayante. « Je suppose que ce n’est pas la première fois que tu en amènes ici … » Là encore, Candice décida de jouer la carte de l’honnêteté. Elle aurait aimé pouvoir tout lui raconter, lui expliquer que, au-delà de son addiction évidente pour les drogues, il y avait quelque chose d’autre, que selon les jours, selon les semaines, elle se transformait complètement, et que la drogue l’aidait à garder une certaine constance, à rester la même malgré les fluctuations de son humeur. Mais bien sûr elle doutait sérieusement du fait que Heath soit disposé à s’asseoir calmement et à l’écouter lui raconter ses malheurs, alors elle opta pour la version condensée, résumée à l’extrême. « Exact, ce n’est pas la première fois. » Elle baissa d’un ton, murmurant presque, pour continuer. Elle savait que toutes les filles autour d’eux les observaient et les écoutaient, et elle n’avait aucune envie de raconter sa vie devant un vestiaire rempli de filles dont certaines adoraient sûrement les rumeurs et potins. « En fait, je… j’ai besoin de ces trucs. Je veux dire, pas seulement comme un drogué a besoin de sa came, non… Aussi parce que des fois, si j’ai pas de drogue, je suis incapable de faire quoi que ce soit, incapable de sortir de chez moi, incapable de danser, incapable de bosser… » Et par « bosser » elle voulait dire baiser, bien évidemment, elle ne parlait pas de son job au magasin de musique. Durant tout son discours elle n’avait pas quitté Heath du regard, y cherchant un signe de compassion, de compréhension. L’espoir fait vivre. « Je suis désolée. » ajouta-t-elle dans une tentative désespérée.
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Sujet: Re: Drugs are prohibited [pv Candice] Mar 13 Mar 2012 - 3:00
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Si je n’avais pas eus un peau parfaite –reconnaissons les faits-, j’aurais sans doute choppé des boutons à chaque fois que j’étais confronté à des drogués, tant je les haïssais fortement. Ils me faisaient horreur. Et au vu de mon passé que je tentais de garder pour moi et moi seul, la raison semblait d’une évidence imparable. Ancien toxico qui avait fait plusieurs overdoses, c’était évidemment une période de ma vie, que je désirais ardemment oublier. Ainsi, lorsque je fis une descente dans les vestiaires de mes filles, j’espérais sincèrement pour elles, qu’elles n’étaient pas assez idiotes pour avoir apporté des drogues dans mon club. « Il y a environ une heure. J’en ai pas pris beaucoup. C’était juste pour être en forme ce soir. » Je serrai fortement les dents en la fixant du regard, sans ciller et sans broncher. Pour être en forme, pour être en forme … C’était si facile de trouver ce genre d’excuses, pour expliquer pourquoi l’on consommait de telles choses. Moi-même j’avais toujours trouvé des excuses pour expliquer pourquoi j’avais consommé des drogues en tous genres, pendant autant de temps. La principale étant, bien sûr, le fait que je n’avais jamais été heureux et avais besoin de penser à autre chose. En résumé, simplement. « Beaucoup ou pas, c’est déjà trop. Tu n’étais pas au courant, peut-être, qu’il était formellement interdit de venir ici sous les effets d’une quelconque drogue ? Et plus encore, qu’il était totalement interdit d’en avoir sur soit ? » Demandais-je d’un voix calme. Beaucoup trop calme pour être honnête. Las, mais encore sous contrôle, je mentionnais plus que ne questionnais, le fait que ce n’était très certainement pas la première fois qu’elle apportait de cette merde, ici. « Exact, ce n’est pas la première fois. » Je serrai les dents et détournai le regard, ma main se resserrant fortement sur la drogue toujours dans ma main. Je ne parvenais pas à croire que cette idiote le soit assez, pour avoir osé faire une chose pareille et à plusieurs reprises. Mes narines frémirent sous ma rage grandissante et je me forçai à reposer un regard haineux et brûlant de colère, sur elle.
Lorsque son regard se plongea dans le mien, je ne détournai pas un seul instant la tête, affrontant son regard sans ciller, totalement froid, bien que beaucoup plus haineux que précédemment. « En fait, je… j’ai besoin de ces trucs. Je veux dire, pas seulement comme un drogué a besoin de sa came, non… Aussi parce que des fois, si j’ai pas de drogue, je suis incapable de faire quoi que ce soit, incapable de sortir de chez moi, incapable de danser, incapable de bosser… » Pensait-elle pouvoir m’attendrir avec de tels propos ? Pensait-elle réellement que tout ça avait le moindre intérêt pour moi ? Que ça comptait ? Que ça changeait quoi que ce soit à la situation ? Elle se trompait lourdement. Aucune excuse ne saurait excuser une personne qui se droguait. Et puis tenter ça avec moi, c’était du suicide pur et dur. Depuis quand étais-je réputé pour ma pitié ou ma gentillesse ? « Je suis désolée. » Désolée. Elle l’était, ça je n’en doutais pas. Mais rien ne changerait le fait qu’elle avait commit une terrible erreur, comme trop d’autres filles sans doute. Après un long moment de silence durant lequel je réfléchissais à la meilleure chose à faire, je finis par me détourner d’elle, pour ranger ses affaires en vrac et à la va vite, dans son sac. Je me tournai ensuite vers elle et sans pitié, l’empoignai par les cheveux pour l’entrainer en direction d’une sortie de secours. Je bloquai la porte à l’aide d’une calle et sortie au dehors. Il faisait froid, humide, l’eau encore présente par endroit sur le sol, était gelée et la jeune femme était presque nue. Je la poussai avec force et lui balançai son sac dessus. « T’as besoin de drogues pour bosser ? Et moi j’ai besoin de filles clean dans mon club. Tu es désolée ? Sois plutôt désolée pour tes finances qui vont virer dans le rouge si je te renvoie. Tu as maintenant le choix entre : ne plus entrer dans mon club en étant sous les effets d’une quelconque drogue et sans une trace de ces merdes dans tes affaires et le choix entre te trouver un employeur qui acceptera tes conneries. » Finis-je par lâcher sur un ton un peu plus élevé que d’ordinaire, incapable de contenir ma colère, plus longtemps encore.
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