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 | Sujet: The jealousy kill me. Sam 3 Sep 2011 - 14:49 | |
| Vanillé & Camilya.Je marche comme un zombie dans les rues de la ville. Pauvre gamine paumée qui ne sait pas où elle va. C'est un peu toute l'histoire de ma vie. Je ne sais jamais où je vais. Je marche sans but précis, je déambule parmi les passants. Certains sont pressés, ils courent presque pour se rendre au travail ou je ne sais où. D'autres prennent leur temps, ils n'ont que ça a faire. Ils n'ont pas une idée bien précise de ce qu'ils feront durant cette journée. Mais eux, ils ont déjà tout. Ils peuvent bien prendre une petite journée pour faire une promenade, c'est naturel. Et puis, il y a deux ou trois clochards qui passent parmi tout ce beau monde. Une bouteille à la main, ils rient, parlent bien trop fort, hurlent par moment et bousculent tout le monde. Les gens sont écœurés, cela se voit. Ils font des grimaces, se reculent de plusieurs mètres. Les femmes resserrent leur sac à main contre elles. La crainte et le dégoût. Voilà ce qu'ils font ressentir à toutes ces personnes. Aux yeux de tous, ils ne sont pas des hommes qui n'ont pas eu de chance dans la vie. Ils sont des déchets qui ne devraient même pas avoir l'autorisation de marcher sur le même trottoir qu'eux. Le monde est pourri. Et il y a moi qui marche en regardant les clochards. Je me demande si je ressemble à ça, parfois. Ou si plus tard, je risque d'être comme eux. Lorsque je ne pourrais plus rien faire. Quand je serais vieille et moche, les hommes ne voudront plus de moi. Je ne pourrais plus échanger mon corps contre de l'argent. Les bars n'accepteront plus une serveuse qui dépasse la quarantaine, et encore moins pour être strip-teaseuse. Non, il ne me restera plus rien. Juste mes yeux pour pleurer. Et encore, si je le fais. Mais pourquoi devrais-je être inquiète ? Avec toute la drogue que je prends, je crèverais probablement avant mes trente ans. D'ici là, j'ai encore des beaux jours pour être la putain de service. Je n'y prends aucun plaisir, qu'on ne se méprend pas. Cela me dégoûte au plus haut point de devoir me vendre. Mais après tout, c'est une façon comme une autre de gagner de l'argent. Et en plus, je rends service aux hommes insatisfaits. Beaucoup sont des hommes mariés, ils ne prennent pas la peine de retirer les alliances. Alors c'est ça, le mariage ? Être infidèle et voir les putes ? C'est encore plus pathétique que ce que j'avais pu imaginer. Mais moi, je m'en tape de leurs bonnes femmes. Ce n'est pas mon problème. On me paye, je couche, et l'histoire prend fin. L'homme rentre chez lui, et moi, je pars acheter ma dose. Tout le monde est heureux, finalement. Sans même m'en rendre compte, je me retrouve dans le quartier de Chinatown. Putain, qu'est-ce que je vais foutre ici, moi ? Ouais bon, il y a un parc pas loin, je vais m'y rendre et prendre le temps de faire le point sur l'existence misérable des êtres humains, qu'ils soient riches ou pauvres. Cela fera passer le temps. Vivre dans la rue, c'est chiant, vous pouvez me croire. Généralement, il n'y a vraiment rien à faire, et on se fait chier. Sauf quand on est totalement défoncé, là, on trouve toujours une occupation. Et là, ça va. J'ai un pétard dans la poche de ma veste, des clopes, tout va pour le mieux, j'ai du temps à tuer. De ce fait, je m'engage dans ce parc. Bordel, je me suis jamais rendu compte de la beauté du paysage, pourtant, ce n'est pas la première fois que je viens ici. Je devais être défoncer, c'est pour ça. C'est assez reposant, et en plus, il n'y a quasiment personne, c'est génial. Ne me reste plus qu'à trouver un endroit qui se trouve un peu à l'écart, et je pourrais commencer ma méditation. C'est une façon de parler, hein. Seulement, alors que je marche tranquillement, j'aperçois une silhouette au loin. Et celle-ci ne m'est pas inconnue, j'en suis certaine. Je change donc de direction et avance vers cette personne. Plus je m'approche, et plus je la distingue. Oh merde, pas elle. Je la hais. Pourquoi fallait-il que mon chemin croise le sien ? J'ose à peine y croire... J'accélère le pas, ne déviant pas un seul centimètre de ma trajectoire, et forcément, je la bouscule assez violemment, arborant un sourire narquois. « Tiens, je t'avais pas vu. » dis-je en prenant un air innocent alors que mon ton était plus qu'ironique.
Dernière édition par Camilya T. McKingsGreen le Jeu 8 Sep 2011 - 15:25, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Lun 5 Sep 2011 - 14:41 | |
| Camilya & Vanillé « Dis, tu fais quoi après le boulot, Vanillé ? » Relevant le regard, furtivement en souriant au barman du club, j’haussais vaguement les épaules en frottant alors les tables pour bien les nettoyer. Ce que je faisais après ? Rien… Rien, je me reposais encore et toujours de ce qu’il m’était arrivé, j’avais encore les marques sur mon visage que je cachais plus ou moins avec du fond de teint… Un violent bleu sur la pommette le tout accompagnée d’une méchante coupure faite par une putain de machette… J’essayais de ne plus y penser mais ce n’était pas chose aisée, c’était vraiment loin d’être une chose que l’on pouvait oublier… je n’étais pas de nature trouillarde, non, je n’avais pas peur qu’il revienne vers moi pour me frapper a nouveau ou bien même m’enlever et me séquestrer et me violer à nouveau, car j’étais une fille… Trop gentille, a tel point que je l’avais pardonné. Je lui avais pardonné de m’avoir fait subir tout ça… Trop bonne trop conne comme l’on dit si bien… Passant lentement ma langue sur mes lèvres, je relevais mon visage les cheveux tombant sur mon front souriant faiblement. « Je pense que je vais aller faire quatre courses histoire de pouvoir manger cette semaine… Et après je ne sais pas, je dois voir mon nouvel emploi du temps pour la fac et tout ce qui s’en suit quoi… Et toi ? » Demandai-je doucement en relevant un vague regard vers le bureau de Heath sachant pertinemment que je ne le verrais pas au vu de la vitre teinté, mais que lui s’il se trouvait devant pouvait me voir. Est-ce que j’avais peur qu’il me voit parler avec le barman de son club ? Pas le moins du monde, mais, je savais que depuis mon enlèvement il était… J’avais l’impression qu’il me surveillait, ou qu’il me faisait surveiller, je devenais surement parano, mais il était clair que je ne saurais jamais autant le remercier de m’avoir sorti de cet enfer… De m’avoir retrouvé… Et c’est ce qui faisait que je me sentais beaucoup plus proche de lui… Oui car je l’avais toujours considérais comme un frère, j’avais grandit avec lui pour la plus part du temps, il était toujours chez Nathanaël et moi lorsqu’il se droguait… C’était lui qui me forçait a faire mes devoirs quand je ne voulais pas et que Nath cédait à mes caprices… Avec Heath c’était loin d’être si facile. Caractère de cochon… Mais je l’en remerciais franchement. Inspirant longuement en passant à une autre table, je mis les chaises à l’envers dessus pour libérer le sol, avant d’attraper le seau et d’aller vers l’évier pour le remplir plus ou moins d’eau chaude en y mettant le produit. Une fois fait je pris le balai pour le tremper dedans et bien mélanger le produit, essorant alors franchement celui-ci me mettant à nettoyer le sol avec conviction comme à mon habitude. « Ça te dirait qu’on aille boire un verre quelque part avant tes courses ? » surprise, soit j’étais folle soit il me faisait clairement des avances, souriant faiblement je relevais mon regard azur pour le regarder de façon douce et sincère. « Désolée, ça ne va pas être possible… Une autre fois d’accord ? » soufflai-je pour ne pas réellement le blesser non plus. Me lançant un sourire en hochant la tête il se remit à ranger le bar alors que je fis tout le sol. Une fois le ménage fait, je vis Heath descendre les escaliers pour parti du boulot a son tour. Rangeant rapidement le tout, je me pressais d’aller vers lui avant de l’attraper par le bras pour marcher avec lui dehors jusqu’à sa voiture. « Dors bien Heath… » Croisant son regard quelque peu froid, je lui fis un franc sourire en le regardant de façon tendre et amicale. « Hum, hum… Toi aussi Vanillé, lâche mon bras avant que je ne marque ton autre joue ! » Riant franchement en lâchant son bras je m’avançais vers lui pour déposer un doux baiser sur sa joue. « Rabat joie ! A demain ! » Partant tranquillement a ma voiture, tout comme lui, je filais alors chez moi pour dormir un peu. Une fois quelques heures de sommeil passés, je me pressais de me laver me fixant alors longuement devant le miroir, j’avais encore des violentes traces de brulure sur le corps. Touchant mon ventre, n’ayant encore qu’un petit embryon en moi je souriais faiblement. Dix sept ans… Faite des gosses… J’assumais parfaitement cet enfant et ne souhaitait en aucun cas avorter… Enfilant un jean slim de couleur gris, je mis un débardeur blanc ainsi qu’une chemise rouge a carreau gris la laissant ouverte. Mes chaussures montante mise le jean mis dans les chaussures je pris mes clés, mon sac et fila alors en centre ville pour faire des courses. Après quelques minutes a faire les courses je mis le tout dans le coffre avant de partir faire un tour dans le parc du coin. J’en avais atrocement besoin, de prendre un peu l’air frais de la ville… Inspirant longuement en filant marcher quelque peu dans le parc, les mains dans les poches je me stoppais au bout d’un moment regardant alors le paysage en repensant à ses derniers jours ou tout était… confus et brouillé dans ma tête. Entendant vaguement des bruits de pas, je ne me méfiais même pas en fermant brièvement les yeux profitant de la légère brise qui s’immisçait dans ms cheveux avant d’être franchement bousculé. Manquant de tomber, mon corps franchement poussé plus loin, je me tournais en voyant une fille brune, pas n’importe qu’elle fille brune… « Tiens, je t'avais pas vu. » Comment elle s’appelait déjà ? Je ne l’avais vu que deux ou trois fois il y a plus de cinq ans, et franchement elle n’avait pas changé… Quoi que… elle, elle se droguait toujours apparemment… Il était clair qu’elle était loin d’être comme son grand frère… Contractant ma mâchoire en souriant faiblement, je ne l’avais jamais… réellement connu, mais bizarrement j’avais toujours ressenti un malaise entre elle et moi. Lequel ? Je n’en savais foutrement rien. « Camilya McKingsGreen… ça fait combien de temps ? Cinq ans ? Par là… » Marmonnais-je en enfouissant encore plus mes mains dans mes poches. Elle avait l’air en piteuse état. Droguée… En manque ? Je n’en savais foutrement rien, mais en tout cas elle était franchement bien atteinte la pauvre… Inspirant longuement en la détaillant longuement de haut en bas je fis légèrement claquer ma langue sur mon palet avant de plonger mon regard azur dans le sien… tout aussi bleu. « Toujours aussi droguée a ce que je vois… Dis-moi, qu’en pense Heath quand il te voit ? » Faire la conversation, très peu pour moi… Encore plus depuis mon enlèvement, ou j’étais devenu un tantinet agressive et sur la défensive, Peter m’avait a jamais changé… |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Jeu 8 Sep 2011 - 15:23 | |
| Vanillé & Camilya.Je ne comprendrais jamais. C'est impossible. Comment le pourrais-je ? Non, je ne peux pas me comprendre, je sais que c'est débile, mais il en est ainsi. Mes réactions sont toujours étranges, et les gens ne peuvent pas toujours me suivre. Je peux être un véritable petit ange, je peux être la fille la plus gentille du monde. Mais plutôt que d'être ainsi, je fais l'inverse. Je suis détestable et tous doivent me haïr pour ce que je suis. Je le vois bien. Les yeux ne mentent pas, ils ne le peuvent pas. Bien que certaines personnes sont capables de faire semblant, comme moi. Je ne montre jamais rien, j'ai trop peur. C'est tellement con comme raisonnement. Je vis dans la rue, je me drogue, et pourtant, j'ai peur de ce que les gens diraient de moi. Parce que, malgré tout, cela reste blessant de se rendre compte que tous jugent sans connaître. Je ne vais pas leur jeter la pierre, ils sont en droit de le faire. Après tout, qui perdrait son temps à vouloir connaître une putain de junkie ? Personne, inutile de se voiler la face. Alors, je traîne ma misère comme les prisonniers, dans le temps, traînaient ce boulet accroché à leurs pieds. C'est la même chose, je me sens prisonnière, et je suis incapable de faire autrement. Je n'ai pas ce courage, je ne suis pas aussi combative que ce que je laisse paraître. Dans le fond, je ne suis encore qu'une petite fille qui souffre de l'abandon des gens que j'ai aimé. En commençant par mes parents. Bien sûr que je les aimais, quand j'étais encore gamine. Mais avec le temps, je me suis bien rendue compte qu'ils en avaient rien à foutre de moi ou de ma vie. Pour preuve, ils m'ont mise dehors. Mais ce qui me reste le plus en travers de la gorge, c'est le départ de Louisa. Cette nourrice, cette mère, mon tout. Je l'avais pourtant dis. Si je la perds elle, je perds tout. Et c'est bien ce qui est arrivé. Si elle avait été encore présente, jamais je ne serais devenue une droguée. Malheureusement, on ne peut pas refaire le passé, on ne peut vivre que le présent et ça me tue. Ça me tue autant que cette jalousie que je ressens envers cette Vanillé. Elle, elle est proche de Heath. Lui, mon frère, la dernière personne qui me reste en ce monde pourri. Mais lui, il me déteste, il voudrait que je sois morte. Et elle, il la tolère. Putain, mais qu'est-ce que j'ai raté ? Qu'est-ce que j'ai fais de mal ? Il m'est venu en aide, lui, quand j'allais mal ? Non, il est parti, il m'a abandonné, comme tous les autres. D'accord, il appelait de temps à autre pour avoir de mes nouvelles, mais ce n'était pas assez. Ce n'était pas ce que je voulais. J'avais besoin de lui, j'avais besoin de ce grand frère. Mais maintenant, je suppose que c'est celui de cette blondasse. Elle doit certainement être mieux que moi, cela ne fait aucun doute dans mon esprit. Alors, je n'ai nullement l'envie d'être sympathique. « Camilya McKingsGreen… ça fait combien de temps ? Cinq ans ? Par là... » Un léger sourire étire mes lèvres. Ouais, ce doit être ça. Après tout, j'en sais fichtrement rien, je ne compte pas les années, moi. Et puis, elle ne me manquait pas, et je ne peux pas dire que je la connaisse vraiment. Donc franchement, je m'en fiche d'elle. « Ouais, quelque chose comme ça. » dis-je en haussant les épaules, prouvant que je m'en contre fous comme de ma première chaussette. Finalement, elle m'ennuie déjà. Moi, je voulais juste la faire chier un peu, pas qu'elle se lance dans une discussion. En parlant de ça... « Toujours aussi droguée a ce que je vois… Dis-moi, qu’en pense Heath quand il te voit ? » J'ancre mon regard dans le sien, conservant ce petit sourire narquois sur les lèvres. Ce qu'il en pense ? Elle a qu'à lui demander, puisqu'elle le connaît si bien. Mais, je ne suis pas là pour lui dire, et il est hors de question qu'elle perçoit cette jalousie qui me crève le cœur. « J'en sais rien, et très franchement, j'en ai rien à foutre. » lâchais-je sur un ton froid et ironique. Bien sûr, c'est un mensonge, mais je préfère qu'on me coupe un membre plutôt que de lui dire la vérité. J'ai pas envie de passer pour une pauvre fille qui chiale que son frère ne l'aime pas. « Et de toute façon, qu'est-ce que ça peut bien te faire ? » demandais-je en roulant des yeux. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Jeu 8 Sep 2011 - 23:56 | |
| Camilya & Vanillé « Ouais, quelque chose comme ça. » La regardant longuement, interceptant son haussement d’épaule, je ne pu m’empêcher de rire brièvement avant de m’amuser avec mon piercing lingual. Le faisant passer entre mes dents à plusieurs reprises, je ne la quittais pas du regard en croisant mes bas sous ma poitrine tout en frissonnant longuement. Il y avait mieux quand même que de tomber sur elle… Surtout en ce moment je n’avais vraiment pas l’envie de me pendre la tête, j’avais assez de problème comme ça… « Dommage que tu sois venue dans ce parc, surement pour te taper un joint quelconque ou bien un petite piquouse ? Si tu avais lutté contre l’envie de drogue, tu ne m’aurais pas croisé, allez, avoue tu t’en serais mieux porté… » Soufflai-je l’air de rien en lui lançant un regard quelque peu taquin tout en souriant de façon ironique. C’est fou comme cette fille me changeait du tout au tout… Lui demandant ce que Heath pensait d’elle, je pus voir alors son sourire narquois, plongeant alors mon regard bleuté dans le sien tout aussi bleuté. Elle avait les yeux bleu comme Heath, mais dieu qu’ils étaient totalement différent… Le jour et la nuit, comme quoi on peut être frère et sœur sans pour autant se ressembler pour autant… « J'en sais rien, et très franchement, j'en ai rien à foutre. » Haussant un sourcil en la regardant longuement, je n’avais jamais réellement compris pourquoi Camilya était froide avec moi. C’était très ambigüe, oui je le savais mais c’était quoi le souci ? Je savais que Heath ne l’a porté pas dans son cœur, ce que je pouvais comprendre puisqu’elle se droguait toujours. En fait, le problème était là… Elle se droguait et il aurait aimé, j’en suis sûre, qu’elle cesse la drogue, et qu’elle devienne une fille normale, une sœur normale à ses yeux. J’étais attentive à Heath, il ne parlait pas mais, j’arrivais quand même a savoir ce qu’il pouvait bien penser… C’est ça quand on grandit avec une personne, on apprend à la connaitre rien qu’au regard, pas besoin de parler… Vraiment pas besoin… « Et de toute façon, qu'est-ce que ça peut bien te faire ? » que j’aimais son ton, j’aimais vraiment son ton qu’elle utilisait avec moi. Bien entendu c’était de l’ironie… Mais c’était Camilya, elle était ce qu’elle était malheureusement. Soupirant faiblement en passant une main dans mes cheveux je la détaillais longuement du regard, elle était vraiment mal en point, il n’y avait pas photo de ce point là. Sale, très sale, des cheveux gras, des habits plutôt vieux, mal en point, on aurait pu croire à une sdf, tout simplement, ni plus ni moins. Elle me faisait pitié à la vérité. Oui c’était cela, quand on la voyait elle n’inspirait rien d’autre que de la pitié. C’était le jour et la nuit entre elle et Heath, et le connaissant il devait franchement l’ignorer, pour ne pas dire clairement la renier de sa vie. Il pouvait se montrer vraiment mauvais quand il s’agissait de son image et je pouvais le comprendre, je le comprenais car c’était lui, il était lui et on ne pouvait pas le changer pour autant, chose dommage je l’accorde car nous ne sommes pas tous parfait, lui-même le premier ne l’était pas. Il était loin de l’être, personne ne pouvait être parfait de toute façon. « Toi rien à foutre ? Quel langage… si délectable… On boirait tes paroles… » soufflai-je doucement. Je me montrais froide avec elle, c’était bien la seule… Pourquoi ? Je n’e savais rien, car je sentais qu’elle ne m’aimait pas, pourtant j’avais bien pardonné Peter de m’avoir violé et battue… Mais elle pourquoi je n’arrivais pas à ne pas lui en vouloir ? Je me le demandais bien… « Ce que ça peut me faire ? Tout simplement le fait que j’aime savoir Heath heureux… Je tiens à lui, il est comme un frère pour moi… Et toi tu te drogues… On sait toutes les deux qu’Heath n’aime pas les gens qui se droguent… tu pourrais tellement être mieux sans la drogue… Être enfin quelqu’un… Pourquoi tu ne suis pas l’exemple de ton frère ? Trouver le courage de stopper ces merdes… Il y a des associations, des gens qui peuvent t’aider gratuitement… Regarde-toi… » soufflai-je lasse en lui lançant un regard quelque peu agacée avant de sourire faiblement, comme si j’essayais d’être un tant soit peu aimable avec elle. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Mer 14 Sep 2011 - 14:33 | |
| Vanillé & Camilya.« Dommage que tu sois venue dans ce parc, sûrement pour te taper un joint quelconque ou bien un petite piquouse ? Si tu avais lutté contre l’envie de drogue, tu ne m’aurais pas croisé, allez, avoue tu t’en serais mieux porté… » Un mince sourire vient naître sur mes lèvres. Elle pense vraiment que je lui accorde autant d'importance ? Et bien elle se trompe. Je me fiche bien de cette Vanillé et encore plus de la croiser. Même si cela me dérange assez, je l'avoue tout de même... Simplement parce que je la déteste, et ses propos confirment mon ressentiment envers cette jeune femme. Je sais que cela est en partie de ma faute. Si j'avais une vie plus stable et saine, mon frère me verrait d'une autre manière, et je ne serai plus celle qu'il aimerait voir morte. Malheureusement, j'ai pris un autre chemin, et aujourd'hui, j'en paye le prix fort. Mais je cache ma tristesse aux gens, bien que la dernière fois, mes larmes ont eu raison de moi. Je déteste cela. Lorsqu'on se rend compte que je suis encore capable de sentiment humain. « Tu sais pas ce que je fais ici, donc la ferme. » finis-je par dire en levant les yeux au ciel. A la base, je suis ici sans aucune raison particulière. Je ne sais même pas comment j'ai fais pour être là. Certes, j'ai un joint dans ma poche et je le fumerais certainement après, mais cela ne regarde que moi... « Et je m'en tape de voir ta face. T'es pas le centre du monde, Blondie. » lâchais-je ironiquement en la regardant étrangement. Et voilà que cette cruche me parle de Heath. J'avais pas besoin de ça, et surtout pas aujourd'hui. Elle m'agace, c'est dingue. J'aurais presque envie de lui coller ma main dans la figure, mais je me retiens, et me comporte comme une personne civilisée... ou presque. Qu'on ne se voile pas la face, je me montre vulgaire et grossière, mais je n'ai pas d'autres choix. Lorsqu'une personne m'énerve, je ne peux pas être gentille, douce et adorable, je suis tout le contraire. Et quand bien même, je n'ai pas envie de faire le moindre effort avec cette fille. Qu'elle brûle en enfer, ça me conviendrait très bien. « Toi rien à foutre ? Quel langage… si délectable… On boirait tes paroles… » Je soupir en ancrant mon regard dans le sien. Si elle pense que cela me fait quelque chose, elle se trompe. Elle peut être autant ironique qu'elle le souhaite, cela ne me touchera pas. Peu de personnes arrivent à m'atteindre, et Vanillé n'en fait pas partie. Du moins, j'aurais peut-être un élan d'humanité si elle ferait un malaise devant moi ou qu'elle se ferait renverser. Là, je réagirais certainement, parce que je ne suis pas non plus un monstre. D'accord, je disais qu'elle pouvait brûler en enfer, mais c'est une façon de parler. « Ce que ça peut me faire ? Tout simplement le fait que j’aime savoir Heath heureux… Je tiens à lui, il est comme un frère pour moi… Et toi tu te drogues… On sait toutes les deux qu’Heath n’aime pas les gens qui se droguent… tu pourrais tellement être mieux sans la drogue… Être enfin quelqu’un… Pourquoi tu ne suis pas l’exemple de ton frère ? Trouver le courage de stopper ces merdes… Il y a des associations, des gens qui peuvent t’aider gratuitement… Regarde-toi… » Sans que je puisse faire autrement, je baille et regarde un peu autour de moi. Encore un peu et je verserais une ou deux larmes, tiens. Sérieusement, je m'en fiche de ce qu'elle pense ou dit. Et bien évidemment que je sais que mon frère n'aime pas les gens qui prennent de la drogue. Et bien sûr que je serai mieux sans la drogue. Quelle cruche, cette fille ! Elle pense peut-être m'apprendre la vie ? Mais qu'elle aille se faire voir. « Comme c'est touchant... J'en aurais presque les larmes aux yeux. » répondis-je non sans ironie en roulant une nouvelle fois des yeux. « Ma pauvre fille, tu penses vraiment tout savoir, pas vrai ? Mais tu ne sais rien, donc tes conseils de merde, tu te les gardes et tu les offres à une autre personne. » glissais-je passablement agacée. Je n'ai pas envie d'entrer sur ce terrain, et surtout pas avec elle. De toute façon, cela ne changerait strictement rien. Je n'accepte pas tous les conseils que l'on me donne. Et comme ça vient de cette fille, cela ne passe pas du tout. Je ne peux pas aller contre ma rancœur envers elle, je n'y peux rien. Et étrangement, je me dis que dans d'autres circonstances, j'aurais pu l'apprécier. Mais si le monde était parfait, cela se saurait. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Mer 14 Sep 2011 - 17:26 | |
| Camilya & Vanillé « Tu sais pas ce que je fais ici, donc la ferme. » Depuis quand on me donnait des ordres ? Jamais, jamais on ne me donnait des ordres, la seule personne qui avait pu m’en donner avait été Peter… Ce type était toujours en moi et pas qu’un peu… Puisque j’étais enceinte de lui… Pourquoi je pensais à lui en ce moment précis ? Alors que je devrais m’énerver contre celle fille qui me débectait au plus haut point… Mais le respect que j’avais pour Heath allait aussi pour sa sœur… Par respect pour lui je n’allais quand même pas m’énerver contre sa sœur et avoir des ennuis avec elle… Même s’il ne parlait plus à sa sœur, je ne voulais pas non plus créer d’autres problèmes au sein de la famille McKingsGreen… « Et je m'en tape de voir ta face. T'es pas le centre du monde, Blondie. » Haussant un sourcil en riant franchement, je cru rêver. Non mais sérieusement ? Moi le centre du monde ? Mais elle se prenait pour qui ? Pourquoi être de la sorte ? Elle voulait toujours donc répondre et avoir le dernier mot ? Elle était bel et bine la sœur de Heath pas de souci de ce point là ! Ils se ressemblaient plus qu’ils ne le pensaient… J’essayais tant bien que mal de faire abstraction a ce surnom puéril… blondie… blonde mais largement moins conne qu’elle au vu de mes deux ans d’avances… elle, elle avait combien d’années de retard ? Avait-elle au moins le bac ? J’en doutais fortement… « Evite de me donner des ordres… Et le respect tu connais ? Ou tu es trop inculte pour savoir ce que c’est ? » Demandai-je quelque peu curieuse, pour lui faire comprendre qu’elle ferait mieux de pas trop l’ouvrir avec moi. Autant j’étais de nature gentille, autant là, depuis un certain temps j’étais au bord de l’explosion… « T’es vraiment Pathétique… Je comprends pourquoi Heath a honte de toi et te renie, t’es juste une droguée de plus dans ce monde, un déchet de la nature en quelque sorte… » Crachai-je en la regardant de haut en bas de façon haineuse et blasée. Non mais vraiment, elle n’en valait pas la peine… C’était dans un sens dommage… Parlant alors de Heath, j’essayais de lui faire comprendre que le fait qu’elle se drogue n’arrangerait rien avec Heath… Il était comme ça, je le trouvais un peu abusif pour le coup, mais c’était Heath, on ne pouvait pas le changer, personne… Il suivait ses idées, ses convictions et point barre… Autant dire qu’elle n’était pas prête d’avoir un grand frère a son écoute et pour un tout tas d’autre chose… « Comme c'est touchant... J'en aurais presque les larmes aux yeux. » Levant les yeux au ciel je croisais lentement les bras sous ma poitrine pour la regarder longuement. Autant je supportais Heath autant elle, pas du tout… Bizarre non ? « Ma pauvre fille, tu penses vraiment tout savoir, pas vrai ? Mais tu ne sais rien, donc tes conseils de merde, tu te les gardes et tu les offres à une autre personne. » Vulgarité, provocation, mal être, pathétique et j’en passe… C’était vraiment la première personne sur cette terre que je haïssais… Pourquoi ? Je n’en savais foutrement rien, surement parce qu’elle-même ne m’aimait pas ? Je n’en savais trop rien mais c’était déroutant d’être détesté sans raison… Soufflant de façon lasse, car oui, cette fille me lassé plus qu’autre chose, je fis claquer ma langue contre mon palet en plissant les yeux. « Je ne dis pas que je sais tout, je dis simplement ce que je pense… Tes parents sont des cons, il est clair qu’ils auraient pu faire des efforts pour vous trois… Trois gosses, trois gosses drogués, dont une morte… Je peux comprendre ton mal être, il est surement le même que Heath quand il venait chez moi se droguer sous mes yeux… Je veux simplement te dire Camilya, bouge ton cul ! T’as quoi ? Dix sept ? Dix huit ans ? On a le même âge non ? Tu devrais profiter de ta jeunesse, t’amuser, pas te droguer… Il me semble que tu avais cessé à un moment non ? Pourquoi ne pas avoir tenu ? C’est simplement dommage, car même si tu fais ta fière… Au fond, tu sais qu’être dépendante de cette merde te gonfle… » Poussant un franc soupire lasse, je fis demi tour en partant. Un pas, deux pas, franchement a quoi bon parler avec elle ? Mais pourtant quelque chose m’arrêta. Me laissant tomber contre un arbre, je posais mon dos contre le tronc de celui-ci sortant alors mon paquet de clope le lui tendant. « Tiens, j’arrête de fumer, ça te servira… » |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Jeu 29 Sep 2011 - 15:01 | |
| Vanillé & Camilya.« T’es vraiment Pathétique… Je comprends pourquoi Heath a honte de toi et te renie, t’es juste une droguée de plus dans ce monde, un déchet de la nature en quelque sorte… » Bien que je n’en montre rien, ces mots me font toujours affreusement mal. Parce que j’aimerais que tout soit différent avec Heath. J’aimerais que mon frère le redevienne. Et je sais que cela n’arrivera pas à cause de la drogue. Je ne voulais pas tout foutre en l’air. Mais je lui ai dis, à lui. Je lui ai dis pourquoi tout avait recommencer. Parce que j’étais seule, cruellement seule. Moi, je voulais juste qu’on m’aime. Putain, c’est pourtant pas si difficile que ça à comprendre. Mais à la place de cela, je n’ai jamais rien eu. De l’indifférence, voilà tout. Bien évidemment, ils ne sont pas entièrement responsable. J’ai les moyens de m’en sortir, je pourrais vraiment le faire. Mais à quoi bon ? Est-ce que cela me rendra toutes les années perdues ? J’en doute fortement. Je ne lui réponds pas... Je risquerais de perdre le contrôle et ma main irait directement sur sa joue. Je ne veux pas me battre, pas aujourd’hui, je suis fatiguée. Épuisée de cette vie et de ce monde. Et puis, la discussion se poursuit sur ma dépendance à la drogue. Elle parle beaucoup, je ne le savais pas, tiens. A y réfléchir, j’aurais peut-être mieux fait de l’éviter, finalement. Parce que là, ça en devient presque énervant. « Je ne dis pas que je sais tout, je dis simplement ce que je pense… Tes parents sont des cons, il est clair qu’ils auraient pu faire des efforts pour vous trois… Trois gosses, trois gosses drogués, dont une morte… Je peux comprendre ton mal être, il est surement le même que Heath quand il venait chez moi se droguer sous mes yeux… Je veux simplement te dire Camilya, bouge ton cul ! T’as quoi ? Dix sept ? Dix huit ans ? On a le même âge non ? Tu devrais profiter de ta jeunesse, t’amuser, pas te droguer… Il me semble que tu avais cessé à un moment non ? Pourquoi ne pas avoir tenu ? C’est simplement dommage, car même si tu fais ta fière… Au fond, tu sais qu’être dépendante de cette merde te gonfle… » Une morte... Pendant un moment je bloque sur ces deux mots. Elle parle de ma grande sœur. De Cassie. Je ne veux pas qu’on m’en parle. Ça me fout la rage ! D’accord, je n’ai jamais été proche de ma sœur, mais elle l’était quand même... Et puis, je me sens coupable, un peu. Sa mort, je ne l’ai pleuré qu’une seule fois. Je trouvais ça tellement ridicule de pleurer un mort. Et je n’avais plus assez de force pour le faire. Et pourtant, à l’heure actuelle, j’aurais aimer qu’elle soit là. Peut-être qu’elle aurait réussi à s’en sortir, je ne sais pas... Dans un monde parfait, cela aurait été le cas. Nous aurions pu être heureux, vraiment. « Ne parle pas de Cassie... Parle de tout ce que tu veux, mais ne parle jamais d’elle. Jamais. » répliquais-je simplement. Ce n’était pas une menace ou quelque chose comme ça, mais je ne veux pas qu’on parle d’elle. Qu’on laisse ma sœur reposait en paix. Là où elle est, elle doit se sentir bien. C’est ce que je préfère me dire quand je ne vais pas bien... Ridicule, je sais. « Pourquoi je n’ai pas tenu ? » Un léger rire m’échappe sans que je puisse faire la moindre chose pour le contrôler. « Parce que justement, mes parents sont des cons. Ils n’ont jamais rien compris, comme les autres. Ça paraît si facile à dire comme ça... Arrête la drogue, amuse-toi, profite de ta jeunesse... Mais putain, non, ce n’est pas aussi simple. Si tu savais... » Je m’arrête brusquement, inutile d’en dire davantage. C’est souvent ce que je fais. Je commence une phrase et m’arrête net ensuite. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai déjà dis toutes ces choses. Oh, je suis sensée la haïr, pas être en pleine conversation avec elle... et pourtant. Lorsqu’elle s’éloigne, je ne dis rien. Mais lorsque je vois Vanillé contre l’arbre, une légère pointe d’inquiétude m’envahit. Merde, elle va faire un malaise ? Je l’ai dis, je ne suis pas un monstre et je suis capable d’être inquiète pour les autres, même pour elle... Je m’avance de quelques pas, et elle me tend son paquet de clope. « Tiens, j’arrête de fumer, ça te servira… » J’arque un sourcil sans comprendre. OK, c’est quoi le piège ? Je fais tellement pitié qu’elle m’offre des clopes ? Ouais, je m’en tape. Je me saisis du paquet, le regarde et repose ensuite mon regard sur elle. « Quand une nana arrête la clope... Soit elle flippe de choper une maladie, comme les autres... Soit elle est en cloque. Donc toi... Tu flippes ou t’es en cloque ? » demandais-je simplement. Pour une fois, mon ton n’est pas méchant ou ironique, ce qui est rare. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Sam 1 Oct 2011 - 1:39 | |
| « Ne parle pas de Cassie... Parle de tout ce que tu veux, mais ne parle jamais d’elle. Jamais. » La regardant rapidement, je compris qu’elle était tout comme Heath qui avait beaucoup de mal a parler de sa sœur lui aussi. Lui c’était beaucoup plus compréhensible puisqu’il avait été réellement proche d’elle. Je n’avais jamais eu souvenir de voir les trois complices. Mais j’étais petite à l’époque, alors autant dire que j’avais aussi du mal… Mais ça c’était un tout autre souci qui ne me regardait en aucun cas. « Pourquoi je n’ai pas tenu ? » Tendant l’oreille pour l’écouter et savoir alors les raisons de sa non tenues, je la fixais longuement, détaillant son corps de bas en haut, essayant comme de la faire familière à mes yeux, mais dans le fond, elle ne le sera jamais. [/color=white]« Parce que justement, mes parents sont des cons. Ils n’ont jamais rien compris, comme les autres. Ça paraît si facile à dire comme ça... Arrête la drogue, amuse-toi, profite de ta jeunesse... Mais putain, non, ce n’est pas aussi simple. Si tu savais... »[/color] Si je savais… Et si elle, elle savait que je m’étais déjà droguée… Je n’étais pas une sainte ni touche non plus, j’avais déjà gouté a la drogue et pas qu’une fois… Je savais très bien ce que c’était, même si je n’étais pas en cas de dépendance forte, j’avais déjà ressenti l’envie de me droguer à nouveau, mais je ne l’avais pas fait pour autant. Nous étions tous tellement différent, on ne réagissait pas forcément de la même façon, pour une même chose.
Certains peuvent se droguer tous les jours et arrêter du jour au lendemain sans aucun souci, les mystères de la vie, comme j’aimais à le dire. Inspirant longuement en passant brièvement ma langue sur mes lèvres j’enfouissais mes mains dans mes poches en la fixant longuement. « Je ne parlerai plus de ta sœur… Mais malheureusement son sujet n’est pas inévitable, il faut en concevoir, mais je te comprends parfaitement… » Lâchai-je doucement sachant pertinemment ce que c’était que de perdre une sœur. Sauf que moi j’avais perdu un frère. A la vérité, il avait disparue peu de jour après l’enterrement de Cassie… Mort ? vivant ? Je n’en savais foutrement rien et c’était vexant et blessant à la fois. « Tes parents ne vivent qu’à travers leurs images… Ils ne pensent qu’à leurs gueules… ça ce n’est pas nouveau… Mais tu sais… Tu as su arrêter une fois… Tu peux le refaire, il te suffit d’avoir plus de soutiens… Si tu montre à Heath que tu vas en centre de désintox, il t’accordera, je pense, plus d’attention… Demande-lui d’être présent une fois sortie… Je suis sûre qu’il le ferait, tu es sa sœur… Dans son cœur de pierre il doit t’aimer… » soufflai-je doucement en la regardant longuement de façon tendre et amical. Je savais que Heath dans le fond, n’était pas si méchant que cela, alors autant dire que si elle décrochait, une fois sortie, il pourrait être présent et je pourrais le pousser à l’être je pense. Après tout, il m’aimait bien avec tout ce qu’il avait fait pour moi. Mais je savais que tout était différent lorsqu’il s’agissait de drogue… Heath était tellement compliqué…
Même au bout de dix ans, j’avais encore du mal à le cerner, mais dans un sens c’est ce qui faisait son charme et sa façon d’être. Me reculant lentement partant loin d’elle, je me laissais alors tomber contre un arbre l’air de rien sortant alors mon paquet de clope. Le lui tendant, je lui annonçai tout simplement que je cessais de fumer et par conséquent lui donné mon paquet. S’approchant de moi pour me le prendre, je laissais tomber mon bras le long de mon corps en souriant faiblement. « Quand une nana arrête la clope... Soit elle flippe de choper une maladie, comme les autres... Soit elle est en cloque. Donc toi... Tu flippes ou t’es en cloque ? » Droguée, mais pas stupide pour autant, dans un sens tant mieux pour elle, ça prouvait qu’elle n’était pas si débile que la plus part des drogués. Posant bien ma tête contre l’arbre, je fixais le ciel étoilés des nuages parsèment le ciel cachant alors les étoiles de temps à autre. Que répondre ? La vérité ou pas ? De toute façon, un jour ou l’autre les gens verront que je suis enceinte… ça ne passe pas inaperçu ce genre de chose… Passant rapidement ma langue sur mes lèvres, un léger sourire au bout de celle-ci, je détournai mon regard vers elle, pour la fixer quelques secondes avant de regarder à nouveau le ciel. « En cloque comme tu dis si bien… » Soufflai-je doucement en repliant les jambes vers ma poitrine, posant mes avants bras sur mes genoux réfléchissant a cette chose que j’avais en moi, ce petit embryon. Ce n’était pas tous les jours faciles… Vraiment pas… ça n’avait jamais été facile de toute façon. Je ne me voyais pas mère du tout, mais je ne me voyais pas avorter pour autant, je le voulais cet enfant, je le voulais, comme pour garder une part de Peter… Bizarre hein ? Oui très bizarre. J’étais une fille bizarre de toute façon. « Hum… Je ne flipperai jamais, de toute façon, des non fumeurs crèvent bien d’un cancer… Alors autant fumer… » Rajoutai-je en pensant a l’injustice des pauvres gens qui meurent, de cancer sans avoir fumer ou de cirrhose sans avoir bu une seule goutte d’alcool. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Lun 24 Oct 2011 - 16:22 | |
| Vanillé & Camilya.Je ne supporte pas lorsque l’on parle de Cassie. Certes, je n’étais pas proche d’elle, je ne lui parlais quasiment jamais. Nous avions plusieurs années de différence, et moi, j’étais toujours dans les jupes de Louisa. Mais elle était ma sœur, et malgré tout, j’aurais aimé la connaître bien davantage. Je ne vais pas prétendre que je pense très souvent à elle ou que je la pleure tous les jours. Mais au fond de moi, j’en souffre. Je souffre de cette perte à cause de nos parents. Ils n’ont rien fais pour lui venir en aide et à cause d’eux, elle est morte. Je me souviendrais toujours de cette fameuse journée où j’ai appris sa mort et le reste. C’était comme si le monde ne tournait plus rond. Tout s’effondrait. Je pensais seulement que mes parents n’étaient pas très présent et que Cassie avait fait quelque chose de vraiment mal... Mais en apprenant la vérité, cette haine envers eux a grandit en moi. Jusqu’à ce que je fasse comme mes deux aînés et que je plonge dans la drogue. Ils sont responsables, et je le suis également. Il me serait bien trop facile de tout mettre sur leur dos. « Je ne parlerai plus de ta sœur… Mais malheureusement son sujet n’est pas inévitable, il faut en concevoir, mais je te comprends parfaitement… » Je serre légèrement la mâchoire. Je sais qu’il n’est pas inévitable, mais c’est encore trop tôt. Ce ne fut que le premier abandon parmi tant d’autres. Difficile de l’accepter malgré les années. « Je le sais... Mais disons que... Enfin, puisque tu sembles comprendre, tu dois savoir pourquoi c’est autant difficile. » finis-je par dire en perdant un petit peu mes mots. Chose étrange, à ce moment précis, je ne ressentais plus aucune haine envers Vanillé. Je ne me l’explique pas, mais il faut dire que je change souvent d’avis, aussi. « Tes parents ne vivent qu’à travers leurs images… Ils ne pensent qu’à leurs gueules… ça ce n’est pas nouveau… Mais tu sais… Tu as su arrêter une fois… Tu peux le refaire, il te suffit d’avoir plus de soutiens… Si tu montre à Heath que tu vas en centre de désintox, il t’accordera, je pense, plus d’attention… Demande-lui d’être présent une fois sortie… Je suis sûre qu’il le ferait, tu es sa sœur… Dans son cœur de pierre il doit t’aimer… » J’aimerais y croire à ses belles paroles. Au fond de moi, je l’espère depuis des années, depuis tout ce temps. Mais je doute que Heath m’aime encore après tout ce que j’ai fais. Notre dernière rencontre le prouve. Il me crache tout le temps son mépris à la figure. Je le dégoûte. Et dans un sens, je parviens à le comprendre. J’en pleurerais presque, mais je n’ai pas envie de paraître plus pathétique que je le suis déjà. Et pourtant, j’y songe de plus en plus à ce que Vanillé vient de dire. Ça me trotte dans la tête parfois... Mais seule... Ce n’est pas facile. « Je ne sais pas... J’y pense parfois, je l’admets... Mais j’ignore si cela changerait vraiment quelque chose ou non... Je foire toujours tout ce que j’entreprends... Il est difficile de tout reprendre depuis le début. » répondis-je en regardant au loin. Car même si je le faisais, rien ne m’assure que mon frère serait présent pour moi. La première fois déjà, il ne l’était pas tant que ça, et c’est bien pour cette raison que j’ai recommencé. J’étais seule, et c’était compliqué pour moi. Et puis, je la vois qui s’adosse contre un arbre et qu’elle me donne un paquet de cigarettes. Je m’approche et le prend en lui posant des questions. Il n’y a pas des milliers de raisons qui font qu’une personne cesse de fumer. Je la regarde sans rien dire, attendant qu’elle me réponde. Je fais tourner le paquet entre mes doigts. « En cloque comme tu dis si bien… » Je baisse mon regard vers elle, je ne m’en serais pas douté en la voyant, mais cela me surprend, autant le dire. Avoir un môme à cet âge, c’est toujours bizarre. Enfin, je ne sais pas... À sa place, je ne sais pas comment j’aurais réagis. « Hum… Je ne flipperai jamais, de toute façon, des non fumeurs crèvent bien d’un cancer… Alors autant fumer… » Un mince sourire étira mes lèvres durant quelques secondes avant que je hausse les épaules. C’est vrai, c’est superbement con. De toute façon, on peut crever à tout moment de la journée, alors une clope ne change strictement rien à la vie. « Un môme... Vive les responsabilités... Les nuits courtes... Les pleurs à trois heures du matin... Les réveils en fanfare... Les couches et le reste... Tu te sens vraiment prête pour ça ? » demandais-je par curiosité. J’essayais de comprendre ce qui motive une adolescente à vouloir être mère si jeune. « Et surtout, tu le veux vraiment ce mioche ? » Car là est bien la question le plus importante... Il n’y a rien de pire pour un enfant que de sentir qu’il n’était pas voulu. |
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 | Sujet: Re: The jealousy kill me. Jeu 27 Oct 2011 - 20:43 | |
| « Je le sais... Mais disons que... Enfin, puisque tu sembles comprendre, tu dois savoir pourquoi c’est autant difficile. » Lui lançant un regard attendrit, je croisais faiblement les bras sous ma poitrine signe comme quoi je me fermais plus ou moins dans la conversation, mais ce n’était pas non plus aussi facile que cela… Pousant un franc soupire comme pour chasser les mauvaises pensées, je détournais faiblement le regard. « Disons que… Mon frère, qui se droguait avec Heath a disparu peu de temps après… Enfin il y a cinq ans… Je ne sais pas s’il est vivant ou mort… Je n’en sais rien… Alors je vis la même situation voir pire car je ne saurais jamais… » murmurai-je doucement en soupirant quelque peu. Nous parlions d’un sujet sensible, la drogue nous avait enlevé à toutes les deux des êtres chers… Parlant par la suite d’elle, de la drogue, du fait qu’elle pouvait arrêter une seconde fois et y arriver, il suffisait d’avoir, je pense le soutiens de Heath dans un sens, mais je savais que là, rien n’était facile… « Je ne sais pas... J’y pense parfois, je l’admets... Mais j’ignore si cela changerait vraiment quelque chose ou non... Je foire toujours tout ce que j’entreprends... Il est difficile de tout reprendre depuis le début. » Soupirant doucement, je la fixais lentement en comprenant parfaitement ça douleur. Je pouvais la comprendre, j’avais perdu mon frère… Je ne savais même pas s’il était vivant encore et c’était surement ça le pire je pense… Mais elle, elle avait besoin de soutiens, et Heath n’était pas présent pour elle. Je pouvais autant le comprendre que la comprendre elle. C’était déconcertant… quand Je pense qu’elle avait réellement cessé à un moment… La mort de Cassie avait été un déclic pour Heath pourquoi pour Cam ça n’avait pas réellement marché ? Bonne question, nous réagissions chacun à notre façon.
« Je ne sais pas non plus… Mais sache qu’il y a des centres pour, il y a des gens qui sont là pour vous aider… Pourquoi tu ne vas pas en cure ? » demandai-je doucement en m’éloignant plus ou moins, je me laissais tomber contre un arbre en sortant mon paquet de clope. Le lui donnant, je lui fis comprendre alors que j’arrêtais la cigarette, chose à laquelle elle répliqua que soit j’avais peur d’un cancer, soit que j’étais en cloque. Maligne la petite. Je ne me cachais pas et lui avoua alors être enceinte. « Un môme... Vive les responsabilités... Les nuits courtes... Les pleurs à trois heures du matin... Les réveils en fanfare... Les couches et le reste... Tu te sens vraiment prête pour ça ? » Un léger rictus se logea sur mon visage. Elle était en train de m’écœurant des bébés pour le coup… Mais je ne voulais pas de cela… Je voulais le garder, je voulais l’assumer pleinement, même s’il était conçu par un viol… Un viol répétitif pendant une durée de trois longs jours. Fermant brièvement les yeux, je posais instinctivement ma main sur mon ventre comme pour avoir l’avis de cet embryon inexistant encore. Il était tout petit, tel la taille d’un petit pois… « Et surtout, tu le veux vraiment ce mioche ? » Plissant le nez, je relevais vaguement un regard vers la sœur de Heath. C’était bizarre que d’avoir une conversation de la sorte avec elle, oui terriblement bizarre. J’y avais tellement réfléchis à cette question, de savoir si oui ou non, je le voulais ce mioche, c’était bizarre de l’appeler le mioche d’abord… Il n’était encore rien et on le traitait déjà comme un moins que rien… Soupirant faiblement, j’haussais lentement les épaules, en baissant vaguement le regard. J’étais perdu, mais je ne me voyais pas avorter. Je me sentais prête à l’assumer, même si je n’avais pas beaucoup d’argent et que j’étais encore à la fac… Je savais que je pourrais parfaitement y arriver ! Je n’étais pas non plus née de la dernière pluie, je pouvais me montrer attentionnée et maternelle, je le savais parfaitement… Et puis si c’était un petit garçon je savais déjà son prénom… Et qui serait le parrain… « Je sais pas, j’ai pas trop le choix, mais oui, je suis prête, puis tu sais je dors pas beaucoup moi, donc ouais, couche et tout ça quoi… » Marmonnai-je doucement en penchant la tête en arrière frissonnant longuement, la chair de poule envahissant mon corps. « Je n’ai pas la tête à être mère hein ? Dix-sept ans, je t’accorde que c’est tôt… Mais je ne sais pas, j’ai un quelque chose en moi qui me dit de le garder, même si… C’est affreux… enfin dans le sens ou le père ne saura même pas qu’il sera père… » Pourquoi j’en parlais avec elle déjà ? Bonne question, car j’avais surement besoin d’en parler et qu’elle était là, et que merde ça faisait un bien fou de pouvoir parler librement de cette grossesse… |
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