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| | Luxure, luxure quand tu nous tiens. | |
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ϟ PROVEHITO IN ALTUM
 | Sujet: Re: Luxure, luxure quand tu nous tiens. Sam 14 Jan 2012 - 12:29 | |
| « Avec mes clients, on prévoit au téléphone de ce qu'on va faire à tel rendez-vous. J'trouve que ça fait trop... bizarre d'annoncer comme ça ce qu'on va faire. Ça ne fait pas naturel du tout. » Fronçant les sourcils, je pris le savon en réfléchissant a sa phrase. Ce n’était pas du tout naturel certes, mais pour ma part ayant beaucoup de demande, ça m’arrangeait au niveau du temps. Je pouvais savoir exactement à quel moment je pouvais caser un autre rendez-vous. J’avais trop de client et parfois les nouveaux, passaient en dernier. Sentant l’odeur de la vanille envahir la pièce, je me frottais précautionneusement avant de prendre mon savon pour mon intimité, prenant réellement soin de cette partie-là. « Ouais, les miens aussi. C’est vrai que ça fait pas réellement naturel, mais c’est aussi, pour l’argent vis-à-vis d’eux, puis moi ça m’arrange, j’ai tellement de client que je peux au moins les caser par rendez-vous en sachant le temps qu’il me faut etc… » soufflai-je doucement en penchant la tête en arrière évitant de mouiller mes cheveux. Me rinçant rapidement je restais tout de même sous l’eau profitant aisément de l’eau chaude. J’avais de plus en plus l’impression que cette fille n’était pas réellement une prostituée de par ses phrases, de par ces habitudes… Peut-être qu’elle n’aimait pas cela, qui aimait de toute façon ? Moi la première j’étais loin d’aimer cela… mais pourtant je faisais de réels efforts pour m’en sortir et oublier ce que je faisais. Elle avait l’air encore un peu naïve, enfantine, tête en l’air je dirais. Si jamais elle se faisait agresser, qui viendraient la secourir ? Personne. Elle mourrait surement sous les coups d’un client trop violent. Dans le fond je m’en foutais royalement, ça libérait des clients pour nous autres. Une pute en moins sur le marché c’est toujours bénéfique. Soupirant lentement, je coupais l’eau restant inerte dans la douche. « Tu sais, être pute, sincèrement à qui ça plait ? Je me le demande, mais faut faire des efforts, donner son corps a des centaines de gens ne nous plait pas alors pourquoi le reste suivrait ? C’est notre boulot, on doit faire le maximum pour récolter le plus de pognon. Quitte à prévoir les choses à faire. Qu’est-ce qu’on s’en fout que ça fasse naturelle… On est des putes, ils baisent avec nous parce qu’on a un beau corps, et un putain de trou à fourrer ni plus ni moins. Ils ne nous aiment pas. On n’est strictement rien pour eux. Et ils ne sont rien pour nous, si ce n’est un tas d’argent… » Soufflai-je en ouvrant la cabine sortant de là-dedans pour m’envelopper rapidement dans une serviette, baissant un regard pour la voir assise par terre. M’essuyant rapidement, n’ayant aucune honte de mon corps, je restais devant elle comme si de rien était. Je n’avais jamais été pudique… C’était un défaut parait-il d’après mon cousin qui en avait marre de me croiser nue dans l’appartement. Je faisais de réels efforts à présent. Culotte et débardeur… Mais je savais tout de même que j’avais un beau corps donc pourquoi en avoir honte ? J’aimais surement mon corps parce qu’autant de client me désiraient ? Non même pas… a la vérité, j’aimais mon corps parce qu’il me désirait. Heath. Comment ne pas s’en apercevoir ? Le jour de notre rencontre… Puis dans son bureau avant qu’il ne me frappe… Puis l’hôpital… Je n’étais pas dupe … Loin de là même ! Jetant la serviette sur le lavabo, je filais dans la chambre pour m’habiller. Enfilant un string en dentelle noir je mis un soutiens gorge assortie push-up puis une robe très courte dévoilant faiblement mes fesses. Talons aiguilles aux pieds, je me tournais vers elle. « Tu comptes bosser cette nuit ou glander ? »| Spoiler: | | | Désolée c'est court :s |
  Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ? |
| L'homme de ma vie...: | | |  |
| Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !: | | |  |
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 | Sujet: Re: Luxure, luxure quand tu nous tiens. Ven 24 Fév 2012 - 19:03 | |
| Toujours assise par terre dans la salle de bain, Bambie observait les gouttes d'eau qui étaient parvenues hors du carré en plastique de la douche. Elles glissaient toutes dans la même direction jusqu'à former une flaque informe. Elle inspira profondément lorsqu'elle sentit la douce odeur de vanille qui émanait de la jeune femme qui était en train de se laver. Elle même était plutôt agrume, voire savons d'hommes. La vanille ne lui convenait pas du tout, trop doucereux que c'était. Mais le parfum restait agréable. Un petit rire lui échappa quand Isobel lui répondit. Elle secoua légèrement la tête avant de se racler la gorge. Elle s'était mal exprimée. « Pardon, c'est pas ce que je voulais dire.. Au téléphone, ça me gêne pas, mais là il t'a dit de vive voix ce qu'il voulait et ça m'a fait bizarre.. » A peine les mots échappés de sa bouche, la jeune américaine se sentit mal à l'aise. Il lui faudrait du temps avant d'échapper à l'effet que lui faisait la belle brune. On avait un peu l'impression que, si elle lui demandait de sauter par la fenêtre, elle se sentirait honteuse de refuser. Les oppositions entre les deux demoiselles ne cessaient d'être mises à jour, et alors même qu'elle était la seule à vraiment s'en rendre compte, elle ne cessait pas de se sentir gênée de ne pas penser comme Iso. « Tu sais, être pute, sincèrement à qui ça plait ? Je me le demande, mais faut faire des efforts, donner son corps a des centaines de gens ne nous plait pas alors pourquoi le reste suivrait ? C’est notre boulot, on doit faire le maximum pour récolter le plus de pognon. Quitte à prévoir les choses à faire. Qu’est-ce qu’on s’en fout que ça fasse naturelle… On est des putes, ils baisent avec nous parce qu’on a un beau corps, et un putain de trou à fourrer ni plus ni moins. Ils ne nous aiment pas. On n’est strictement rien pour eux. Et ils ne sont rien pour nous, si ce n’est un tas d’argent… » Bambie ne répondit pas directement. Elle était trop occupée à regarder le corps de la prostituée de luxe. Cette dernière se séchait rapidement, ne ressentant évidemment aucune honte à être nue devant quelqu'un. Tout en observant cette belle apparition, la jeune femme réfléchissait. Elle ne pouvait tout de même pas laisser le Maître penser qu'elle partageait sa vision des choses. Elle se redressa difficilement, consciente qu'elles n'allaient pas passer des heures dans la petite salle de bain, et ouvrit la porte alors que le corps d'Isobel n'était pas tout à fait sec. Elle se dirigea d'un pas rapide sur le lit qu'elle avait fait quelques instants plus tôt, et s'y installa. Elle s'assit en mettant précautionneusement ses jambes en tailleur. Son regard fixait la porte que la belle brune n'allait pas tarder à franchir, mais ses pensées étaient ailleurs. Très loin, pourrions-nous même dire. Un instant, le visage de Kate s'imposa à son esprit, mais elle le chassa rapidement. Elle devait se concentrer. Alors qu'Isobel s'habillait rapidement, Bambie se lança tout en la suivant des yeux. « Tu sais... Moi... » Elle hésita un instant encore. « J'aime bien ce métier. Il n'y a rien qui me force encore à le faire, ajouta-t-elle dans un élan de lucidité. Mes clients ne me considèrent pas comme un trou à fourrer, parce que ce n'est pas ainsi que je me présente. Il y a plus que la baise qu'ils me paient. Il y a tout le relationnel, je dirais. Faire des petites surprises aux habitués quand je sais ce qu'ils aiment, les rencontrer dans des endroits insolites, les écouter quand on a fini... Les puceaux, par exemple, je dois les mettre en confiance. » Voilà, c'était dit. Une boule nerveuse s'était formée dans son ventre alors qu'elle parlait, et ne se délogerait probablement pas de là avant un bon moment. Il était moins que probable qu'Isobel comprendrait ce qu'elle venait de raconter, et avec son habituel ton brusque, elle ne ferait que confirmer la petite demoiselle dans son malaise. Pour tromper le temps elle se leva du lit et s'approcha de ses baskets pour les enfiler. Isobel était prête, presque nue cette fois-ci, et Bambie en fut déçue. Elle se fichait pas mal de gagner des centaines de milliers d'euros s'il fallait continuer à se balader à moitié à poil dans la rue. Ce n'était pas ce à quoi elle s'attendait. Elle était certaine que le Maître lui apprendrait plein de choses, et l'aiderait dans sa montée vers la gloire. Mais l'idée commençait à tracer sa route dans son esprit : un Maître, ce n'est pas nécessairement un modèle. Prend le bon, et laisse le reste sur le côté de ton chemin, lui murmurait une petite voix audacieuse. « Tu comptes bosser cette nuit ou glander ? » Tout en laçant sa seconde chaussure, Bambie répondit qu'elle avait ses règles, et qu'elle ne pouvait de fait pas travailler cette nuit-là. Elle ajouta : « Tu bosses toi quand t'as tes règles ? » Ce n'était pas le genre de trucs pour lesquels elle mettait des gants. Les putes qui passaient par mille détours pour parler de ce petit désagrément mensuel la faisaient bien rire. Parler de sodomie ou de mille choses ne les gênaient pas, mais un peu de sang dans la culotte, et elles rougissaient jusqu'aux oreilles. Décidément, Bambie ne comprendrait jamais rien au monde. « J'te laisse pour ce soir ou y'a encore des leçons ? » Un sourire d'enfant se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle plantait son regard dans celui, décidé, d'Isobel. | Spoiler: | | | Vraiment désolée, ça fait des lustres que je n'ai pas rp ici ! =O |
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 | Sujet: Re: Luxure, luxure quand tu nous tiens. Ven 16 Mar 2012 - 17:43 | |
| « Pardon, c'est pas ce que je voulais dire.. Au téléphone, ça me gêne pas, mais là il t'a dit de vive voix ce qu'il voulait et ça m'a fait bizarre... » Elle était vraiment bizarre cette fille tout de même, personnellement qu’il me dise ce qu’il compte faire en face ne me dérangeais en aucun cas, c’était une chose normale, comment faisait les putes sans téléphone ? Elles passaient bien par le face à face pour prendre les rendez-vous, elle avait donc commencé par téléphone directement ? C’était quand même bizarre. « Bah c’est une habitude, tu sais beaucoup de putes n’ont pas de téléphone donc bon… » soufflai-je doucement en m’habillant enfilant une robe noir assez courte s’arrêtant bas des fesses les dévoilant faiblement, je lui fis un petit speech sur le fait que les clients s’en foutent de nous, dans le fond c’est vrai, même s’ils nous racontent leur vie, une fois qu’ils se cassent on est plus rien. « Tu sais... Moi... » tournant un regard vers elle, j’haussais un sourcil en la voyant hésiter. « J'aime bien ce métier. Il n'y a rien qui me force encore à le faire, mes clients ne me considèrent pas comme un trou à fourrer, parce que ce n'est pas ainsi que je me présente. Il y a plus que la baise qu'ils me paient. Il y a tout le relationnel, je dirais. Faire des petites surprises aux habitués quand je sais ce qu'ils aiment, les rencontrer dans des endroits insolites, les écouter quand on a fini... Les puceaux, par exemple, je dois les mettre en confiance. »
Elle aimait bien ce métier ? Elle aimait ce métier ? Il y avait des filles de la sorte qui aimer écarter les cuisses qui aimaient cela. Pour le côté écoute et j’en passe, faire psychologue n’était pas si mal, au moins la nana n’écartait pas les cuisses pour les écouter, ils se confessaient tout seul, une chose normal. Mais aimer cela, pour le côté relationnel et j’en passe c’était tout de même assez bizarre. Elle était surement folle, ou alors elle ne réalisait pas encore… Peut-être que dans quelques années elle verrait que ce métier n’est vraiment pas un métier fait pour elle ? Bon il y avait des nanas qui restaient prostituée toute leur vie, mais bon c’était tout de même rare. A moins d’être nymphomane, je ne voyais vraiment pas comment on pouvait aimer recevoir entre les cuisses une queue différente. Chacun ces gouts, comme disait ma mère de son vivant. Soupirant faiblement, je m’adossais lentement au meuble pour la regarder longuement. « Comment je gère les rendez-vous, c’est mon choix, enfin, chacune fait à sa sauce, mais j’écoute beaucoup les clients par la suite. Pourquoi certains sont seuls, pourquoi ils trompent leur femme, pourquoi ils font si et pas cela. Je connais la vie de tous mes clients, je connais même leur adresse le prénom de leur gosse et j’en passe. Ce sont des clients fidèles depuis plus de quatre ans… Et même les nouveaux je connais leur vie… Ce n’est pas pour autant que j’aime ça. Enfin, si toi tu aimes, c’est le principale. » soufflai-je doucement en la regardant longuement, me demandant si dans le fond elle était normal. Lui demandant si elle comptait bosser, je mis mes chaussures, talons aiguilles de couleur noire.
« Tu bosses toi quand t'as tes règles ? » Haussant un sourcil, je tournais un vague regard vers la jeune fille. Avait-elle ses règles pour me parler de cela ? Surement, pour ma part les règles n’étaient pas un rempart, bien au contraire, puisque j’avais une clientèle différente lors des jours rouges. C’était un peu plus crade que d’ordinaire, je devais me laver plus intensément, et faire attention aux draps, mais dans le fond j’en avais pris l’habitude. « Ouais, je bosse quand j’ai mes règles, j’ai des clients spéciaux pour ça qui ne veulent justement que… Des filles avec les règles. »[/color] Soufflai-je doucement en me coiffant essayant de démêler doucement mes cheveux en les laissant tomber sur mes épaules. Il faudrait un jour que j’aille chez le coiffeur, un jour peut-être. « J'te laisse pour ce soir ou y'a encore des leçons ? » Tournant un vague regard vers elle, je l’a détaillais du regard en souriant faiblement en coin. Qu’elle s’en aille oui, je n’avais plus rien à lui dire de toute façon pour ce soir. Et je devais bosser, il ne fallait pas que je déçoive Heath pour autant, que je ramène toujours autant d’argent pour remplir ces caisses, ou du moins son compte en banque. Je me demandais comment il faisait pour planquer autant son argent, surement un coffre-fort. « Non tu peux partir, j’ai beaucoup de boulot qui m’attend. » Soufflai-je sans plus la regarder, commençant un peu à ranger ma chambre, n’aimant pas recevoir un client dans le désordre.   Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ? |
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| Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !: | | |  |
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 | Sujet: Re: Luxure, luxure quand tu nous tiens. Ven 23 Mar 2012 - 17:10 | |
| A part quand elle faisait le trottoir, et alors la demande se faisait sur le trajet jusqu'à la chambre, il est vrai que Bambie ne parlait jamais de ce qu'ils voulaient avec ses clients. Ils se mettaient d'accord au téléphone lorsqu'ils prenaient rendez-vous, et elle se laissait souvent diriger discrètement pour savoir exactement ce qu'ils voulaient à tel moment de la « relation ». Ou bien ils lui murmuraient d'une voix rauque à l'oreille qu'ils la voulaient comme ceci plutôt que autrement. C'était bien plus naturel que de se l'annoncer à l'arrivée, dans la conversation... Du moins, c'était son avis. Elle avait utilisé très tôt le téléphone, et pour elle, n'importe quelle pute qui voulait faire autre chose que le trottoir se devait d'en avoir un. Encore une fois, ce n'était que son opinion, mais dans sa vision romantique des choses, elle ne concevait pas cela différemment. Vous ne la feriez pas changer sur ce point. Lorsqu'elle annonça au Maître qu'elle aimait ce métier, ce dernier ne put cacher son étonnement. La jeune femme aux longs cheveux châtains avait rapidement compris que sur ce point, elles étaient opposées. Aussi s'y attendait-elle. D'ailleurs, elle s'attendait à bien pire, aussi fut-elle soulagée de ne voir qu'un regard légèrement méprisant se poser sur elle. La tension accumulée dans ses épaules au cours des trois secondes précédant la réaction de la prostituée de luxe se relâcha d'un coup. Bambie écouta sans mot dire le monologue de la belle brune, quelque peu accusateur. Elle semblait se défendre d'une attaque offensante que Bambie lui aurait fait. Enfin, cette dernière fut étonnée : comment pouvait-on parler comme elle le faisait de ces hommes qui se confiaient à une inconnue qu'ils payaient pour passer du temps ensemble ? Cela démontrait bien un malaise... Du moins, pour certains. Mais encore une fois, la jeune femme ne retint que ce qui lui convenait de son métier. Elle observa sans la lâcher du regard Isobel qui enfilait ses talons aiguilles sombres, et souris. Elle-même évitait ce genre de soulier, mais il était vrai que c'était un peu les inévitables du métier. Elle préférait cependant varier dans les formes et les couleurs, tentant toujours de s'éloigner autant que possible de ce classique, tout en restant excitante. Les chaussures comptaient pour beaucoup, selon elle, dans l'effet qu'une silhouette féminine aurait sur la gente masculine. Vint alors le sujet des règles. Bambie regarda le Maître avec des yeux ronds : certains hommes aimaient le sang? Elle même ne trouvait rien de bien dégoûtant dans ce cycle menstruel féminin, mais elle n'avait jamais envisagé que des mâles désirent tout de même y fourrer leurs charmants sexes. A vrai dire, maintenant qu'elle y pensait, cela lui paraissait naturel, d'autant qu'il y avait le préservatif qui les protégeait. Mais l'idée ne lui avait jamais effleuré l'esprit de travailler pendant ces trois jours, et elle s'était habituée à son repos tous les mois. Cela ne diminuait en rien son chiffre d'affaire, puisqu'elle rentabilisait ce temps, en faisant son shopping ou en se reposant pour rester belle et attirante. Aussi haussa-t-elle les épaules avant de répondre : « Moi pas. » Pour elle, cela n'avait à vrai dire pas grande importance, et elle ne pensait pas qu'Isobel aurait un avis particulier à ce sujet. Peut-être se dirait-elle que c'était une perte de temps et d'argent, mais cela était bien égal à la petite femme. Maintenant qu'elles avaient fait affaire, les deux prostituées n'avaient plus grand chose à faire ensemble. Bambie était contente de sa rencontre, bien que tout ait été différent de ce qu'elle avait imaginé – tant mieux, peut-être. Connaître d'autres façons de travailler ne pouvait être que bénéfique. Si un jour, par la plus grande des invraisemblances, elle devait se prostituer sans en avoir envie, elle pourrait se mettre sur la dent les images d'Isobel, animal sauvage et désiré, qui ne supportait pas ce qu'elle faisait pour vivre, et le faisait tout de même. « Non tu peux partir, j’ai beaucoup de boulot qui m’attend. » Bambie haussa la tête. Elle attendit tout de même que la belle brune sorte de la chambre, et emboîta son pas dans les escaliers du motel, où clients et putes se succédaient. Les filles se saluaient parfois d'un signe discret de la tête, ou papotaient entre deux rendez-vous. Quelques-unes avaient même les yeux explosés, indiquant aisément la raison de leur situation. Celles-là énervaient Bambie car elles lui rappelaient ses propres débuts. Comme tout avait changé depuis ! Et c'est tant mieux. D'un pas décidé, la jeuen chicagoan quitta le motel. « Attends ! » Elle sortit un petit carnet de son sac et un stylo, inscrivit son numéro de portable professionnel et déchira la page avant de la tendre à Isobel. « Comme ça, tu me dis quand je peux venir sans te déranger. » Elle lui sourit franchement avant de détourner le regard. Puis elle s'avança résolument en sens opposé à celui où se dirigeait la grande brune aux talons aiguilles noires. Un sourire fin se dessinait lentement sur son visage enfantin tandis qu'elle parcourait à l'aveuglette les rues de la grande ville dangereuses de Chicago. Elle consulta ses deux portables : pas d'amis, mais des clients ! Portant le minuscule appareil à son oreille, elle écouta la voix d'un homme qu'elle connaissait depuis plusieurs années lui demander un rendez-vous en indiquant ses possibilités et ce qu'il désirait, puis celle d'une femme qu'elle avait rencontrer il y a deux mois. Elle aussi voulait un rendez-vous, mais cela semblait plus urgent. Elle envoya un sms au premier puis téléphona à la seconde tout en continuant à s'éloigner de son Maître... [HJ : rp fini ?  ] |
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