AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Ayez pitié des jolies demoiselles du forum ! Privilégiez les mâles (a)
Le recensement a prit fin. De nombreux avatars et personnages libérés. Profitez-en !

Partager | 
 

 A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage









.


✗ Capotes usagées: 351
✗ Orgasmes obtenus: 31


.

MessageSujet: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Jeu 8 Sep 2011 - 12:52

Un homme d'âge mur, autour de la quarantaine, bien conservé, passa la porte de l'hôtel délabré. Il portait un jean sombre, une chemise parfaitement repassée, des Ray-ban noires malgré le ciel gris de Chicago. Il affichait cet air un peu supérieur qu'arborent les personnes sures d'elles, presque hautain, et regardait autour de lui avec un sourire en coin. Il mit une main aux fesses d'une jeune femme en tailleur qui lui fit un grossier doigt d'honneur avant de continuer sa route. Elle devait être en retour à son bureau, autrement il ne faisait aucun doute que l'arrogant personnage se serrait prit une violente gifle. Il haussa les épaules, presque amusé de la petite scène qui venait de se produire, et entra dans sa voiture avant de disparaître au coin de la rue.
D'une fenêtre de l'hôtel, une jeune fille l'observait. Il s'agissait de Bambie, en soutien-gorge noir en dentelle, talons aiguilles de la même teinte, et cheveux lâchés ; sauvage. Elle murmura entre ses dents une insulte à l'attention de son client satisfait, avant de sourire largement. Encore un qu'elle ne se priverait jamais d'escroquer de quelques billets. Après tout, il fallait bien qu'elle fasse monter ses tarifs si elle voulait maintenir un service de qualité. Les sous-vêtements doivent changer si le client ne veut pas finir par s'ennuyer... Comme elle rêvait au jour où elle pourrait se permettre les culottes en satin, les magnifiques robes pour accompagner un client à un gala et lui offrir une partie de jambe en l'air de luxe !
Mais pour l'heure, il s'agissait de se rhabiller. La jeune américaine referma les rideaux sur la fenêtre et se prépara rapidement. Elle se démaquilla, se coiffa d'un chignon sage, rangea l'argent dans sa mini-sacoche qu'elle fourra au fin-fond de son énorme besace pleine d'objets divers et variés. Elle ôta les sous-vêtements de putain et enfila une culotte blanche Petit Bateau. Elle rangea le lit en cette tenue, ôta les préservatifs qui trainaient, passa un coup de gloss sur ses lèvres roses. Puis elle sortit de son sac un jean slim et un débardeur blanc. Elle enfila en vitesse tout cela, ainsi que ses chaussures, vérifia que plus rien ne trainait, attrapa son sac, enfila ses tennis blanches et une veste, puis sortit de la chambre.
Lorsqu'elle sortit de l'hôtel, personne n'eut put dire qu'elle venait d'offrir à un connard une partie de baise contre quelques billets. Elle avait l'air innocent d'une jeune adulte, peut-être une étudiante. Elle se dirigea au hasard dans les rues de Chicago. Pour une fois, elle n'avait prit aucun plaisir à exercer son métier. C'était rare, mais cela arrivait de temps en temps. Elle n'en avait pas du tout envie à ce moment-là, étant donné qu'il s'agissait de son quatrième de l'après-midi. Pour se remettre de sa journée fortement active, elle décida de se payer une petite virée shopping en solo. Sur le chemin, elle sortit une barre de céréale qu'elle avala en deux-trois crocs de ses petites dents blanches. Mais ce dernier client ne se décidait pas à quitter son esprit : elle se rappelait en mordant dans la petite sucrerie la dernière chose sur laquelle ses lèvres s'étaient posées. Le sourire qu'elle avait toujours disparut au profit d'un malaise grandissant.
Elle détacha ses cheveux, laissant les mèches du devant cacher son visage : elle faisait toujours cela lorsqu'elle était nerveuse. Elle respira lentement tout en continuant à marcher dans les rues sales de la ville. Elle ne faisait plus du tout attention aux mille âmes qui partageaient les trottoirs avec elle, aux femmes pressées, aux mères avec trois garçons, aux jeunes couples qui la faisaient habituellement sourire d'une façon adorable. Le regard brillant de cet homme lorsqu'il l'avait découverte s'offrant à lui... Son sourire lorsqu'ils faisaient l'amour, sauvagement collés l'un à l'autre... Ses mains puissantes qui la guidaient selon ses envies... « Putain mais c'est ton job Bambie ! Merde, c'est pas comme si c'était toi, tu t'en fous, c'est purement professionnel... On te demande pas d'aimer ça connasse. » De plus, ce n'était pas la première fois qu'elle servait cet homme-là : il était client régulier, elle ne comptait plus les fois où elle s'était donné à lui pour son fric. Elle lui avait même confié son projet de devenir professionnelle et lui avait promis de lui faire des tarifs préférentiels (haha). C'est un imbécile arrogant, mais il était assez doux, et elle sentait qu'il avait envie d'elle lorsqu'il la prenait. Il y mettait du sentiment. Somme toute, c'était un bon client, agréable en plus de cela.
Elle secoua la tête, et tenta de prendre une décision. Elle leva les yeux pour voir où ses pas l'avaient menée. Elle se trouvait à deux-trois minutes du centre commercial. Un sourire faible étira ses lèvres tandis qu'elle accélérait le pas. Oui, elle avait bien besoin de faire les vitrines ce jour-là. Elle faillit se mettre à courir, se résonna rapidement. Non mais oh ! Elle restait une citoyenne saine d'esprit (du moins selon elle), et ce n'était pas aujourd'hui qu'elle se mettrait à courir après les boutiques. Étant donné qu'elle était une princesse, les robes de princesse l'attendaient et aucune autre fille ne risquait de la lui prendre. C'était ainsi. « Un jour mon prince viendra ! Un jouuuuuur il me dira ! » (En français dans le texte) Elle s'arrêta un instant avant de reprendre sa marche d'un pas décidé. Elle reprit également la chanson, un peu modifiée cette fois-ci. « Un jour ma princesse viendra ! Un jouuuuuuuur elle me dira ! » (En français dans le texte) C'était les seules paroles qu'elle connaissait, et elle n'avait besoin de rien de plus. Que pourrait bien lui dire sa princesse ? Baise-moi ? Ça n'irait pas du tout dans la chanson voyons !
Elle parvint enfin à ce fameux centre commercial qui l'appelait de toute la force de ses vitrines. Un gigantesque sourire s'empara du visage de Bambie, la rendant encore plus enfantine que naturellement. D'abord, des bas blancs. Cela faisait plusieurs mois qu'elle voulait des bas blancs, avec une jarretelle blanche, avec un superbe string de dentelle blanc et un soutien-gorge assorti. Elle commençait à en avoir marre du noir et du rouge que demandaient tous les imbéciles qu'elle baisait. Elle était certaine qu'une femme saurait apprécier ses charmes en blanc. Une femme qu'elle aurait d'abord charmé pendant toute une soirée, une femme vêtue d'une superbe robe d'une autre couleur que noire. Robe qui glisserait doucement sur la peau soyeuse de sa princesse d'un soir. Robe qui serait rejoint rapidement par les vêtements de Bambie, qui se retrouverait dans cette tenue blanche... Elle rouvrit les yeux sur la vitrine d'un magasin à minettes, qui vendait toujours les mêmes habits que toutes les filles de Chicago portaient.
Quel délicieux fantasme elle venait d'avoir ! Elle fit quelques pas, se pencha sur une poubelle et vomit ses tripes et son repas du midi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









ADMIN DEJANTEE☠ La mort est douce et paisible.


✗ Capotes usagées: 2168
✗ Orgasmes obtenus: 86


ADMIN DEJANTEE
☠ La mort est douce et paisible.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Mer 5 Oct 2011 - 15:20


V. Bambie Keyne & Summer K. Jones


« Allez Summer, courage, t'achètes deux - trois fringues classes et tu repars aussi vite ! » Profonde inspiration, et je me lançai. Direction, les magasins de vêtements dans ce - ô combien gigantesque - centre commercial. Il y avait du monde, beaucoup trop de monde. Ils se rentraient dedans, se bousculaient, s'excusaient - de temps en temps - et repartaient aussi vite. Je détestais ça. Mais je n'avais pas le choix. Je devais choisir les tenues de Mélusine Fierce, j'avais donc plutôt intérêt à être bien habillée. Ou tout au moins, de manière respectable. Mes jeans et mes tee-shirts tout simples n'avaient plus de très grande utilité. A présent, je mettais des jupes, des robes, et toutes ces conneries dans le genre. Si je le pouvais, je garderais des baskets, je m'enfermerais chez moi avec des kilos et des kilos de cocaïne et je ne ferais rien d'autre que ça : rester seule et me droguer une fois de temps en temps. Le rêve ! Malheureusement, c'est impensable et même inimaginable. Pour avoir de la cocaïne, il faut gagner de l'argent. Pour gagner de l'argent, il faut travailler. Et quoi de mieux que de travailler chez Mélusine pour ça ? Beaucoup d'argent pour un boulot relativement simple, c'est niquel. Certes, ce n'est pas si facile que ça, encore faut-il avoir le courage de tenir tête à cette femme au caractère assez douteux, et encore faut-il avoir suffisamment de patience pour ne pas péter un plomb devant elle, à force de supporter ses plaintes. Parce qu'elle n'est jamais satisfaite, jamais complètement en tout cas, et c'est malheureusement ses employés, dont je fais à présent partie, qui prennent tout dans la tête quand elle n'est pas de bonne humeur. Nouvelle inspiration et j'avance. J'avance en direction de mon enfer personnel. Faire les boutiques, du shopping, et tout ça, ça n'a jamais été mon dada. Bon, arrêter de réfléchir et s’engouffrer dans les magasins, c'est la seule solution. Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Je finissais tout juste une longue journée de travail. Quelques minutes plus tôt, dans une ruelle où personne ne se rendait, j'avais pris une dose de cocaïne, histoire de me requinquer pour affronter cette nouvelle épreuve : achats de vêtements. Dépenser mon argent dans des tenues toutes plus chères les unes que les autres me donnaient envie de hurler mais je n'avais pas le choix. Il ne me fallait pas du bas de gamme si je voulais garder mon emploi ! Etant donné que j'avais bel et bien l'intention de travailler encore longtemps avec Mélusine, je voulais absolument faire bonne impression. Aujourd'hui, je portais une robe bustier arrivant à mi-cuisses, des talons noirs et les cheveux lâchés sur mes épaules. Le matin, je devais me lever tôt pour me rendre en taxi chez Mademoiselle Fierce, autant dire que je n'avais donc que peu de temps pour me préparer. La préparation comprenant le maquillage, la coiffure, et le choix des vêtements. J'avais à présent un rythme de vie rapide, ce qui parvenait à me faire oublier le manque de cocaïne. Parce que plus les jours passaient, et plus ma consommation diminuait. Bien sûr, je profitais des jours de repos, et des jours où je n'avais pas à aller travailler pour prendre une plus grande dose. N'empêche que j'arrivais à survivre avec moins de cocaïne, un véritable miracle ! Moi-même, je ne réalisais pas encore.

Un rail de coke et une bonne dose de tabac dans l'organisme devrait me suffire à tenir jusqu'à mon retour chez moi. Premier magasin. A la sortie de celui-ci, je n'avais déjà plus qu'une envie : prendre mes jambes à mon cou. J'étais incapable de devenir une fan de mode, je devais me rendre à l'évidence. Pourtant, je devais me forcer ! Je devais absolument rester ici, continuer à faire les magasins, un point c'est tout ! Alors que je m'apprêtais à rentrer dans un deuxième magasin, deux sacs en plus en mains, j'aperçus une jeune femme qui paraissait mal en point. C'était même pire que ça, apparemment ! Livide, elle se pencha en avant et vomit dans la poubelle qui se trouvait devant elle. En temps normal, j'aurais fais comme toutes les personnes qui passaient à côté d'elle. J'aurais totalement ignoré cette jeune fille, j'aurais fais comme si de rien était et j'aurais continué mon chemin sans même lui jeter un seul coup d'oeil. Mais peu de drogues se trouvait dans mon organisme à ce moment là, je n'étais donc pas la même Summer que ces derniers jours. Je redevenais presque la Summer d'avant, celle que je tentais au maximum d'oublier. Sans même prendre le temps de réfléchir plus longuement, je fis quelques pas, de sorte à me retrouver devant cette jeune femme. Cheveux bruns, visage enfantin, elle était l'incarnation parfaite de l'innocence et de la pureté. Je serais incapable de dire si elle était vraiment une innocente jeune femme uniquement malade, mais à Chicago, peut-on réellement s'attendre à croiser ce genre de personnes ? J'avais un doute, un gros doute même. Chicago, ou la ville de toutes les surprises ! Dealer, drogués, prostituées, tueurs en série, et la liste est longue, on peut réellement s'attendre à tout. Cette jeune femme pourrait être une tueuse en série, ou que sais-je d'autre encore, mais je ne pris pas la peine de penser à tout ça. Une fois derrière elle, je me raclai la gorge, pour qu'elle sache que quelqu'un se trouvait derrière elle à ce moment là. Certes, j'étais assez courageuse pour aller demander à une parfaite inconnue si elle allait bien, mais je n'étais pas suicidaire, je n'allais très certainement pas poser ma main sur mon épaule pour lui indiquer ma présence. Et puis quoi encore ? « Mademoiselle, est-ce que vous allez bien ? » dis-je d'une voix douce, dans l'unique but de vérifier si elle allait bien. Une fois qu'elle se serait redressée, qu'elle m'aurait donnée une réponse positive - que pourrait-elle dire d'autre, en même temps ? - je pourrais partir l'esprit en paix à l'idée d'être venue en aide à une personne dans le besoin. Je continuerai mes achats comme si rien ne s'était passé, je rentrerai chez moi, je prendrai une nouvelle dose et me lancerai dans un demi-sommeil. C'était la suite du programme, et j'étais persuadée que rien, absolument rien, ne pourrait faire que la suite des évènements ne se passerait pas tel quel.

Spoiler:
 




    When she was just a girl, she expected the world, But it flew away from her reach, so she ran away in her sleep. And dreamed of para-para-paradise, para-para-paradise, para-para-paradise, every time she closed her eyes. When she was just a girl, she expected the world, but it flew away from her reach, and the bullets catch in her teeth. PARADISE - COLDPLAY.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









.


✗ Capotes usagées: 351
✗ Orgasmes obtenus: 31


.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Mar 25 Oct 2011 - 23:31

Bambie plissa le nez. Elle détestait vomir, elle détestait l'odeur du vomi, elle détestait l'idée que le contenu de l'estomac d'un individu puisse se répandre, et elle supportait moins encore que tout cela que ça lui arrive à elle. A chaque fois qu'elle était sur le point de vomir, elle avait toujours trouvé un moyen de l'empêcher. Elle se comprenait, à vrai dire, pas ce qu'il venait de se passer. Avec une mine dégoûtée, elle essuya sa bouche avec son poignet. Elle préféra ne pas esquisser le moindre geste pour l'instant, certaine que si elle ne prenait pas quelques précautions, elle allait de nouveau se vider l'estomac d'une manière peu appréciable. Elle se tenait au mur contre lequel était accroché la poubelle qui avait servi de réceptacle à son déjeuner, le teint livide. Après avoir repris une respiration à peu près normale, elle s'apprêtait à farfouiller dans son sac à la recherche de sa bouteille d'eau lorsqu'elle entendit une voix derrière elle. Tout d'abord, elle eut du mal à réaliser ce qu'il se passait. Mais oui, la voix avait bien posé une question relative à son bien-être. Elle fronça les sourcils.
Un simple citoyen s'intéressait à son état. Ce n'était pas normal : nous étions tout de même à Chicago ! Ici, les hommes comme les femmes sont trop pressés, trop occupés, terriblement pris, que dis-je, ils ont tous un emploi du temps de ministre. Si ce n'est pas le travail, c'est la famille, si ce n'est toujours pas cela, c'est un rendez-vous galant (mais, excusez moi, personne ne se rend normalement à un rencard en tailleur ou avec la mine crispée). Pas un ne songerait à perdre quelques secondes pour une inconnue un peu mal en point. Elle était même certaine que la majorité des habitants de cette ville ne se seraient pas arrêté devant un enfant écrasé par un camion. A cette idée, elle secoua la tête. D'où lui venait de telles idées morbides? Peut-être de vidéos sur Facebook, qui sait...
Bambie se retourna lentement et découvrit une déesse blonde à l'air très vaguement inquiet. Ce devait être sa princesse, celle que Kate lui envoyait pour s'excuser de ne jamais s'occuper d'elle convenablement. La jeune prostituée esquissa un sourire, à la fois destiné à sa Kate imaginaire et à la demoiselle blonde qui se trouvait là en chair et en os. Pendant quelques secondes, les deux femmes ne furent qu'un être et Bambie eut l'impression qu'elle pouvait toucher sa bien-aimée. Lui caresser la joue en souriant, plonger son regard dans le sien, y lire ses souffrances, ses délires, ses délices... Et puis elle inspira un grand bol d'air et atterrit sur Terre de nouveau. Si Kate était quelque part, c'était à l'appartement. Avec les doses que Bambie lui avait rapporté régulièrement.
Elle s'apprêtait à lâcher le muret sur lequel elle s'appuyait lorsqu'elle sentit la terre tanguer sous ses pieds. Elle retint son geste et parvint de justesse à maintenir la position verticale. Elle se décida finalement à mettre une main dans sa besace pour en tirer l'eau et but une longue rasade avant de poser sur l'américaine qui lui faisait face un regard qui avait repris en vivacité.
« Hum, je dois vous avouer que je ne suis pas au meilleur de ma forme.. Merci de vous en soucier! » Elle esquissa un sourire franc et charmant et s'avança à pas prudents vers la blonde demoiselle. Elle avait complètement oublié cet imbécile de client et son malaise d'il y a quelques instants. Elle observait avec intérêt la fille. Elle portait plusieurs sacs visiblement remplis de vêtements : elle faisait du shopping. Un sourire apparut au coin des lèvres de Bambie. Elle continua son observatoire : blonde, belle, relativement grande, disons dans la moyenne. Elle n'avait pas un physique si particulier, pourtant elle attirait le regard, par un charme peut-être. Elle devait avoir été à sa naissance saupoudrée par une marraine-fée de poudre charmeuse ou charmante, au choix. Décidément, elle lui plaisait. Elle s'approcha prudemment, s'attendant à un mouvement de recul à chaque pas qu'elle faisait.
« Vous auriez du doliprane? » La question était on ne peut plus prévisible, pourtant elle sembla à Bambie comme totalement hors de propos. Il n'était absolument pas question qu'elle avale un cachet à moins que sa vie en dépende. Ce n'était, à ce qu'elle sache, pas le cas là. Elle ferma les yeux quelques secondes, priant pour que la réponse soit négative. Pitié, pitié, pitié... Elle but de nouveau de l'eau à sa bouteille et planta son regard dans celui de l'autre. « Non, en fait ça va aller, merci. » Elle lui envoya un sourire cette fois très peu naturel. Mais à Chicago, peu étaient les gens qui faisaient la différence entre un vrai et un faux sourire, ces derniers étant beaucoup plus répandus que les premiers.
La jeune américaine vacilla et s'appuya maladroitement sur la blonde. Une question fusa vaguement dans son esprit : quelle était la cause de ce malaise qui la prenait subitement ? Elle n'en avait pas la moindre idée, et pour l'instant, sa préoccupation était de trouver, justement, de quoi s'occuper l'esprit pour passer à autre chose. Son regard glissa sur les sacs de la blonde. Elle réfléchit un instant : il fallait qu'elle présente la chose d'une manière telle que la fille ne pourrait refuser. Puis elle se lança :
« Excusez moi, peut-être que ça vous dérange... Vous pensez que je pourrais vous accompagner dans vos achats ? Histoire de me changer les idées. C'est ce garçon... » Elle laissa sa phrase en suspens, espérant être convaincante. A vrai dire, il y avait très peu de chance qu'elle se mette jamais dans un état pareil pour un garçon. Cet habitué ne pouvait être la cause unique de son état actuel. Il devait y avoir autre chose.
Elle balaya rapidement ces pensées de son esprit. Elle aurait tout le loisir de se pencher sur la question quand elle serait de retour dans son petit appartement. Pour l'instant, il s'agissait de mettre un soin tout particulier à avoir l'air malheureuse plus que malade. Naturellement, ses yeux brillaient à l'idée de faire ses emplettes avec une magnifique fille telle que cette inconnue. Cela pouvait passer pour de l'espoir. Il fallait avouer qu'elle n'était pas mal dans son rôle de grande ado en plein chagrin d'amour terrible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









ADMIN DEJANTEE☠ La mort est douce et paisible.


✗ Capotes usagées: 2168
✗ Orgasmes obtenus: 86


ADMIN DEJANTEE
☠ La mort est douce et paisible.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Dim 27 Nov 2011 - 16:34


V. Bambie Keyne & Summer K. Jones

Ce n'était vraiment pas mon genre de m'arrêter pour parler à quelqu'un. Surtout pas dans Chicago, alors que l'on pouvait tomber sur n'importe qui. A une autre époque, peut-être me serais-je inquiété du sort d'une personne seule, en train de vomir tripes et boyaux au beau milieu d'un centre commercial. Mais cela se serait passé à une autre époque. Aujourd'hui, je ne me préoccupais de rien d'autre que de mon boulot. Parce que c'était tout ce que j'avais, parce que c'était ce qui me permettait d'avoir mes doses, autrement dit, c'était ce qui me permettait de vivre. Mais ce jour était différent des autres. Ou tout du moins, de celui qu'avait été hier, ou de celui que serait demain. J'étais de bonne humeur. Je ne pouvais contredire ce point : cela représentait, en soit, un exploit. Mais je n'y pouvais rien, je ne pouvais pas gérer mes émotions. La dose de cocaïne que j'avais pris le matin même m'avait mis dans cet état jovial et presque heureux. Je ne pouvais moi-même pas comprendre et je ne le voulais pas, en réalité. C'était une bonne chose, après tout. Je ne devais pas réfléchir à tout cela si je ne voulais pas que cela change. Je ne pris même pas le temps de réfléchir en voyant cette jeune femme dans un état apparemment lamentable. Je m'approchai d'elle, sourire aux lèvres, et lui demandai si elle allait bien. Etais-je folle à lier ? Sans doute. Personne, à Chicago ne s'intéressait à la santé d'une jeune femme que l'on ne connaissait absolument pas. Personne ne s'arrêterait pour vérifier que la jeune femme en question n'allait pas remettre le couvert d'ici quelques minutes. Je l'avais fait, tout en gardant une certaine distance de sécurité essentielle à ce moment précis. Sait-on jamais, cette jeune femme apparemment innocente pouvait tout à fait être une tueuse en série ayant pour couteau de poche une arme redoutable. Pas la peine de me faire tuer inutilement. D'une voix douce et légèrement distante, je lui demandai si elle allait bien. Je ne demandais pas de détails, je n'avais pas la moindre envie de savoir ce qui était la cause de son mal. Je voulais juste savoir si elle n'allait pas s'écrouler là, au beau milieux des passants qui ne feraient, sans doute, que la regarder à terre sans chercher à lui venir en aide - ce que j'aurais sans doute fait moi aussi si je n'était pas dans mes bons jours. En fait, je n'attendais qu'une réponse positive. Je la voyais mal se confier à une parfaite inconnue qui se souciait de son bien être. En même temps, mon comportement allait sans doute lui paraître plus qu'étrange. Mais quel intérêt ? Je ne la reverrai sans doute jamais. Je la regardai en silence se redresser et jeter un coup d'oeil dans ma direction. Sourcils froncés. Je n'y prêtai guère attention, m'étant déjà préparée à l'avance à ce genre de réaction. Son visage étonné laissa rapidement place à un léger sourire qui s'afficha, éclairant ses traits enfantins. Elle paraissait jeune, ce qui était sans doute le cas. Je ne pouvais pas lui donner d'âge efficace mais je ne lui donnai pas plus de vingt ans. Elle tangua, réussit à ne pas tomber. Elle paraissait mal en point, sans pour autant être au bord de la mort. Bien, au moins, je n'aurais pas à appeler les secours pour alléger ma conscience, tout en me doutant sans l'ombre d'un doute qu'elle ne serait pas sauvée. Pas de pitié à Chicago, j'avais fini par m'en rendre compte avec le temps. Personne ne se souciait de personne et quand c'était le cas, un évènement, ou une personne, venait toujours à l'encontre de cette "bonne action". Je décidai de rester face à elle, le temps qu'elle réponde à ma question. Elle le ferait, évidemment. Mais elle prenait son temps, soulageant sa gorge meurtrie en buvant quelques gorgées d'eau. Je passai une main dans mes cheveux, agrippant fermement mes sacs avec mon autre main.

La brunette finit par reposer sa bouteille dans son sac, avant de poser de nouveau son regard sur moi. « Hum, je dois vous avouer que je ne suis pas au meilleur de ma forme.. Merci de vous en soucier! » lui répondit-elle en me scrutant des pieds à la tête. Son regard aurait pu me mettre mal à l'aise, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui, parce que je ne m'en rendais pas réellement compte, bien trop occupée à surveiller son équilibre. Un équilibre qui apparaissait comme plutôt précaire. Pourtant, elle fit quelques pas en avant, s'approchant de moi à pas lents, comme si elle craignait de s'écrouler à tout moment sous son propre poids. Je ne fis aucun pas en arrière, même si j'aurais pu, et sans doute du, le faire. Dans toute ma naïveté, je restai immobile, face à une jeune femme qui s'avançait dans ma direction, que je ne connaissais absolument pas. Elle aurait pu être une meurtrière en puissance, une folle à lier échappée d'un asile psychiatrique, ou tout autre personne dangereuse, mais je ne m'en rendais pas compte, ou sans doute, ne voulais pas le voir. Je l'avais vu dans un moment de fragilité et cet aspect de sa personnalité ne pouvait que rester à mes yeux. Je m'attendais presque à la voir tomber à mes pieds, inerte. La folie faisait sans doute partie intégrante de mon être, je faisais instinctivement confiance à ce petit bout de femme sans pour autant avoir eu une réelle conversation avec elle. Après tout, qu'avais-je à perdre ? Elle ne pourrait rien me faire, ne semblait même pas avoir ce genre d'idées en tête. « Vous auriez du doliprane? » finit-elle par demander, s'arrêtant à quelques pas de moi. Je réfléchis un instant, tentant de m'imaginer de nouveau en train de préparer mon sac, le matin même. Y avais-je glissé un doliprane ? La réponse était sans doute non, puisque je n'était même pas certaine d'en avoir dans mon armoire à pharmacie. Si je n'en avais pas chez moi, comment pourrais-je en avoir dans mon sac ? « Non, en fait ça va aller, merci. » rajouta la brune avant que je n'ai eu le temps de répondre à sa question dont la réponse me paraissait claire. Cela ne me paraissait même pas étrange qu'elle se rétracte aussi rapidement, pour quelque chose d'aussi futile qu'un cachet. Apparemment, je ne me méfiais pas de cette jeune femme, alors que j'avais toute les raisons de me méfier de chaque personne de cette ville maudite. Etait-ce la cocaïne qui me faisait agir ainsi avec elle ? Ou tout simplement mon instinct qui me disait qu'elle n'avait rien de dangereux ? je n'en avais pas la moindre idée, mais ce que je pouvais comprendre, c'est que je faisais, bizarrement, confiance à la brune. Enfin, il n'y avait pas matière à un grand débat, cela ne représentait que quelques minutes de mon existence, cela ne durerait pas. D'ailleurs, ne devrais-je tout simplement pas la saluer, avant de tourner les talons et de m'éloigner ? J'aurais dû le faire bien avant, en réalité. J'avais eu ma réponse à ma première question, l'intérêt de rester n'était plus présent. Je lui souris, mettant fin au début de conversation qui s'était mis en place. Elle ne voulait finalement plus de doliprane, il n'était donc pas nécessaire que je dise quoi que ce soit.

Pourtant, la rencontre ne s'arrêtait pas là. Pas du tout, même. La femme vacilla une fois de plus, ayant apparemment du mal à tenir sur ses pieds contrairement à ce qu'elle laissait supposer depuis quelques minutes et se raccrocha à mon bras. Je ne dis rien, lui souriant légèrement et la laissant se redresser sans broncher. Elle était mal en point, je ne pouvais décemment pas lui reprocher de s'accrocher à la première chose qui lui tombait sous la main pour éviter de tomber. Habituellement, je haïssais plus que tout les incidents, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui était un jour différent, un jour où je n'étais plus la même. Ce qui était préférable, d'ailleurs. « Excusez moi, peut-être que ça vous dérange... Vous pensez que je pourrais vous accompagner dans vos achats ? Histoire de me changer les idées. C'est ce garçon... » me demanda-t-elle rapidement, les yeux brillants. Alors, c'était une histoire d'amour qui la mettait dans cet état ? Je ne pouvais pas dire que je comprenais, après tout, cela ne m'était jamais arrivée, mais je ne pouvais tout de même pas la laisser seule alors qu'elle paraissait si triste. Elle était si jeune... Je lui fis un large sourire, heureuse à l'idée de la rendre heureuse. Ce qui représentait, en soit, quelque chose d'absolument étrange et inexplicable. « Cela ne me dérange absolument pas. Comme ça vous pourrez me donner votre avis et me tenir compagnie dans cette épreuve que représente le shopping à mes yeux. » lui répondis-je en souriant. Certes, j'aurais préféré finir cela seule, histoire de le faire rapidement, pour vite rentrer chez moi, mais pouvais-je résister à son visage enfantin ? Sans doute pas.




    When she was just a girl, she expected the world, But it flew away from her reach, so she ran away in her sleep. And dreamed of para-para-paradise, para-para-paradise, para-para-paradise, every time she closed her eyes. When she was just a girl, she expected the world, but it flew away from her reach, and the bullets catch in her teeth. PARADISE - COLDPLAY.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









.


✗ Capotes usagées: 351
✗ Orgasmes obtenus: 31


.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Lun 12 Déc 2011 - 15:27

La terre tanguait encore faiblement sous ses pieds, mais elle sentait bien que la terre se stabilisait de minute en minute. Conséquemment, elle ne s'intéressait plus tellement à son malaise, qui datait pourtant de l'instant précédent : toute son attention était désormais portée sur la blonde jeune fille, laquelle l'attirait terriblement. Elle ne cessait de voir Kate en cette fille pourtant blonde et non rousse, pourtant grande, qui n'avait somme toute aucun trait physique en commun avec son amoureuse. Quand à son caractère, l'ayant rencontré il y a à peine quelques minutes, il était difficile de la cerner. D'autant qu'elle n'était pas très loquace – encore une fois à l'opposé de Kate.
A vrai dire, Bambie ne pouvait pas savoir ce qui rapprochait son âme-sœur de cette inconnue. Son inconscient l'avait surement détecté dans le regard bleu, magnifique, mais porteur des dommages que faisait la drogue. C'était cette addiction à la drogue qu'elles avaient en commun qui l'attirait tellement chez cette demoiselle. Et puis, allez savoir pourquoi, la blonde comme Kate semblaient faire confiance à la jeune prostituée. Alors qu'elles n'étaient pas vraiment dans des situations qui inspiraient confiance, elles avaient toutes les deux décider de mettre de côté leurs préjugés (souvent fondés, par ailleurs) au contact de Bambie.
Mais tout cela, Victoria ne le savait pas encore. Elle, elle ressentait juste une attraction irrésistible vers cette inconnue qui, pour une raison indéterminée, s'était intéressée à elle alors qu'elle vomissait tripes et boyaux dans une ruelle de Chicago. Elle se fichait même de faire un monologue depuis que la jeune femme lui avait demandé comment elle allait. Elle restait, c'était tout ce qui comptait. Et bien qu'elle semblât indécise quant à l'attitude à adopter, elle regardait Bambie. Cette dernière lui sourit.
Elle jeta un regard sur les sacs de shopping de la jeune blonde, inventa une histoire plausible en quelques secondes dans son esprit, et se lança dans sa demande. Oh, elle avait peu d'espoir. C'était déjà un exploit que quelqu'un se soit intéressé à une gamine mal en point, alors qu'en plus elle accepte de la trimballer avec elle dans les heures suivantes, c'était plus que improbable. Aussi ne put-elle s'empêcher d'ouvrir de grands yeux émerveillés quand la demoiselle accepta. Elle avait beau être une excellente menteuse – bien meilleure que Bambie pour le coup – elle ne la trompa pas sur le fait que ce n'était pas exactement ce qu'elle aurait désiré. Mais que lui importait ? Cette jeune blonde l'intriguait et elle n'avait rien à faire dans l'immédiat. Elle lança donc un joyeux « Merci ! » accompagné d'un sourire plein de dents.
Puisqu'elles allaient passer un moment ensemble, autant savoir à qui l'on s'adressait. « Comment vous appelez-vous, si je peux me permettre de demander ? Moi c'est... c'est Bambie. » Encore cette fichue ressemblance avec Kate, et elle avait failli dire Victoria. Voilà qui n'était pas arrivé depuis plusieurs années. Heureusement, sa censure se mit rapidement en marche, renvoyant ce presque lapsus dans son inconscient. Elle n'était plus Vicky, cette petite fille innocente, naïve et joyeuse. Elle était Bambie, prostituée et amoureuse d'une junkie. Refaire le lien entre ces deux personnes risquait de l'anéantir totalement.
Sans plus attendre, elle emboîta le pas à la blonde. Elles n'allaient quand même pas rester là, dans ce coin qui puait le vomi. Après tout, Summer n'avait pas l'air d'adorer le shopping, alors autant en finir le plus rapidement possible. Bambie se mit en mode « conseillère stylistique » et, sans demander son avis à la jeune Chicagoan, elle se mit à la bombarder de questions. « Vous n'aimez pas le shopping ? Je peux vous aider vous savez, je suis assez douée pour cela. Je connais la plupart des boutiques, je sais leurs prix et le style. Dites moi tout, vous cherchez quelque chose pour vous ? Dans quel genre, plutôt chic, vulgaire, jeune ? » Elle avait un tel entrain quand il s'agissait de conseiller quelqu'un sur ces choses là ! En tant que prostituée, elle savait parfaitement quels vêtements convenaient pour quel genre de personne, et en tant que passionnée de fringues, elle ne se limitait pas aux boutiques vulgaires. Elle savait très bien vêtir quelqu'un afin de le transformer en la personne la plus distinguée qui soit.
Peut-être bien que, si la destinée en avait voulu ainsi et qu'elle n'était pas devenu pute, elle serait devenu conseillère mode, voire styliste... Mais la vie en a décidé autrement. A leur droite, les vitrines défilaient, et Bambie observait de ses yeux gris les différentes pièces qu'elle appréciait. Il y avait ce tailleur vert amande, excentrique et doux à la fois, cette longue robe noire moulante, fendue sur le côté, qu'elle aurait bien enfilée sous ce petit pull de la même teinte, ou encore cette écharpe magnifique. Plus loin, il y avait un simple tailleur féminin bordeaux, pantalon large et droit, chemise en soie. Ah, si elle avait eut les moyens !
Alors qu'elle s'enthousiasmait en silence sur les heures à venir, elle leva la tête vers sa compagne. Sa jolie tête blonde ne reflétait aucun sourire, aucun bien-être que ce soit. Les joues de la prostituée rosirent intensément en quelques secondes. Elle venait de se rendre compte que, peut-être, la jeune femme aurait voulu qu'on lui fiche la paix. Pas qu'on la questionne en détail sur sa garde-robe ou les raisons qui la poussaient à faire du shopping alors qu'elle semblait abhorrer cela. « Je suis désolée, je me laisse entrainer. Vous voulez peut-être que je vous laisse tranquille ? » Elle avait un air de chiot, abattue par l'idée de rendre quelqu'un malheureux. Surtout une si jolie fille. Elle chassa rapidement l'image qui s'était formée en son esprit de cette même blonde vêtue d'une robe longue en tulle transparente. Il fallait que ses fantasmes cessent d'apparaitre ainsi quand bon leur semblait ! De toute façon, elle était trop triste à l'idée d'embêter la demoiselle pour en profiter ne serait-ce qu'un peu. Pour peu, elle allait se mettre à pleurer.
Je vous l'avais dit, complètement folle cette enfant.

[ désolée du temps de réponse, et c'est pas super... :/ ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









ADMIN DEJANTEE☠ La mort est douce et paisible.


✗ Capotes usagées: 2168
✗ Orgasmes obtenus: 86


ADMIN DEJANTEE
☠ La mort est douce et paisible.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Dim 29 Jan 2012 - 14:47


V. Bambie Keyne & Summer K. Jones

J’étais face à cette jeune femme et je ne savais plus trop ce qui m’avait amenée jusqu’à elle. Une brusque poussée de bonté et de bons sentiments ? J’avais du mal à y croire, ce n’était pas du tout mon genre de venir en aide aux citoyens de Chicago. Postée en face d’elle, les traits froncés par une forme d’inquiétude – comment pouvait-elle s’inquiéter pour une parfaite inconnue, d’ailleurs ? – et par une certaine appréhension qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir. En même temps, elle se retrouvait face à une femme qu’elle ne connaissait absolument pas, qui pouvait parfaitement, au choix : soit mal prendre d’être accostée sans raison valable, soit se retourner et sortir une arme d’on ne sait trop où. N’était-ce pas ainsi que vivaient les habitants de Chicago ? Sur le qui-vive constamment, toujours prêt à se défendre à la moindre éventuelle petite attaque ? Peut-être était-ce le cas de cette brunette qui ne tarderait pas à se redresser pour voir quelle personne bizarre avait osé venir l’accoster. Avant que je n’ai eu le temps de mettre mon plan à exécution, plan qui consistait à tourner les talons et à m’enfuir pendant qu’il en était encore temps, la jeune femme se retourna et je pus enfin apercevoir son visage. Elle paraissait jeune mais quelque chose me disait qu’elle n’avait rien d’une enfant. En même temps, aucun enfant ne pouvait vivre à Chicago sans avoir quelque chose d’étrange, voir même de dangereux. Ce devait également être son cas.

Ne trouvant pas nécessaire de m’attarder plus longtemps sur les détails, je tâchai de garder un visage neutre. Je voulais juste savoir si elle allait bien, et bien que je ne comprenne toujours pas pourquoi j’y accordais un peu d’importance, je me devais de continuer sur cette lancée. Il n’était pas envisageable que je change brusquement d’avis et que je l’ignore superbement. Je ne m’étais pas arrêtée pour me décourager tout de suite après. Et puis, elle n’avait pas l’air si méchante que cela. Elle n’avait pas l’air sur le point de m’agresser, c’était l’essentiel. Bien heureusement pour moi, la jeune brune ne tarda pas à me répondre, me rassurant sur son état. Bon, tout était pour le mieux ! Je n’avais plus qu’à finir cette journée de shopping au plus vite et à rentrer chez moi, n’est-ce pas ? Mais tout ne se déroula pas comme je l’avais prévu. Elle semblait ne pas vouloir se retrouver seule et je pouvais la comprendre. « Merci ! » Me dit-elle, un large sourire illuminant son visage. Je n’avais pas pu résister à son apparence enfantine. Quand elle m’avait demandée si elle pouvait m’accompagner dans mes courses, je m’étais imaginée rentrer chez moi le plus rapidement possible, mais pouvais-je la laisser seule dans des rues comme celles de Chicago ? Non, cela serait restée gravée en moi et je m’en serais sans doute voulue par la suite. Le sourire joyeux qu’elle affichait me rassura sur mon choix. Elle paraissait réellement ravie de pouvoir passer cette fin d’après-midi avec quelqu’un et rien que pour ça, je ne regrettais pas mon choix. Je ne le pouvais pas. Je lui rendis sourire, pas aussi large que le sien mais cela représentait déjà beaucoup, venant de moi. « Comment vous appelez-vous, si je peux me permettre de demander ? Moi c'est... c'est Bambie. » Me lança-t-elle d’une voix enjouée, qui me sortit de ma torpeur. Je ne pus m’empêcher de faire le rapprochement entre son prénom et un vieux dessin-animé que je regardais, petite, en compagnie de mon grand frère. Cela faisait d’ailleurs bien longtemps que je n’avais plus pensé à ce genre de détails de mon enfance. En général, je faisais même tout ce qui était envisageable pour tenir tous ces souvenirs à distance, ne voulant pas ravivé la douleur que cela amenait avec. « Enchantée Bambie. Moi c’est Summer. » lui répondis-je rapidement. Je faisais autant d’efforts que possible pour être plus bavarde, et je continuerai à en faire tant que je serais en sa compagnie, mais c’était loin d’être dans mes habitudes. Chassez le naturel, et il revient au galop… Je ne pouvais pas m’empêcher de préférer garder le silence, et ne parler que quand je le jugeais réellement nécessaire.

Sans plus attendre, je m’élançai de nouveau en direction d’autres magasins. J’étais persuadée qu’elle ne serait pas loin derrière moi. Elle avait l’air tellement heureuse quand j’avais accepté sa proposition, qu’elle ne pourrait pas revenir en arrière comme ça, j’en étais quasi persuadée. Je jetai tout de même un petit coup d’œil derrière moi, et je l’aperçus, presque à ma hauteur. Je ralentis un peu, histoire qu’elle puisse arriver à mes côtés plus rapidement. « Vous n'aimez pas le shopping ? Je peux vous aider vous savez, je suis assez douée pour cela. Je connais la plupart des boutiques, je sais leurs prix et le style. Dites moi tout, vous cherchez quelque chose pour vous ? Dans quel genre, plutôt chic, vulgaire, jeune ? » lâcha la dénommée Bambie d’une traite. Son entrain me fit rire – intérieurement, cela va de soit. Je n’avais plus l’habitude d’avoir à faire à quelqu’un d’aussi dynamique. Certes, je ne manquais pas, moi-même, d’une certaine énergie, mais je n’étais pas aussi motivée quand il s’agissait de faire du shopping. J’avais vraiment horreur de soit ! J’étais à présent pleinement satisfaite de ma réponse concernant sa demande d’un peu plus tôt. Elle semblait vraiment motivée à m’aider et cela me redonnait, d’une certaine façon, l’énergie nécessaire pour finir cette tâche que je qualifierai aisément « d’ingrate ». « Je hais le shopping depuis toujours. Et ce sera avec plaisir que j’accepterai votre aide. » lui répondis-je bien vite, apparemment transportée par sa joie. Certes, je n’étais pas sur le point de me mettre à courir partout en hurlant et en chantant, mais j’étais presque content d’être là, en sa compagnie. Presque. Il était évident que je préférerais être devant un rail de coke mais ça, personne n’avait besoin de le savoir ! « Et c’est pour moi, j’ai trouvé un nouveau boulot et il faut que je fasse chic tout en restant jeune. Si possible, pas trop cher, que ça reste dans mes modestes moyens. » repris-je rapidement, omettant volontairement de préciser que ma paye actuelle était pourtant plus que satisfaite. Mais la majorité de cette paye partait pour payer mes doses quotidiennes. Autant dire qu’il ne restait plus grand-chose à la fin du mois quand je ne faisais pas attention à économiser, ou à garder de côté pour ces vêtements.

Après tout, je devais être présentable. Il ne s’agissait pas d’un travail où je pourrais venir en mode « Summer », c’était quelque chose de plus haut gradé. J’étais l’assistante Klavdiya Adamovitch, qui était très connue et qui faisait de très nombreuses apparitions publiques, je ne pouvais donc pas me permettre d’arriver à ses côtés, habillée n’importe comment. Perdue dans mes pensées, je ne réalisai même pas tout de suite que Bambie avait cessé de sourire. « Je suis désolée, je me laisse entrainer. Vous voulez peut-être que je vous laisse tranquille ? » Dit-elle à mon intention, me faisant brusquement perdre conscience de la disparition soudaine de tout son entrain. Je baissai la tête dans sa direction tout en continuant à marcher, à une allure beaucoup plus lente. Elle paraissait sur le point de fondre en larmes et je réalisai brusquement que c’était à cause de moi. Parce que je ne souriais pas assez, parce que je ne paraissais pas suffisamment enjouée par ce projet qui consistait à finir la journée de shopping avec elle, que je ne connaissais pas il y a encore quelques minutes. Je ne pouvais pas me résoudre à la laisser dans cet état là. Je m’empressai donc de sourire – un sourire aussi vrai et naturel que possible, même si j’avais perdu depuis bien longtemps cette habitude – et je tentai de la rassurer autant que possible. « Oh non, ne t’inquiète pas, tu ne me déranges pas du tout. J’étais juste… Perdue dans mes pensées. » lui dis-je avant de réaliser que je venais d’employer le tutoiement sans même m’en rendre compte. Cela m’avait parue naturelle, sur le coup. « Excuse-moi, on peut se tutoyer ? Ce sera plus simple ? » repris-je, avant qu’elle n’ait eu le temps d’ajouter quoi que ce soit. Je n’étais vraiment pas dans mon état normal, aujourd’hui !




    When she was just a girl, she expected the world, But it flew away from her reach, so she ran away in her sleep. And dreamed of para-para-paradise, para-para-paradise, para-para-paradise, every time she closed her eyes. When she was just a girl, she expected the world, but it flew away from her reach, and the bullets catch in her teeth. PARADISE - COLDPLAY.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









.


✗ Capotes usagées: 351
✗ Orgasmes obtenus: 31


.

MessageSujet: Re: A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE   Lun 19 Mar 2012 - 22:18

Summer... L'été, une belle saison, des jambes de femmes à l'infini dans le paysage de Chicago. Des groupes de personnes se prélassant dans l'herbe, des gens propres sur eux qui se laissaient aller à quelques écarts, poussés par la festivité naturelle de cette période de l'année... Summer, jeune femme renfermée, blonde comme les blés, sans sourire dans la rue où se succèdent les vitrines.
Et Bambie, qui ne porte plus une seule trace du malaise qui a causé leur rencontre. Oublié, le client trop sur de lui. Oubliés, les fantasmes déplacés sur la jeune femme. Oubliée, la ressemblance vague entre l'inconnue et Kate. Tout ce qu'il reste est son bonheur d'aider une femme dans une tâche qui lui est pénible, l'enthousiasme de faire briller un rayon de soleil sur cette journée morne. La joie d'arracher un sourire au doux visage de la demoiselle.
Les questions s'enchainaient naturellement dans sa bouche, assaillant la pauvre blonde qui n'avait rien demandé à personne. « Je hais le shopping depuis toujours. Et ce sera avec plaisir que j’accepterai votre aide. » Un large sourire étira les lèvres de Bambie à l'annonce qui venait de lui être faite. Elle n'était pas du genre à s'offusquer que ses passions ne soient pas partagées par quiconque venait à croiser son chemin. Bien qu'elle même ait toujours considéré le shopping comme une perspective particulièrement excitante, à laquelle elle dédiait d'ailleurs toujours une journée par mois minimum, elle comprenait que ce puisse être ennuyeux, voire même oppressant. Les magasins étaient souvent bondés de ménagères hystériques et autres bombasses qui exhibaient leurs seins au quatre coins du monde en prétendant essayer discrètement un top ou une robe bustier. De plus, pour quiconque ne portait pas d'intérêt quelconque à la mode, les vêtements se ressemblaient tous, et on y perdait vite à la fois la patience et le bon sens. Cela pouvait vite devenir une contrainte, une corvée, pire, bien pire que la vaisselle ou le ménage. C'est ainsi que la jeune américaine chassa rapidement ce fait de son esprit pour se concentrer sur la deuxième partie du propos de la belle blonde. Mode James Bond Girl, ON. « Et c’est pour moi, j’ai trouvé un nouveau boulot et il faut que je fasse chic tout en restant jeune. Si possible, pas trop cher, que ça reste dans mes modestes moyens. » Dans son cerveau super-sonique de la mode, l'agent secret analysa les données de la mission en détail, tandis que des liens avec certains contacts s'effectuaient rapidement dans son esprit multi-taches. Elle pouvait proposer du classique, style bureau tout en restant élégant, ou quelque chose d'un peu plus osé, comme des robes structurées que certaines femmes portaient volontiers mais que Bambie trouvait très rarement réussi. Il fallait en tout cas proposer des pantalons comme des jupes. Les robes seraient probablement pour plus tard, bien qu'elles eussent mit en valeurs les courbes parfaites de la cliente.
Elle se mit donc à lister à Summer les différentes propositions qui s'offraient à elle, montrant de temps à autre une vitrine qui attirait son attention. « Vous préférez les pantalons ou bien les jupes ? J'oserais bien les robes étant donné votre... eh bien, il faut l'avouer, votre très belle silhouette, mais... » Elle esquissa un léger sourire complice, empreint uniquement de gentillesse et d'une légère taquinerie, avant de continuer : « je n'oserais vous forcer la main à ce niveau-là. » Les deux jeunes femmes avancèrent encore de quelques mètres avant que Bambie ne reprenne la parole, toujours de cette façon qui lui ressemblait peu : elle jouait à un jeu, d'où le langage presque officiel. Il était, en même temps, si rare qu'elle puisse conseiller quelqu'un, qu'elle en profitait. Elle était conseillère mode et avait là une cliente qu'elle tenait particulièrement à satisfaire. « Là, vous voyez un tailleur tout ce qu'il y a de plus classique, noir et blanc. Vous pouvez le choisir très masculin, auquel cas je ne peux que conseiller un rouge à lèvre rouge, ou encore de jolis bijoux assortis à des chaussures plus femmes. Ou bien une coupe plus féminine, mais là elle n'est pas si jolie que cela. Sinon, vous pouvez faire dans la couleur, mais généralement pour travailler, c'est mieux d'y aller... mollo. Avec goût. »
Telle une enfant, la prostituée s'était lancée là-dedans comme dans un jeu particulièrement excitant, oubliant même sur le côté les états d'âme de son acolyte. Seulement, elle était tout de même pourvue d'une forte empathie, surtout lorsqu'on la comparait au reste des habitants de la ville sinistre de Chicago. Aussi, lorsqu'elle sentit Summer, à ses côtés, qui manquait tout à fait d'entrain, elle le sentit rapidement. Et de lui faire une tête de petit cocker, attendrissante et irrésistible. Comme qui dirait, she has no idea the effect she can have... Aussitôt, la blonde américaine lui adressa un sourire. « Oh non, ne t’inquiète pas, tu ne me déranges pas du tout. J’étais juste… Perdue dans mes pensées. » Avant d'ajouter, sur un ton d'excuse : « Excuse-moi, on peut se tutoyer ? Ce sera plus simple ? » De nouveau, les yeux de Bambie brillaient d'un plaisir simple. Il en fallait peu pour qu'elle soit heureuse depuis le décès de Kate. « Bien sur qu'on peut se tutoyer ! » Un petit rire lui échappa même. Aussitôt elle mit en pratique l'accord qu'elles venaient d'établir, s'adressantà la belle blonde comme à une amie de toujours. « Mais surtout, dis moi si tu préfères que je te laisse à tes pensées. Si tu veux, je peux te faire une sélection dans un magasin pour te laisser tranquille, puis tu choisis. Vraiment, je ne veux pas gêner. Seulement aider. » Accordant le geste à la parole, elle entra dans une boutique dont on ne voyait pas le fond.
Ce n'était ni les soldes, ni une période d'achat particulière, et pourtant les deux jeunes femmes eurent du mal à se frayer un chemin parmi les rayons de vêtements, les clientes et les vendeurs un peu trop insistants au goût de Bambie. Elle, elle aimait qu'on lui fiche la paix, tout en étant disponible pour répondre sincèrement à ses questions : prix, matière, solidité, ainsi que la fatale question qui met systématiquement dans l'embarras : « ça me va, ce truc ? » Les hommes, généralement (et spécialement lorsqu'elle faisait ses achats de pute), avaient du mal à détacher leurs yeux des parties apparentes ou suggérées du corps de la demoiselle, et bégayait un « oui » qui la faisait éclater de rire. Le genre de plaisir de la vie dont elle se satisfaisait tout à fait. Dans la situation présente, Bambie s'était dirigée vers le rayon des vestes. Il s'agissait d'une pièce qu'elle appréciait fortement : elle avait le pouvoir de modifier tout à fait une silhouette. Cintrée, droite, large, sobre ou colorée, elle en proposa plusieurs modèles à Summer histoire de mieux comprendre encore les désirs de Madame.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» I Drive a Dream
» American Bully (Bones, Gunner's & Dolar's)
» A.D.D. (american dream denial) ✿ SUMMERetBAMBIE
» AMERICAN DREAM HORSE RANCH
» Naissance 2011 chez AMERICAN DREAM HORSE RANCH
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Closer to the edge :: 









 :: Centre commercial & loisir
-