Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew] Dim 11 Déc 2011 - 18:37
Stew & Heath
Cette fois, il était mort. C’était décidé, j’allais le tuer. Vendre ses foutues drogues à mes prostitués et strip-teaseuses, était une chose. Mais s’en prendre à Isobel, c’en était une autre. Il avait commit l’irréparable, la seule chose que je ne pourrais pas laisser passer. Il était vrai que je n’étais pas très commode et qu’un rien pouvait me foutre hors de moi. Mais en tête de liste, se trouvait Isobel. S’en prendre à elle, c’était prendre le risque de se faire tuer par mes soins. Oui, ça dégoulinait d’amour et c’était d’une niaiserie à toute épreuve. Moi-même j’avais bien du mal à supporter de me voir de la sorte. Mais c’était ainsi et je n’y pouvais vraiment rien. A vrai dire, j’avais progressivement cessé de lutter contre mes sentiments puissants et incontrôlables. A quoi bon ? Et pusi ce n’était pas comme si ces sentiments changeaient quoi que ce soit dans notre relation. Certes, depuis quelques temps, nous avions cessé de nous battre comme deux chiffonniers et de nous disputer pour un oui ou pour un non, sur des sujets divers et variés. Mais cela n’empêchait pas le fait que nous n’étions nullement sur le point de vivre une grande et belle histoire d’amour. Et fort heureusement d’ailleurs puisque j’étais allergique aux relations niaises de ce genre. Berk, très peur pour moi, vraiment. Quoi qu’il en soit, cela ne m’empêchait pas de pouvoir tuer pour elle. Je refusais de reconnaître mes sentiments devant qui que ce soit mais je ne doutais pas que, malheureusement pour moi, cela se voyait un peu trop, quand j’agissais comme je m’apprêtais justement à le faire. Comment ? Tout simplement en faisant tout pour lui éviter de belles emmerdes. Et à mes yeux, son emmerde numéro une, n’était autre que Stew lui-même, cet abruti de dealer. Si, malgré nos désaccords et mes raisons de le haïr, j’avais tout de même décidé de le laisser de côté et de ne pas m’occuper de lui, je ne pouvais rester en retrait en sachant ce qu’il avait pu faire à Isobel. J’allais vraiment lui faire comprendre que, Isobel, pas touche ! Sans quoi, il serait un homme mort. Si après cela il s’approchait encore une fois d’elle … Je ne donnais pas cher de sa peau. Restait donc à espérer qu’il comprendrait mon message, une bonne fois pour toute. Car dans le fond, je ne tenais pas vraiment à le tuer. C’était trop amusant d’avoir des ennemis en ce bas monde. Cela évitait l’ennuie ! Malheureusement, c’était bien moins drôle lorsque l’ennemi en question, s’amusait à s’attaquer à la femme de sa vie. La femme de ma vie.
Milieu de soirée. Le club avait ouvert depuis deux heures déjà et l’ambiance était au beau fixe, comme à la bonne habitude. Plus ça allait et plus « La pomme rouge » connaissait le succès qu’il méritait. Le succès que je méritais, puisque j’en étais le créateur. Celui qui lui avait donné naissance et avait tout fait pour le faire grandir encore et encore. A présent, les touristes de passage en ville, ne passait plus par Chicago sans faire un tour dans mon club. Bien sûr, uniquement les hommes célibataires ou les couples assez libres. Et aucun homme riche des environs, ne pouvait avoir la prétention de dire qu’il n’avait jamais mit les pieds dans mon club de strip-tease. Ce qui faisait le succès de ce lieu ? En dehors de ma propre réputation, j’étais tenté de dire que c’était le fait que mon club était plus chic que crade et plus érotique que porno. Certes, j’étais aussi mac à mes heures perdues. Mais cela ne m’empêchait pas de faire en sorte de garder un certain chic et un luxe affirmé, au sein de mon club. Bref, l’heure n’était pas au jetage de fleur sur mon club et moi-même. Il était plus que temps de remettre les pendules à l’heure, d’une certaine personne … Et cette personne, c’était Stew. Ce jeune homme que je détestais déjà fortement avant qu’il n’agisse comme il l’avait fait, avec la femme de ma vie. Femme qui était aussi ma pute de luxe, soit précisé en passant. Sur ces belles, mais sombres, pensées, je décidai d’agir pour de bon cette fois ci. Sans me presser pour autant, je me levai, enfilai ma longue veste en feutre noir et glissai mon arme à l’intérieure de celle-ci. Je ne comptais pas le tuer. Juste lui faire peur. Et qu’est-ce qui faisait le plus peur à un homme ? Le marquer pour de bon en lui faisant clairement comprendre que tuer n’était en rien un problème. Car c’était mon cas. Je me foutais royalement d’en arriver à de telles extrémités, si c’était là ce que je devais faire pour le calmer une bonne fois pour toute. Fin prêt, je quittai mon bureau et descendis rapidement les escaliers de service. Une fois en bas, plutôt que de traverser le club pour éviter de croiser clients et employés, je filai par la porte arrière que je pris soin de claquer derrière moi pour que personne ne puisse profiter de sa lente fermeture, pour s’y faufiler. Mieux valait être trop prudent que pas assez ! Enfin, je filai à pied sans chercher à m’encombrer de ma voiture qui me ferait trop aisément repérer selon moi. Non pas qu’elle soit super tape à l’œil, contrairement à ma Lamborghini. Mais peu de gens ignoraient dans quelle voiture Heath McKingsGreen roulait.
Quoi qu’il en soit, je savais parfaitement où se trouvait Stew. Tout comme je savais qu’à pied, ce n’était pas bien loin. Evidemment, sinon comment faire pour que mes fille viennent plus souvent le voir ? Connard ! Tout en grinçant fortement des dents, je pressai le pas comme poussé par une brusque bouffée de rage. Lorsque j’arrivai dans la ruelle où il était justement occupé à vendre, mon regard se fit glacial et mes mâchoires se crispèrent. Le temps que j’arrive à sa hauteur, son client venait de partir, sa commande en main. Abruti de drogués. Je les haïssais tous. Pour quelle raison ? Parce qu’ils étaient foutrement faibles et qu’ils me rappelaient beaucoup trop l’ancien Heath. Celui que je n’étais plus depuis plus de cinq ans déjà. Presque six ! « Je me suis toujours douté que t’étais le genre de dealer assez idiot pour toujours vendre au même endroit. » Lâchais-je d’une voix froide qui était aisément audible en cette nuit sombre, glaciale et vide de toute vie humaine alentour. Du moins, de vie humaine fiable. A cette heure ci, seuls les êtres tels que Stew le dealer et Heath le sombre et froid chicagoans, étaient de sortis. Ceux qui étaient peu fréquentables donc. Je m’arrêtai à quelques pas de lui, conscient que je risquais de devenir incontrôlable si je m’approchais davantage de lui. Je le détaillai un long moment du regard sans ciller, mon visage fermé comme jamais. « Et assez idiot pour avoir continué de vendre des doses à mes filles. » Ajoutai-je d’une voix clairement haineuse.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
Dès le lever du lit on sait déjà si la journée sera bonne ou mauvaise du moins c’est ce que je me suis toujours dis. Si je me lève avec cette impression étrange cela veut naturellement dire que ma journée sera plutôt éprouvante et peut être même pathétique. J’allais rencontrer des gens peu sympathique, j’allais me prendre la tête avec ces personnes et pourquoi pas me battre si c’était nécessaire. Dès mes premiers battements de cil j’ai su que c’était ce genre de journée que j’allais endurer. C’est donc avec difficulté que je me levais de mon lit me disant que je préférais rester encore un peu au fond de mes draps et ne pas avoir à me lever et aller vendre ma marchandise comme toutes les nuits. Mais hélas je devais bien travailler si je voulais continuer à vivre une vie comme je le faisais, dépenser sans compter et surtout donner le trois quart de mon argent à ma famille. Je pouvais tout quitter et partir mais ça voulait aussi dire quitter toute ma vie à Chicago et je ne le pouvais pas. Quoi qu’il en soit la journée ou plutôt ce qu’il en reste passa plutôt rapidement, je n’ai eu le temps que de faire quelques petites choses avant que ce soit le soir et que je sois obligé de partir à mon endroit habituel. Ce soir était comme tous les autres soirs. Les allures sombres de la ville prenait place, l’ambiance changer et devenait légèrement plus pesante que la journée.Les gens honnêtes rentraient chez eux tant dis que les mafieux, les dealeurs ou les monstres finissaient par sortir de le coucher du soleil. C’était ainsi que ça fonctionner et cela depuis toujours il me semble. Quoi qu’il en soit j’étais tranquillement à l’abri des regards au même endroit que d’habitude et j’attendais mes clients réguliers. Pourquoi est-ce que j’allais bouger de place alors que tout le monde savait parfaitement bien ou je trouvais et que là où j’étais aucun flic ne me chercherait ? Et puis quand bien même un flic me trouverait je n’aurais plus qu’à lui donner un pot de vin et il partirait. C’était la règle de la ville. Peu importe finalement si j’étais là et que j’y restais c’est principalement parce que j’attendais les prostituées et les stripteaseuses du club la pomme rouge. Elles ne pouvaient pas s’absenter longtemps et je me devais de leur filer ce qu’elles souhaitaient. Grâce au coup de main d’Isobel j’avais un peu plus de cliente désormais et elles étaient présentes chaque soir à la même heure. A croire que la drogue réglait ses demoiselles comme des horloges. Avant j’allais jusqu’à elles, j’allais vendre ma coke devant les portes de la boite mais depuis qu’une dispute ou plutôt bagarre a éclaté devant entre le propriétaire et moi-même j’évitais d’y squattais devant. Par peur ? Non pas du tout juste parce que je ne voyais pas réellement l’intérêt de rester devant l’endroit et de terrorisé les filles qui avaient peur que leur patron découvre ce qu’elle consommée. Je préférais le calme des ruelles c’était bien plus apaisant que faire le larbin à voguait à travers les rues pour vendre ma marchandise. Autant rester là et ne plus y bouger.
Bon comme vous le voyez à ce moment précis je ne savais pas encore ce qu’il allait se passer ni sur qui j’allais tomber, c’était pépère, les mêmes têtes, les mêmes gestes mécaniques, je prends l’argent je donne la drogue et rien de plus. Toujours la même chose depuis onze ans. Ça devient vite répétitif et ennuyeux mais bon j’avais choisi cette voie autant continuer là-dedans et ne pas pleurer sur mon sort. Alors qu’un nouveau client était en train de m’acheter un de mes sachets j’ai attendu qu’il parte pour baisser la tête afin de prendre une cigarette dans mon paquet et d’entendre une voix qui m’était tout à fait familière. « Je me suis toujours douté que t’étais le genre de dealer assez idiot pour toujours vendre au même endroit. » Heath McKingsGreen. Propriétaire du club la pomme rouge et mac des prostituées à qui je vendais ma came. Et accessoirement l’homme qui me déteste peut être le plus dans tout Chicago. Va savoir pourquoi il refusait de voir ses filles se droguées, après tout c’était leur vie je n’étais en rien responsable de ce qu’elle ingurgité ou sniffé, si ce n’était pas moi ça serait un autre. Les dealeurs polluent la planète comme une bande de cafard, en tué un en ramènera simplement une dizaine de plus. Je ne pris même pas la peine de répondre à celui-ci ni même de lever la tête, j’étais plutôt occupé à allumer ma cigarette, tirant longuement dessus, je levais enfin la tête vers lui avant qu’il ne reprenne la parole. « Et assez idiot pour avoir continué de vendre des doses à mes filles. » Posant soigneusement mon dos contre le mur j’ai laissé un petit temps avant de répondre le laissant un petit peu plus s’énerver contre moi. C’était une preuve que je me foutais bien qu’il soit là et qu’il se soit déplacé pour moi, cet « idiot de dealeur ». De nouveau ma cigarette entre les lèvres je prenais le temps de tirer dessus avant de répondre enfin à celui-ci. « Hum et alors ? Tu croyais que me dire d’arrêter me ferait justement arrêter de vendre à tes filles ? C’était bien essayé mais ça n’a pas fonctionné. » A l’inverse de lui je n’étais pas du tout agressif, j’étais limite je-m’en-foutiste, je me foutais réellement de ce qu’il pouvait bien faire de moi. Me frapper ? S’il le souhaitait. Me menacer ? Et bien si c’était là son seul souhait qu’il se fasse plaisir. Me tuer ? Pourquoi pas ça fera un homme de moins sur terre. Je n’avais peur d’aucun des trois. « Honnêtement je suis sceptique depuis tous ce temps tu te rends compte que maintenant qu’elles continuent la dope ? » Et là c’est comme un éclair, j’ai compris que ce n’était pas pour cela qu’il était là ou du moins que ça n’était pas lui qui avait découvert le pot aux roses mais surement Isobel qui avait parlé. Pour quelle raison ? Je n’en savais rien mais là n’était pas vraiment la question, je lui avais promis que si un jour il l’apprendrait je prendrais le tout sur mon dos pour qu’elle n’ait aucun problème. Et c’était clair je tiendrais cette promesse.
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Sujet: Re: Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew] Jeu 22 Déc 2011 - 18:49
Stew & Heath
Je n’étais pas le genre d’homme à apprécier véritablement autrui. J’étais plutôt le genre qui supportait plus qu’aimait. Jusqu’à ce jour, ça n’avait jamais été un problème. Bien au contraire même, puisque cela m’avait permit de ne jamais m’attacher à qui que ce soit. Et cela semblait vraiment être mon but ultime dans ma vie. A savoir, demeurer seul jusqu’à la fin de mes jours. Je ne voyais nullement où était le problème d’ailleurs, puisque cela m’arrangeait grandement, il fallait bien le reconnaître. Un homme qui voulait impressionner tout ce beau monde, se devait d’être seul au sommet, n’est-ce pas ? C’était mon point de vu en tout cas et en toute honnêteté, j’emmerdais tous ceux qui ne pensaient pas comme moi. Bref, ainsi soit-il, avais-je bien envie de dire. Quoi qu’il en soit, je ne pouvais que reconnaître que trop de choses, à mon goût, avaient changés dans ma vie, en l’espace de quelques mois. A commencer par le fait que j’étais tombé amoureux d’une pute. Quel homme faible je faisais pour le coup. En toute honnêteté, je n’étais pas certain de m’être déjà autant déçu ne serait-ce qu’une fois, au cours de ma vie. Et il m’était impossible de réparer cette ‘erreur’, pour la simple et bonne raison que j’étais incapable de ne pas aimer Isobel. Elle était bien trop … Elle ! Et comment ne pas l’aimer elle, en sachant qu’elle était la femme de ma vie ? Bon sang, en temps normal, j’aurai clairement ris devant une telle pensée, tant ça me paraissait d’un ridicule hors normes. Ces termes là avaient la fâcheuse tendance à me dégoûter plus que de raison et à me filer le frisson comme pas permit. Autant dire les choses telles qu’elles étaient. Bref, l’heure n’était pas à penser à de telles choses. J’aurai largement plus de temps pour ça, une fois bien posé chez moi ou dans mon bureau au club. En attendant, j’avais des comptes à régler et il était plus que temps pour agir. Je ne pouvais tout simplement pas laisser les choses telles qu’elles étaient. Je m’étais bien trop laissé marcher sur les pieds par ce foutu dealer qui avait commit, une première fois, la connerie de vendre à mes filles. Faire ceci était une chose. Mais faire peur à Isobel en la menaçant, pour la forcer à lui ramener d’autres filles encore, c’était tout autre chose. Et ça, je ne pouvais clairement pas le laisser passer. Plutôt crever ! Toute personne lui voulant du mal ou lui en ayant fait, aurait forcément à faire à moi tôt ou tard. Stew allait le comprendre à ses dépends.
Et lorsque je me retrouvai là, devant lui, dans cette rue mal éclairée de Chicago, je ressentis un puissant élan de haine à simplement le regarder. C’était devenu clairement physique entre lui et moi. Le voir suffisait à attiser la haine que j’éprouvais à son encontre. D’ordinaire, j’étais le genre de personne qui était parfaitement capable de prendre sur elle, pour ne pas s’énerver franchement et demeurer on ne peut plus calme et clairement froid. Mais avec lui, j’en étais parfaitement incapable et ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé. Lorsque je fus assez prêt de Stew, je l’abordai sans la moindre hésitation. Rapidement, je lui fis la remarque qu’il était évidemment assez idiot pour vendre toujours au même endroit. A croire qu’il n’était pas du tout au courant du fait qu’il était préférable pour un dealer, qu’il se déplace et change de point de vente de temps en temps, pour éviter de se faire attraper par les autorités. D’un autre côté, l’idée qu’il puisse se faire attraper et incarcérer, était bien loin de me déplaire. Bien au contraire même, cela me ferait un bien fou, à n’en pas douter. D’une voix toujours aussi glaciale, bien que tentant vainement de garder mon calme devant la fureur que je sentais grandir en moi, j’ajoutai alors le fait qu’il avait été aussi, assez idiot, pour continuer de vendre ses merdes à mes filles. Chose qui avait vraiment le don de me foutre hors de moi. Je laissai ensuite retomber le silence sur la rue. Voir Stew réagir de façon désinvolte en s’installant contre un mur et en continuant de fumer tranquillement, suffit à me mettre hors de moi. Pourtant, je tentai de garder encore une once de calme et de contrôle, pour ne pas partir en vrille trop tôt. Je n’étais pas venu là pour commettre un meurtre. Ce n’était pas dans mes projets. Pas encore du moins. Mais dans le fond, qui pouvait se vanter de savoir ce qu’il adviendrait par la suite et si, dans le fond, cela ne finirait pas par arriver, avant la fin de l’heure ? « Hum et alors ? Tu croyais que me dire d’arrêter me ferait justement arrêter de vendre à tes filles ? C’était bien essayé mais ça n’a pas fonctionné. » Son ton calme et parfaitement décontracté, pour ne pas dire clairement je-m’en-foutiste, me fit bouillir intérieurement. S’il y avait bien une chose qui me foutait hors de moi, c’était bien le fait de voir les gens contre qui j’étais clairement énervé, demeurer d’un calme olympien. D’ordinaire, c’était moi qui parvenais à rester calme, pas les autres. Je ne supportais pas de me sentir inférieur même sur une chose aussi idiote. « J’espérais pour toi que ça suffirait. C’est triste de constater que ça n’est pas assez pour toi. Mais il parait que certaines personnes ont besoin d’une piqure de rappel. » Lâchais-je alors d’une voix froide et le plus calme possible, pour ne pas laisser libre cours à ma fureur mal contenue.
« Honnêtement je suis sceptique depuis tous ce temps tu te rends compte que maintenant qu’elles continuent la dope ? » Mon regard brillait plus que jamais, d’un éclat meurtrier. Et pourtant, pour mon plus grand malheur, je devais me retenir tant bien que mal. Ce qui n’était véritablement pas chose aisée alors que la seule chose que je désirais en cet instant, c’était justement de tuer cet homme qui se trouvait à quelques pas de mois et qui s’amusait à rester calme quand moi-même je perdais de plus en plus les pédales. « Difficile de ne pas voir qu’une personne se drogue. » Lui répondis-je dans un premier temps, d’une voix sèche. Certes, je n’allais tout de même pas lui avouer le temps que j’avais mis avant de découvrir le nombre incalculable de mes filles, qui se droguaient. Et tout cela, uniquement parce que je refusais de le voir et de l’accepter tout simplement. Pourquoi ça ? Parce que je ne pouvais tout de même pas croire que mes filles soient assez culotées, pour faire ça sous mon nez. Tu parles, elles avaient plutôt profité du fait que je refusais de voir ça, pour le faire, justement. Et cela avait empiré, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, pour calmer le jeu. Mais il n’était pas le moment de penser à ceci, non plus. Je ne devais pas perdre le contrôle et faire de cette phrase, mon leitmotiv du jour, pour être certain de bien m’y tenir. Je grinçai longuement et fortement des dents en reportant toute mon attention sur mon rival, celui que je détestais plus que tout, pour ce qu’il me rappelait de mon passé de drogué. « En fait on a d’autres soucis à régler. » Ajoutais-je après un long moment de silence, d’une voix redevenue un tant soit peu calme. Je ne pouvais que reconnaître le fait que j’étais assez fier d’être à ce point capable, de me contrôler. Il n’était pas franchement dans mes habitudes de m’énerver puisque je préférais garder un certain statut de personne pas franchement humaine tant j’étais dépourvu de cœur et du moindre sentiment. Et cela passait aussi par ce genre d’état d’âmes, selon moi. « Approche encore une seule fois d’Isobel et je te fais regretter le jour ou une idiote t’as mis au monde, en te faisant bouffer toutes les drogues que tu stocks chez toi. Cette fois ci, il n’y aura pas de seconde mise en garde. » Lâchais-je enfin, d’une voix sèche et claquante, pour lui faire comprendre que je ne plaisantais véritablement pas. Il avait trouvé mon point faible. Isobel.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
J’ai toujours eu l’âme d’un emmerdeur. Je ne suis pas spécialement le type très sympathique ni celui qui reste de marbre et loin des embrouilles en tout genre. J’attire les ennuies comme un aimant parce qu’au fond je les cherche. Peut-être un côté suicidaire ou alors juste parce que j’ai l’état d’esprit d’un gamin de quatorze ans. Quoi qu’il en soit dès que Heath m’a vu rodé autour de ses filles et m’a prévenu – après une dispute qui a dégénéré à coup de poing – de ne pas revenir par ici je me suis mis en tête de revenir et avec encore plus de client. C’était un véritable délice. En fait je crois que si il n’était pas venu me voir j’aurais arrêté de moi-même pensant que je pouvais trouver mieux que des prostituées ou des stripteaseuse pour ma marchandise mais dès lors qu’il a prononcé le mot, interdit, j’ai su que je ferais tout pour le contredire quitte à rentrer dans son établissement pour filer ma poudre à des femmes en manque. C’est là qu’Isobel est apparu. J’aurais pu la garder hors de porter si elle n’avait pas cherché à me tenir tête et à essayer de se montrer plus forte qu’elle ne l’était. Frapper une femme n’était pas spécialement quelque chose que j’apprécié et j’avais du mal à concevoir cela mais à partir du moment où on me cherche, femme ou homme, je ne fais plus réellement de différence. Mon esprit s’embrume et mes poings parlent pour moi. C’est assez étrange ce que la colère peut donner sur le corps humain finalement. Ce sentiment de sécurité et cette soif de vengeance présente dans les tripes. C’est sympathique. Mais là tout de suite je ne ressentais pas ce sentiment j’étais simplement amusé de voir que Heath c’était déplacé pour me réprimandé comme si j’étais un gosse et qu’il était mon frère. Son arrogance transpirée par tous les pores de sa peau. Et son assurance me donner limite la nausée. Il devait avoir des tas de petits chiens à ses pieds pour être aussi sûr de lui. Comme si le fait de dire non à quelqu’un allait le faire arrêter. Comme si le fait qu’il vienne jusqu’ici me menacer allait me faire arrêter. Je n’étais pas son toutou et je ne lécherais pas ses bottes parce qu’il le souhaitait. Si il avait l’habitude d’appuyer son autorité sur ses filles et sur ses employés j’étais ni une pute ni un abruti de videur. C’était tout de même bien d’avoir essayé et de croire qu’en plus ça fonctionner sur la terre entière. Ce croire plus supérieur qu’un dieu quelconque c’était marrant à voir. Et tellement pathétique à la fois.
« J’espérais pour toi que ça suffirait. C’est triste de constater que ça n’est pas assez pour toi. Mais il parait que certaines personnes ont besoin d’une piqure de rappel. » Un sourire éclaira légèrement mon visage, levant les yeux sur le ciel j’écoutais à moitié les paroles qu’il prononçait. Il m’agaçait déjà alors qu’il n’était là que depuis cinq petites minutes seulement. Soupirant de manière bien las je retournais le regard vers l’homme froid qui se trouvait devant mes yeux. Et toujours sur le même ton je m’en foutiste je reprenais mes paroles toujours accentué d’une pointe de sarcasme ou de cynisme. « Arrête donc les grands discours. Ce n’est pas parce que tu fais peur au trois quart de Chicago que tes grands airs me font quoi que ce soit. » Mon sourire avait déjà disparu de mon visage alors que j’étais toujours coller contre ce mur de pierre. J’avais hâte qu’il s’en aille il empêcher les clients de venir jusqu’à moi et franchement je me foutais de ses états d’âme. Qu’il me menace, qu’il m’en colle une et qu’il se casse ça ira très bien pour moi. De toute manière dans peu de temps on devra se revoir puisque je recommencerais à dealer devant chez lui. Plus têtu que moi il n’y a pas je pense. Je lui prouver donc par A + B que c’était simple de voir qu’une femme se droguée et que lui n’était pas capable de reconnaître le regard perdu de ses filles. « Difficile de ne pas voir qu’une personne se drogue. » Oh aller avoue Heath que tu es juste à cran parce que tu t’es fait berner pendant des années par ton propre personnel. Ça t’énerve ? Prend t’en aux femmes qui danse pour toi ou qui se prostitue, pas aux personnes qui sont charitables et qui vendent simplement du bonheur sous diverses formes. « En fait on a d’autres soucis à régler. » Arquant un sourcil je me demandais bien ce que le second problème allait être. A part la drogue je ne vois pas trop ce que j’avais pu faire qui aurait pu lui porter préjudice. Je pouvais bien chercher dans mon cerveau un peu fatigué je n’avais rien fait ni rien dit sur cet abruti à l’égo démesuré. Alors que je cherchais dans mon esprit les raisons de sa venue il me coupa dans mon élan. « Approche encore une seule fois d’Isobel et je te fais regretter le jour ou une idiote t’as mis au monde, en te faisant bouffer toutes les drogues que tu stocks chez toi. Cette fois ci, il n’y aura pas de seconde mise en garde. » Ah… Voilà qui était intéressant. Isobel était donc son point faible ? Bon je ne ferais pas de mal à la jeune femme parce que je l’appréciais vraiment désormais mais il n’était pas censé le savoir ça. Aussi c’était avec grand plaisir que j’attrapais la perche que mon ennemi me tendait si gentiment. On ne t’a jamais dit de ne pas montrer tes peurs à un chien de peur qu’il ne te morde ? Ben c’est exactement ça entre nous. J’étais le chien enragé qui allait le dévorer rien qu’avec ce prénom qu’il avait balancé. « Ahh voilà le problème ? C’est Isobel ? Mais je n’ai rien fait à ta pute. D’ailleurs ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue comment va-t-elle ? » Qu’est-ce que je disais au début déjà, ah oui je sais j’étais un emmerdeur. Et rien que cette phrase le prouvait parfaitement bien. Comment enfoncer le couteau dans la plaie et se prendre le revers de la médaille. Tant pis. Les traits de l’homme qui se décompose en douceur étaient un tel régale que me prendre un coup ou deux n’étaient rien face à ce spectacle des plus amusants.
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Sujet: Re: Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew] Lun 9 Jan 2012 - 1:28
Stew & Heath
S’il y avait une chose que je ne comprendrai jamais, c’était bien ce qui poussait certaines personnes à se montrer plus fortes qu’elles ne l’étaient véritablement. Ou carrément, à se croire elles mêmes plus fortes, plus malines et j’en passe. Et ce, quand bien même c’était loin d’être le cas. Stew était justement de ces gens, que j’étais bien incapable de supporter. Trop sûrs d’eux alors qu’ils n’avaient rien pour cela. Trop persuadés de pouvoir tout se permettre, trop arrogants, trop … tout, tout simplement ! Je pressentais qu’un jour arriverait où je ne serai plus capable de supporter un tel comportement chez ce jeune homme. Un jour arriverait où ce serait lui ou moi. Et il était évident que ça ne pourrait être lui le vainqueur. Comment pourrait-il en aller autrement, alors que j’étais clairement le plus fort, le plus puissant et le plus influent, des deux ? Bref, j’ignorais totalement la raison qui m’avait empêché de le tuer, jusqu’à ce jour. Sans doute étais-je encore plus patient que ce que j’avais toujours pensé, à mon propre sujet. Oui, ce devait être ça. J’étais d’une patience presque à toutes épreuves. Presque, seulement, car il ne fallait pas trop en demander non plus. Par exemple, j’étais loin d’être assez idiot pour croire que ce crétin de première, cesserait trop facilement de vendre ses merdes à mes putes. Il en fallait plus pour décourager un dealer et j’en étais parfaitement conscient. Difficile de ne pas être au courant de cela, après s’être drogué durant de trop longues années. Après avoir fréquenté une telle sphère, six années durant. Les dealers avaient bien trop besoin de vendre leurs merdes et de se faire de l’argent, pour accepter de quitter un terrain où ils savaient qu’ils pourraient gagner beaucoup. C’était ce qu’il se passait justement là. Stew était parfaitement conscient que faire affaire avec mes filles, étaient un excellent moyens de se vider les poches en drogue et se les remplir en gros billets. Il n’était, finalement, pas si idiot que cela. Il savait parfaitement que les strip teaseuses qui bossaient dans mon club, se droguaient envers et contre tout. Elles savaient toutes qu’elles risquaient de perdre leur job si je les prenais à se droguer ou à avoir la moindre petite dose dans leurs affaires et pourtant, elles continuaient ainsi, inlassablement. Parce qu’il n’était pas si facile que cela d’arrêter, quand on en ne le désirait pas avec suffisamment de force. Parce que c’était un sacré problème ça. L’envie se devait d’être là, ainsi que les motivations. Sans cela, difficile pour ne pas dire carrément impossible, d’arrêter ses consommations en produits illicites. Si j’y étais parvenu moi, c’était uniquement parce que j’étais quelqu’un de vraiment très fort. Inutile de se leurrer, il fallait dire ce qui était !
Ainsi, je connaissais parfaitement le fonctionnement des dealers. Je savais qu’ils ne quittaient que très rarement leur secteur, lorsque celui-ci leur permettait de toucher pas mal d’argent. Stew s’était certes quelque peu éloigné de mon club, pour éviter de tomber nez à nez avec moi. Mais il ne s’était pas suffisamment éloigné, pour que mes filles soient incapables de le retrouver. Evidemment. C’aurait été trop aisé sinon, pour moi. Il ne me laissait pas la tâche facile et c’était donc à moi de revenir vers lui pour le faire partir. Sauf que cette fois ci, j’avais une autre motivation pour être venu là, à cette heure tardive. Une motivation qui portait le prénom d’Isobel. « Arrête donc les grands discours. Ce n’est pas parce que tu fais peur au trois quart de Chicago que tes grands airs me font quoi que ce soit. » Je me contentai d’afficher un sourire cynique et narquois à la fois. Je ne faisais pas peur au trois quart de Chicago mais bien plus que cela. Plus que de faire peur, je forçais le respect. Sans être nécessairement violent de la façon physique des choses, je savais l’être sur le plan psychologique. Je faisais peur par ma puissance et j’en imposais par mes propos, mes sources, ma fortune et mes contacts. Personne n’ignorait le nom d’Heath McKingsGreen. Personne n’ignorait qui j’étais et ce dont j’étais capable. Sauf lui, apparemment. « Tant mieux. Ca me rend la tâche d’autant plus amusante. » Me contentais-je de dire d’une voix clairement moqueuse. Oui, c’était amusant. Agaçant et lassant mais néanmoins amusant, ni plus ni moins. Je m’amusais à me faire de nouveaux ennemis. Je m’amusais à être haïs et tout ce qui allait avec ceci. C’était ainsi. J’étais ainsi ! A l’instant présent, j’étais bien incapable d’avouer à cet imbécile que je m’étais bel et bien fait avoir, pendant des années. Aveugle, j’avais refusé de voir que mes filles se droguaient tout autant que moi, à une autre époque. Sans doute parce que cela remettait un tant soit peu en question, le fait que je faisais peur à tout le monde, ou presque. Parce que cela prouvait que je n’étais finalement pas aussi effrayant que ce que je voulais bien croire. Quoi qu’il en soit, je refusais dur comme fer, de reconnaître une telle naïveté de ma part. Raison pour laquelle je changeais bien vite de sujet, venant au principal, au plus vite. A savoir, Isobel. Je vis à la mine du brun en face de moi, qu’il réfléchissait intensément au pourquoi du comment. Evidemment, il tentait de comprendre ce qu’il avait bien pu, encore faire, pour que je me déplace et vienne lui parler aussi ouvertement et librement, d’un problème qui risquait de ne pas passer. Il devait faire tant de conneries dans le fond, qu’il n’était pas capable de se souvenir parfaitement, de celles qui me concernaient. D’un autre côté, difficile de faire un rapprochement entre Isobel et moi, autre que celui d’une pute et son mac. Impossible de savoir que je tenais à elle plus que ne le permettait notre relation de travail.
« Ahh voilà le problème ? C’est Isobel ? Mais je n’ai rien fait à ta pute. D’ailleurs ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue comment va-t-elle ? » Provocation de sa part. Purement et simplement. Il n’était pas difficile de comprendre qu’Isobel était mon unique point faible, lorsque je prenais sa défense de la sorte. Je sentis le sang battre à mes tempes avec férocité, sous un afflux important de rage à l’évocation d’Isobel. Non pas parce qu’elle-même me faisait un tel effet, puisque ce n’était pas le cas. Même s’il était vrai que je lui en voudrai certainement encore longtemps, pour sa trahison. Il était franchement douloureux et difficile d’être ainsi trahit par l’unique femme que l’on était capable d’aimer et pour qui on donnerait sa vie sans hésiter. Il m’était douloureux d’avoir été ainsi trahit par elle, alors que je lui faisais une confiance aveugle. C’était même encore pire que cela. Je ne comprenais d’ailleurs toujours pas comment elle avait pu me faire une chose pareille. Moi qui commençait sérieusement à penser que ses sentiments étaient, à défauts d’être comme les miens, ressemblant un minimum. « Je crois que tu n’as pas très bien saisis. Mais je t’ai demandé … Non en fait, je ne te laisse pas le choix … De ne plus t’approcher d’elle, ne plus lui adresser la parole, ne plus parler d’elle, même et même penser à elle. Si j’entends encore une seule fois parler de toi, tu es un homme mort. Est-ce que je suis assez clair ou est-ce que je dois me montrer plus convaincant ? » Lâchais-je entre mes dents, sans jamais le quitter de mon regard froid. « Elle n’a rien avoir avec tes histoires de drogues alors tu la laisses en dehors de ça, à partir de maintenant. »
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
J’ai jamais réellement compris pourquoi personne n’osait se dressé contre lui, bon ok il avait du fric et alors ? Le fric ça change rien à la fin tu termines toujours comme les autres. On a certes tous besoin d’argent mais ce n’est pas pour ça qu’il faut être aussi arrogant. Cette assurance qui dégage de tous les pores de sa peau et que son visage affiche en continuité n’est que le résultat de la bêtise humaine. Les gens sont des moutons, de bons moutons qui ne savent pas comment vivre, il suffit qu’un abruti montre la voie et hop ils suivent. Heath était l’abruti, le leadeur, les autres s’écrasaient devant lui comme si il était le messie, mais la vérité c’est qu’il n’était rien de plus qu’un terrien, un être humain doté d’un égo surdimensionné bien entendu. Je n’allais pas lui jeté la pierre le mien devait être aussi imposant que le sien. C’est bien pour ça que je me mettrais pas à ses genoux pour implorer son pardon, je n’étais pas prêt à arrêter de vendre de la drogue à ses filles, je ne le ferais pas pour la simple et bonne raison qu’il me l’a demandé. Quoi ? C’est puéril et alors je m’en fou royalement de ce que l’on peut penser de mon comportement. C’est ainsi. Puis je suis sûr que si je lui dis d’arrêter de me menacer il va continuer par pure provocation. Eh bien je fais de même. Ce n’est pas parce que je ne suis pas proxénète que je suis un moins que rien. Il n’aime pas la drogue ? Bien je n’aime pas les putes c’est pour ça que je l’emmerde sur son terrain il fait ce qu’il veut et je fais ce que je veux. « Tant mieux. Ça me rend la tâche d’autant plus amusante. » Ma mâchoire ne se contracta pas, mon regard n’est pas devenu fuyant ni même noir, j’étais impassible comme si il venait simplement de me demander de lui passer une clope ou une baguette. Il s’attendait peut être à ce que je me mette à trembler sous sa colère. Ouh Heath McKingsGreen veut me faire arrêter mon petit trafic qui dure depuis onze ans, pourquoi pas mais il va falloir me tirer une belle balle dans la tête si il veut que je cesse de faire cela parce qu’il n’arrivera qu’à brasser du vent et simplement cela. Je n’avais pas grand-chose à perdre, la vie tout au plus bon eh bien il y aura un autre dealeur à ma place, ça pullule comme les cafards à Chicago. Si ce n’est pas moi c’est un autre et ainsi de suite. Tirant sur ma cigarette je ne prends même pas la peine de répondre, blasé par son petit discours. Puis vient la partie la plus intéressante. Isobel. Oh oui j’attendais de voir une faiblesse dans sa carapace et là il me l’offre à deux mains. Alors cet arrogant était amoureux de sa prostituée ? Que c’est touchant. Pauvre Iso je ne pouvais que la plaindre, je l’aimais bien dans le fond ça me ferait sacrément chier qu’elle prenne des coups pour ma gueule, c’est bien pour ça que j’ai continué à titillé celui-ci en parlant de la demoiselle sans pour autant dire que je ne l’avais menacé qu’une fois et qu’après on est devenu… « Amis » en quelques sortes.
Parlant donc franchement de la jeune femme je savais que je le ferais enragé et moi là-dedans ? Je restais de marbre contre ses attaques, regardant son visage changeais de forme sous la colère de ma simple provocation. « Je crois que tu n’as pas très bien saisis. Mais je t’ai demandé … Non en fait, je ne te laisse pas le choix … De ne plus t’approcher d’elle, ne plus lui adresser la parole, ne plus parler d’elle, même et même penser à elle. Si j’entends encore une seule fois parler de toi, tu es un homme mort. Est-ce que je suis assez clair ou est-ce que je dois me montrer plus convaincant ? » Mon sourire s’élargit tout doucement alors que je me retire de mon mur. Il me menacer, encore, vraiment ce n’était pas une bonne idée. Je suis quelqu’un de sympathique, je ne cherche pas la merde ou du moins je fais de mon mieux pour rester dans mon business et lui il venait me menacer pour une histoire qui ne le regardait même pas. Qu’il aille voir ses prostituées si il veut vraiment s’énerver moi je n’ai fait que donner du bonheur en poudre pour les demoiselles je ne vends pas au non initié, je ne donne pas aux gamines et je ne vends qu’à mes habituées ou presque. « Elle n’a rien avoir avec tes histoires de drogues alors tu la laisses en dehors de ça, à partir de maintenant. » Décidemment il y tenait à cette petite. Mais dis-moi mon cher elle t’a dit qu’elle n’avait pas craché sur le fric que je lui filais quand même ? Qu’Isobel ce n’était pas une gosse qui ne savait pas se défendre et que si elle ne voulait pas faire affaire avec moi elle m’aurait collé une balle entre les deux yeux comme elle avait fait au type qui voulait me descendre quelques temps auparavant. Mais cela je ne le dis pas, conscient qu’elle prendrait beaucoup plus que moi. Je ne souhaitais pas qu’elle s’en prenne plein la tête. Elle ne le méritait pas. Finalement mon petit sourire s’en va pour reprendre un air blasé. « Ou quoi au juste ? Tu vas me tirer une balle dans la tête ? Bien, fait donc ça. Tu vas m’en coller une ? Ne te rate surtout pas alors, laisse-moi bien au sol. » Il pouvait bien me frapper à mort ou me coller une balle dans la tête je n’étais pas le genre d’homme qui avait peur de mourir ça tombait plutôt bien non ? Je pense que c’est pour cela que personne ne lui tenait tête, ils avaient peur de mourir. Pas moi. « Tu crois réellement avoir un moyen de pression sur moi pour que je cesse mes activités ? Bien parfait, utilise le. J’irais passer le bonjour à Iso quand je la verrais dans les rues de Chicago. Je me souviens encore très nettement sa peur dans son regard quand je l’ai collé contre un mur pour la forcé à ma filer tes filles. C’était très jouissif je suis sûr que je pourrais recommencer. » Je mentais bien entendu. Déjà Isobel n’était pas ce genre de femme à avoir peur au contraire elle préférait essayer de mordre et ensuite je ne lui ferais aucun mal. Mais ça, Heath ne le savait pas.
Spoiler:
Hum... Après le Stew dépressif voici le Stew suicidaire. Ne me le tue pas hein j'en ai encore besoin.
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew] Mar 31 Jan 2012 - 2:38
Stew & Heath
« Ou quoi au juste ? Tu vas me tirer une balle dans la tête ? Bien, fait donc ça. Tu vas m’en coller une ? Ne te rate surtout pas alors, laisse-moi bien au sol. » Je commençai par grincer des dents devant ses petits airs de celui qui se fout royalement de tout et qui n’a pas peur de mourir. Je ne pouvais pas croire un seul instant, que l’idée de mourir ne lui fasse rien du tout. Il ne me paraissait pas être tant suicidaire que cela, contrairement à ce qu’il voulait bien me faire croire depuis quelques minutes déjà. Il disait surtout cela pour que je ne craque pas moi-même. Car si lui faire peur en lui faisant clairement voir que j’étais prêt à le tuer, ça ne marcherait pas. Je n’étais pas encore complètement idiot. Il était juste un peu plus courageux que certaines personnes, qui préféraient supplier plutôt que faire montre d’un minimum de fierté, comme c’était son cas à lui. J’ignorais ce que je préférais … Sans doute ceux qui tentaient de me faire croire encore et encore, qu’ils n’avaient pas du tout peur de moi et n’éprouvaient pas la moindre crainte à l’idée que je puisse les faire tuer en un simple claquement de doigts. Au moins avec ceux là, je pouvais m’amuser un tant soit peu, de leur stupéfaction, lorsque ça leur tombait dessus alors qu’ils ne s’y attendaient pas vraiment. Oui, selon moi, c’était pas mal amusant. Sans doute ne réalisait-il même pas que, moins il semblait avoir peur de moi et plus j’allais le provoquer et lui faire entendre que je pourrais bien el tuer. Parce que ce point là était on ne peut plus vrai. J’étais parfaitement apte à agir sur un simple coup de tête, juste comme ça, tout simplement. « Je crois que tu sais parfaitement ce qui pourrait bien arriver. Et je pense aussi que tu veux simplement te la jouer gros dur parce que montrer tes peurs à l’adversaire serait une grande idiotie. Et tu n’es pas si idiot que ça, n’est-ce pas ? » Lui demandais-je d’une voix plus narquoise qu’autre chose. Il me provoquait et j’en faisais de même à présent. Je n’allais pas lui donner le plaisir de perdre définitivement patience en lui collant mon poing en plein visage. Je valais tellement mieux que ça. Et c’était forcément une chose que personne n’ignorait. Je n’étais pas monté sur mon piédestal sans raison.
« Tu crois réellement avoir un moyen de pression sur moi pour que je cesse mes activités ? Bien parfait, utilise le. J’irais passer le bonjour à Iso quand je la verrais dans les rues de Chicago. Je me souviens encore très nettement sa peur dans son regard quand je l’ai collé contre un mur pour la forcé à ma filer tes filles. C’était très jouissif je suis sûr que je pourrais recommencer. » Je du me livrer un féroce combat intérieur, pour ne las lui sauter dessus derechef. L’envie de le frapper était pourtant sacrément présente en moi. L’envie de lui empoigner le cou à deux mains pour serrer, serrer, serrer et encore serrer … L’envie de tirer une balle entre ses deux yeux ou bien même de l’égorger. Bref, peu importait de quelle façon, mais j’avais vraiment envie de le tuer. Et le plus tôt serait le mieux. Sauf que … Il avait de la chance, je n’étais pas dans un jour où j’avais vraiment envie de le tuer. Sans compter qu’il avait forcément une personne encore au dessus de lui, qui risquait bien de me tomber dessus, si je venais à le tuer lui. Ce serait pire encore, s’il était l’un de mes meilleurs éléments. Ce que j’étais tout à fait apte à croire, au vu de son obstination à vendre encre et toujours, ses foutues drogues, à mes filles. S’il n’avait pas été un peu plus courageux ou un peu plus obstiné qu’un autre, pour en arriver à me faire ça à moins envers et contre tout, celui qui « l’employait », ne l’aurait sans doute pas gardé. Bref, je pouvais au moins lui reconnaître ça, même s’il n’avait pas non plus de quoi s’en vanter. Mais je savais reconnaître les qualités chez mes ennemis, même lorsqu’ils n’étaient pas franchement en ma faveur. « Isobel n’est pas du genre à montrer sa peur. Raté. Retente ta chance une autre fois. » Lui dis-je d’une voix toujours aussi narquoise. Je ne devais surtout pas lui montrer qu’Isobel était ma faiblesse, même s’il le savait très certainement déjà. Sinon, pourquoi serais-je venu lui dire de se méfier et de ne plus s’approcher d’elle ? Mais même s’il s’en doutait très certainement, je ne voulais pas qu’il réalise à quel point c’était le cas.
« Très bien. Je n’avais pas vraiment envie d’en arriver à de telles extrémités … Mais puisque c’est demandé si gentiment. » L’instant d’après, je glissai une main sous mon manteau pour en sortir mon arme. Et le plus naturellement du monde, je retirai le cran de sureté en soupirant doucement et sans même lever le regard vers Stew. Une fois fait, je laissai tomber mes bras le long du corps en reportant mon attention sur lui, comme si j’étais presque déçu d’en arriver là. « Une dernière volonté ? Je ne suis pas homme à m’apitoyer alors j’espère que tu vas te dépêcher parce que je te laisse une minute. Oh non merde attend, il te reste cinquante secondes maintenant. » Lâchais-je d’une voix clairement cynique. Mon regard était plus froid qu’amusé et mes lèvres pincées, n’affichaient pas le moindre sourire. Je ne comptais pas le tuer. Du moins, ce n’était pas le cas cinq minutes plus tôt. A présent … A présent c’était peut-être différent. Je n’étais pas encore vraiment décidé. Tout dépendrait de lui. Il avait toutes les cartes en main. Il n’avait qu’à me promettre de ne plus approcher Isobel, pour que je reparte sans rien dire. Bien entendu, je veillerai sur elle de loin, pour m’assurer qu’il ne revienne pas à la charge. Abruti comme il l’était, je craignais tout de même qu’il fasse mine de comprendre la leçon pour en fait revenir presque aussitôt. C’était exactement le coup qu’il m’avait fait concernant le fait qu’il vendait ses drogues à mes filles. Sauf que je ne me laisserai pas avoir deux fois. Cette fois-ci, il était question d’Isobel. Par conséquent, j’allais surveiller de très près. Et si en plus, ce soir là, je partais avec la promesse qu’il s’éloignait de mon secteur pour ne plus vendre à mes employées et putes, j’aurais l’impression d’avoir encore une fois gagné. Mais avec son esprit de contradiction, je ne comptais pas trop là-dessus. Juste pour me faire chier, il resterait. Jusqu’au jour où je le tuerai vraiment, bien entendu …
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
« Je crois que tu sais parfaitement ce qui pourrait bien arriver. Et je pense aussi que tu veux simplement te la jouer gros dur parce que montrer tes peurs à l’adversaire serait une grande idiotie. Et tu n’es pas si idiot que ça, n’est-ce pas ? » Il avait tellement l’impression de connaître les gens que ça devenait fatiguant. Il croyait réellement que j’étais juste là en train de lui tenir tête pour dire que je lui tenais tête ? Est-ce que ça lui venait à l’esprit que j’en avais peut être rien à faire de mourir ? Qui parle de suicide là ? Ça n’a rien avoir avec le suicide, j’aime ma vie comme elle est mais si un jour elle venait à prendre fin eh bien tant pis, je ne pleurerais pas, je n’aurais pas peur, j’avais assez battue la mort sur son propre terrain, combien de fois j’avais failli mourir depuis ma naissance ? Et j’étais encore là alors le jour où je devais passer l’arme à gauche et bien je l’accepterais sans broncher. Sans peur. Puis tant qu’à faire je préfère partir avec dignité plutôt que de me prendre une balle dans le dos ou de me faire torturé par un psychopathe. J’arquais un sourcil, bon dieu j’étais arrogant mais pas à ce point-là. Cette attitude me surprenait quelques peu, non pas que j’en avais peur hein pas du tout c’est simplement que j’avais encore jamais vue un type aussi prétentieux dans sa manière d’être et il était toujours en vie ? Heureusement qu’il n’était pas mon boss parce que je crois que je l’aurais tué dès le premier soir. Tu m’étonnes que ses filles se droguent. « Je me pose une question en fait… Comment t’en es arrivé à ce degré d’arrogance ? C’est fascinant de voir à quel point tu crois que tous ce que tu dis est parole d’évangile. » Ce n’était pas une attaque absolument pas ou du moins ça n’y ressemblait pas c’était une véritable question, il était si arrogant, si prétentieux qu’il pensait que claquer des doigts ferait arrêter une personne de vouloir faire quelque chose contre lui. C’était de l’inconscience à ce niveau. Croire qu’il était dieu, qu’il était si puissant qu’il pouvait ordonner et nous pauvre petit nous devions la fermer et faire ce qu’il voulait ? Non même pas en rêve. Si ça fonctionner sur les faibles d’esprits parfait mais je ne comptais pas me rabaisser à ce qu’il souhaitait sous prétexte qu’il roulait dans une voiture hors de prix et qu’il était propriétaire d’un club de striptease. Je me foutais royalement de son fric et de ses affaires, je ne mettais pas le nez dans son bisness de pute et bien qu’il dégage son nez du mien. Néanmoins je venais le piquer un petit peu sur le sujet Isobel, je lui parler donc de la fois où j’ai rencontré celle-ci et que je l’ai un petit – beaucoup – secoué pour qu’elle me ramène des filles qui travaillaient avec elle. Accentuant le fait qu’elle avait peur ce jour là. « Isobel n’est pas du genre à montrer sa peur. Raté. Retente ta chance une autre fois. » Il me ferait presque de la peine à essayer de la défendre de cette manière. Ce n’est pas lui qui lui pique la moitié de son fric alors que c’est elle qui se démène avec des porcs ? Il me semble bien oui. Enfin de le voir si attaché à elle me ferait presque rire. Un sourire s’affiche sur mon visage quand il me dit qu’elle n’avait pas peur. C’était vrai, elle ne montrait rien mais il n’était pas censé savoir ce que je lui avais fait ce jour-là. Je suis sûr qu’elle ne lui a rien dit. Il ne pouvait pas en être sûr. « Oh t’es sûr de ça ? » Pas sûr du tout même. Il avait beau la connaître depuis plus longtemps que moi on ne sait jamais comment les gens réagissent.
« Très bien. Je n’avais pas vraiment envie d’en arriver à de telles extrémités … Mais puisque c’est demandé si gentiment. » Son bras se plantant dans son manteau et je savais parfaitement bien ce qu’il sortirait. Une arme. Il allait essayer de me faire peur avec. Seulement après m’être retrouvé avec une arme braqué sur la tempe, entendre une arme explosé à côté de son oreille, voir une femme se prendre une balle en pleine tête sous les yeux de plusieurs personnes dans un parc, j’avais moins peur des armes à feu. Mon regard était toujours aussi vide d’expression. Seul mon cœur battait plus vite mais il ne pouvait pas le savoir. Mais mon cœur ne battait pas plus vite à cause de la peur de mourir mais bien à cause de l’appréhension de l’arme. « Une dernière volonté ? Je ne suis pas homme à m’apitoyer alors j’espère que tu vas te dépêcher parce que je te laisse une minute. Oh non merde attend, il te reste cinquante secondes maintenant. » J’hallucine là il se prenait pour un juge qui me condamne à mort ? Ou alors il essaie de me faire un vieux remake d’un film western. Je lève les yeux au ciel avant de me décollé de mon mur. « C’est à ce moment que les autres pleures et te demandent de ne surtout pas tiré ? Ils te supplient ? » C’était pathétique comme vision. Je voyais bien l’image d’un homme plus grand, plus fort, plus puissant, devenir une lavette sous l’appel d’une arme braqué sur son crâne. « Se servir d’une arme sur une personne sans arme c’est plutôt lâche mais je ne m’attendais pas à mieux de ta part. » Je méprisais cet homme et mon regard en était la preuve. Il voulait me tiré dessus ? Parfait qu’il le fasse mais tiré sur quelqu’un qui n’est pas armé est loin d’être loyale.
Spoiler:
Hum je t'avoue que je sais pas trop comment cette histoire va se finir
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew] Sam 18 Fév 2012 - 2:43
Stew & Heath
« Je me pose une question en fait… Comment t’en es arrivé à ce degré d’arrogance ? C’est fascinant de voir à quel point tu crois que tous ce que tu dis est parole d’évangile. » Je lâchai un bref rire narquois et clairement moqueur, à ces propos si inutiles et niais à souhait. Qu’est-ce que ça pouvait lui foutre de savoir ce qu’il en était ? Qu’est-ce que ça lui foutait de savoir pourquoi et comment j’étais devenu de la sorte ? Non seulement ça ne le regardait pas le moins du monde mais en plus, il n’y avait pas de raison particulière à ce que je sois devenu de la sorte. J’étais né ainsi, point à la ligne. Bon, certes, le contexte familial, avait grandement aidé à cela. Difficile de devenir une personne parmi tant d’autres, introvertie, timide et peu sûre d’elle, avec des parents comme les miens. Riches, superficiels et imbus de leur personne, mes parents n’étaient pas un model d’humilité. C’était une certitude. Etrangement, c’était une chose que je leur reprochais puisque cela avait grandement nuit à nos relations. Ou plutôt devrais-je dire, à notre manque de relation, en l’occurrence. Quoi qu’il en soit, je me foutais bien à présent, de savoir pourquoi j’étais ainsi maintenant. La réponse était évidente de toute façon. Et je n’étais pas franchement franchement ravi par cette évidence, bien entendu. Mais à quoi bon en faire un drame ? C’était ainsi et personne n’y pouvait rien, point. « Je sais pas … Un jour je me suis réveillé et j’ai réalisé que j’étais l’homme le plus intelligent, le plus beau et le plus charismatique qui soit. Ça répond à ta question ? Tu ne veux pas non plus que j’énumère toutes les choses si parfaites chez moi ? » Lâchais-je le plus sérieusement du monde, en affichant un air supérieur, sans me priver. Regarder les gens de haut, les considérer comme des sous merdes et les piétiner pour mon propre bien. C’était là mon quotidien, tout simplement. Et Dieu que j’aimais ça. Oui, je le pensais sincèrement, quand j’affirmais que j’étais le meilleur, le plus intelligent et j’en passe. Et alors, où était le problème ? J’avais conscience de ce que j’étais, ni plus ni moins. Malheureusement pour moi, cet abruti de Stew, avait découvert mon unique point sensible. Et enfoiré comme il l’était, il en joua sans se priver en m’affirmant qu’Isobel avait réellement eut très peur lorsqu’il l’avait coincé pour la première fois. Malheureusement pour lui, je la connaissais bien trop pour pouvoir le croire un seul instant. « Oh t’es sûr de ça ? » Je ne pu m’empêcher de serrer les dents au fait qu’il était en train de me foutre le doute, cet enfoiré de première. Il n’avait pas le droit de me faire douter sur une choque j’étais persuadé de maitriser au-delà de toute espérance.
« Ca ne marche toujours pas. Je suis toujours sûr de moi. » Lui rappelais-je d’une voix moqueuse. Le tout, avant de sortir une arme de sous ma veste. J’étais las de ce gamin puéril et je comptais bien y mettre fin, de n’importe quelle façon que ce soit. Tout ce dont j’étais absolument certain, c’était que je ne supportais plus tout cela et qu’il était temps de tout arrêter et le plus rapidement possible, serait le mieux. Quitte à le tuer, s’il fallait vraiment en passer par là. Après tout, qu’est-ce que ça m’importait à moi, qu’il y ait un putain de dealer en moins ? Au contraire, ça ne serait aucunement pour m déplaire. Plutôt que ça, ça allait carrément me faire kiffer. Façon de parler bien entendu. Il m’en fallait tout de même plus que ça. « C’est à ce moment que les autres pleurent et te demandent de ne surtout pas tirer ? Ils te supplient ? » J’affichai un sourire clairement mauvais en l’observant un moment sans parler, avant de répondre à ses questions. Parce que oui, ça méritait réflexion après tout. N’est-ce pas ? Selon moi, oui. Même si les réponses étaient tout de même évidentes. Après tout, qui se fichait sincèrement de mourir ? Moi, certes. Je me foutais royalement de la vie au point où je semblais avoir totalement oublié le concept même de l’instinct de survie de base. « En gros c’est ça oui ! Mais bien sûr, ce serait trop compliqué pour toi, de faire ça. Tu sais que ça me ferait trop plaisir ! » Lâchais-je d’une voix sarcastique, avant de lever les yeux au ciel. Comme si son comportement me désespérait plus que de raison. Ce qui n’était pas bien loin de la vérité d’ailleurs. J’aurais tellement préféré qu’il me supplie de tout arrêter, une bonne fois pour toute ! Mais apparemment, il voulait jouer aux gros durs. Quelle ironie et surtout, quel ennuie ! « Se servir d’une arme sur une personne sans arme c’est plutôt lâche mais je ne m’attendais pas à mieux de ta part. » Je ris franchement sans pouvoir m’en empêcher. Bien entendu, le coup classique. Tenter de me faire passer pour faible, uniquement pour pouvoir reprendre le dessus entre nous deux. Dieu qu’il était idiot, nul à souhait, inutile et j’en passe. Mais je ne m’attendais pas à mieux de sa part, moi non plus. Ainsi, tout était dit et il était inutile de tourner autour du pot plus longtemps. Faisant mine d’être franchement amusé, je le regardais en souriant faussement. « Tu vois … il y a deux catégories de gars. D’un côté les lavettes qui supplient pour ne pas être tués. Et de l’autre, les lavettes qui se veulent plus malins que les autres et qui espèrent être épargnées, parce qu’ils trouvent des rues. La tienne est celle de vouloir me faire passer pour lâche ou Dieu sait quoi. Bien tenté, je dois le reconnaître ! » Lâchais-je alors, en faisait mine d’être sincèrement épaté par son astuce. Ce qui était toutefois bien loin d’être le cas ! Ce fut donc sans prévenir, que je m’approchai juste assez près de lui, pour abattre la crosse de mon arme, contre sa tempe, avec violence.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
« Je sais pas … Un jour je me suis réveillé et j’ai réalisé que j’étais l’homme le plus intelligent, le plus beau et le plus charismatique qui soit. Ça répond à ta question ? Tu ne veux pas non plus que j’énumère toutes les choses si parfaites chez moi ? » Je sais ce que vous vous dites il plaisante ou alors il est très ironique mais non, moi je peux vous le dire, moi qui suit devant lui, les yeux dans les yeux, il était bien sincère. Comment pouvait-on être aussi arrogant. Comment pouvait-on avoir confiance à ce point-là. Ce n’était même pas de la confiance en soi c’est être complètement con. Je n’avais jamais vue quelqu’un utilisé autant de comparatif dans une même phrase. Le plus intelligent, le plus beau, le plus charismatique, tu déconnes là ? Et y en a qui lui lèche les pompes à cet abruti ? Ils méritent juste des coups de pelles en pleine gueule et c’est tout. Je n’avais qu’une envie lui rire au nez mais c’est un visage impassible qui était sous ses yeux, j’étais blasé et agacé par sa présence. Si tout à l’heure j’étais simplement agacé de le voir trainer dans mes rues et me dire ce que j’avais ou non le droit de faire dans cette ville, désormais c’était son tempérament qui me sortait des yeux. Je pensais qu’il n’y avait pas pire que mon associé mais je me trompais vraisemblablement. Honnêtement je me demandais comment il avait pu vivre aussi longtemps, personne n’avait eu envie de le frapper à mort dans une des ruelles qu’il fréquentait ? Ce n’était pas possible même ses filles comment faisaient elles pour le supporter ? Néanmoins cet arrogant garder une fêlure dans sa carapace. Une grosse fêlure même et je vais m’y infiltrer sans grand mal. « Même les Dieux ont une faiblesse hum ? » Question purement rhétorique, sa faiblesse s’appelait Isobel c’était simple à voir, simple à savoir il transpirait la rage à la simple évocation de la jeune brune. C’est bête d’avoir une faiblesse aussi gros qu’une femme hein, oh oui je suis sûre que tu en as horreur, tu dois bouillir chaque fois qu’on s’approche d’elle. Finalement la situation était presque ridicule, le voir défendre sa pute c’était quand même très drôle. Il venait me parler de ça à moi alors que je n’ai jamais levé la main sur elle, du moins je ne l’ai jamais blessée, alors que ses clients auraient pu la tué dans son motel miteux mais ça il ne l’aurait su qu’une fois le corps retrouvait. Alors qu’il s’occupe d’elle au lieu de venir me chercher pour une histoire qui date de plusieurs mois déjà. Je le provoque en lui disant qu’Isobel avait eu peur lorsque je l’ai bousculé dans la rue. Bien sûr c’est faux. « Ça ne marche toujours pas. Je suis toujours sûr de moi. » Peu importe qu’il me croit ou non finalement, je sais qu’Isobel reste sa plus grande faiblesse et même si il est « sûr » de lui comme il le dit si bien Je continuerais à le titillé là-dessus.
« En gros c’est ça oui ! Mais bien sûr, ce serait trop compliqué pour toi, de faire ça. Tu sais que ça me ferait trop plaisir ! » Bien sûr oui, ça m’étonne pas vraiment, les gens ne savent pas se tenir dès qu’on leur présente la mort ils s’en vont en courant, s’agenouille et font des choses dégradantes simplement pour ne pas recevoir une balle en pleine tête. Je ne supplie pas. Je ne pleure pas. Je ne lui demande pas pardon. Je reste raide et impassible. Si je dois mourir je préfère le faire en regardant mon assassin dans les yeux et non lui tourner le dos. C’est une question de fierté surement. Je préfère crever de cette manière plutôt que de me prendre un coup de couteau par un traitre que j’ai laissé m’approcher. « T’es plus futé que t’en as l’air. » Ma voix restait froide pas le moindre sourire, pas le moindre sourcil d’agacement. Je lui disais que c’était un lâche, un lâche de me menacer d’un flingue alors que je n’ai rien pour me défendre. Je ne chercherais pas réellement à me défaire de ma sentence par contre lui mettre une balle ou deux dans le corps ne me gênerait pas vraiment. « Tu vois … il y a deux catégories de gars. D’un côté les lavettes qui supplient pour ne pas être tués. Et de l’autre, les lavettes qui se veulent plus malins que les autres et qui espèrent être épargnées, parce qu’ils trouvent des rues. La tienne est celle de vouloir me faire passer pour lâche ou Dieu sait quoi. Bien tenté, je dois le reconnaître ! » Ouch je serais presque blessé par ce qu’il vient de me dire. Il pensait m’avoir cerné ? Eh bien manque de chance ce n’est pas du tout mon genre, trouvé une ruse pour implorer sa pitié non ce n’était pas dans mes plans. Si certains avaient pu le faire dans le passé alors il s’était retrouvé face à des abrutis rien de plus. Alors que j’allais répondre cet enfoiré m’a pris par surprise avant de me taper avec la crosse de l’arme sur le visage. Le coup ne m’a pas déstabilisé c’est ça de prendre des coups depuis très jeune. Un lancement se fait tout de même sentir, il engourdit mon visage, mon oreille droit et ma mâchoire. Je vais le tué. Ma colère monte d’un seul coup avant que mon poing ne s’écrase en plein dans sa tête. Tapant sur sa pommette avec bien plus de force que ce que l’on pourrait me donner. C’est bien pour ça que l’on dit de ne jamais sous-estimé un homme, surtout en colère, parce que peu importe sa taille ou son poids il peut faire de grande chose.
Règlement de comptes dans les règles de l'art. [pv Stew]