Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Jeu 11 Aoû 2011 - 13:59
Les blessures d'amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites.
« Lent ? C’est pas mon genre. Je préfère aller droit au but et ce de façon rapide et précipité. Pas de temps à perdre. » Voyant son haussement d’épaule et le fait qu’il évitait mon regard montrait qu’il se fichait totalement du sujet. Super. Je venais de le lasser, et en plus il n’aimait pas le lent, bon moi je ne savais pas ce que c’était non plus mais quand même… « Ah ouais ? Quand tu baises tu fais le tout en cinq minutes ? Tu écartes les cuisses tu fourres tu fais tes vas et vient, franc claquant, tu secoues franchement son corps, tu fais tressauter ses seins comme jamais, et en cinq minutes tu jouis en elle tu te retires et te casse ? Tu n’as jamais envie que sa dure plus longtemps ? Cinq minutes de plaisir c’est court non ? » La nous ne parlions plus en sous entendu mais carrément franchement. Je voulais vraiment savoir quel genre de mec il était au lit et a quoi m’attendre… M’attendre à quoi ? Non mais j’étais barge moi… Parlant de film pornographique, plus précisément de petite écolière, je lui annonçai qu’un jour je viendrais bien habillée de la sorte. Mais fallait croire que si je venais ainsi, il allait perdre le contrôle. Sans perdre de temps, je lui demandais alors si comptait me violenter s’il me trouvait dans pareille tenue. « Pour qu’il s’agisse d’un viol, il faudrait que tu ne sois pas consentante … » Entrouvrant la bouche surprise et prise sur le fait, je ne pus m’empêcher de rire doucement en passant ma main sur ma joue. Il avait donc vu à quel point je serais on ne peut plus consentante ? Il abusait vraiment… Non mais vraiment quoi… « Pas faux, la sa risque d’être dur de te faire croire que je ne suis pas consentante et que je souffre comme jamais. Sauf si tu me prends en levrette… La je risque de t’insulter et de me débattre… quel position ? » Demandai-je l’air de rien pour savoir comment il me ferait l’amour. Mais je ne doutais pas un seul instant qu’il dominait parfaitement au lit. Je venais de lui avouer clairement que s’il venait a coucher avec moi du moins à vouloir, je ne refuserai pas et que j’étais on ne peut plus attirer, la preuve dire ça venait clairement à dire que je le désirais… Tant pis s’il s’en servait contre moi… parlant toujours de film pornographique et de petite écolière on en vint a parler du physique de celles-ci. « J’aime bien les filles naturelles qui ont la classe et qui sont féminines. Une blonde naturelle ne fait pas pute. Une fausse blonde oui … » Il m’aimait bien quoi ! Aoutch, Moi-même me jetant des fleurs à moi-même… Une nouveauté ça ! Non mais sérieusement c’était vrai… J’étais naturelle, j’avais plus ou moins la classe et j’étais très féminine, je m’occupais constamment de mon corps, je portais du vernis, pieds et mains, je me coiffais, je me maquillais je me faisais belle, je n’étais vraiment pas le genre de fille à se négliger… Non vraiment pas… J’aimais être un tant soit peu coquette, malgré mon caractère de merde. « Mouais, les blondes c’est con… Franchement parfois ça ne vole pas haut faut tout de même l’avouer… » Soufflai-je l’air de rien comme pour lui faire cracher le morceau que les brunes s’étaient beaucoup mieux… Parlant par la suite un peu de tout et de rien, j’en vins alors à lui demander s’il n’était pas trop fatigué. Commençant à me dire de ne pas me mêler de ses affaires et tout, je ne pus m’empêcher de répliquais que je voulais savoir et que je m’inquiétais pour lui, mais a croire qu’il ne voulait vraiment pas m’écouter et me croire je lui déballais les raison du pourquoi et du comment en lui avouant que c’était bien le seul à avoir mon attention pour ce genre de chose, est ce qu’il me croirait ? J’espérais bien ! « Mouais … Je vais tenter de croire à tout ça … »
Soupirant franchement comme pour lui montrer que j’étais lasse de le voir si pessimiste, je passais lentement mes mains dans mes cheveux me demandant quand est ce que je l’étranglais. Maintenant ou après ? Telle était la question. Il m’énervait quand il faisait son têtu… Putain de borné de merde ! Sale mec ! « Ce que tu peut être têtu parfois ! J’ai follement envie de te secouer pour remuer ta cervelle et te faire comprendre que je ne mens pas. Est-ce que depuis que l’on se connait je t’ai menti une seule fois ? Non ! Je déteste mentir, je hais ça ! Je suis prête a prendre des risques pour toi, je t’ai bien dis pour les filles et l’argent, dit moi quel serait mon intérêt de mentir sur ça ? Alors… Pour une fois, une fois dans ta vie, s’il te plait, accepte le fait que je me fasse du souci pour toi, que je m’inquiète et que je te porte attention ! T’es mon mac ok et alors ? C’est toi qui me protège toi qui m’assure une sécurité constante toi qui m’as fait progresser et rendu pute de luxe, alors oui j’ai de la considération pour toi. Et si on venait a me demander ce que je pense de toi, je te ferai une éloge de ouf parce que c’est ce que tu mérites ! Alors… Par pitié… S’il te plait, Heath… Crois-moi. Parce que tu sais qu’après je deviens chiante quand tu me contredis, et qui dis chiante dis pique et qui dit pique dit qu’on va encore se chamailler comme deux gros gamins. Pas que je n’aime pas ! J’adore te faire chier, mais pas sur ça…» Dis-je en lui faisant une mine quelque peu boudeuse avec un regard franc et sincère même si je portais mes lunettes, il verrait tout de même que je ne mentais pas. Se levant pour m’enlever les lunettes et caresser doucement mon œil, ou plutôt mon cocard, je pris sa main entrelaçant nos doigts ne quittant plus sa main me rapprochant au fil des discussions avec lui parlant par la suite du fait que j’étais sa meilleure pute, la plus protégée et ainsi de suite, je lui demandais s’il n’y avait pas autre chose la dessous, si par exemple il ne me considérait pas plus qu’une pute. A lui de me dire ce qu’il pensait de moi et surtout je restais persuadé qu’on aurait très bien pu s’entendre si je n’avais pas été une simple pute. « Si tu n’étais pas une pute on ne se connaitrait même pas. On n’est pas du même monde, je ne vois pas comment on aurait pu se connaître autrement. Et je ne m’entends pas avec qui que ce soit. Résumé, t’es en train de te faire de faux espoirs ou je ne sais quoi. » Ou comment redescendre violemment sur terre, il avait une façon bien a lui de briser les rêves ou tout espoir. A croire qu’il n’avait pas d’avis positif sur les choses. Je voulais bien le croire quand il disait ne pas avoir d’ami et s’en suit. Heath était quelqu’un de bizarre, tout comme moi je l’étais, mais c’était totalement différent entre lui et moi, nous étions bizarre mais de façon totalement différente. Je ne doutais pas un seul instant que si je n’étais pas une pute, nous nous serions connus autrement. Dans un bar de la ville, dans une boite de nuit, sur le trottoir en marchant, je n’en savais foutrement rien mais je croyais au destin. J’osais y croire de temps à autre dirons nous… « On ne peut pas savoir, supermarché, boite de nuit, bar, parc, on se serait surement croisé plus tard dans un tout autre lieu. Je bossais dans un bar du coin avant de me prostituer, si j’avais continué, en sortant du boulot on se serait croisé, on ne sait pas. Mais le fait qu’on ne soit pas du même monde ne joue en rien à ça. Je doute que tu couches, sorte avec des filles que de ton monde. Se serait… Bizarre non ? »
Est-ce que j’étais folle ? Je venais clairement de lui dire sans m’en rendre compte que si nous nous étions rencontrés autrement nous aurions couchés ensemble ou plus devenir un couple. Pourquoi j’avais dit cela ? Je n’avais pas réellement réfléchis et pour le coup je me sentis conne. Il allait surement m’envoyer chier comme à son habitude… Me dire que là je rêvais que trop bien car je n’étais rien à ses yeux. Ce que je voulais bien croire. Préférant changer de sujet a croire qu’il allait oublier ce que je venais de dire, nous en vînmes à parler de meurtre et du fait qu’il s’occuperait du corps si je venais à tuer, tel un couple, j’en vins a parler de Bonnie et Clyde… Je persistais sur ce foutu couple, a croire que je voulais en former un avec Heath ce qui était vrai à la vérité, je le voulais réellement… voyant son regard quelque peu émerveillé, je léchais lentement mes lèvres sous l’attente de sa réponse. « Je serais Clyde si je me débarrassais moi-même des corps. Mais ce n’est pas le cas. Donc … » Haussant un sourcil, en le regardant longuement, je penchais quelque peu la tête sur le côté le détaillant alors longuement, comme si je ne pouvais pas faire autrement. Non, je n’y arrivais pas, je ne le pouvais pas. Parfois je pensais trop, tellement que je me faisais des films. Lui proposer d’être une sorte de couple, même non réel ne lui plaisant pas le moins du monde. Autant revenir sur la terre ferme avant que je ne me fasse trop d’illusion. Serrant légèrement sa main sans rien répondre, lui lançant un simple regard triste et quelque peu déçu, je lis dis au revoir, partant alors rapidement de la pièce. Allant chez moi pour dormir, je me levais le lendemain plutôt bien. M’occupant de la maison et de mon lapin, je me lavais m’habillé pour partir au club rejoindre Heath afin d’aller à l’hôpital. Une fois arrivé devant moi je montais en voiture, parlant alors du fait qu’il était classe et bien habillé et que cela changeait plus ou moins du Heath que j’avais toujours connu. Se la pétant je lui annonçai l’air de rien que lui ce n’était pas les chevilles qui gonflaient mais bel et bien autre chose. Parlant par la suite de la police, il m’annonça que si j’avais un quelconque souci avec eux, il fallait simplement que je leur dise son nom et prénom, et je serais plus ou moins tiré d’affaire, pour quelques excès de vitesse, je doutais franchement que pour un meurtre ou autre ils fassent exception tout simplement parce que je côtoyais le grand et beau Heath. Il ne fallait pas non plus abuser… Parlant de nourriture par la suite de Nutella, j’en vins à lui dire que je le vénérais. Capricieux dans l’âme il me demanda alors de le redire, chose que je ne tardais pas à faire. Tout en m’approchant de lui pour souffler sur son visage, et profiter de la situation pour parler d’une voix basse et sensuelle comme pour le provoquer, lui murmurant alors a deux reprises que je le vénérais. J’étais bien trop gentille et bonne sur ce coup là. « T’en fais pas un peu trop là ? » Souriant en coin en soufflant contre son oreille je détournais vaguement le regard vers lui pour le regarder avant de venir mordiller son oreille l’air de rien. Il avait bon gout, et j’aurais aimé le gouter encore plus, gouter une autre parti de son corps, son visage, son cou, son torse, ses mains, tout… Oui tout simplement tout… Passant ma langue sur mes lèvres j’inspirais longuement en constatant que ça voix avait quelque peu changé. Je venais de l’exciter ? Peut être… tant mieux. Il n’était pas insensible à mon charme… « Il faut bien mettre la barre haute quand on est avec toi… » soufflai-je d’une voix basse toujours aussi sensuelle la voix coupé par un gémissement incontrôlable. Léchant longuement sa joue par la suite, l’air de rien, je me réinstallais dans mon siège m’attachant toujours l’air de rien poursuivant alors la conversation, parlant de nourriture mais plus précisément de Nutella, lui et son pot de quatre kilos qu’il n’arrivait pas à finir. Quel dommage, je voulais bien venir l’aider moi.
« Et alors ? Le Nutella c’est super sucré ! » Levant les yeux en souriant en coin, je me fichais que ça soit super sucré, ça valait beaucoup plus que n’importe quel beurre de cacahuète point. Non mais oh… Je pensais encore ce que je voulais… « Oui une femme. Ma bonne plus précisément. J’ignore totalement ce qu’il lui a prit de m’offrir quoi que ce soit à noël, tout comme j’ignore pourquoi elle a pensé qu’un pot de quatre kilos serait le bienvenu. » Haussant un sourcil en tournant un regard vers lui, je me mis légèrement a rire, en plaçant ma main devant ma bouche avant de rire un peu plus. J’étais en train de m’imaginer un truc, j’étais totalement folle pour le coup, non mais vraiment barge. « Fais gaffe qu’une de ces quatre matin, elle ne t’attende pas en petite tenue coquine le pot de Nutella sur la table de nuit pour une session sexe ! Sait-on jamais… » Dis-je en riant doucement avant de me contenir un peu plus. Parfois j’avais de ces idées c’était affolant et effrayant même. Soufflant doucement en parlant par la suite de lui, de ce qu’il était, je lui avouais que je voulais être comme lui, si fort, avoir de la répartie et montrer que j’étais forte, oui, que je pouvais envoyer des piques si violente que ça déstabilisait mon adversaire. Je le voulais amplement. Me proposant plusieurs options sur ce que je pourrais dire vis-à-vis de lui pour m’entrainer vu qu’il avait accepté, je me mis a réfléchir un petit moment avant de choisir le fait qu’il n’était pas intéressant. Bref il l’était, mais il fallait bien que je prenne un sujet autant prendre celui qui m’inspirait le plus. Déballant alors plusieurs mots, paroles, je le vis se décomposer au fur et a mesure. Lui annonçant que je ne pensais pas une seule seconde ce que j’avais dit, je pu voir que je l’avais vexé, blessé ou autre. Croisant son regard stupéfait, je compris que j’étais allée vraiment trop loin. J’étais qu’une conne, oui, c’était ça et encore je me trouvais pathétique pour le coup. J’aurais dû modérer mes mots… Idiote ! Idiote ! Essayant de lui faire comprendre que je ne le pensais pas un seul instant, je passais ma main dans ses cheveux comme pour le rassurer, cherchant a lui prouver réellement que je ne mentais pas… Je l’aimais trop pour penser tout cela quand même… Je n’étais pas la pire des garces, salope ou je ne sais quoi non j’étais un ange à la vérité… « Tu as été très convaincante. » Tournant le regard vers lui, je voyais bien qu’il l’avait mal prit, car au final, j’avais dit des choses vraies… Mais moi je ne les pensais pas, est ce que ça ne comptait pas un tant soit peu pour lui ? J’avais envie de le rassurer mais comment ? Je n’étais pas une experte pour ça, je ne réconfortais pas moi… Inspirant longuement en passant ma main dans mes cheveux, je me détachais l’air de rien avant de poser le paquet de chips au sol. Montant sur le sièges, me mettant alors a genoux face a lui ou plutôt a son profil, je passais un bras sous son cou sans lui cacher la vue pour autant. Enfouissant ma tête dans son cou, mon autre bras passant dans sa nuque, je le serrais fortement. Il avait juste besoin d’une pression, d’une attention, car je restais persuadé malgré tout, qu’on ne devait pas lui en faire souvent, Heath n’avait pas la gueule de quelqu’un qui faisait ou recevait des câlins… Déposant un doux baiser sur sa tempe en caressant alors ses cheveux je collais ma joue a la sienne comme si c’était normal. « Crois-moi… Je ne le pensais pas une seule seconde… Car moi je ne suis pas comme toutes les autres femmes. Moi je suis unique et différente… Moi je t’accepte comme tu es, même si tu serais le pire con de la terre…Au contraire je te trouve intéressant et j’aime ta façon d’être… Je t’admire pour ce que tu es, la façon dont tu es, car moi dans le fond j’aimerai être comme toi, sauf le côté argent, ça je ne changerai pas… Mais pour le reste… Heath, vie pour toi pas pour les autres, ce que j’ai dit, sort le de ta tête, et le prochain qui te le sort, pense à ce que je te dis là… Vie pour toi ! Oublie les autres, personne ne peut atteindre ton cœur, car tu es Heath McKingsGreen… » Soufflai-je en posant ma main sur son cœur, le lui caressant doucement en frottant ma joue contre la sienne. C’était bien la première fois que je consolais quelqu’un.
Inspirant longuement en fermant les yeux, je restais quelques secondes de la sorte, caressant son torse, ou plus précisément la ou se trouvait son cœur avant de déposer un baiser ultra sonore sur sa joue en souriant en coin. « Ecoute l’ange Isobel ! » Rajoutai-je avant de revenir a ma place pour me rattacher l’air de rien. Me proposant par la suite une soirée de libre, j’essayais tant bien que mal que je ne pouvais pas accepter même si j’en crevais d’envie, car tout simplement j’avais un frère bien trop présent dans ma vie qui débarquais de dieu sait ou et qui voulait jouer son rôle de grand frère, hors je n’avais pas besoin d’un grand frère pour ma part… J’avais juste besoin de moi et ça suffisait amplement… Je voyais bien qu’il était agacé de me proposer et de voir que je refusais. J’étais surement la pire des connes, mais je ne le pouvais pas mais je le voulais, la était toute la différence … « De ne pas baiser avec de parfaits inconnus, au moins une nuit. Je m’en doute. Il y a une chambre avec télé et frigo au motel. D’habitude elle est occupée par les vigiles qui se relaient mais je peux la libérer pour cette nuit. » Entrouvrant la bouche en posant le paquet de chips sur mes genoux, je baissais quelque peu la tête me sentant réellement faible pour le coup. Il n’était vraiment pas dur de comprendre mes envies… Je n’étais pas une pute par pur plaisir charnel, non je l’étais car j’avais besoin d’argent, ni plus ni moins… Les clients n’étaient plus trop de parfaits inconnus puisqu’avec le temps j’avais une clientèle plus ou moins fidèle que je voyais régulièrement, mais c’était tout de même assez frustrant d’écarter les jambes, toujours faire ce genre de chose, je me sentais sale, terriblement sale. Sale, honteuse, immonde, jugée, pathétique, et tant d’autres mots pour le coup… C’était dur à vivre en fait… « Bien sûr … que tu acceptes ou refuses, cela restera entre nous … Et on fera mine de rien. Comme si je n’avais jamais été assez sympa pour te proposer un truc pareil. » Fronçant les sourcils en passant lentement ma langue sur mes lèvres, j’inspirais longuement mon cœur s’emballant violemment, a tel point que ma poitrine se serra tout aussi fortement. Fermant les yeux en posant une main sur ma poitrine, légèrement j’entrouvris la bouche pour prendre de l’air. J’avais comme envie de pleurer tout à coup. J’avais juste envie d’évacuer cette blessure que j’avais en moi. Comment Heath pouvait me regarder droit dans les yeux en se disant que je couchais avec des gens alors que je n’aimais pas ça ? Comment pouvait-il le faire avec plusieurs femmes ? Des années de pratique, il avait un cœur de pierre, peut être que j’étais froide mais pour ça j’avais encore à apprendre ça se voyait … Ayant du mal a respirer je déglutis longuement en tremblant quelque peu me massant doucement entre les seins appuyant fortement allant sous mes seins les remontant quelque peu pour faire pression sur mes cotes et donc mes poumons. J’avais l’habitude de ce genre de situation. Certes ça n’arrivait plus trop mais pour le coup Heath avait touché un point sensible… Attrapant mon sac, je fouillais rapidement dedans sans le regarder avant d’attraper mon inhalateur et le mettre en bouche. Appuyant une fois j’inspirais longuement détournant le regard avant d’appuyer une seconde fois et inspirer a grande goulée. Ma poitrine s’ouvrant, mes poumons recevant beaucoup plus d’air, je me sentis presque revivre. Laissant tomber ma main sur mes genoux sans lâcher l’inhalateur je déglutis longuement en baissant la tête.
« Le pire c’est qu’ils ne sont pas si inconnus que cela… Avec le temps se sont devenus des clients réguliers, ils me racontent leur vie, comme si ça pouvait m’intéresser, ils en ont que pour mon cul, mon corps et encore, on sait tous que pour un mec, un trou c’est un trou rien d’autre… Moi je n’aime pas ce que je fais, je ne suis pas la pute qui se lève le sourire aux lèvres heureuse d’écarter les jambes pour faire plaisir aux hommes. Je suis juste une fille sale, reclus de la société qui se fait baiser non stop par des fils de putes qui n’en n’ont rien à foutre de leur femme alors que moi je rêverai ne serait ce qu’un moment d’avoir un mec que j’aimerai sans être une pute. Les miracles ça n’existe pas. J’accepte ta chambre. Télévision lit, moi ça me convient… Dormir, me reposer, ça fait quatre ans que je n’ai pas eu une nuit sans sexe… Oui ça restera entre nous, oui tu es putain de bon pour le coup et je ne sais même pas comment te remercier. Si tu veux passer me voir quand tu feras ta tournée au motel… ne serait ce que cinq minutes, ça me ferait plaisir. » Pourquoi je lui disais tout cela ? Je n’en savais foutrement rien et c’était horrible car je me sentis nue devant lui, oui c’était ça, totalement nue et a découvert. Je n’étais pas du genre a me confier, il fallait vraiment que je ne cesse tout cela, j’étais en train de devenir une fille faible et mielleuse à souhait. Rangeant mes affaires une fois arrivée devant l’hôpital, je sortis de la voiture avant de me stopper n’ayant pas réellement le courage d’affronter cette peur. Venant me chercher en me changeant les idées me cachant la vue de la bâtisse de son corps, j’avais envie de le remercier encore et encore et de l’embrasser. M’annonçant qu’il serait obligé de me tuer pour tout ce qu’il venait de faire, je lâchais un bref rire en lui demandant s’il allait me violenter si je ne me taisais pas. « Sinon je t’allonge en travers de mes jambes et je te mets une fessée comme jamais on t’en as mis une. » Surprise et choquée d’une telle punition mais surtout ne m’y attendant pas, je pinçais quelque peu les lèvres les faisant ressortir tout en riant alors avec douceur. Cet homme était fou, totalement fou et j’aimais terriblement ça, comme s’il allait réellement me mettre une fessée, et puis quoi encore ? Il ne voulait pas que je fasse le bébé ? « Ah ben on m’a jamais mit de fessée… La seul fois ou j’ai reçu un coup… C’était la semaine dernière…Mais je préfère de loin la fessée, pauvre petit cul parfait… ça va ? T’aurait pas mal au cœur de frapper un si beau cul ? » Demandai-je l’air de rien en lui lançant un regard très taquin tout en souriant de façon amusé. Certes je venais de lui avouer clairement qu’il était le premier a m’avoir touché, a m’avoir frappé, peut être que sa le ferait culpabiliser, s’il culpabilisait vraiment, mais ça c’était autre chose… Me tirant plus ou moins pour que je le suive et entre dans l’hôpital, nous nous engouffrâmes dans l’ascenseur. Les gens entrant en masse je me collais franchement contre Heath aimant qu’il puisse me prendre dans ses bras, tel un couple se dévoilant devant des dizaines de gens, et j’aimais cela. Le fait qu’il n’ait pas honte de se montrer en public avec moi. Sortant de l’ascenseur tout joyeuse, m’apercevant qu’il avait un effet très positif sur moi je sautillais quelque peu avant de m’annoncer qu’on aurait dit une enfant qui allait à la fête foraine. Hors pour ma part je n’y étais jamais allée, ce que je lui appris, tout en lui disant l’air de rien qu’il devrait peut être, un jour m’y amener. « Malheureusement je me vois très mal dans une fête foraine à l’heure actuelle. » Voyant son visage se refermer j’avais l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. Quoi ? Je ne saurais le dire, s’il faut je n’avais rien fait et j’étais en train de me monter un film comme je le faisais à chaque fois. C’était moi ça… Toujours à m’imaginer des choses… Serrant simplement sa main dans la mienne en posant ma tête sur son torse comme pour témoigner de ma présence et du fait que j’aimais terriblement être dans ses bras, on continua de marcher vers la salle d’attente. Déposant un doux baiser sur sa joue, il me demanda alors si je n’en profitais pas un peu. Lui annonçant que je profitais qu’un tout petit peu et pas beaucoup, j’essayais de sourire en lui montrant que je ne mentais vraiment pas.
« Profitons alors … Je doute qu’on se revoit hors boulot et je me vois bien mal nous comporter ainsi au club. » Tournant un regard vers lui avant de baisser celui-ci, mes sourcils se fronçant, j’entrouvris la bouche en fermant quelque peu les yeux. Il n’avait pas réellement tord, pourquoi nous reverrions nous hors du boulot ? A part se croiser sans le vouloir dans un supermarché ou dans un café, je ne voyais vraiment pas pourquoi nous nous verrions… A vrai dire c’était assez blessant ce genre de chose, de gouter à quelque chose que l’on n’aura plus jamais. C’était comme donner un jouet a un gosse et le lui reprendre deux heures après et ne plus jamais le lui donner. « Oui… Les bonnes choses ont toujours une fin rapide… C’est dommage… On aurait du se rencontrer autrement… » soufflai-je d’une voix tellement basse que je me demandais s’il m’avait bien entendu… Filant rapidement me faire enregistrer par la secrétaire, je laissai Heath s’installer avant de le rejoindre tout aussi rapidement que je l’avais quitté. Parlant alors du service de cancérologie et de ma mère, je me surprise alors à lui déballer ma vie, plus ou moins. C’était on ne peut plus plaisant que de lui parler et de se confier, je m’en rendais compte au fil des mots que je débitais pour lui dévoiler ma vie, mon passé. « Même si tu ne lui a pas dis, je ne doute pas qu’elle savait que tu l’aimais. Tu as été là pour elle jusqu’au bout, c’est une preuve d’amour crois moi. Quant à ta dette … Je suis persuadé que tout s’arrangera, j’en suis totalement sûr et j’ai toujours raison non ? La roue tourne toujours un jour. Tu devrais … Tenter de jouer au loto ! Sérieusement … » Soupirant fortement en baissant les épaules, tel un signe de faiblesse, je passais ma langue sur mes lèvres en revoyant alors ma mère dans ce lit me dire simplement je t’aime de ces yeux verts, remplit d’amour et de joie. J’aurais du lui dire que je l’aimais… J’aurais vraiment dû… J’avais été trop conne, la seule personne que j’avais pu aimer à l’époque… Est-ce que ça se reproduirait avec Heath ? J’espérais que non… Non je ne pourrais pas le supporter… Il faudrait qu’un jour je le lui dise, quitte a ce que je parte par la suite, mais je savais déjà ce que je ferai, je le lui dirais le jour ou moi je partirai et qu’il serait d’accord, car je doutais qu’il me laisse partir aussi facilement… Jouer au loto ? Je n’avais jamais réellement tenté, je n’y croyais pas trop à ces choses là… Vraiment pas ! « Oui, elle devait s’en douter, mais tu sais… J’ai été une fille… Je n’aimais pas les câlins, je la repoussais constamment… Genre quand elle me prenait dans ses bras je la repoussais, je l’appelais rarement maman, mais Shanae. Je ne suis pas le genre de fille à montrer mes sentiments… J’ai beaucoup de mal… En plus de ça, je suis du genre a haïr les hommes… Les hommes sont lâche, irresponsable, égoïste… Ils se servent des femmes pour assouvir leurs envies et se tire… Vive le célibat… Ma dette ? Même si je baisais avec le directeur il refuserait de me l’enlever tellement elle est importante… Je n’ai pas de chance Heath qu’est ce que tu veux que je joue au loto ? Je me ruinerai… » Dis-je d’une voix quelque peu lasse en soupirant faiblement. Je n’aimais pas les hommes, on ne pouvait pas leur faire confiance et je le savais, je l’avais apprit au dépend de mon père… Un père absent, qui avait abandonné femme et fille en enlevant plus ou moins mon grand frère, je comprenais mieux la souffrance de ma mère, elle n’avait jamais su ou était son fils et il avait du lui manquer… Je comprenais mieux sa souffrance à présent, la blessure et ses pleures. Je lui en voulais pour m’avoir fait subir ça, d’avoir ait de ma mère ce qu’elle avait été. Une femme blessée et perdue sans son fils. Un repère qui manquait dans sa vie… Me détachant plus ou moins de lui, il s’avança pour arranger une mèche de cheveux la replaçant derrière mon oreille. Se levant rapidement pour partir, me disant qu’il revenait, je le laissais faire. Revenant vers moi au bout de quelques minutes avec du coca, deux cannettes plus exactement, je le remerciais rapidement avant de passer la cannette sur mon corps, comme pour me refroidir. Parlant par la suite de l’hôpital j’appris qu’il connaissait les couloirs de celui-ci plus ou moins par cœur. Lui demandant alors pourquoi et s’il avait passé du temps dedans, je me tournais pleinement vers lui pour savoir sa réponse, ayant tout de même un peu peur.
« C’était pas uniquement pour moi … Et en effet je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Pas parce que c’est toi … Mais parce que certaines choses sont bien mieux en restant dans le passé. Ce n’est pas toujours bon de secouer tout ça. » Haussant un sourcil en le regardait longuement, serrant sa main en douceur je me mordis lentement les lèvres. Est-ce qu’il avait eut des problèmes de santés ? Est-ce qu’il avait subit des opérations ? Je n’en savais rien et c’était assez difficile et dur de ne pas savoir encore plus quand on est amoureuse… C’est toujours difficile… Le regardant longuement en serrant toujours sa main j’inspirais quelque peu en détaillant longuement son visage si parfait. « Ce n’est jamais bon de remuer le passé c’est vrai… J’espère qu’il ne t’est rien arrivé de grave… Tu as l’air en bonne santé aujourd’hui et tout c’est bon signe… C’est con ce que je vais dire, mais si jamais un jour tu ressens le besoin de parler tu as mon numéro… Je suis nulle et inculte en réconfort etc mais… J’arrive a me débrouiller, et je suis une tombe… Donc… Voilà » soufflai-je doucement en le regardant quelque peu de façon sincère pour qu’il comprenne que je ne me moquais pas de lui, loin de là même. J’étais sincère et s’il avait besoin de parler, sur quoi que se soit, de se confier, il pouvait me faire confiance, j’étais une réelle tombe et je ne parlerais jamais… Non absolument jamais. J’étais loin d’être ce genre de fille… Très loin même… Parlant alors par la suite de mon stress et de comment j’étais en cas de stress, je le vis me regarder longuement. « Pourtant tu ressembles vraiment à une gosse dans ton comportement là. Une gosse dans un corps de femme … Hm pourquoi ne pas mâcher un chewing-gum ? Faire les cent pas ? Serrer les poings au point de marquer la paume de tes mains de tes ongles ? Bref des trucs comme tout le monde … » Levant un sourcil en le regardant je détournai quelque peu le regard ne sachant pas comment le prendre. Me pinçant les lèvres j’inspirais fortement en déglutissant longuement. Est-ce que j’étais une gosse ? Vraiment ? Je me le demande bien… Je ne crois pas, il n’avait pas le droit de me dire ça quand même… Non… Plissant les lèvres ne faisant mine de réfléchir je détournais le regard vers lui en haussant quelque peu les sourcils souriant alors quelque peu en plongeant longuement mon regard dans le sien. « Tu parles sérieusement ? Je ressemble à une gosse ? Je reviens je vais aller me pendre d’accord ? Non plus sérieusement… J’en sais rien, c’est mon caractère, si on n’était pas à l’intérieur je serais en train de fumer comme un pompier… En général je m’énerve facilement aussi… Et… Je ne suis pas tout le monde, sache le hum. » marmonnai-je doucement. C’était vrai ça, je n’étais pas tout le monde moi, j’étais moi, j’étais ce que j’étais et c’est tout…Je ne voulais pas ressembler à d’autre, je voulais être qualifié d’unique et je voulais l’être encore plus aux yeux de Heath. Parlant de trouver une chambre d’un comateux pour regarder la télévision, ce qui était tout de même mieux, je vis au regard de Heath qu’il était clairement en train de me prendre pour une folle, je ne pouvais pas lui en vouloir, c’était presque vrai à la vérité… J’étais surement une folle dégénérée… « Tu étais déjà maline à sept ans ? Sale gosse … » Interceptant son regard moqueur, je lâchais un bref rire avant de me mordre franchement la lèvre inférieure tout en baissant la tête la secouant négativement en riant doucement sous des afflux de souvenirs qui me revenait petit à petit. J’étais en effet une sale gosse, je l’avais toujours étais. Très impoli, méchante, sur la défensive, toujours a frapper les garçons, défendre les autres filles sans défense… Je refoulais ce mal être en moi sur les autres. Le fait que ma mère soit malade à tel point qu’elle ne pouvait pas s’occuper de moi. J’avais passé ma souffrance dans mon caractère, je m’étais endurci, j’avais apprit à ne pas pleurer jusqu’à la mort de ma mère. « Chieuse, maline, peste, machiavélique … Quoi d’autre ? » Souriant en entrouvrant la bouche je passais lentement ma langue sur mes lèvres en levant vaguement les yeux au ciel, clignant a plusieurs reprises les yeux avant de me pincer les lèvres penchant la tête en arrière pour réfléchir. J’avais jamais pensé à mon passé, j’évitais soigneusement de repenser à tout cela, même si le jour de l’accident était gravé en moi. Ce jour ou ce camion nous est rentré dedans et ou on a passé la journée et la nuit aux urgences et le docteur qui annonça alors a ma mère qu’elle avait des métastases… je me souvenais parfaitement être sur ses genoux n’aimant pas qu’elle me câline. Je n’avais jamais réellement compris pourquoi je n’étais pas tactile ou bien même câline alors que ma mère elle, l’était. Dans le fond elle aurait surement voulu que je le sois plus avec elle… Mais elle n’était plus là … C’était bien trop tard…
« J’ai toujours été une fille débrouillarde, ma mère étant seule pour m’éduquer… Elle bossait souvent du coup j’étais souvent seule, alors on apprend a se débrouiller et on devient sacrément malin… Hum, tu oublies caractérielle, têtue, bagarreuse, provocatrice, sadique… Petite j’aimais me battre… J’aime toujours d’ailleurs… Mais petite ma mère était souvent convoqué… J’ai même été viré d’une école pour avoir envoyé un garçon a l’hôpital sacrément amoché… Je suis un petit garçon manqué faut croire. » Soufflai-je doucement en souriant faiblement. « Tu sais ce que j’aime ? Je dois être maso… Prendre une batte ou une barre en fer et frapper… Frapper jusqu’à ce que la personne ne bouge plus… » Rajoutai-je l’air de rien en évitant de trop le regarder. Il pourrait me prendre pour une folle, ce qui dans le fond ne serait pas forcément faux tout de même… Posant mes mains sur son torse, touchant alors ses muscles sans me gêner le moins du monde. Posant alors a mon tour des questions sur lui, sur sa vie, je voulais en apprendre sur lui, et j’étais heureuse de voir qu’il me parlait, qu’il se confiait sans aucun souci, de toute façon, ce qui était là resterait entre nous, je ne révèlerais jamais ce genre de chose à quiconque, il pouvait me faire confiance pour ça et il le savait depuis longtemps, il avait du le remarquer je pense. Le fait qu’il ne soit pas diplômé ne me gênait en aucun cas, bien au contraire, je m’en fichais, il ne changeait pas à mes yeux, il était le même. On ne change pas un amour de la sorte… « Déçue de voir que je ne suis finalement pas aussi diplômé que ce que j’aimerais bien faire croire ? » Fronçant les sourcils en tournant un vague regard vers lui, je fus surprise de sa question. Pourquoi je devrais être déçu ? Il ne me décevait pas… Il ne pourrait jamais le faire. « Pas besoin de diplôme pour gérer un club de strip-tease. J’ai seulement eus de l’aide pour apprendre tout ce qui est gestion et tout ce qui s’ensuit, avant même que je ne décide d’ouvrir le club mais ça s’arrête là. T’es au courant que c’est presque mignon tout ce que tu viens de dire là à mon sujet ? » Continuant de le regarder je n’avais qu’une envie, l’embrasser, juste l’embrasser tout simplement. Il me plaisait de plus en plus s’était inexplicable mais c’était là, tout simplement. « Je suppose que tu ne peux pas reprendre tes études, pas même par correspondance ? Faut vraiment que tu joues au loto … » Entrouvrant la bouche en détournant le regard je secouais doucement la tête en inspirant fortement. Jouer au loto… Je dépenserais trop… Moi et ma poisse… Passant lentement mes mains sur mon visage je posais mon coude sur ma cuisse ma tête tenu par ma main. Fixant le vide, sans le regarder lui, je restais un long moment ainsi avant de cligner des yeux les relevant vers lui. « Déçue ? Non, ça ne fait pas de toi un idiot pour autant pas besoin d’études pour réussir tu en es la preuve Heath… Mais personne n’est obligé de savoir que tu n’as pas de diplôme, garde ça pour toi hum. Gérer un club ça doit être du boulot, la compta, les commandes, les créances etc mais c’est un rythme à prendre mais tu es seul pour gérer tout ça non ? » Demandai-je doucement en regardant ses yeux d’un bleu envoutant, me noyant presque dedans. « Mignon ? Hmpf… J’ai tendance à être trop franche, quand je pense un truc je le dis… Dis toi que peu reçoive de compliment de ma part alors… Met les de côtés t’es l’une des rares personnes à en avoir de moi… Et… Les études par correspondances, je le faisais les dernières années avant que ma mère ne meurt. Aujourd’hui il faut que je justifie pourquoi et avoir une raison valable. Pute c’est une raison valable ? Je ne crois pas. Faudrait que je monte un faux dossier en clair et avec ma poisse… » Rajoutai-je doucement en me pinçant doucement les lèvres sans le quitter du regard un seul instant. Le regardant toujours avec tendresse et passion, comme s’il s’agissait d’une confidence party je lui demandais si ce n’était pas trop chiant de voir toujours des femmes nues et si le désir était toujours là malgré tout.
« Honnêtement ? J’ai l’impression qu’elles sont toutes pareilles. Toutes si différentes et pourtant si semblables. A ce rythme là dans dix ans il me faudra la petite pilule bleue. » Plissant les yeux en le regardant longuement, j’aimais terriblement qu’il puisse dire elles et pas vous. Il ne me mettait pas dans le lot. De toute façon, j’avais bien pu voir que je lui faisais toujours de l’effet. La preuve la dernière fois il avait bandé… Notre rencontre il avait plus que bandé… J’osais croire vraiment que je lui faisais de l’effet. Heath prendre une petite pilule bleue ? Non jamais… Riant doucement en posant ma joue sur son épaule, je secouais doucement la tête en passant ma main dans ses cheveux. J’étais en train de me lâcher complet avec lui et c’était franchement bizarre pour le coup. « N’importe quoi, t’es bête ! Mais j’avoue que ça doit être bizarre, c’est comme moi… à force de voir ces hommes au boulots… s’en devient limite écœurant…ça m’a juste apprit à ne pas être pudique… J’ai beau être ta meilleure fille, il n’en reste pas moins que sans gel … ils peuvent rien faire… je ne suis même pas excitée… » Soufflai-je doucement le plus naturellement possible. C’était bien vrai, jamais les clients ne m’avaient fait de l’effet, pas l’ombre d’une excitation. La première fois que j’avais été excité c’était la rencontre avec Heath. J’en avais carrément été folle, et à chaque fois que je le voyais j’étais toute chose, toute bizarre… Le premier clairement à me faire simplement mouiller. Regardant la fille par la suite, en voyant qu’elle était en train de me jalouse tout simplement, je proposais franchement à Heath de nous embrasser rien que pour la faire chier un peu plus et lui faire comprendre alors qu’elle n’aurait jamais Heath dans son lit, ou bien même en petit ami. Oh ça non. Je ne le voulais pas, il ne pouvait pas sortir avec … ça ! Me demandant quel était son genre de femme. Nous nous embrassions sans que je n’aie le temps de répondre. Un baiser simple, chaste, pur, sans langue, juste nos lèvres qui s’effleuraient et se rencontraient avec délices et envies. Frissonnant en caressant longuement son torse, je remontai ma main à son cou tout en déposant plusieurs baisers humides sur ses lèvres en frissonnant longuement de bien être. Murmurant par la suite alors le genre de femme qui lui conviendrait le mieux à mes yeux. Une femme comme moi lui irait bien… « Je ne suis jamais sorti avec une femme qui soit simple, qui ne soit pas trop superficielle ni même qui ait un tant soit peu de caractère. C’est peut-être pour ça que ça n’a jamais duré bien longtemps. » Pinçant mes lèvres en le regardant longuement, je voulais bien le croire à vrai dire, ça ne devait pas être facile tous les jours… encore moins quand on est riche comme lui. Les gens étaient beaucoup superficiels et le sont toujours malheureusement. Je voyais parfaitement le genre de filles roder autour de lui, riche, ou en quête de richesse, d’un homme assez riche pour laisser court à leurs moindres désirs. Sauf que je voyais très mal Heath donner sa carte bleue à ces filles là… Heath était quelqu’un qui aimait l’argent et le gagner, il n’aimait pas le dépenser a tout va pour des fringues et encore moins des fringues qu’il ne porterait pas. En un an j’avais eu le temps de l’observer, de savoir ce qu’il voulait, et ce qu’il était. Heath était comme ça, très égoïste, mais dans le fond, quand il appréciait, ou aimait un minimum il pouvait se montrer très compatissant et présent. Mais j’étais prête à parier même que la encore c’était ultra rare. S’il était là, c’était surement parce que j’étais sa meilleure pute et qu’il voulait seulement me consoler ou dieu sait quoi… Et s’il faisait de même avec les autres ? Non ce n’était pas possible, plein de fille avaient peur de lui, combien le critiquer et l’insulter au motel ou sur le trottoir ? Combien lui volait d’argent ? Je l’avais d’ailleurs moi-même prévenue pour le vol d’argent… J’étais prête a tout pour lui… J’aurais aimé lui dire que certaines se droguaient mais il n’apprécierait peut être pas que j’ai pu en envoyer quelques unes chez Stew… Je ne les avais pas poussés à la drogue, puisqu’elles se droguaient déjà… Je n’étais pas non plus une salope, mais je les avais juste dirigés vers un autre dealer… Même si aujourd’hui je n’envoie plus les putes de Heath, je le faisais avec d’autre afin de ne pas avoir de soucis avec lui. J’étais trop amoureuse de Heath, je m’enfonçai en plein amour. Est-ce que ça me plaisait ? Est-ce que j’aimais l’aimer ? Bien sur… Oui que j’aimais l’aimer…Caressant doucement sa joue du bout de mes doigts, en fronçant les sourcils je le regardais longuement en plongeant bien mon regard dans le sien.
« L’argent attire les connes, salopes, pouffiasse et j’en passe… ça ne m’étonne même pas en fait… C’est ça que je ne comprends pas chez les gens… A quoi ça sert d’être matérialiste ? Je pourrais avoir le plus grande fortune de terre que je n’y toucherai même pas… L’argent ça rend mauvais et sa détruit des gens… Un jour tu trouveras la femme qu’il te faut… tu l’as peut être déjà trouvé… » Murmurai-je sans le quitter des yeux comme pour lui faire passer un message. J’étais totalement folle… Déposant un doux baiser humide sur ses lèvres, tout en fermant quelque peu les yeux, un sourire se logea sur mon visage demandant alors qui de nous deux étaient en train d’en profiter. « Autant l’un que l’autre ? J’en profite autant que toi tu en profites … » Son souffle heurtant ms lèvres, je baissais rapidement un vague regard sur celle-ci avant de poser plus ou moins mon front contre le sien, caressant toujours son torse de mes mains en fixant son regard bleuté si intense, si dévastateur si.. Envouteur… J’étais sous le charme de mon mac. C’était peut être con mais ça me plaisait démesurément. Tant pis des conséquences s’il y en aurait, mais je les assumais parfaitement. Car j’étais une femme amoureuse. « On risque d’aller loin alors… De profiter de plus en plus… Vous embrassez vraiment… Très bien Monsieur McKingsGreen »[/color] Murmurai-je contre ses lèvres en lui lançant un regard quelque peu sauvage déposant un dernier baiser avant d’entendre une porte s’ouvrir. Entendant mon prénom, je me relevais alors en annonçant que j’étais là. Me tournant vers Heath en plongeant mon regard dans le sien je lui tendis mes affaires ne voulant pas les prendre. Déposant un doux baiser sur sa joue, je filais alors vers le docteur, le suivant sans problème allant alors dans son bureau lorsqu’il m’invita a entrer dedans. « J’aimerais être présent pour … Elle. » Me tournant surprise d’entendre Heath je le regardais mon cœur s’emballant violemment. Il était là, il venait pour être présent et me soutenir, quel homme ferait ça pour moi ? Je me le demande bien. Je n’avais qu’une envie lui sauter dessus et l’embrasser, l’embrasser car j’étais fière de lui, oui de le voir et de se préoccuper de moi. Mais il fallait que je redescende sur terre… Même si nous venions de nous embrasser pendant un long moment, et que ce dit baiser était fabuleux et fantastique… « Je suis navré mais seul la famille est autorisée à … » Entrouvrant la bouche, je regardais le docteur cherchant quoi dire pour qu’il vienne avec nous. « Je suis son fiancé ! » Ayant un raté, mon cœur cessant carrément de battre j’écarquillais les yeux en regardant Heath sur le cul ne m’attendant pas à pareil phrase. Fiancé. Si un jour on m’avait dit qu’un homme se dirait être mon fiancé, j’aurais surement ri, mais là… Là je ne pouvais pas rire, il s’agissait de Heath bordel ! Heath McKingsGreen qui venait clairement de dire d’une voix haute et clair qu’il était mon fiancé. Me laissant tomber sur la chaise pour le coup, surprise, je boguais en regardant le sol. « Oh … Dans ce cas … » » Surprise, choquée, ne sachant toujours pas quoi dire, je vis Heath s’assoir sur la chaise à mes côtés posant nos affaires entre nous. Fronçant les sourcils en relevant la tête je le regardais longuement, l’homme le plus beau de la terre se faisait passer pour mon fiancé. Mon cœur s’emballant toujours je posais lentement ma main sur ma poitrine me sentant mal tout a coup tellement il s’emballait. Me tournant vers le docteur, en souriant faiblement je le vis prendre mes radios et mes analyses les survolant alors lentement sans un mot. Attrapant la main de Heath en entremêlant nos doigts, je rapprochais alors ma chaise de la sienne croisant les jambes celle-ci caressant quelque peu les siennes. Le silence pesant de la pièce se faisait trop lourd à mon gout, vraiment trop lourd. Inspirant longuement en mordillant ms lèvres à plusieurs reprises je bougeais rapidement le pied qui était au sol tout en fixant le docteur. « Bon, comment vas-tu Anastazie ? Ton cœur ? » Mon cœur mon cœur, on s’en foutait de mon cœur ! Moi je voulais savoir pour mon corps, pour les cancers ou dieu sait quoi… Serrant un peu plus la main de Heath j’haussais lentement les épaules. « Bien, je fais toujours du sport, j’essaie de manger sainement… ça va je me sens bien. » « Pas trop de sport a outrance, tu as ton inhalateur sur toi et tes cachets au cas ou ? » « Oui… Toujours dans mon sac, ils ne me quittent jamais… On peut changer de sujet !? » Demandai-je un peu pète sec en le regardant droit dans les yeux, n’aimant pas trop parler de mon cœur. « Oui, bon tes analyses… Anastazie, tu sais ce qui est arrivée à ta mère, donc je pense que tu te doutes que tu as des chances, malheureusement pour avoir plus ou moins pareil. » Blêmissant violemment j’étais foutue, ce con était clairement en train de me dire que j’avais un cancer ou des cancers, ou de simple métastases un peu partout dans mon foutu corps. Non… Dix huit ans… Caressant doucement la main de Heath comme pour me calmer et me soulager, je posais mon autre main sur le genou de celui-ci le pressant quelque peu sans quitter le docteur du regard. « Nous n’avons rien trouvé, tu n’as aucun cancer Anna mais… Il est préférable que tu reviennes dans deux mois trois maximums pour faire une analyse sanguine puisque nous avons tout fait sauf ça, si tout est bon et bien on se dira a l’année prochaine, tu sais que tu ne peux pas y échapper malheureusement… » « On dirait que vous êtes en train de me dire que je vais crever… » « Non, non mais… Plus vite on voit que tu as un cancer et plus vite on s’en débarrasse, ta mère n’avait rien vu c’est pour cela qu’il y a eu des soucis… Tu ne crains rien… » « Mouais… » Marmonnai-je doucement en me collant instinctivement a Heath. Le téléphone du docteur sonnant je me tournais vers Heath en croisant son regard souriant faiblement avant d’écouter le docteur nous dire qu’il revient dans quelques instants. Le regardant partir je posais ma tête sur son épaule en soupirant longuement. « Merci d’être là… » soufflai-je doucement en déposant un doux baiser sur son épaule sans plus bouger par la suite.
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Ven 9 Sep 2011 - 16:15
« Isobel & Heath »
« Ah ouais ? Quand tu baises tu fais le tout en cinq minutes ? Tu écartes les cuisses tu fourres tu fais tes vas et vient, francs, claquants, tu secoues franchement son corps, tu fais tressauter ses seins comme jamais, et en cinq minutes tu jouis en elle, tu te retires et te casses ? Tu n’as jamais envie que ça dure plus longtemps ? Cinq minutes de plaisir c’est court non ? » Me figeant franchement sous le coup de la surprise, je n’arrivais pas à croire qu’elle ait quitté les sous entendus avec autant de facilité, pour y aller plus franchement, sans détour ni quoi que ce soit qui s’y apparentait. Je n’étais pas du tout habitué à ce que qui que ce soit cesse de prendre des pincettes avec moi et y aille franchement sans faire dans la dentelle. Certes j’aurais du m’y habituer avec Isobel, depuis le temps. Mais de là à l’entendre me parler de sexe aussi ouvertement en voulant savoir comment j’étais dans ces moments là, elle faisait tout de même sacrément fort. Au point où, durant plusieurs secondes, je restais comme con devant elle, à la regarder sans trop savoir que répondre à cela. Chose qui n’était pas habituelle. Depuis quand, qui que ce soit, avait le pouvoir de me faire taire plus de deux secondes ? C’était tout nouveau et c’était le pouvoir qu’Isobel était la seule à détenir à mon sujet. Et ça n’avait vraiment pas de quoi me rassurer. « Par rapide, je n’entendais pas cinq minutes. Je sais faire durer rassure toi. Je ne suis pas un éjaculateur précoce comme tes clients. » Ok il était vraiment plus que temps que je la ferme moi. Depuis quand je répondais à ce genre de questions de la part d’Isobel ? Depuis quand avait-elle à savoir ce qu’il en était de ma vie sexuelle et comment je me comportais lorsque je prenais une femme ? Ca ne la regardait en rien, sincèrement. Ce n’était pas comme s’il était dans ses projets proches ou immédiats, de tester de façon directe. Je doutais qu’elle ait assez envie de moi pour me laisser la dominer au vu de sa hantise que cela lui arrive. Je n’ignorais pas qu’elle détestait être dominée, sans doute autant que moi-même. Raison pour laquelle nous ne pourrions même pas nous entendre sur le plan sexuel. Continuant de discuter quelque peu sur le sujet du sexe, elle en vint à mentionner l’idée qu’elle pourrait venir me voir en tenue de petite écolière. Sans tarder, je lui rétorquais que ce serait une bien mauvaise idée. Comprenant parfaitement pour quelle raison je lui disais une chose pareille, elle me demanda si je risquer de la violer. Sûr de moi pour ne pas changer, ou du moins soucieux de le lui faire croire, je lui répondis l’air de rien, qu’il aurait encore fallut qu’elle ne soit pas consentante pour qu’il s’agisse d’un viol. Je réalisais ma connerie presque aussitôt, lorsque je pensais au fait qu’elle ne voulait pas de moi. Même si de temps à autre, ses paroles ou son comportement, semblaient me prouver le contraire. Je ne voulais pas tomber dans le panneau en me prenant au jeu et en commençant à croire que finalement, elle pourrait bien avoir un tant soit peu envie de moi. Si ça avait le cas, je m’en serais tout de même rendu compte. Je savais tout et voyais tout dans le fond, non ? Rien ne pouvait passer outre ma vigilance. Dans le cas contraire, cela se saurait ! « Pas faux, la ça risque d’être dur de te faire croire que je ne suis pas consentante et que je souffre comme jamais. Sauf si tu me prends en levrette… La je risque de t’insulter et de me débattre… quelle position ? » C’était complètement fou de voir à quel point elle avait encore le don de me surprendre de temps à autre. Venait-elle clairement de me dire qu’elle ne serait pas contre le fait de coucher avec moi tant que je n’étais pas trop dominant ? Ou était-ce un effet de l’alcool que de me faire entendre des choses qui n’avaient pourtant pas été dites ? Déconcerté, encore une fois, par ses propos et sa dernière question, je restais totalement immobile et silencieux à la regarder, sans rien laisser paraître. En même temps, qu’aurais-je pu laisser paraître alors que j’avais l’esprit totalement vide ? J’étais plutôt incapable de penser à quoi que ce soit tant j’étais sur le cul, pour bien résumer les choses. J’avais forcément du rater un épisode pour que j’en arrive aujourd’hui, à l’entendre me dire une chose pareille. « Levrette bien sûr. Histoire que ça ressemble davantage à un viol. » Répondis-je simplement, le plus calmement du monde, sans état d’âme. J’avais surtout un mal fou à la croire lorsqu’elle me faisait comprendre qu’elle accepterait de coucher avec moi. Ou alors elle le ferait, mais en gardant dans l’idée que je n’étais que comme un client … A satisfaire, sans plus. Elle ne pouvait pas avoir sincèrement envie de moi comme moi j’avais envie d’elle. Je ne devais surtout pas me mettre ce genre d’idée en tête, sous peine de me faire du mal, comme le con que j’étais. « Mouais, les blondes c’est con… Franchement parfois ça ne vole pas haut faut tout de même l’avouer… » Souriant faiblement en coin, je me contentais de hausser vaguement les épaules sans répondre quoi que ce soit. Brunes, blondes, rousses … Pour moi elles étaient toutes les mêmes, je n’avais jamais trouvé une fille qui puisse être à ma hauteur, avant Isobel elle-même. Chose qu’elle ignorait.
Lorsque, par la suite, elle me lâcha une déclaration enflammée pour me faire entendre que j’étais la seule personne pour qui elle s’inquiétait vraiment et j’en passe, j’eus un mal fou à la croire. Comment pareille chose pouvait-elle être possible ? J’étais tant dubitatif, que je fus bien incapable de le lui cacher plus longtemps, lâchant alors que je tenterais de croire à tout cela, bien que ce ne soit nullement dans mes objectifs proches ou lointains. Je ne voulais pas me faire de faux espoirs car je savais que cela ne pourrait que me faire un mal fou, pour ne pas changer. « Ce que tu peux être têtu parfois ! J’ai follement envie de te secouer pour remuer ta cervelle et te faire comprendre que je ne mens pas. Est-ce que depuis que l’on se connait je t’ai menti une seule fois ? Non ! Je déteste mentir, je hais ça ! Je suis prête à prendre des risques pour toi, je t’ai bien dis pour les filles et l’argent, dis moi quel serait mon intérêt de mentir sur ça ? Alors… Pour une fois, une fois dans ta vie, s’il te plait, accepte le fait que je me fasse du souci pour toi, que je m’inquiète et que je te porte attention ! T’es mon mac ok et alors ? C’est toi qui me protège toi qui m’assure une sécurité constante toi qui m’as fait progresser et rendu pute de luxe, alors oui j’ai de la considération pour toi. Et si on venait à me demander ce que je pense de toi, je te ferai une éloge de ouf parce que c’est ce que tu mérites ! Alors… Par pitié… S’il te plait, Heath… Crois-moi. Parce que tu sais qu’après je deviens chiante quand tu me contredis, et qui dit chiante dit pique et qui dit pique dit qu’on va encore se chamailler comme deux gros gamins. Pas que je n’aime pas ! J’adore te faire chier, mais pas sur ça…» De plus en plus surpris et choqué par ses propos, je me figeais franchement sur le coup, en fronçant alors les sourcils. En plus d’une année qu’elle bossait pour moi, jamais il n’avait été question de quoi que ce soit d’autre que de haine et de méchanceté entre nous. Depuis quand Isobel éprouvait-elle de la considération pour moi ? Quelque chose avait déraillé quelque part et je ne comprenais ni où, ni quand, ni même pourquoi ou comment. Tout ce que je savais, c’était que le cours des évènements avait le don de me faire un tant soit peu peur, car je ne comprenais plus rien et en avait perdu le fil, sans pouvoir empêcher ou arrêter quoi que ce soit. Que s’était-il passé dans sa tête pour qu’elle se mette à penser de la sorte ? Je n’en savais rien et ne comprenais vraiment pas. Je ne comprenais pas et ne pouvais rien faire d’autre que de constater. Qu’étais-je supposé répondre à cela ? J’avais peur de déraper, de faire un faux pas, de me tromper ou que sais-je encore ? J’avais peur de mal comprendre, de me faire de faux espoirs, de penser et voir trop grand alors qu’en fait pour elle, ça ne signifiait rien du tout. Bref … J’étais perdu et plus elle parlait, plus je l’étais. Sans parler de l’alcool que je venais de boire, loin de me douter qu’elle choisirait ce moment là pour réapparaitre, qui avait le don de me faire perdre mes facultés de penser rapidement et correctement. J’avais juste la sensation qu’elle venait de foutre un bordel monumentale dans mon cerveau et qu’il me faudrait retrouver toutes mes facultés, pour pouvoir ranger tout cela. Bref, j’étais totalement perdu et elle empirait la chose. Que dire d’autre que cela ? Je ne savais même pas ce que j’étais censé répondre, ce qu’elle attendait de moi, ce qu’elle voulait m’entendre dire ni même ce qu’elle s’attendait à entendre de ma part. J’étais las de parler, las de jouer, las de vouloir comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, las de bien des choses. Las était mon mot d’ordre depuis bien des années. Las de me battre, de toujours vouloir plus, de tenir autant à l’argent, de ne pas être heureux, de toujours attendre et espérer que ça finira par s’arranger, las même d’avoir arrêté les drogues qui étaient mon seul échappatoire durant bien des années. « Tu as trop parlé d’un coup, j’ai rien suivis … » Lâchais-je après un instant de silence, en fermant les yeux et soupirant longuement pour extérioriser ma lassitude. Bien sûr je mentais prodigieusement en disant que je n’avais rien suivis, puisqu’il était plus que clair et évident que j’avais juste du mal à accepter pareille chose de qui que ce soit mais plus encore venant d’elle, de la pute avec qui je me disputais et plus encore, depuis de nombreux mois. Me croirait-elle ou se douterait-elle que je mentais pour me protéger, par peur d’aimer croire à tout ce qu’elle venait de me dire ? Incapable de soutenir son regard, je détournais le mien en me passant nerveusement la langue sur les lèvres.
Après avoir laissé quelques secondes s’écouler sans que ni l’un ni l’autre ne parle, je finis par me lever pour contourner mon bureau et ainsi me placer devant elle. L’air de rien, je lui retirais sa paire de lunettes qui cachait ses si beaux et ensorcelants yeux verts. Culpabilisant sans pour autant en montrer quoi que ce soit, je passais faiblement le doigt sur le cocard que j’avais laissé sur son si beau visage, avant qu’elle ne retire mon doigt avec lenteur en le prenant de sa main et le faisant glisser le long de son corps. Discutant de choses et d’autres, je ne pus m’empêcher de frissonner intérieurement lorsqu’elle me demanda si nous n’aurions pas pu être plus qu’un employeur et son employée, si elle n’avait pas été l’une de mes putes. Sans trop songer à faire mal, je lui fis remarquer que nous ne nous serions même pas connus si elle n’avait pas été une prostituée. « On ne peut pas savoir, supermarché, boite de nuit, bar, parc, on se serait surement croisé plus tard dans un tout autre lieu. Je bossais dans un bar du coin avant de me prostituer, si j’avais continué, en sortant du boulot on se serait croisés, on ne sait pas. Mais le fait qu’on ne soit pas du même monde ne joue en rien à ça. Je doute que tu couches, sortes avec des filles que de ton monde. Ce serait… Bizarre non ? » Fronçant quelque peu les sourcils devant ses propos, je ne compris pas vraiment ce qu’il y avait de bizarre à cela. Quel était le problème avec l’idée que je puisse ne coucher qu’avec des filles de mon monde ? Au moins avec ces filles là je savais à quoi m’en tenir. Elles aimaient tout autant l’argent que moi et c’était là tout ce qu’elles appréciaient chez moi. Ces filles là étaient stupides et superficielles et il ne fallait pas s’attendre à mieux de leur part. Quand aux filles de rang inférieur … Pourquoi perdrais-je du temps avec elles alors que de toute façon, je ne cherchais nullement une relation sérieuse ? Tout ce que je voulais c’était passer le temps et coucher, ni plus ni moins. Et me montrer au bras d’une fille qui sortait de je ne savais où, n’était pas franchement recommandé dans mon monde. Et pourtant, si la fille en question était Isobel, je serais bien incapable de ne pas vouloir de cela. Il était certain que j’aimerais même grandement ça. Malheureusement, depuis bien longtemps, j’avais appris que dans la vie nous ne pouvions pas avoir tout ce que nous voulions. « Qu’est-ce qu’il a de bizarre là dedans ? C’est pourtant le cas … Je ne sors et ne couche qu’avec des filles de mon monde … C’est si choquant que ça ? » Répondis-je avant de demander, sans broncher et haussant vaguement les épaules comme pour signifier que pour ma part, je ne voyais pas ce qu’il y avait d’étrange, bizarre ou choquant là dedans. « Et j’ai vraiment l’air du type qui accoste la petite barmaid du coin ou je ne sais quoi ? » Demandais-je par la suite, de façon narquoise. Etrangement, j’avais un mal fou à m’imaginer faire cela. Heath qui accoste une serveuse, une vendeuse ou autre du même genre, ce serait du jamais vu. Certes Isobel mériterait amplement que je déroge aux règles en l’accostant, peu importait où et comment. Mais je n’allais pas lui avouer que pour elle je l’aurais fais sans broncher un seul petit instant. Même si je comprenais par ses paroles, qu’elle aurait sans doute aimé me rencontrer autrement pour qu’il se passe tout autre chose entre nous, que ce qui avait lieu depuis dix huit mois. A savoir que nous passions notre temps à nous faire du mal, encore et encore. C’était à qui détruirait le plus l’autre. Et pourtant, même si je lui avais sans doute déjà fais du mal dans le passé, ce n’était vraiment rien à comparer de ce que j’aurais pu lui faire. Tout simplement parce que je l’aimais beaucoup trop pour lui faire sincèrement du mal et la détruire véritablement. Chose qu’elle ignorait bien entendu. Sans doute pensait-elle que j’étais plus faible que je ne voulais bien le laisser paraître et pas si méchant que cela. Alors qu’elle ignorait totalement à quel point je pouvais l’être avec d’autres qu’elle. Elle avait de la chance d’être elle, c’était certain … Mais ça, elle ne le saurait très certainement jamais puisque je n’y tenais sincèrement pas. Je ne voulais pas que qui que ce soit réalise à quel point je pouvais être faible face à celle dont j’étais tombé éperdument amoureux. Encore aurait-il fallut que qui que ce soit puisse réaliser que moi, Heath McKingsGreen, étais capable d’aimer. Je ne doutais pas que personne ne pourrait le croire même tant c’était presque trop gros pour être vrai. Et pourtant ça l’était. J’étais bel et bien tombé fou amoureux d’une fille inférieure à mon rang qui plus est. Et je ne pouvais rien faire contre cela sinon il était certain que j’aurais déjà agis pour ne plus l’aimer. Mais c’était ainsi, point ! Et puis dans le fond je ne regrettais pas totalement de l’aimer elle et pas une autre. Elle était parfaitement digne de mon amour et était à ma hauteur même si elle ne s’en rendait très certainement pas compte elle-même. Pourtant, elle n’hésita pas à nous comparer à l’un des plus célèbres couples, comme si nous en étions un. Bonnie and Clyde ? Toujours aussi gentil et prévenant, je lui fis alors remarquer que je ne pouvais pas être Clyde puisque je ne me débarrassais pas moi-même des corps mais payais quelqu’un pour cela. Sans me répondre quoi que ce soit, sans doute blasée malgré tout, elle ne tarda pas à quitter mon bureau pour rentrer chez elle, après que nous fumes convenus de nous retrouver devant le club à une certaine heure, pour que je l’accompagne à l’hôpital où elle aurait les résultats de ses examens.
Quelques heures plus tard, ce fut en faisant crisser les pneus, que je m’arrêtais devant elle sur le parking de mon club pour la récupérer. Mentionnant quelque peu le fait que j’étais beau coiffé de la sorte puis les policiers dont elle pourrait se défaire sans problème en me mentionnant simplement, nous en vînmes ensuite à parler du Nutella que j’avais en grande quantité chez moi et que j’aimais vraiment. Lorsqu’elle mentionna le fait qu’elle me vénérait, je fus si choqué et envouté de l’entendre me dire ça à moi, que je ne pu m’empêcher de lui demander de le redire. Sauf qu’elle en fit bien trop et que, du coup, j’eus un mal fou à la croire malgré tout. J’avais plus la sensation qu’elle se foutait totalement de moi plus qu’autre chose. Raison pour laquelle je ne tardais pas à lui demander si elle ne pensait pas en faire trop à cet instant là. Dans un état second, je réalisais à peine que ma voix s’était faite rauque et un tant soit peu étranglée dans ma gorge tant elle venait de m’exciter à murmurer au creux de mon oreille, d’une voix des plus sensuelles et excitantes à souhait. « Il faut bien mettre la barre haute quand on est avec toi… » C’était ce que l’on pouvait appeler, savoir se racheter à merveille. C’était dingue comme ses paroles me plaisaient comme jamais à cet instant là. C’était foutrement bon de la voir se ranger à mon avis quant au fait que j’étais tout de même supérieur à la moyenne … « Pour une fois on est d’accord sur un point ! » Lâchais-je l’air de rien, sans pouvoir m’empêcher de sourire quelque peu en coin. Continuant de mentionner le Nutella mais aussi le beurre de cacahuètes, je du lui faire remarquer que ce premier était très sucré au vu du fait qu’elle me disait que ce dernier était trop salé. Selon moi ce n’était pas le cas, j’aimais tout autant l’un que l’autre. Je n’étais pas du genre à mal manger. Mais je n’avais pas non plus de limite bien définie dans ce que je m’autorisais et ce que je ne m’autorisais pas à manger. Lorsqu’elle me demanda si ce cadeau, à savoir un pot de 4kg de Nutella, était de la part d’une femme, je lui répondis simplement que oui, puisque ce n’était autre que ma bonne qui m’avait offert cela. « Fais gaffe qu’un de ces quatre matins, elle ne t’attende pas en petite tenue coquine le pot de Nutella sur la table de nuit pour une session sexe ! Sait-on jamais… » Choqué à cette idée qu’elle venait de balancer comme cela, l’air de rien, tout en luttant pour ne pas trop rire, je tournais un regard stupéfait vers elle en haussant les sourcils. « Isobel si tu comptais me dégoûter à vie et faire en sorte que je sois en flippe à chaque fois que je rentre chez moi le matin, c’est réussi ! Je vais rentrer sur la pointe des pieds maintenant ! » Finis-je par lâcher le plus sérieusement du monde, bien que l’envie de rire soit vraiment présente en moi à cet instant là. Je n’en n’étais pas encore au point de me lâcher totalement en riant à gorge déployée devant elle. Sourire me demandait déjà un immense effort alors il ne fallait pas m’en demander davantage encore. J’aurais trop peur de perdre pour de bon ma réputation de méchant pour accepter de rire devant autrui. Et Isobel au même titre que n’importe qui d’autre. Lorsque, par la suite, elle mentionna le fait qu’elle aimerait être comme, je ne pu m’empêcher d’être surpris. Elle voulait avoir la même répartie que moi et être aussi sûre d’elle, que moi-même j’étais sûr de moi. Cela avait de quoi me choquer au vu du fait que j’avais pourtant toujours eus la certitude qu’elle haïssait ces traits de caractère qui étaient miens. Et je doutais fortement de m’être trompé à ce sujet tant cela m’avait paru clair comme de l’eau de roche. Finissant par accepter qu’elle teste sur moi, je lui proposais plusieurs choses pour lesquelles elle pourrait dire être meilleure que moi. Elle finit par choisir le fait qu’elle était plus intéressante que moi, me lâchant alors une tirade des plus enflammés et beaucoup trop vraie à mon goût. Tant j’étais stupéfait et choqué de l’entendre me débiter tout cela, je me sentis blêmir sur le coup. Je me foutais royalement d’être inintéressant ou toute autre chose de ce genre. Je me foutais totalement de l’avis des gens sur moi. Mais qu’elle, Isobel la femme dont j’étais amoureux, le pense vraiment … Je n’étais pas certain de pouvoir encaisser sans le moindre mal. Ca faisait un mal de chien d’apprendre que la femme de ma vie me trouvait tout bonnement inintéressant. Et lorsqu’elle tenta d’annuler les effets de ses mots en me lâchant qu’elle n’en pensait pas un traitre mot, je fus tout bonnement incapable de la croire. Non pas que je la considérais comme étant une menteuse ou autre de ce genre. Mais je savais ce qu’il en était vraiment et je ne doutais pas qu’elle le pensait vraiment. Elle n’était pas du genre à balancer des paroles au hasard sans les penser. Alors oui, je ne l’intéressais pas le moins du monde. Au moins les bases étaient posées et j’étais pleinement fixé, pour le cas où j’aurais encore eus le moindre doute sur ce point et le moindre petit espoir.
Du coin de l’œil, je la vis se redresser à genoux sur son siège avant de se pencher vers moi pour passer un bras autour de ma gorge et enfouir son visage dans mon cou. Fronçant les sourcils, je me figeais légèrement sans comprendre du tout ce qu’il était en train de lui prendre et ce qu’elle était en train de faire. Que lui prenait-il ? Je n’en savais rien et pour le coup elle me faisait un peu peur. Isobel qui me prenait dans ses bras … C’était à la fois choquant et à la fois outrageusement plaisant. J’aimais terriblement cela, il n’y avait pas le moindre doute à avoir là-dessus. Mais je n’avais vraiment pas l’habitude que qui que ce soit puisse avoir ce genre de geste à mon encontre. La dernière personne à m’avoir prit dans ses bras était celle que j’avais un jour considéré comme étant ma mère et qui était malheureusement morte à présent, depuis bien des années. A part elle, jamais personne n’avait semblé éprouver de la tendresse à mon encontre. Sans compter Vanillé qui n’était qu’une gamine qui faisait partie de mon passé. L’étreinte d’une gamine était parfaitement innocente et les enfants de cet âge prenaient à peu près n’importe qui dans leurs bras. Alors pourquoi pas moi ? Mais là … Isobel qui me prenait dans ses bras, j’avais un mal fou à y croire tant c’était presque trop beau pour être vrai. Ses lèvres sur ma tempe et sa main dans mes cheveux, je tentais de rester totalement calme et immobile sans broncher, pour dissimuler le plaisir fou que je prenais à cette brève étreinte qui ne signifiait sans doute pas la même chose pour l’un et l’autre. « Crois-moi… Je ne le pensais pas une seule seconde… Car moi je ne suis pas comme toutes les autres femmes. Moi je suis unique et différente… Moi je t’accepte comme tu es, même si tu serais le pire con de la terre…Au contraire je te trouve intéressant et j’aime ta façon d’être… Je t’admire pour ce que tu es, la façon dont tu es, car moi dans le fond j’aimerais être comme toi, sauf le côté argent, ça je ne changerais pas… Mais pour le reste… Heath, vis pour toi pas pour les autres, ce que j’ai dst, sort le de ta tête, et le prochain qui te le sort, pense à ce que je te dis là… Vis pour toi ! Oublie les autres, personne ne peut atteindre ton cœur, car tu es Heath McKingsGreen… » Frissonnant quelque peu lorsqu’elle posa sa main sur mon cœur, je fronçais quelque peu les sourcils sans la regarder un seul instant, regard posé sur la route face à moi. C’était déjà le cas … Je vivais pour moi et j’emmerdais les autres. Mais là c’était d’Isobel dont il était question. C’était elle qui venait de me débiter tout cela sur mon propre compte et personne d’autre. N’importe qui aurait pu me le dire sans que je ne réagisse outre mesure. Mais là c’était elle … Et si elle l’avait dit c’était que forcément, ça devait être vrai. J’avais la fâcheuse tendance à prendre très à cœur tout ce qu’elle pouvait bien me dire. Comme ce jour où elle m’avait dit ne pas être excitant du tout. Plutôt que de m’énerver, j’avais juste été franchement blessé et mal de l’entendre me dire une chose pareille. Certes je ne m’étais pas fais de faux espoirs quant au fait qu’elle aurait pu avoir un tant soit peu envie de moi. Mais de là à l’entendre me dire que je n’étais vraiment pas du tout excitant, c’était tout de même très différent et tellement pire. « Ecoute l’ange Isobel ! » Sans répondre quoi que ce soit, je la laissais se détacher de moi pour retourner tranquillement dans son siège. « J’ai l’air d’être du genre à vivre pour les autres ou en pensant à ce que pensent les gens de moi ? » Lâchais-je un brin sèchement, après de longues secondes de silence. Je ne savais pas réagir autrement qu’avec un tant soit peu de violence lorsque je me sentais attaqué ou blessé. Or, j’étais justement blessé par les propos d’Isobel qui m’étaient allés droit au cœur sans détour ni raccourci. Et comme si cela ne suffisait pas, elle refusa pour la énième fois, la soirée de libre que je lui proposais. Si j’éprouvais d’abord un franc agacement à l’idée qu’elle refuse les rares efforts que j’étais capable de faire, je ne mis pas longtemps à comprendre ses arguments et à les comprendre. Sans me faire prier, je mentionnais alors une chambre au motel qui était d’ordinaire réservée aux vigiles qui se reposaient. Chambre que je pourrais lui laisser pour la soirée et la nuit si elle le désirait. En réalisant à quel point je devais paraître gentil à cet instant, j’ajoutais bien vite, que personne d’autre qu’elle et moi ne devraient être au courant de cela. Je ne tenais vraiment pas à ce que qui que ce soit puisse entendre parler de cela. Voyant des mouvements du coin de l’œil, je tournais la tête vers Isobel pour la voir alors porter un inhalateur à ses lèvres et prendre de longues bouffées. Fronçant quelque peu les sourcils, mon regard alla d’elle à la route à plusieurs reprises comme si je craignais qu’il ne lui arrive quoi que ce soit, durant le court laps de temps que j’aurais passé à regarder la route. « Ca va ? » Finis-je par demander presque malgré moi, incapable de lui cacher plus longtemps que, oui, je m’inquiétais vraiment pour elle et ne faisais pas semblant. Ce n’était vraiment pas dans mes habitudes de m’inquiéter pour qui que ce soit mais là c’était bel et bien le cas, je m’inquiétais vraiment pour elle, comme pas permit. De l’inquiétude pour quelqu’un … Ce n’était vraiment pas quelque chose que j’étais habitué à ressentir pour qui que ce soit. Mais là en l’occurrence, il s’agissait tout de même d’Isobel donc forcément, elle méritait bien ça. C’était même peu offert à comparer de tout ce que j’étais capable de ressentir et éprouver pour elle.
« Le pire c’est qu’ils ne sont pas si inconnus que cela… Avec le temps ce sont devenus des clients réguliers, ils me racontent leur vie, comme si ça pouvait m’intéresser, ils en ont que pour mon cul, mon corps et encore, on sait tous que pour un mec, un trou c’est un trou rien d’autre… Moi je n’aime pas ce que je fais, je ne suis pas la pute qui se lève le sourire aux lèvres heureuse d’écarter les jambes pour faire plaisir aux hommes. Je suis juste une fille sale, reclus de la société qui se fait baiser non stop par des fils de putes qui n’en n’ont rien à foutre de leur femme alors que moi je rêverais ne serait-ce qu’un moment d’avoir un mec que j’aimerais sans être une pute. Les miracles ça n’existe pas. J’accepte ta chambre. Télévision lit, moi ça me convient… Dormir, me reposer, ça fait quatre ans que je n’ai pas eu une nuit sans sexe… Oui ça restera entre nous, oui tu es putain de bon pour le coup et je ne sais même pas comment te remercier. Si tu veux passer me voir quand tu feras ta tournée au motel… ne serait-ce que cinq minutes, ça me ferait plaisir. » Quelque peu surpris d’entendre Isobel parler autant d’un seul coup sans que ce soit pour m’en foutre plein la gueule ou se plaindre uniquement pour m’ennuyer, je tournais un bref regard vers elle, comme pour m’assurer qu’elle allait vraiment bien. J’avais un doute tout à coup. Et pourtant, à part l’air un peu déprimée ou quelque chose de ce genre, elle semblait aller plutôt bien quand même. J’étais franchement surpris de la voir se confier à moi avec autant de facilité. Mais aussi, et surtout, j’aimais terriblement qu’elle puisse le faire, sans songer un seul instant que je pourrais retourner cela contre elle par la suite. Ne pensait-elle donc plus au fait que j’aimais à lui faire du mal ? Du moins d’apparence … Quoi qu’il en soit, il était certain que je n’allais pas non plus m’en plaindre. J’aimais qu’elle puisse me parler autant. Ca semblait me prouver qu’elle me faisait un tant soit peu confiance, point non négligeable à mes yeux. Je n’avais pas l’habitude que l’on me fasse confiance sur des sujets aussi personnels que celui-ci. « Tous les hommes ne sont pas prêts à baiser n’importe qui Isobel. Un trou n’est pas un trou plaisant pour tout homme. Et tu n’es pas sale … Tu es sans doute la seule pute avec laquelle je serais capable de coucher. Quant à avoir un mec … Hm … Ne désespère pas ? Et oui prend cette putain de soirée parce que tu es bien la seule qui la mérite et à qui je la proposerais et … Je verrais si je passe … » Est-ce que je venais vraiment de lui avouer que je ne serais pas contre coucher avec elle, malgré son métier qui n’était autre que prostitué ? Il fallait croire que oui, je le lui avais même dis sans détour, le plus naturellement du monde, comme si c’était on ne peut plus normal. Ce qui n’était pourtant pas du tout le cas, malgré les apparences. Quant à savoir si j’allais ou non passer la voir dans sa chambre, la proposition était des plus tentantes. Sauf que je craignais que le rapprochement entre nous ne se fasse plus grand qu’il n’était en déjà en train de se faire. La voir simplement tranquille, reposée et bien, risquerait fortement de me donner l’envie de l’aider dans sa foutue vie pour la sortir de la prostitution. Or … Non seulement Heath McKingsGreen n’aidait personne. Mais en plus, la faire arrêter cela signifierait perdre de grandes rentrées d’argent. Mais avais-je vraiment besoin de cet argent là pour vivre ? Il était certain que non ! Largement pas même, au vu de l’argent que généraient mon club et l’ensemble des autres putes. Une fois arrivé sur le parking de l’hôpital, alors que nous venions de quitter la voiture, je du rejoindre Isobel de son côté pour tenter de la rassurer maladroitement, sachant qu’elle avait beaucoup de mal à supporter l’idée d’entrer à nouveau dans cet hôpital. Parlant de comment je pourrais la violenter, je lui dis alors que je pourrais bien la faire s’allonger sur le ventre, sur mes jambes et que je lui claquerais les fesses. « Ah ben on m’a jamais mit de fessée… La seul fois ou j’ai reçu un coup… C’était la semaine dernière…Mais je préfère de loin la fessée, pauvre petit cul parfait… ça va ? T’aurait pas mal au cœur de frapper un si beau cul ? » Pinçant quelque peu les lèvres au souvenir qu’elle venait de raviver en me disant clairement que j’étais la première personne à avoir eus le toupet de lever la main sur elle et de la frapper, je me contentais de la regarder sans rien laisser transparaitre. « Il parait qu’il faut un début à tout ! Et qui te dis que je ne prendrais pas plaisir à sentir tes petites fesses sous ma main, à les frapper ? » Demandais-je l’air de rien, le plus sérieusement du monde, avant de m’emparer de sa main pour l’entrainer avec moi vers l’hôpital, sans plus tarder. Un instant plus tard, alors que nous nous trouvions dans l’ascenseur, je ne pus m’empêcher de la serrer plus ou moins contre moi en voyant qu’elle se blottissait bien contre moi, le plus naturellement du monde. Et une fois hors de ce petit habitacle, elle se mit à sautiller à tout va sous mon regard des plus surpris. Je ne l’avais jamais vu aussi joyeuse et il fallait avouer que ça me plaisait plus que de raison. J’aurais donné cher pour la voir tous les jours de la sorte tant elle semblait bien … Alors qu’un instant plus tout ça avait été tout le contraire. Comme si j’avais le besoin de toujours tout foutre en l’air, je lui fis alors remarquer que nous devrions en profiter car nous ne risquerions pas de nous revoir hors boulot, de sitôt. « Oui… Les bonnes choses ont toujours une fin rapide… C’est dommage… On aurait du se rencontrer autrement… » Presque aussitôt, je regrettais d’avoir dis un truc pareil. J’étais du genre à toujours être pessimiste et de toute évidence, cela venait de l’affecter. Dans le fond, j’avais peut être tort. Je n’étais pas devin non plus. Et je ne supportais pas que ma bêtise puisse autant lui faire de mal. « C’est aussi ce qu’il m’arrive de penser … Mais tu sais … On dit que rien n’est impossible … » Finis-je contre toute attente par lâcher, sur un ton mystérieux sans même la regarder, l’air de rien.
Sans perdre de temps, je me rendis dans la salle d’attente tandis qu’elle-même se faisait enregistrer, la laissant par la suite me rejoindre pour s’asseoir à mes côtés, commençant alors à me raconter certains épisodes de sa vie mais principalement la mort de sa mère. Conscient que ce n’était pas le genre de révélation qu’elle faisait à tout va et à tout le monde, je la laissais parler sans l’interrompre une seule fois, réagissant même à ses propos pour tenter de la rassurer un tant soit peu, bien que cela ne soit pas si évident que ça, pour une personne comme moi qui n’était pas du genre à aider autrui. « Oui, elle devait s’en douter, mais tu sais… J’ai été une fille… Je n’aimais pas les câlins, je la repoussais constamment… Genre quand elle me prenait dans ses bras je la repoussais, je l’appelais rarement maman, mais Shanae. Je ne suis pas le genre de fille à montrer mes sentiments… J’ai beaucoup de mal… En plus de ça, je suis du genre a haïr les hommes… Les hommes sont lâches, irresponsables, égoïstes… Ils se servent des femmes pour assouvir leurs envies et se tirent… Vive le célibat… Ma dette ? Même si je baisais avec le directeur il refuserait de me l’enlever tellement elle est importante… Je n’ai pas de chance Heath qu’est ce que tu veux que je joue au loto ? Je me ruinerais… » Me figeant quelque peu, je haussais les sourcils sans savoir que répondre à cela. Lâches, irresponsables et égoïstes ? Les hommes ? Elle n’avait pas du tout tort, je ne pouvais donc pas la démentir sans mentir, chose que je ne ferais pas avec elle, comme bien des choses. « Chiante jusqu’au bout hm … » Lâchais-je alors d’une voix quelque peu taquine en levant vaguement les yeux au ciel, l’air de rien sans pour autant me cacher d’elle. « Premièrement, ne pas être tactile ce n’est pas une honte. Deuxièmement … Tu devrais peut être te faire soigner pour ton problème avec les hommes. Et quatrièmement, jouer au loto de temps en temps ne te ruinera pas, n’exagère pas et au lieu de faire ta tête de mule, essaie ! Qui ne tente rien n’a rien ! » Bien sûr je n’allais pas la prévenir que j’envisageais sérieusement de lui payer sa foutue dette pour qu’elle soit enfin débarrassée de ce poids. Ce ne fut qu’en replaçant presque tendrement l’une de ses mèches de cheveux, derrière l’une de ses oreilles, que je réalisais combien j’étais en train de changer en sa présence. Raison pour laquelle j’eus la présence d’esprit de fuir sans attendre, quittant la salle sans perdre une minute et revenant un instant plus tard avec deux cannettes, l’air de rien. L’air de rien, nous reprîmes notre inlassable conversation. Et le fait de parler des raccourcis de l’hôpital, m’amena à lui faire clairement entendre que j’étais bien assez souvent venu ici pour les connaître par cœur, déjà. Quand elle commença à vouloir en savoir un peu plus sur ce point, je ne pu que me refermer quelque peu en lui répondant que je ne voulais pas en parler et que le passé était amplement mieux au passé justement. « Ce n’est jamais bon de remuer le passé c’est vrai… J’espère qu’il ne t’est rien arrivé de grave… Tu as l’air en bonne santé aujourd’hui et tout c’est bon signe… C’est con ce que je vais dire, mais si jamais un jour tu ressens le besoin de parler tu as mon numéro… Je suis nulle et inculte en réconfort etc mais… J’arrive à me débrouiller, et je suis une tombe… Donc… Voilà » De plus en plus surpris par Isobel, je haussais franchement les sourcils en baissant le regard vers elle, la regardant un long moment sans mot dire, incapable de savoir que répondre à cela. Elle était la seule personne au monde à me porter un tel intérêt et à sembler être aussi sincère avec moi. Je n’avais pas l’habitude et je devais bien reconnaître que j’étais assez perdu et déconcerté par cela. Pour autant, ce n’était pas franchement déplaisant. Bien au contraire même. « Rien d’assez grave pour que ça n’aille pas aujourd’hui ou qu’il y ait des conséquences fâcheuses … » Répondis-je doucement bien que j’eus alors une sensation de fourmillements dans tout mon bras à ces paroles. Pas la moindre conséquence et pour toute séquelle, quelques lignes au creux du bras qui témoignaient du fait que je n’avais décidément pas été tendre avec mes pauvres veines, à l’époque où je les piquaient inlassablement, toujours au même bras. Tout cela uniquement parce que tant j’étais en manque de drogues, j’étais tout bonnement incapable d’être ne serait-ce qu’un minimum patient en changeant de bras ou en me piquant autre part, tout simplement. « C’est vraiment … Très étrange mais néanmoins gentil de proposer ça … Mais je n’ais jamais éprouver le besoin de parler et raconter mon passé donc tu n’auras pas à faire ça ne t’inquiète pas. » Ajoutais-je tranquillement en souriant faiblement. En effet, je ne m’étais jamais franchement confié à qui que ce soit et n’avais jamais éprouvé de réel manque. Mais sans doute que tout aurait été différent pour moi, dans le fond, si j’avais un jour trouvé la bonne personne à qui me confier ou si j’avais trouvé le courage de le faire, tout simplement. Malheureusement je ne le saurais sans doute jamais puisque je ne comptais plus me confier à qui que ce soit.
« Tu parles sérieusement ? Je ressemble à une gosse ? Je reviens je vais aller me pendre d’accord ? Non plus sérieusement… J’en sais rien, c’est mon caractère, si on n’était pas à l’intérieur je serais en train de fumer comme un pompier… En général je m’énerve facilement aussi… Et… Je ne suis pas tout le monde, sache le hum. » Souriant quelque peu en coin, je ne pus m’empêcher d’aimer sincèrement sa réponse. Elle avait tout juste. Elle n’était pas tout le monde. Loin de là même ! Elle était totalement unique en son genre et j’en étais parfaitement conscient.[color=teal] « Ton comportement de gosse ne me déplais pas. Tu as l’air presque … Je dis bien presque … Heureuse à être aussi joyeuse. Et je sais que tu n’es pas tout le monde. Loin de moi cette idée ! »[color] Lui répondis-je le plus sincèrement du monde en souriant faiblement en coin sans la quitter du regard, incapable de regarder ailleurs alors que la femme la plus belle qui soit, était juste à mes côtés. Continuant de parler, nous en vînmes à parler de l’époque de ses sept ans. Et je me surpris à vouloir en savoir encore plus à son sujet, lui posant des questions comme si c’était normal alors que venant de moi, ça ne l’était pas du tout. « J’ai toujours été une fille débrouillarde, ma mère étant seule pour m’éduquer… Elle bossait souvent du coup j’étais souvent seule, alors on apprend à se débrouiller et on devient sacrément malin… Hum, tu oublies caractérielle, têtue, bagarreuse, provocatrice, sadique… Petite j’aimais me battre… J’aime toujours d’ailleurs… Mais petite ma mère était souvent convoquée… J’ai même été virée d’une école pour avoir envoyé un garçon à l’hôpital sacrément amoché… Je suis un petit garçon manqué faut croire. » Un enfant seul apprend à se débrouiller et devient sacrément malin. Le sourire quelque peu crispé, je détournais lentement le regard en fronçant les sourcils. Etait-ce vrai dans mon cas ? Je pensais bien que non malheureusement. Certes je n’avais pas eus de parents présents du tout puisqu’ils se foutaient ouvertement de nous. Mais je n’avais pas eus vraiment droit à la solitude en vu de toutes les nounous et de tous les professeurs qu’ils nous payaient constamment. A croire que c’était ce dont nous avions besoin alors que c’était bien loin d’être le cas dans le fond. C’était de parents dont nous aurions eus besoin, mes sœurs et moi. Mais ça, ils n’avaient jamais semblés vraiment le comprendre. Et il était beaucoup trop tard à présent, pour tenter de réparer les erreurs. Soupirant doucement, je tournais à nouveau le regard vers elle, mon regard totalement impénétrable et fermé. « Ca fait pas beaucoup de qualités dis donc … Sinon y’a des trucs biens chez toi ? » Ne pus-je m’empêcher de lui demander pour la taquiner un tant soit peut et ainsi, tenter de détourner le fait que j’avais un minimum réagis à ses paroles précédentes, sans pour autant vouloir m’attarder là-dessus. « Un garçon manqué ? Tu le caches bien alors … » Ajoutais-je ensuite en haussant vaguement les sourcils et lui lançant un regard sérieux. « Tu sais ce que j’aime ? Je dois être maso… Prendre une batte ou une barre en fer et frapper… Frapper jusqu’à ce que la personne ne bouge plus… » Me passant lentement la langue entre les lèvres comme incapable de cacher que ce comportement chez elle pourrait bien m’exciter, je la regardais sans broncher alors qu’elle-même avait détourné le regard, sans doute par crainte que je ne la prenne pour une folle. « Ca me plais beaucoup ça … » Dis-je l’air de rien, en haussant vaguement les épaules, comme si c’était sans réelle importance ou comme si c’était franchement normal. Oui, comme si c’était normal que de frapper quelqu’un avec autant d’acharnement, jusqu’à ce qu’il ne bouge plus du tout. Dans notre monde, il fallait croire que oui. Comme quoi, Isobel et moi avions tout de même des mondes qui se ressemblaient beaucoup dans le fond. Discutant de tout et de rien, je me surpris moi-même, à facilement parler de moi, pour lui raconter sans détour, comment j’en étais arrivé à devenir propriétaire et gérant d’un club de strip-tease. Sans franchement hésiter, je lui avouais alors que je n’avais pas le moindre diplôme. Je ne doutais pas que ceci allait très certainement beaucoup la surprendre. Non seulement parce que j’étais sincèrement intelligent. Mais aussi, et surtout, parce que je me vantais franchement de mon intelligence comme personne. J’ignorais si elle avait aussi compris que j’étais arrivé là par mes propres moyens et non pas avec les sous de es foutus parents. Car le fait que l’on puisse imaginer une chose pareille sur mon compte, me faisait horreur. Oui j’aimais terriblement l’argent mais j’aimais le mériter et le gagner de moi-même. Certes, si ces deux abrutis venaient à mourir et ainsi à me laisser leur argent, je ne pourrais dire non. A mes yeux je le méritais cet argent pour les avoir supporté sans les tuer, durant toutes ces années. Mais de là à leur demander de me payer le club ou autre, il y avait tout de même des limites à ne pas franchir. Tandis que je parlais, je tentais tant bien que mal de ne pas trop faire attention au fait que son regard était fixé sur moi avec insistance. Aimait-elle ce qu’elle apprenait ou était-elle simplement choquée ? Je n’aurais su le dire avec certitude.
« Déçue ? Non, ça ne fait pas de toi un idiot pour autant pas besoin d’études pour réussir tu en es la preuve Heath… Mais personne n’est obligé de savoir que tu n’as pas de diplôme, garde ça pour toi hum. Gérer un club ça doit être du boulot, la compta, les commandes, les créances etc mais c’est un rythme à prendre mais tu es seul pour gérer tout ça non ? » Souriant faiblement en coin en la regardant longuement sans mot dire, je fus incapable de trouver que répondre, tant elle venait une nouvelle fois de me surprendre. Je l’aimais de plus en plus, à n’en pas douter. « Bien sûr que je suis le seul à gérer tout ça. Premièrement je n’ai pas envie de payer quelqu’un pour faire mon boulot. Et deuxièmement, je ne fais confiance qu’à moi pour la gestion de mon club. Au moins je sais que si quelque chose cloche côté gestion c’est par ma faute et c’est donc à moi de trouver mes erreurs. » Lui répondis-je alors, n’hésitant quasiment plus à lui parler le plus naturellement du monde. Il était d’une facilité déconcertante de lui parler et j’aimais beaucoup cela, pour moi qui n’avait vraiment pas pour habitude de parler ou raconter ma vie à qui que ce soit. Mais il fallait reconnaître qu’Isobel n’était vraiment pas n’importe qui. Isobel était la femme dont j’étais fou amoureux. Elle était cette femme totalement unique dans son genre. Belle, à la fois provocante et sophistiquée, féminine, drôle, avec un caractère fort, qui avait du vécut, un passé lourd, des secrets, des mystères. Et le tout sans parler du fait que malgré tout, même si elle semblait lassée, elle était forte et se battait encore et encore. « Mignon ? Hmpf… J’ai tendance à être trop franche, quand je pense un truc je le dis… Dis-toi que peu reçoivent de compliments de ma part alors… Met les de côtés t’es l’une des rares personnes à en avoir de moi… Et… Les études par correspondance, je le faisais les dernières années avant que ma mère ne meurt. Aujourd’hui il faut que je justifie pourquoi et avoir une raison valable. Pute c’est une raison valable ? Je ne crois pas. Faudrait que je monte un faux dossier en clair et avec ma poisse… » Plissant quelque peu le nez, je la regardais longuement sans savoir que répondre à cela et cherchant déjà comment l’aider, ce qui n’était franchement pas dans mes habitudes encore une fois. Comme quoi, elle me faisait vraiment faire et dire des choses que je n’avais pas pour habitude de faire ou dire. « La franchise y’a rien de mieux ... T’inquiète pas je ne risque pas d’oublier tout ça va ! Je doute que ce soit une bonne raison … Mais pauvreté précaire ça doit marcher non ? Tu n’as officiellement aucun revenu donc sans argent tu ne pouvais pas faire grand-chose. » Lâchais-je plutôt au hasard, peu certain que ça puisse fonctionner. « Dans le pire des cas … Un faux dossier c’est vite monté … On t’invente une maladie et le tour est joué. J’ai des relations dans cet hôpital. » Ajoutais-je l’air de rien, le plus sérieusement du monde et sans la regarder, tant j’étais moi-même surpris de voir combien j’étais prêt à l’aider. Evidemment, je n’allais pas lui avouer quelles étaient mes relations dans cet hôpital ni comment je me les étais faites. Je ne voulais en rien lui apprendre que le cœur de pierre pouvait parfois se laisser attendrir par le malheur de certains enfants. Parlant ensuite du fait que voir des femmes nues à longueur de temps devait m’avoir plus ou moins blasé des corps féminins, je ne tardais pas à avouer qu’en effet, elles étaient à mes yeux, toutes pareilles, ne la mettant pas du tout dans le lot pour le coup. Comment pourrais-je la mettre dans ce lot alors qu’elle était tout bonnement divine et parfaite à souhait ? Elle avait sur moi un pouvoir complètement dingue et était capable de m’exciter simplement avec un regard, un geste, une parole. Non décidément, elle n’était pas comme les autres femmes c’était certain. Sentant sa joue se poser sur mon épaule, je la laissais faire sans broncher en laissant échapper un bref soupir de bien être et plus encore lorsqu’elle passa doucement une main dans mes cheveux. « N’importe quoi, t’es bête ! Mais j’avoue que ça doit être bizarre, c’est comme moi… à force de voir ces hommes au boulot… c’en devient limite écœurant…ça m’a juste apprit à ne pas être pudique… J’ai beau être ta meilleure fille, il n’en reste pas moins que sans gel … ils peuvent rien faire… je ne suis même pas excitée… » Souriant faiblement en coin de façon taquine, je ne pus toutefois pas m’empêcher de plisser le nez à cette idée. Je savais que certaines putes exerçaient vraiment ce métier par pur plaisir. Mais toutes les autres, comme Isobel par exemple, le faisaient uniquement parce qu’elles n’avaient pas le choix. Et je savais combien c’était difficile que de faire cela. Du moins je m’en doutais puis que je n’avais jamais eus à vivre une chose pareille, évidemment. « Heureusement que c’est plus facile pour les hommes hm … » Répondis-je simplement en souriant faiblement en coin. Plus facile … Et pourtant je devais penser à elle la plupart du temps pour que mon corps me réponde. C’en était devenu honteux, étrange et tout ce qui s’ensuit … Par la suite, à ma plus grande stupéfaction, elle me proposa de nous embrasser pour faire comprendre à la fille qui se trouvait face à nous, qu’elle n’avait pas la moindre chance. Sans perdre une minute, nous nous embrassions alors, sans pour autant y mettre la langue, comme pour amplifier la lenteur et la douceur de ce baiser des plus doux et tendre. Nos lèvres se trouvant et se retrouvant inlassablement, nos baisers chastes et naturels, la douceur de ses lèvres contre les miennes, leur arôme délicat. Ce simple baiser suffisait à me rendre complètement dingue, il n’y avait pas d’autre mot pour décrire cette magie que semblait provoquer ce baiser. Un long moment plus tard, alors que nous semblions avoir un mal fou à revenir de ce monde dans lequel nous nous étions projetés, je la laissais déposer de lents baisers sur mes lèvres tout en me dépeignant le genre de femme qu’il me fallait. Ce à quoi je répondis donc, que je n’étais jamais sorti avec une femme qui soit simple, pas trop superficielle et avec un minimum de caractère. Aucun doute que c’était elle qu’il me fallait et aucune autre, mais je n’aurais pas le courage de le lui dire aussi cash.
« L’argent attire les connes, salopes, pouffiasses et j’en passe… ça ne m’étonne même pas en fait… C’est ça que je ne comprends pas chez les gens… A quoi ça sert d’être matérialiste ? Je pourrais avoir la plus grande fortune de terre que je n’y toucherais même pas… L’argent ça rend mauvais et ça détruit des gens… Un jour tu trouveras la femme qu’il te faut… tu l’as peut être déjà trouvé… » Souriant faiblement, je restais silencieux un très long moment, sans savoir que répondre à cela. Lui dire que oui, j’avais trouvé la femme qu’il me fallait et que ce n’était autre qu’elle ? Non, je n’aurais jamais un tel courage. Dans le fond j’étais lâche lorsqu’il était question de sentiments. « Ou je n’ai peut-être pas envie de la trouver … » Ce fut la seule chose que je trouvais à dire à cet instant là, avant que nous n’en venions à parler du fait que nous profitions autant l’un que l’autre de l’instant présent, celui que nous partagions avec délice et beaucoup de plaisir. « On risque d’aller loin alors… De profiter de plus en plus… Vous embrassez vraiment… Très bien Monsieur McKingsGreen » Frissonnant doucement, j’entrouvrais très légèrement les lèvres lorsqu’elle y déposa un lent baiser, mourrant d’envie de l’embrasser avec plus de fougue encore. « Hm … C’est pour ça que c’était la seconde fois de la journée que tu cherchais à m’embrasser, et que tu l’as fais ? » Demandais-je d’une voix douce et caressante contre ses lèvres, sans la quitter du regard, au moment même où le médecin appelait Anastazie qui n’était autre qu’Isobel. En croisant son regard presque paniqué au moment où elle s’éloignait, j’eus subitement l’envie d’être là pour la soutenir au cas où les nouvelles auraient été mauvaises. Raison pour laquelle je ne tardais pas à la suivre, me retrouvant alors confronté au médecin qui me lâcha que seule la famille était autorisée à être présente. Sans hésiter l’ombre d’une seconde, je lâchais alors avec un aplomb déconcertant, que j’étais son fiancé. La seconde d’après, choqué par ce que je venais de faire, j’entrais dans le bureau et allais m’asseoir aux côtés d’Isobel, sans trouver le courage de lever le regard vers elle tant j’étais perturbé par mes propres mots. Sans doute devait-elle me prendre pour un fou. A raison en tout cas ! Sentant sa main s’emparer de la mienne sans trop tarder, je la serrais doucement de la mienne en caressant alors le dessus de sa main avec extrême lenteur et douceur, de mon pouce, tentant de faire abstraction de ses jambes qui se trouvaient être contre les miennes à cet instant là. Ecoutant d’une oreille distraite ce qu’Isobel et son médecin se disaient, je tentais de ne pas m’inquiéter inutilement ni même de me faire trop d’espoir, par peur de me tromper. Alors que le médecin semblait se faire pessimiste, la main d’Isobel se posa sur mon genou pour le serrer avec insistance. Sans broncher, je levais nos mains liées pour poser la sienne contre ma joue, nos doigts fortement entremêlés et serrés. J’eus un faible sourire lorsque le médecin apprit à Isobel qu’elle n’avait strictement rien. Comme toujours, j’avais encore eus raison et je comptais bien l’embêter à la sortie, pour le lui rappeler, comme il se devait. Le téléphone du médecin sonnant, il s’éloigna rapidement en disant qu’il revenait. Sans attendre, la tête d’Isobel se posa sur mon épaule et je soupirais doucement en tournant le visage pour déposer un bref baiser sur ses cheveux avant d’y poser ma propre tête en fermant les yeux. « Merci d’être là… » Lâchant sa main avec lenteur, je la pris dans ma main gauche pour lever la droite et la poser sur sa joue avec douceur. Je n’avais vraiment pas pour habitude d’avoir ce genre de gestes pour qui que ce soit. Mais pour le coup, cela me semblait tout naturel. « Tu avais besoin de quelqu’un et j’étais là. Donc … »Répondis-je simplement en caressant doucement sa joue du dos de mes doigts avec lenteur, réalisant que ces rapprochements physiques étaient en train de me tuer plus que de raison et qu’il suffirait de pas grand-chose pour que mon corps ne me trahisse …
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Ven 9 Sep 2011 - 16:16
« Isobel & Heath »
« Ah ouais ? Quand tu baises tu fais le tout en cinq minutes ? Tu écartes les cuisses tu fourres tu fais tes vas et vient, francs, claquants, tu secoues franchement son corps, tu fais tressauter ses seins comme jamais, et en cinq minutes tu jouis en elle, tu te retires et te casses ? Tu n’as jamais envie que ça dure plus longtemps ? Cinq minutes de plaisir c’est court non ? » Me figeant franchement sous le coup de la surprise, je n’arrivais pas à croire qu’elle ait quitté les sous entendus avec autant de facilité, pour y aller plus franchement, sans détour ni quoi que ce soit qui s’y apparentait. Je n’étais pas du tout habitué à ce que qui que ce soit cesse de prendre des pincettes avec moi et y aille franchement sans faire dans la dentelle. Certes j’aurais du m’y habituer avec Isobel, depuis le temps. Mais de là à l’entendre me parler de sexe aussi ouvertement en voulant savoir comment j’étais dans ces moments là, elle faisait tout de même sacrément fort. Au point où, durant plusieurs secondes, je restais comme con devant elle, à la regarder sans trop savoir que répondre à cela. Chose qui n’était pas habituelle. Depuis quand, qui que ce soit, avait le pouvoir de me faire taire plus de deux secondes ? C’était tout nouveau et c’était le pouvoir qu’Isobel était la seule à détenir à mon sujet. Et ça n’avait vraiment pas de quoi me rassurer. « Par rapide, je n’entendais pas cinq minutes. Je sais faire durer rassure toi. Je ne suis pas un éjaculateur précoce comme tes clients. » Ok il était vraiment plus que temps que je la ferme moi. Depuis quand je répondais à ce genre de questions de la part d’Isobel ? Depuis quand avait-elle à savoir ce qu’il en était de ma vie sexuelle et comment je me comportais lorsque je prenais une femme ? Ca ne la regardait en rien, sincèrement. Ce n’était pas comme s’il était dans ses projets proches ou immédiats, de tester de façon directe. Je doutais qu’elle ait assez envie de moi pour me laisser la dominer au vu de sa hantise que cela lui arrive. Je n’ignorais pas qu’elle détestait être dominée, sans doute autant que moi-même. Raison pour laquelle nous ne pourrions même pas nous entendre sur le plan sexuel. Continuant de discuter quelque peu sur le sujet du sexe, elle en vint à mentionner l’idée qu’elle pourrait venir me voir en tenue de petite écolière. Sans tarder, je lui rétorquais que ce serait une bien mauvaise idée. Comprenant parfaitement pour quelle raison je lui disais une chose pareille, elle me demanda si je risquer de la violer. Sûr de moi pour ne pas changer, ou du moins soucieux de le lui faire croire, je lui répondis l’air de rien, qu’il aurait encore fallut qu’elle ne soit pas consentante pour qu’il s’agisse d’un viol. Je réalisais ma connerie presque aussitôt, lorsque je pensais au fait qu’elle ne voulait pas de moi. Même si de temps à autre, ses paroles ou son comportement, semblaient me prouver le contraire. Je ne voulais pas tomber dans le panneau en me prenant au jeu et en commençant à croire que finalement, elle pourrait bien avoir un tant soit peu envie de moi. Si ça avait le cas, je m’en serais tout de même rendu compte. Je savais tout et voyais tout dans le fond, non ? Rien ne pouvait passer outre ma vigilance. Dans le cas contraire, cela se saurait ! « Pas faux, la ça risque d’être dur de te faire croire que je ne suis pas consentante et que je souffre comme jamais. Sauf si tu me prends en levrette… La je risque de t’insulter et de me débattre… quelle position ? » C’était complètement fou de voir à quel point elle avait encore le don de me surprendre de temps à autre. Venait-elle clairement de me dire qu’elle ne serait pas contre le fait de coucher avec moi tant que je n’étais pas trop dominant ? Ou était-ce un effet de l’alcool que de me faire entendre des choses qui n’avaient pourtant pas été dites ? Déconcerté, encore une fois, par ses propos et sa dernière question, je restais totalement immobile et silencieux à la regarder, sans rien laisser paraître. En même temps, qu’aurais-je pu laisser paraître alors que j’avais l’esprit totalement vide ? J’étais plutôt incapable de penser à quoi que ce soit tant j’étais sur le cul, pour bien résumer les choses. J’avais forcément du rater un épisode pour que j’en arrive aujourd’hui, à l’entendre me dire une chose pareille. « Levrette bien sûr. Histoire que ça ressemble davantage à un viol. » Répondis-je simplement, le plus calmement du monde, sans état d’âme. J’avais surtout un mal fou à la croire lorsqu’elle me faisait comprendre qu’elle accepterait de coucher avec moi. Ou alors elle le ferait, mais en gardant dans l’idée que je n’étais que comme un client … A satisfaire, sans plus. Elle ne pouvait pas avoir sincèrement envie de moi comme moi j’avais envie d’elle. Je ne devais surtout pas me mettre ce genre d’idée en tête, sous peine de me faire du mal, comme le con que j’étais. « Mouais, les blondes c’est con… Franchement parfois ça ne vole pas haut faut tout de même l’avouer… » Souriant faiblement en coin, je me contentais de hausser vaguement les épaules sans répondre quoi que ce soit. Brunes, blondes, rousses … Pour moi elles étaient toutes les mêmes, je n’avais jamais trouvé une fille qui puisse être à ma hauteur, avant Isobel elle-même. Chose qu’elle ignorait.
Lorsque, par la suite, elle me lâcha une déclaration enflammée pour me faire entendre que j’étais la seule personne pour qui elle s’inquiétait vraiment et j’en passe, j’eus un mal fou à la croire. Comment pareille chose pouvait-elle être possible ? J’étais tant dubitatif, que je fus bien incapable de le lui cacher plus longtemps, lâchant alors que je tenterais de croire à tout cela, bien que ce ne soit nullement dans mes objectifs proches ou lointains. Je ne voulais pas me faire de faux espoirs car je savais que cela ne pourrait que me faire un mal fou, pour ne pas changer. « Ce que tu peux être têtu parfois ! J’ai follement envie de te secouer pour remuer ta cervelle et te faire comprendre que je ne mens pas. Est-ce que depuis que l’on se connait je t’ai menti une seule fois ? Non ! Je déteste mentir, je hais ça ! Je suis prête à prendre des risques pour toi, je t’ai bien dis pour les filles et l’argent, dis moi quel serait mon intérêt de mentir sur ça ? Alors… Pour une fois, une fois dans ta vie, s’il te plait, accepte le fait que je me fasse du souci pour toi, que je m’inquiète et que je te porte attention ! T’es mon mac ok et alors ? C’est toi qui me protège toi qui m’assure une sécurité constante toi qui m’as fait progresser et rendu pute de luxe, alors oui j’ai de la considération pour toi. Et si on venait à me demander ce que je pense de toi, je te ferai une éloge de ouf parce que c’est ce que tu mérites ! Alors… Par pitié… S’il te plait, Heath… Crois-moi. Parce que tu sais qu’après je deviens chiante quand tu me contredis, et qui dit chiante dit pique et qui dit pique dit qu’on va encore se chamailler comme deux gros gamins. Pas que je n’aime pas ! J’adore te faire chier, mais pas sur ça…» De plus en plus surpris et choqué par ses propos, je me figeais franchement sur le coup, en fronçant alors les sourcils. En plus d’une année qu’elle bossait pour moi, jamais il n’avait été question de quoi que ce soit d’autre que de haine et de méchanceté entre nous. Depuis quand Isobel éprouvait-elle de la considération pour moi ? Quelque chose avait déraillé quelque part et je ne comprenais ni où, ni quand, ni même pourquoi ou comment. Tout ce que je savais, c’était que le cours des évènements avait le don de me faire un tant soit peu peur, car je ne comprenais plus rien et en avait perdu le fil, sans pouvoir empêcher ou arrêter quoi que ce soit. Que s’était-il passé dans sa tête pour qu’elle se mette à penser de la sorte ? Je n’en savais rien et ne comprenais vraiment pas. Je ne comprenais pas et ne pouvais rien faire d’autre que de constater. Qu’étais-je supposé répondre à cela ? J’avais peur de déraper, de faire un faux pas, de me tromper ou que sais-je encore ? J’avais peur de mal comprendre, de me faire de faux espoirs, de penser et voir trop grand alors qu’en fait pour elle, ça ne signifiait rien du tout. Bref … J’étais perdu et plus elle parlait, plus je l’étais. Sans parler de l’alcool que je venais de boire, loin de me douter qu’elle choisirait ce moment là pour réapparaitre, qui avait le don de me faire perdre mes facultés de penser rapidement et correctement. J’avais juste la sensation qu’elle venait de foutre un bordel monumentale dans mon cerveau et qu’il me faudrait retrouver toutes mes facultés, pour pouvoir ranger tout cela. Bref, j’étais totalement perdu et elle empirait la chose. Que dire d’autre que cela ? Je ne savais même pas ce que j’étais censé répondre, ce qu’elle attendait de moi, ce qu’elle voulait m’entendre dire ni même ce qu’elle s’attendait à entendre de ma part. J’étais las de parler, las de jouer, las de vouloir comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, las de bien des choses. Las était mon mot d’ordre depuis bien des années. Las de me battre, de toujours vouloir plus, de tenir autant à l’argent, de ne pas être heureux, de toujours attendre et espérer que ça finira par s’arranger, las même d’avoir arrêté les drogues qui étaient mon seul échappatoire durant bien des années. « Tu as trop parlé d’un coup, j’ai rien suivis … » Lâchais-je après un instant de silence, en fermant les yeux et soupirant longuement pour extérioriser ma lassitude. Bien sûr je mentais prodigieusement en disant que je n’avais rien suivis, puisqu’il était plus que clair et évident que j’avais juste du mal à accepter pareille chose de qui que ce soit mais plus encore venant d’elle, de la pute avec qui je me disputais et plus encore, depuis de nombreux mois. Me croirait-elle ou se douterait-elle que je mentais pour me protéger, par peur d’aimer croire à tout ce qu’elle venait de me dire ? Incapable de soutenir son regard, je détournais le mien en me passant nerveusement la langue sur les lèvres.
Après avoir laissé quelques secondes s’écouler sans que ni l’un ni l’autre ne parle, je finis par me lever pour contourner mon bureau et ainsi me placer devant elle. L’air de rien, je lui retirais sa paire de lunettes qui cachait ses si beaux et ensorcelants yeux verts. Culpabilisant sans pour autant en montrer quoi que ce soit, je passais faiblement le doigt sur le cocard que j’avais laissé sur son si beau visage, avant qu’elle ne retire mon doigt avec lenteur en le prenant de sa main et le faisant glisser le long de son corps. Discutant de choses et d’autres, je ne pus m’empêcher de frissonner intérieurement lorsqu’elle me demanda si nous n’aurions pas pu être plus qu’un employeur et son employée, si elle n’avait pas été l’une de mes putes. Sans trop songer à faire mal, je lui fis remarquer que nous ne nous serions même pas connus si elle n’avait pas été une prostituée. « On ne peut pas savoir, supermarché, boite de nuit, bar, parc, on se serait surement croisé plus tard dans un tout autre lieu. Je bossais dans un bar du coin avant de me prostituer, si j’avais continué, en sortant du boulot on se serait croisés, on ne sait pas. Mais le fait qu’on ne soit pas du même monde ne joue en rien à ça. Je doute que tu couches, sortes avec des filles que de ton monde. Ce serait… Bizarre non ? » Fronçant quelque peu les sourcils devant ses propos, je ne compris pas vraiment ce qu’il y avait de bizarre à cela. Quel était le problème avec l’idée que je puisse ne coucher qu’avec des filles de mon monde ? Au moins avec ces filles là je savais à quoi m’en tenir. Elles aimaient tout autant l’argent que moi et c’était là tout ce qu’elles appréciaient chez moi. Ces filles là étaient stupides et superficielles et il ne fallait pas s’attendre à mieux de leur part. Quand aux filles de rang inférieur … Pourquoi perdrais-je du temps avec elles alors que de toute façon, je ne cherchais nullement une relation sérieuse ? Tout ce que je voulais c’était passer le temps et coucher, ni plus ni moins. Et me montrer au bras d’une fille qui sortait de je ne savais où, n’était pas franchement recommandé dans mon monde. Et pourtant, si la fille en question était Isobel, je serais bien incapable de ne pas vouloir de cela. Il était certain que j’aimerais même grandement ça. Malheureusement, depuis bien longtemps, j’avais appris que dans la vie nous ne pouvions pas avoir tout ce que nous voulions. « Qu’est-ce qu’il a de bizarre là dedans ? C’est pourtant le cas … Je ne sors et ne couche qu’avec des filles de mon monde … C’est si choquant que ça ? » Répondis-je avant de demander, sans broncher et haussant vaguement les épaules comme pour signifier que pour ma part, je ne voyais pas ce qu’il y avait d’étrange, bizarre ou choquant là dedans. « Et j’ai vraiment l’air du type qui accoste la petite barmaid du coin ou je ne sais quoi ? » Demandais-je par la suite, de façon narquoise. Etrangement, j’avais un mal fou à m’imaginer faire cela. Heath qui accoste une serveuse, une vendeuse ou autre du même genre, ce serait du jamais vu. Certes Isobel mériterait amplement que je déroge aux règles en l’accostant, peu importait où et comment. Mais je n’allais pas lui avouer que pour elle je l’aurais fais sans broncher un seul petit instant. Même si je comprenais par ses paroles, qu’elle aurait sans doute aimé me rencontrer autrement pour qu’il se passe tout autre chose entre nous, que ce qui avait lieu depuis dix huit mois. A savoir que nous passions notre temps à nous faire du mal, encore et encore. C’était à qui détruirait le plus l’autre. Et pourtant, même si je lui avais sans doute déjà fais du mal dans le passé, ce n’était vraiment rien à comparer de ce que j’aurais pu lui faire. Tout simplement parce que je l’aimais beaucoup trop pour lui faire sincèrement du mal et la détruire véritablement. Chose qu’elle ignorait bien entendu. Sans doute pensait-elle que j’étais plus faible que je ne voulais bien le laisser paraître et pas si méchant que cela. Alors qu’elle ignorait totalement à quel point je pouvais l’être avec d’autres qu’elle. Elle avait de la chance d’être elle, c’était certain … Mais ça, elle ne le saurait très certainement jamais puisque je n’y tenais sincèrement pas. Je ne voulais pas que qui que ce soit réalise à quel point je pouvais être faible face à celle dont j’étais tombé éperdument amoureux. Encore aurait-il fallut que qui que ce soit puisse réaliser que moi, Heath McKingsGreen, étais capable d’aimer. Je ne doutais pas que personne ne pourrait le croire même tant c’était presque trop gros pour être vrai. Et pourtant ça l’était. J’étais bel et bien tombé fou amoureux d’une fille inférieure à mon rang qui plus est. Et je ne pouvais rien faire contre cela sinon il était certain que j’aurais déjà agis pour ne plus l’aimer. Mais c’était ainsi, point ! Et puis dans le fond je ne regrettais pas totalement de l’aimer elle et pas une autre. Elle était parfaitement digne de mon amour et était à ma hauteur même si elle ne s’en rendait très certainement pas compte elle-même. Pourtant, elle n’hésita pas à nous comparer à l’un des plus célèbres couples, comme si nous en étions un. Bonnie and Clyde ? Toujours aussi gentil et prévenant, je lui fis alors remarquer que je ne pouvais pas être Clyde puisque je ne me débarrassais pas moi-même des corps mais payais quelqu’un pour cela. Sans me répondre quoi que ce soit, sans doute blasée malgré tout, elle ne tarda pas à quitter mon bureau pour rentrer chez elle, après que nous fumes convenus de nous retrouver devant le club à une certaine heure, pour que je l’accompagne à l’hôpital où elle aurait les résultats de ses examens.
Quelques heures plus tard, ce fut en faisant crisser les pneus, que je m’arrêtais devant elle sur le parking de mon club pour la récupérer. Mentionnant quelque peu le fait que j’étais beau coiffé de la sorte puis les policiers dont elle pourrait se défaire sans problème en me mentionnant simplement, nous en vînmes ensuite à parler du Nutella que j’avais en grande quantité chez moi et que j’aimais vraiment. Lorsqu’elle mentionna le fait qu’elle me vénérait, je fus si choqué et envouté de l’entendre me dire ça à moi, que je ne pu m’empêcher de lui demander de le redire. Sauf qu’elle en fit bien trop et que, du coup, j’eus un mal fou à la croire malgré tout. J’avais plus la sensation qu’elle se foutait totalement de moi plus qu’autre chose. Raison pour laquelle je ne tardais pas à lui demander si elle ne pensait pas en faire trop à cet instant là. Dans un état second, je réalisais à peine que ma voix s’était faite rauque et un tant soit peu étranglée dans ma gorge tant elle venait de m’exciter à murmurer au creux de mon oreille, d’une voix des plus sensuelles et excitantes à souhait. « Il faut bien mettre la barre haute quand on est avec toi… » C’était ce que l’on pouvait appeler, savoir se racheter à merveille. C’était dingue comme ses paroles me plaisaient comme jamais à cet instant là. C’était foutrement bon de la voir se ranger à mon avis quant au fait que j’étais tout de même supérieur à la moyenne … « Pour une fois on est d’accord sur un point ! » Lâchais-je l’air de rien, sans pouvoir m’empêcher de sourire quelque peu en coin. Continuant de mentionner le Nutella mais aussi le beurre de cacahuètes, je du lui faire remarquer que ce premier était très sucré au vu du fait qu’elle me disait que ce dernier était trop salé. Selon moi ce n’était pas le cas, j’aimais tout autant l’un que l’autre. Je n’étais pas du genre à mal manger. Mais je n’avais pas non plus de limite bien définie dans ce que je m’autorisais et ce que je ne m’autorisais pas à manger. Lorsqu’elle me demanda si ce cadeau, à savoir un pot de 4kg de Nutella, était de la part d’une femme, je lui répondis simplement que oui, puisque ce n’était autre que ma bonne qui m’avait offert cela. « Fais gaffe qu’un de ces quatre matins, elle ne t’attende pas en petite tenue coquine le pot de Nutella sur la table de nuit pour une session sexe ! Sait-on jamais… » Choqué à cette idée qu’elle venait de balancer comme cela, l’air de rien, tout en luttant pour ne pas trop rire, je tournais un regard stupéfait vers elle en haussant les sourcils. « Isobel si tu comptais me dégoûter à vie et faire en sorte que je sois en flippe à chaque fois que je rentre chez moi le matin, c’est réussi ! Je vais rentrer sur la pointe des pieds maintenant ! » Finis-je par lâcher le plus sérieusement du monde, bien que l’envie de rire soit vraiment présente en moi à cet instant là. Je n’en n’étais pas encore au point de me lâcher totalement en riant à gorge déployée devant elle. Sourire me demandait déjà un immense effort alors il ne fallait pas m’en demander davantage encore. J’aurais trop peur de perdre pour de bon ma réputation de méchant pour accepter de rire devant autrui. Et Isobel au même titre que n’importe qui d’autre. Lorsque, par la suite, elle mentionna le fait qu’elle aimerait être comme, je ne pu m’empêcher d’être surpris. Elle voulait avoir la même répartie que moi et être aussi sûre d’elle, que moi-même j’étais sûr de moi. Cela avait de quoi me choquer au vu du fait que j’avais pourtant toujours eus la certitude qu’elle haïssait ces traits de caractère qui étaient miens. Et je doutais fortement de m’être trompé à ce sujet tant cela m’avait paru clair comme de l’eau de roche. Finissant par accepter qu’elle teste sur moi, je lui proposais plusieurs choses pour lesquelles elle pourrait dire être meilleure que moi. Elle finit par choisir le fait qu’elle était plus intéressante que moi, me lâchant alors une tirade des plus enflammés et beaucoup trop vraie à mon goût. Tant j’étais stupéfait et choqué de l’entendre me débiter tout cela, je me sentis blêmir sur le coup. Je me foutais royalement d’être inintéressant ou toute autre chose de ce genre. Je me foutais totalement de l’avis des gens sur moi. Mais qu’elle, Isobel la femme dont j’étais amoureux, le pense vraiment … Je n’étais pas certain de pouvoir encaisser sans le moindre mal. Ca faisait un mal de chien d’apprendre que la femme de ma vie me trouvait tout bonnement inintéressant. Et lorsqu’elle tenta d’annuler les effets de ses mots en me lâchant qu’elle n’en pensait pas un traitre mot, je fus tout bonnement incapable de la croire. Non pas que je la considérais comme étant une menteuse ou autre de ce genre. Mais je savais ce qu’il en était vraiment et je ne doutais pas qu’elle le pensait vraiment. Elle n’était pas du genre à balancer des paroles au hasard sans les penser. Alors oui, je ne l’intéressais pas le moins du monde. Au moins les bases étaient posées et j’étais pleinement fixé, pour le cas où j’aurais encore eus le moindre doute sur ce point et le moindre petit espoir.
Du coin de l’œil, je la vis se redresser à genoux sur son siège avant de se pencher vers moi pour passer un bras autour de ma gorge et enfouir son visage dans mon cou. Fronçant les sourcils, je me figeais légèrement sans comprendre du tout ce qu’il était en train de lui prendre et ce qu’elle était en train de faire. Que lui prenait-il ? Je n’en savais rien et pour le coup elle me faisait un peu peur. Isobel qui me prenait dans ses bras … C’était à la fois choquant et à la fois outrageusement plaisant. J’aimais terriblement cela, il n’y avait pas le moindre doute à avoir là-dessus. Mais je n’avais vraiment pas l’habitude que qui que ce soit puisse avoir ce genre de geste à mon encontre. La dernière personne à m’avoir prit dans ses bras était celle que j’avais un jour considéré comme étant ma mère et qui était malheureusement morte à présent, depuis bien des années. A part elle, jamais personne n’avait semblé éprouver de la tendresse à mon encontre. Sans compter Vanillé qui n’était qu’une gamine qui faisait partie de mon passé. L’étreinte d’une gamine était parfaitement innocente et les enfants de cet âge prenaient à peu près n’importe qui dans leurs bras. Alors pourquoi pas moi ? Mais là … Isobel qui me prenait dans ses bras, j’avais un mal fou à y croire tant c’était presque trop beau pour être vrai. Ses lèvres sur ma tempe et sa main dans mes cheveux, je tentais de rester totalement calme et immobile sans broncher, pour dissimuler le plaisir fou que je prenais à cette brève étreinte qui ne signifiait sans doute pas la même chose pour l’un et l’autre. « Crois-moi… Je ne le pensais pas une seule seconde… Car moi je ne suis pas comme toutes les autres femmes. Moi je suis unique et différente… Moi je t’accepte comme tu es, même si tu serais le pire con de la terre…Au contraire je te trouve intéressant et j’aime ta façon d’être… Je t’admire pour ce que tu es, la façon dont tu es, car moi dans le fond j’aimerais être comme toi, sauf le côté argent, ça je ne changerais pas… Mais pour le reste… Heath, vis pour toi pas pour les autres, ce que j’ai dst, sort le de ta tête, et le prochain qui te le sort, pense à ce que je te dis là… Vis pour toi ! Oublie les autres, personne ne peut atteindre ton cœur, car tu es Heath McKingsGreen… » Frissonnant quelque peu lorsqu’elle posa sa main sur mon cœur, je fronçais quelque peu les sourcils sans la regarder un seul instant, regard posé sur la route face à moi. C’était déjà le cas … Je vivais pour moi et j’emmerdais les autres. Mais là c’était d’Isobel dont il était question. C’était elle qui venait de me débiter tout cela sur mon propre compte et personne d’autre. N’importe qui aurait pu me le dire sans que je ne réagisse outre mesure. Mais là c’était elle … Et si elle l’avait dit c’était que forcément, ça devait être vrai. J’avais la fâcheuse tendance à prendre très à cœur tout ce qu’elle pouvait bien me dire. Comme ce jour où elle m’avait dit ne pas être excitant du tout. Plutôt que de m’énerver, j’avais juste été franchement blessé et mal de l’entendre me dire une chose pareille. Certes je ne m’étais pas fais de faux espoirs quant au fait qu’elle aurait pu avoir un tant soit peu envie de moi. Mais de là à l’entendre me dire que je n’étais vraiment pas du tout excitant, c’était tout de même très différent et tellement pire. « Ecoute l’ange Isobel ! » Sans répondre quoi que ce soit, je la laissais se détacher de moi pour retourner tranquillement dans son siège. « J’ai l’air d’être du genre à vivre pour les autres ou en pensant à ce que pensent les gens de moi ? » Lâchais-je un brin sèchement, après de longues secondes de silence. Je ne savais pas réagir autrement qu’avec un tant soit peu de violence lorsque je me sentais attaqué ou blessé. Or, j’étais justement blessé par les propos d’Isobel qui m’étaient allés droit au cœur sans détour ni raccourci. Et comme si cela ne suffisait pas, elle refusa pour la énième fois, la soirée de libre que je lui proposais. Si j’éprouvais d’abord un franc agacement à l’idée qu’elle refuse les rares efforts que j’étais capable de faire, je ne mis pas longtemps à comprendre ses arguments et à les comprendre. Sans me faire prier, je mentionnais alors une chambre au motel qui était d’ordinaire réservée aux vigiles qui se reposaient. Chambre que je pourrais lui laisser pour la soirée et la nuit si elle le désirait. En réalisant à quel point je devais paraître gentil à cet instant, j’ajoutais bien vite, que personne d’autre qu’elle et moi ne devraient être au courant de cela. Je ne tenais vraiment pas à ce que qui que ce soit puisse entendre parler de cela. Voyant des mouvements du coin de l’œil, je tournais la tête vers Isobel pour la voir alors porter un inhalateur à ses lèvres et prendre de longues bouffées. Fronçant quelque peu les sourcils, mon regard alla d’elle à la route à plusieurs reprises comme si je craignais qu’il ne lui arrive quoi que ce soit, durant le court laps de temps que j’aurais passé à regarder la route. « Ca va ? » Finis-je par demander presque malgré moi, incapable de lui cacher plus longtemps que, oui, je m’inquiétais vraiment pour elle et ne faisais pas semblant. Ce n’était vraiment pas dans mes habitudes de m’inquiéter pour qui que ce soit mais là c’était bel et bien le cas, je m’inquiétais vraiment pour elle, comme pas permit. De l’inquiétude pour quelqu’un … Ce n’était vraiment pas quelque chose que j’étais habitué à ressentir pour qui que ce soit. Mais là en l’occurrence, il s’agissait tout de même d’Isobel donc forcément, elle méritait bien ça. C’était même peu offert à comparer de tout ce que j’étais capable de ressentir et éprouver pour elle.
« Le pire c’est qu’ils ne sont pas si inconnus que cela… Avec le temps ce sont devenus des clients réguliers, ils me racontent leur vie, comme si ça pouvait m’intéresser, ils en ont que pour mon cul, mon corps et encore, on sait tous que pour un mec, un trou c’est un trou rien d’autre… Moi je n’aime pas ce que je fais, je ne suis pas la pute qui se lève le sourire aux lèvres heureuse d’écarter les jambes pour faire plaisir aux hommes. Je suis juste une fille sale, reclus de la société qui se fait baiser non stop par des fils de putes qui n’en n’ont rien à foutre de leur femme alors que moi je rêverais ne serait-ce qu’un moment d’avoir un mec que j’aimerais sans être une pute. Les miracles ça n’existe pas. J’accepte ta chambre. Télévision lit, moi ça me convient… Dormir, me reposer, ça fait quatre ans que je n’ai pas eu une nuit sans sexe… Oui ça restera entre nous, oui tu es putain de bon pour le coup et je ne sais même pas comment te remercier. Si tu veux passer me voir quand tu feras ta tournée au motel… ne serait-ce que cinq minutes, ça me ferait plaisir. » Quelque peu surpris d’entendre Isobel parler autant d’un seul coup sans que ce soit pour m’en foutre plein la gueule ou se plaindre uniquement pour m’ennuyer, je tournais un bref regard vers elle, comme pour m’assurer qu’elle allait vraiment bien. J’avais un doute tout à coup. Et pourtant, à part l’air un peu déprimée ou quelque chose de ce genre, elle semblait aller plutôt bien quand même. J’étais franchement surpris de la voir se confier à moi avec autant de facilité. Mais aussi, et surtout, j’aimais terriblement qu’elle puisse le faire, sans songer un seul instant que je pourrais retourner cela contre elle par la suite. Ne pensait-elle donc plus au fait que j’aimais à lui faire du mal ? Du moins d’apparence … Quoi qu’il en soit, il était certain que je n’allais pas non plus m’en plaindre. J’aimais qu’elle puisse me parler autant. Ca semblait me prouver qu’elle me faisait un tant soit peu confiance, point non négligeable à mes yeux. Je n’avais pas l’habitude que l’on me fasse confiance sur des sujets aussi personnels que celui-ci. « Tous les hommes ne sont pas prêts à baiser n’importe qui Isobel. Un trou n’est pas un trou plaisant pour tout homme. Et tu n’es pas sale … Tu es sans doute la seule pute avec laquelle je serais capable de coucher. Quant à avoir un mec … Hm … Ne désespère pas ? Et oui prend cette putain de soirée parce que tu es bien la seule qui la mérite et à qui je la proposerais et … Je verrais si je passe … » Est-ce que je venais vraiment de lui avouer que je ne serais pas contre coucher avec elle, malgré son métier qui n’était autre que prostitué ? Il fallait croire que oui, je le lui avais même dis sans détour, le plus naturellement du monde, comme si c’était on ne peut plus normal. Ce qui n’était pourtant pas du tout le cas, malgré les apparences. Quant à savoir si j’allais ou non passer la voir dans sa chambre, la proposition était des plus tentantes. Sauf que je craignais que le rapprochement entre nous ne se fasse plus grand qu’il n’était en déjà en train de se faire. La voir simplement tranquille, reposée et bien, risquerait fortement de me donner l’envie de l’aider dans sa foutue vie pour la sortir de la prostitution. Or … Non seulement Heath McKingsGreen n’aidait personne. Mais en plus, la faire arrêter cela signifierait perdre de grandes rentrées d’argent. Mais avais-je vraiment besoin de cet argent là pour vivre ? Il était certain que non ! Largement pas même, au vu de l’argent que généraient mon club et l’ensemble des autres putes. Une fois arrivé sur le parking de l’hôpital, alors que nous venions de quitter la voiture, je du rejoindre Isobel de son côté pour tenter de la rassurer maladroitement, sachant qu’elle avait beaucoup de mal à supporter l’idée d’entrer à nouveau dans cet hôpital. Parlant de comment je pourrais la violenter, je lui dis alors que je pourrais bien la faire s’allonger sur le ventre, sur mes jambes et que je lui claquerais les fesses. « Ah ben on m’a jamais mit de fessée… La seul fois ou j’ai reçu un coup… C’était la semaine dernière…Mais je préfère de loin la fessée, pauvre petit cul parfait… ça va ? T’aurait pas mal au cœur de frapper un si beau cul ? » Pinçant quelque peu les lèvres au souvenir qu’elle venait de raviver en me disant clairement que j’étais la première personne à avoir eus le toupet de lever la main sur elle et de la frapper, je me contentais de la regarder sans rien laisser transparaitre. « Il parait qu’il faut un début à tout ! Et qui te dis que je ne prendrais pas plaisir à sentir tes petites fesses sous ma main, à les frapper ? » Demandais-je l’air de rien, le plus sérieusement du monde, avant de m’emparer de sa main pour l’entrainer avec moi vers l’hôpital, sans plus tarder. Un instant plus tard, alors que nous nous trouvions dans l’ascenseur, je ne pus m’empêcher de la serrer plus ou moins contre moi en voyant qu’elle se blottissait bien contre moi, le plus naturellement du monde. Et une fois hors de ce petit habitacle, elle se mit à sautiller à tout va sous mon regard des plus surpris. Je ne l’avais jamais vu aussi joyeuse et il fallait avouer que ça me plaisait plus que de raison. J’aurais donné cher pour la voir tous les jours de la sorte tant elle semblait bien … Alors qu’un instant plus tout ça avait été tout le contraire. Comme si j’avais le besoin de toujours tout foutre en l’air, je lui fis alors remarquer que nous devrions en profiter car nous ne risquerions pas de nous revoir hors boulot, de sitôt. « Oui… Les bonnes choses ont toujours une fin rapide… C’est dommage… On aurait du se rencontrer autrement… » Presque aussitôt, je regrettais d’avoir dis un truc pareil. J’étais du genre à toujours être pessimiste et de toute évidence, cela venait de l’affecter. Dans le fond, j’avais peut être tort. Je n’étais pas devin non plus. Et je ne supportais pas que ma bêtise puisse autant lui faire de mal. « C’est aussi ce qu’il m’arrive de penser … Mais tu sais … On dit que rien n’est impossible … » Finis-je contre toute attente par lâcher, sur un ton mystérieux sans même la regarder, l’air de rien.
Sans perdre de temps, je me rendis dans la salle d’attente tandis qu’elle-même se faisait enregistrer, la laissant par la suite me rejoindre pour s’asseoir à mes côtés, commençant alors à me raconter certains épisodes de sa vie mais principalement la mort de sa mère. Conscient que ce n’était pas le genre de révélation qu’elle faisait à tout va et à tout le monde, je la laissais parler sans l’interrompre une seule fois, réagissant même à ses propos pour tenter de la rassurer un tant soit peu, bien que cela ne soit pas si évident que ça, pour une personne comme moi qui n’était pas du genre à aider autrui. « Oui, elle devait s’en douter, mais tu sais… J’ai été une fille… Je n’aimais pas les câlins, je la repoussais constamment… Genre quand elle me prenait dans ses bras je la repoussais, je l’appelais rarement maman, mais Shanae. Je ne suis pas le genre de fille à montrer mes sentiments… J’ai beaucoup de mal… En plus de ça, je suis du genre a haïr les hommes… Les hommes sont lâches, irresponsables, égoïstes… Ils se servent des femmes pour assouvir leurs envies et se tirent… Vive le célibat… Ma dette ? Même si je baisais avec le directeur il refuserait de me l’enlever tellement elle est importante… Je n’ai pas de chance Heath qu’est ce que tu veux que je joue au loto ? Je me ruinerais… » Me figeant quelque peu, je haussais les sourcils sans savoir que répondre à cela. Lâches, irresponsables et égoïstes ? Les hommes ? Elle n’avait pas du tout tort, je ne pouvais donc pas la démentir sans mentir, chose que je ne ferais pas avec elle, comme bien des choses. « Chiante jusqu’au bout hm … » Lâchais-je alors d’une voix quelque peu taquine en levant vaguement les yeux au ciel, l’air de rien sans pour autant me cacher d’elle. « Premièrement, ne pas être tactile ce n’est pas une honte. Deuxièmement … Tu devrais peut être te faire soigner pour ton problème avec les hommes. Et quatrièmement, jouer au loto de temps en temps ne te ruinera pas, n’exagère pas et au lieu de faire ta tête de mule, essaie ! Qui ne tente rien n’a rien ! » Bien sûr je n’allais pas la prévenir que j’envisageais sérieusement de lui payer sa foutue dette pour qu’elle soit enfin débarrassée de ce poids. Ce ne fut qu’en replaçant presque tendrement l’une de ses mèches de cheveux, derrière l’une de ses oreilles, que je réalisais combien j’étais en train de changer en sa présence. Raison pour laquelle j’eus la présence d’esprit de fuir sans attendre, quittant la salle sans perdre une minute et revenant un instant plus tard avec deux cannettes, l’air de rien. L’air de rien, nous reprîmes notre inlassable conversation. Et le fait de parler des raccourcis de l’hôpital, m’amena à lui faire clairement entendre que j’étais bien assez souvent venu ici pour les connaître par cœur, déjà. Quand elle commença à vouloir en savoir un peu plus sur ce point, je ne pu que me refermer quelque peu en lui répondant que je ne voulais pas en parler et que le passé était amplement mieux au passé justement. « Ce n’est jamais bon de remuer le passé c’est vrai… J’espère qu’il ne t’est rien arrivé de grave… Tu as l’air en bonne santé aujourd’hui et tout c’est bon signe… C’est con ce que je vais dire, mais si jamais un jour tu ressens le besoin de parler tu as mon numéro… Je suis nulle et inculte en réconfort etc mais… J’arrive à me débrouiller, et je suis une tombe… Donc… Voilà » De plus en plus surpris par Isobel, je haussais franchement les sourcils en baissant le regard vers elle, la regardant un long moment sans mot dire, incapable de savoir que répondre à cela. Elle était la seule personne au monde à me porter un tel intérêt et à sembler être aussi sincère avec moi. Je n’avais pas l’habitude et je devais bien reconnaître que j’étais assez perdu et déconcerté par cela. Pour autant, ce n’était pas franchement déplaisant. Bien au contraire même. « Rien d’assez grave pour que ça n’aille pas aujourd’hui ou qu’il y ait des conséquences fâcheuses … » Répondis-je doucement bien que j’eus alors une sensation de fourmillements dans tout mon bras à ces paroles. Pas la moindre conséquence et pour toute séquelle, quelques lignes au creux du bras qui témoignaient du fait que je n’avais décidément pas été tendre avec mes pauvres veines, à l’époque où je les piquaient inlassablement, toujours au même bras. Tout cela uniquement parce que tant j’étais en manque de drogues, j’étais tout bonnement incapable d’être ne serait-ce qu’un minimum patient en changeant de bras ou en me piquant autre part, tout simplement. « C’est vraiment … Très étrange mais néanmoins gentil de proposer ça … Mais je n’ais jamais éprouver le besoin de parler et raconter mon passé donc tu n’auras pas à faire ça ne t’inquiète pas. » Ajoutais-je tranquillement en souriant faiblement. En effet, je ne m’étais jamais franchement confié à qui que ce soit et n’avais jamais éprouvé de réel manque. Mais sans doute que tout aurait été différent pour moi, dans le fond, si j’avais un jour trouvé la bonne personne à qui me confier ou si j’avais trouvé le courage de le faire, tout simplement. Malheureusement je ne le saurais sans doute jamais puisque je ne comptais plus me confier à qui que ce soit.
« Tu parles sérieusement ? Je ressemble à une gosse ? Je reviens je vais aller me pendre d’accord ? Non plus sérieusement… J’en sais rien, c’est mon caractère, si on n’était pas à l’intérieur je serais en train de fumer comme un pompier… En général je m’énerve facilement aussi… Et… Je ne suis pas tout le monde, sache le hum. » Souriant quelque peu en coin, je ne pus m’empêcher d’aimer sincèrement sa réponse. Elle avait tout juste. Elle n’était pas tout le monde. Loin de là même ! Elle était totalement unique en son genre et j’en étais parfaitement conscient.[color=teal] « Ton comportement de gosse ne me déplais pas. Tu as l’air presque … Je dis bien presque … Heureuse à être aussi joyeuse. Et je sais que tu n’es pas tout le monde. Loin de moi cette idée ! »[color] Lui répondis-je le plus sincèrement du monde en souriant faiblement en coin sans la quitter du regard, incapable de regarder ailleurs alors que la femme la plus belle qui soit, était juste à mes côtés. Continuant de parler, nous en vînmes à parler de l’époque de ses sept ans. Et je me surpris à vouloir en savoir encore plus à son sujet, lui posant des questions comme si c’était normal alors que venant de moi, ça ne l’était pas du tout. « J’ai toujours été une fille débrouillarde, ma mère étant seule pour m’éduquer… Elle bossait souvent du coup j’étais souvent seule, alors on apprend à se débrouiller et on devient sacrément malin… Hum, tu oublies caractérielle, têtue, bagarreuse, provocatrice, sadique… Petite j’aimais me battre… J’aime toujours d’ailleurs… Mais petite ma mère était souvent convoquée… J’ai même été virée d’une école pour avoir envoyé un garçon à l’hôpital sacrément amoché… Je suis un petit garçon manqué faut croire. » Un enfant seul apprend à se débrouiller et devient sacrément malin. Le sourire quelque peu crispé, je détournais lentement le regard en fronçant les sourcils. Etait-ce vrai dans mon cas ? Je pensais bien que non malheureusement. Certes je n’avais pas eus de parents présents du tout puisqu’ils se foutaient ouvertement de nous. Mais je n’avais pas eus vraiment droit à la solitude en vu de toutes les nounous et de tous les professeurs qu’ils nous payaient constamment. A croire que c’était ce dont nous avions besoin alors que c’était bien loin d’être le cas dans le fond. C’était de parents dont nous aurions eus besoin, mes sœurs et moi. Mais ça, ils n’avaient jamais semblés vraiment le comprendre. Et il était beaucoup trop tard à présent, pour tenter de réparer les erreurs. Soupirant doucement, je tournais à nouveau le regard vers elle, mon regard totalement impénétrable et fermé. « Ca fait pas beaucoup de qualités dis donc … Sinon y’a des trucs biens chez toi ? » Ne pus-je m’empêcher de lui demander pour la taquiner un tant soit peut et ainsi, tenter de détourner le fait que j’avais un minimum réagis à ses paroles précédentes, sans pour autant vouloir m’attarder là-dessus. « Un garçon manqué ? Tu le caches bien alors … » Ajoutais-je ensuite en haussant vaguement les sourcils et lui lançant un regard sérieux. « Tu sais ce que j’aime ? Je dois être maso… Prendre une batte ou une barre en fer et frapper… Frapper jusqu’à ce que la personne ne bouge plus… » Me passant lentement la langue entre les lèvres comme incapable de cacher que ce comportement chez elle pourrait bien m’exciter, je la regardais sans broncher alors qu’elle-même avait détourné le regard, sans doute par crainte que je ne la prenne pour une folle. « Ca me plais beaucoup ça … » Dis-je l’air de rien, en haussant vaguement les épaules, comme si c’était sans réelle importance ou comme si c’était franchement normal. Oui, comme si c’était normal que de frapper quelqu’un avec autant d’acharnement, jusqu’à ce qu’il ne bouge plus du tout. Dans notre monde, il fallait croire que oui. Comme quoi, Isobel et moi avions tout de même des mondes qui se ressemblaient beaucoup dans le fond. Discutant de tout et de rien, je me surpris moi-même, à facilement parler de moi, pour lui raconter sans détour, comment j’en étais arrivé à devenir propriétaire et gérant d’un club de strip-tease. Sans franchement hésiter, je lui avouais alors que je n’avais pas le moindre diplôme. Je ne doutais pas que ceci allait très certainement beaucoup la surprendre. Non seulement parce que j’étais sincèrement intelligent. Mais aussi, et surtout, parce que je me vantais franchement de mon intelligence comme personne. J’ignorais si elle avait aussi compris que j’étais arrivé là par mes propres moyens et non pas avec les sous de es foutus parents. Car le fait que l’on puisse imaginer une chose pareille sur mon compte, me faisait horreur. Oui j’aimais terriblement l’argent mais j’aimais le mériter et le gagner de moi-même. Certes, si ces deux abrutis venaient à mourir et ainsi à me laisser leur argent, je ne pourrais dire non. A mes yeux je le méritais cet argent pour les avoir supporté sans les tuer, durant toutes ces années. Mais de là à leur demander de me payer le club ou autre, il y avait tout de même des limites à ne pas franchir. Tandis que je parlais, je tentais tant bien que mal de ne pas trop faire attention au fait que son regard était fixé sur moi avec insistance. Aimait-elle ce qu’elle apprenait ou était-elle simplement choquée ? Je n’aurais su le dire avec certitude.
« Déçue ? Non, ça ne fait pas de toi un idiot pour autant pas besoin d’études pour réussir tu en es la preuve Heath… Mais personne n’est obligé de savoir que tu n’as pas de diplôme, garde ça pour toi hum. Gérer un club ça doit être du boulot, la compta, les commandes, les créances etc mais c’est un rythme à prendre mais tu es seul pour gérer tout ça non ? » Souriant faiblement en coin en la regardant longuement sans mot dire, je fus incapable de trouver que répondre, tant elle venait une nouvelle fois de me surprendre. Je l’aimais de plus en plus, à n’en pas douter. « Bien sûr que je suis le seul à gérer tout ça. Premièrement je n’ai pas envie de payer quelqu’un pour faire mon boulot. Et deuxièmement, je ne fais confiance qu’à moi pour la gestion de mon club. Au moins je sais que si quelque chose cloche côté gestion c’est par ma faute et c’est donc à moi de trouver mes erreurs. » Lui répondis-je alors, n’hésitant quasiment plus à lui parler le plus naturellement du monde. Il était d’une facilité déconcertante de lui parler et j’aimais beaucoup cela, pour moi qui n’avait vraiment pas pour habitude de parler ou raconter ma vie à qui que ce soit. Mais il fallait reconnaître qu’Isobel n’était vraiment pas n’importe qui. Isobel était la femme dont j’étais fou amoureux. Elle était cette femme totalement unique dans son genre. Belle, à la fois provocante et sophistiquée, féminine, drôle, avec un caractère fort, qui avait du vécut, un passé lourd, des secrets, des mystères. Et le tout sans parler du fait que malgré tout, même si elle semblait lassée, elle était forte et se battait encore et encore. « Mignon ? Hmpf… J’ai tendance à être trop franche, quand je pense un truc je le dis… Dis-toi que peu reçoivent de compliments de ma part alors… Met les de côtés t’es l’une des rares personnes à en avoir de moi… Et… Les études par correspondance, je le faisais les dernières années avant que ma mère ne meurt. Aujourd’hui il faut que je justifie pourquoi et avoir une raison valable. Pute c’est une raison valable ? Je ne crois pas. Faudrait que je monte un faux dossier en clair et avec ma poisse… » Plissant quelque peu le nez, je la regardais longuement sans savoir que répondre à cela et cherchant déjà comment l’aider, ce qui n’était franchement pas dans mes habitudes encore une fois. Comme quoi, elle me faisait vraiment faire et dire des choses que je n’avais pas pour habitude de faire ou dire. « La franchise y’a rien de mieux ... T’inquiète pas je ne risque pas d’oublier tout ça va ! Je doute que ce soit une bonne raison … Mais pauvreté précaire ça doit marcher non ? Tu n’as officiellement aucun revenu donc sans argent tu ne pouvais pas faire grand-chose. » Lâchais-je plutôt au hasard, peu certain que ça puisse fonctionner. « Dans le pire des cas … Un faux dossier c’est vite monté … On t’invente une maladie et le tour est joué. J’ai des relations dans cet hôpital. » Ajoutais-je l’air de rien, le plus sérieusement du monde et sans la regarder, tant j’étais moi-même surpris de voir combien j’étais prêt à l’aider. Evidemment, je n’allais pas lui avouer quelles étaient mes relations dans cet hôpital ni comment je me les étais faites. Je ne voulais en rien lui apprendre que le cœur de pierre pouvait parfois se laisser attendrir par le malheur de certains enfants. Parlant ensuite du fait que voir des femmes nues à longueur de temps devait m’avoir plus ou moins blasé des corps féminins, je ne tardais pas à avouer qu’en effet, elles étaient à mes yeux, toutes pareilles, ne la mettant pas du tout dans le lot pour le coup. Comment pourrais-je la mettre dans ce lot alors qu’elle était tout bonnement divine et parfaite à souhait ? Elle avait sur moi un pouvoir complètement dingue et était capable de m’exciter simplement avec un regard, un geste, une parole. Non décidément, elle n’était pas comme les autres femmes c’était certain. Sentant sa joue se poser sur mon épaule, je la laissais faire sans broncher en laissant échapper un bref soupir de bien être et plus encore lorsqu’elle passa doucement une main dans mes cheveux. « N’importe quoi, t’es bête ! Mais j’avoue que ça doit être bizarre, c’est comme moi… à force de voir ces hommes au boulot… c’en devient limite écœurant…ça m’a juste apprit à ne pas être pudique… J’ai beau être ta meilleure fille, il n’en reste pas moins que sans gel … ils peuvent rien faire… je ne suis même pas excitée… » Souriant faiblement en coin de façon taquine, je ne pus toutefois pas m’empêcher de plisser le nez à cette idée. Je savais que certaines putes exerçaient vraiment ce métier par pur plaisir. Mais toutes les autres, comme Isobel par exemple, le faisaient uniquement parce qu’elles n’avaient pas le choix. Et je savais combien c’était difficile que de faire cela. Du moins je m’en doutais puis que je n’avais jamais eus à vivre une chose pareille, évidemment. « Heureusement que c’est plus facile pour les hommes hm … » Répondis-je simplement en souriant faiblement en coin. Plus facile … Et pourtant je devais penser à elle la plupart du temps pour que mon corps me réponde. C’en était devenu honteux, étrange et tout ce qui s’ensuit … Par la suite, à ma plus grande stupéfaction, elle me proposa de nous embrasser pour faire comprendre à la fille qui se trouvait face à nous, qu’elle n’avait pas la moindre chance. Sans perdre une minute, nous nous embrassions alors, sans pour autant y mettre la langue, comme pour amplifier la lenteur et la douceur de ce baiser des plus doux et tendre. Nos lèvres se trouvant et se retrouvant inlassablement, nos baisers chastes et naturels, la douceur de ses lèvres contre les miennes, leur arôme délicat. Ce simple baiser suffisait à me rendre complètement dingue, il n’y avait pas d’autre mot pour décrire cette magie que semblait provoquer ce baiser. Un long moment plus tard, alors que nous semblions avoir un mal fou à revenir de ce monde dans lequel nous nous étions projetés, je la laissais déposer de lents baisers sur mes lèvres tout en me dépeignant le genre de femme qu’il me fallait. Ce à quoi je répondis donc, que je n’étais jamais sorti avec une femme qui soit simple, pas trop superficielle et avec un minimum de caractère. Aucun doute que c’était elle qu’il me fallait et aucune autre, mais je n’aurais pas le courage de le lui dire aussi cash.
« L’argent attire les connes, salopes, pouffiasses et j’en passe… ça ne m’étonne même pas en fait… C’est ça que je ne comprends pas chez les gens… A quoi ça sert d’être matérialiste ? Je pourrais avoir la plus grande fortune de terre que je n’y toucherais même pas… L’argent ça rend mauvais et ça détruit des gens… Un jour tu trouveras la femme qu’il te faut… tu l’as peut être déjà trouvé… » Souriant faiblement, je restais silencieux un très long moment, sans savoir que répondre à cela. Lui dire que oui, j’avais trouvé la femme qu’il me fallait et que ce n’était autre qu’elle ? Non, je n’aurais jamais un tel courage. Dans le fond j’étais lâche lorsqu’il était question de sentiments. « Ou je n’ai peut-être pas envie de la trouver … » Ce fut la seule chose que je trouvais à dire à cet instant là, avant que nous n’en venions à parler du fait que nous profitions autant l’un que l’autre de l’instant présent, celui que nous partagions avec délice et beaucoup de plaisir. « On risque d’aller loin alors… De profiter de plus en plus… Vous embrassez vraiment… Très bien Monsieur McKingsGreen » Frissonnant doucement, j’entrouvrais très légèrement les lèvres lorsqu’elle y déposa un lent baiser, mourrant d’envie de l’embrasser avec plus de fougue encore. « Hm … C’est pour ça que c’était la seconde fois de la journée que tu cherchais à m’embrasser, et que tu l’as fais ? » Demandais-je d’une voix douce et caressante contre ses lèvres, sans la quitter du regard, au moment même où le médecin appelait Anastazie qui n’était autre qu’Isobel. En croisant son regard presque paniqué au moment où elle s’éloignait, j’eus subitement l’envie d’être là pour la soutenir au cas où les nouvelles auraient été mauvaises. Raison pour laquelle je ne tardais pas à la suivre, me retrouvant alors confronté au médecin qui me lâcha que seule la famille était autorisée à être présente. Sans hésiter l’ombre d’une seconde, je lâchais alors avec un aplomb déconcertant, que j’étais son fiancé. La seconde d’après, choqué par ce que je venais de faire, j’entrais dans le bureau et allais m’asseoir aux côtés d’Isobel, sans trouver le courage de lever le regard vers elle tant j’étais perturbé par mes propres mots. Sans doute devait-elle me prendre pour un fou. A raison en tout cas ! Sentant sa main s’emparer de la mienne sans trop tarder, je la serrais doucement de la mienne en caressant alors le dessus de sa main avec extrême lenteur et douceur, de mon pouce, tentant de faire abstraction de ses jambes qui se trouvaient être contre les miennes à cet instant là. Ecoutant d’une oreille distraite ce qu’Isobel et son médecin se disaient, je tentais de ne pas m’inquiéter inutilement ni même de me faire trop d’espoir, par peur de me tromper. Alors que le médecin semblait se faire pessimiste, la main d’Isobel se posa sur mon genou pour le serrer avec insistance. Sans broncher, je levais nos mains liées pour poser la sienne contre ma joue, nos doigts fortement entremêlés et serrés. J’eus un faible sourire lorsque le médecin apprit à Isobel qu’elle n’avait strictement rien. Comme toujours, j’avais encore eus raison et je comptais bien l’embêter à la sortie, pour le lui rappeler, comme il se devait. Le téléphone du médecin sonnant, il s’éloigna rapidement en disant qu’il revenait. Sans attendre, la tête d’Isobel se posa sur mon épaule et je soupirais doucement en tournant le visage pour déposer un bref baiser sur ses cheveux avant d’y poser ma propre tête en fermant les yeux. « Merci d’être là… » Lâchant sa main avec lenteur, je la pris dans ma main gauche pour lever la droite et la poser sur sa joue avec douceur. Je n’avais vraiment pas pour habitude d’avoir ce genre de gestes pour qui que ce soit. Mais pour le coup, cela me semblait tout naturel. « Tu avais besoin de quelqu’un et j’étais là. Donc … »Répondis-je simplement en caressant doucement sa joue du dos de mes doigts avec lenteur, réalisant que ces rapprochements physiques étaient en train de me tuer plus que de raison et qu’il suffirait de pas grand-chose pour que mon corps ne me trahisse …
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Mar 13 Sep 2011 - 21:37
Les blessures d'amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites.
« Par rapide, je n’entendais pas cinq minutes. Je sais faire durer rassure toi. Je ne suis pas un éjaculateur précoce comme tes clients. » Gémissant brièvement, en léchant faiblement mes lèvres un sourire s’étira longuement sur mes lèvres. Dieu était devant moi à n’en pas douter une seule seconde ! Mon corps se laissant envahir d’une douce chaleur, je poussais un faible soupire de soulagement, comme si je venais de prendre un petit plaisir de la vie. Heath ou plutôt Dieu, n’était autre que mon patron… Pourquoi n’était-il pas mon mec ? « Les clients ne sont pas forcément éjaculateur précoces… Le temps c’est de l’argent, je me démerde pour les faire finir plus tôt… Bon c’est sur y’a les clients ou a peine tu les touches sa part…C’est terrifiant ! Tu sais faire durer ? Avec moi tu ferais durer combien de temps ? vingt minutes ? Trente ? Une heure ? Plus ? Dis-moi… » soufflai-je doucement avant de parler de film porno. Film porno mais pas des moindres ! De petite filles écolières, ou plutôt des femmes déguisées en écolière… Lui murmurant alors que je viendrais un jour habillée de la sorte, il m’annonça clairement que ce n’était pas forcément bon pour moi. Un viol… Un viol… Moi j’étais pour ! Lui disant que j’étais franchement consentante, il n’y aurait qu’en levrette ou là, je crierais et ferait passer le tout pour un viol à mes cris… Sans perdre de temps je lui demandais alors quelle position il aimerait faire. « Levrette bien sûr. Histoire que ça ressemble davantage à un viol. » Grimaçant en le regardant longuement, un frisson s’empara alors de moi. Une levrette, rien que ce mot me fit frémir comme jamais… Berk, berk, non surtout pas de ça ! Plissant le nez en soupirant longuement je le détaillais longuement avant de sourire franchement. « Hey mais… T’es au courant qu’il y a des viols qui se passe avec extrême douceur ? Pas forcé d’être en Levrette ! Je te ferais débander a force de t’insulter et d’essayer de me libérer de tes bras mon ange… Se serait con, un homme frustré en plus sur cette terre… » Lâchai-je en souriant en coin en mordillant alors mes lèvres avec envie. Parlant par la suite de lui, je cherchais à savoir s’il allait bein et a priori, il n’allait pas bien, cherchant à savoir ce qui n’allait pas il me remballa méchamment. Sans perdre de temps je lui balançai alors de but en blanc que je ne me fichais pas de lui, j’essayais de tout lui dire, ce que je ressentais, j’avais du mal vu que je n’étais pas habitué, mais c’était Heath… « Tu as trop parlé d’un coup, j’ai rien suivis … » Me figeant franchement en le regardant mon cœur se contracta avec violence. Il abusait… Il… était horrible…. J’avais l’impression d’avoir parlé dans le vent, de ne pas m’être exprimée ou même de ne pas lui avoir dit réellement ce que je pensais et c’était… Déroutant… J’avais l’impression de ne servir a rien, ce que je ressentais en moi était indescriptible tellement ça me faisait mal… « Ok…Tant pis pour moi je vais me taire… Juste pour info… Il est rare que j’ouvre mon cœur a quelqu’un et que je prenne le temps de me soucier d’une personne… Je voulais juste que tu le sache… » soufflai-je d’une voix coupée par la tristesse et surtout la souffrance que j’étais en train de subir. Le laissant se lever pour venir m’enlever les lunettes de soleil, et donc voir mon bleu je le laissais faire attrapant sa main avant d’entrelacer nos doigts parlant alors, nous rapprochant même dangereusement contrairement à ce que j’aurais pu penser. Sans même m’en rendre compte j’en vins alors à dire que j’aurais aimé être autre qu’employé et employeur… Soit, dire clairement… être ensemble, ou ami… J’aurais tellement aimé le rencontrer en pleine journée sans me prostituer… Notre relation serait peut être différente… En même temps je me mis a parler des filles de son monde, me demandant s’il couchait qu’avec elle, ne le voyant pas pour autant coucher qu’avec des filles friquées… « Qu’est-ce qu’il a de bizarre là dedans ? C’est pourtant le cas … Je ne sors et ne couche qu’avec des filles de mon monde … C’est si choquant que ça ? » J’avais l’impression parfois que Heath… Faisait tout pour me détruire, comme s’il cherchait a me faire ouvrir mon cœur pour en lire les moindres pensées, pour par la suite le détruire en me cassant en mille morceau. Est-ce que je me faisais des films ? Peut être je n’en savais rien, mais, a chaque fois que je faisais un pas dans sa direction il me faisait reculer de deux pas… Autant dire que je n’avançais pas vite du tout… J’avais des envies de meurtre, de pleures, je voulais frapper quelque chose… Quoi ? Je n’en savais foutre rien ! « Et j’ai vraiment l’air du type qui accoste la petite barmaid du coin ou je ne sais quoi ? » Double claque… Comment je faisais pour ne pas partir ? Pour ne pas stopper la conversation et simplement m’en allait, pourquoi j’étais revenu vers lui bordel ! Je me le demandais bien… Vexée, blessée, je n’étais rien à ses yeux, j’étais simplement une pauvre pute de luxe qui passait parmi tant d’autre et voilà, rien de plus rien de moins… Je ne savais plus quoi faire, quoi penser, c’était atroce… que dire ? Que répondre ? Il ne se tapait que des riches, que des bourges, il faisait en sorte de rester dans son monde, comment voulait-il trouver la femme de sa vie la dedans ? Elle n’y était pas ! Qu’il regarde du coté de ses putes ! Genre moi… Je rêvais trop, c’était bien connu l’être humain était fait pour rêver, rêver c’est la vie, rêver tue ouais !
« Ben… Tu comptes sincèrement trouver ta femme dans ton monde ? A part te pomper le fric a contrario de ta queue je ne vois pas ce qu’elle te fera… Je veux pas être méchante, je ne veux pas paraitre mal polie ou autre hein… Mais la plus part des femmes riches n’aiment que le fric… Toi aussi, mais toi merde tu le mérites ton fric ! Tu bosses dur ! Tu bosses pas pour entretenir une putain de blonde sans cervelle, avec des nichons refait, des lèvres refaite et botoxer à mort non ? Et ouais… Tu n’as pas la tête du mec qui drague une barmaid… Encore moins si la barmaid c’est moi… D’ailleurs je ne te vois même pas draguer une nana… Je suis sûre que c’est elles qui te sautent dessus comme des chiennes en chaleur… » Lâchai-je doucement en lui lançant un regard franc et quelque peu agacée, plus par ma jalousie qu’autre chose dans le fond… Putain, je me prenais des vents et moi je persistais a croire qu’un jour j’aurais ma chance moi aussi… tu parles… Partant par la suite de son bureau pour rentrer chez moi, devant nous retrouver a treize heures trente au club, je dormi quelques heures en compagnie de mon petit lapin que j’aimais tant. Faisant le ménage, la bouffe bref, des trucs de maison, je parti alors une fois prête pour aller au club. L’attendant quelques minutes, c’est en crissant des pneus, qu’il s’arrêta devant moi. Montant en le complimentant sur son look si nouveau a mes yeux et si plaisant, on engagea la conversation sur un peu tout. Les flics, le fait que je devais citer son nom pour ne pas avoir de soucis, Et puis que je le vénérais. Chose qu’il apprécia à tel point que je devais me répéter. Me rapprochant de lui pour le lui murmurer a l’oreille il en vint a me dire que j’en faisais un peu trop. Riant doucement, je lui susurrais alors que je n’en faisais jamais trop pour lui car il le valait bien… Terriblement bien même… « Pour une fois on est d’accord sur un point ! » Riant doucement en lui lançant un regard taquin et coquin je passais rapidement ma langue sur mes lèvres en soupirant longuement. J’aimais a savoir qu’il aimait se la racontait… C’était tout de même violent… Mais moi c’était ce qui me plaisait chez lui… Oui… C’était vraiment ce que j’aimais… « Ça te plait ? » susurrai-je doucement d’une voix caressant cherchant à savoir si le fait qu’on soit ok sur certaines choses lui plaisait. Parlant par la suite d’un pot de Nutella mais aussi de beurres de cacahuète, je fus surprise qu’une femme ait pu lui offrir un pot de quatre kilos de Nutella… Une femme… J’avais beau rien dire, rien laisser paraitre, j’étais atrocement jalouse, et c’était douloureux d’être jalouse sans aucune raison. Ok j’aimais Heath mais nous n’étions pas en couple alors pourquoi être jalouses ? Je me sentais perdue, anéantit, devant ce sentiment si nouveau qui m’envahissait franchement. Dans un délire totalement incongru, je lui fis alors la remarque de faire attention a ce que cette femme ne l’attende pas en petite tenue pour le matin avec le fameux pot de Nutella afin de faire des cochonneries… « Isobel si tu comptais me dégoûter à vie et faire en sorte que je sois en flippe à chaque fois que je rentre chez moi le matin, c’est réussi ! Je vais rentrer sur la pointe des pieds maintenant ! » Haussant un sourcil, j’avais l’impression de comprendre de travers… Ou pas ? Est-ce qu’il y avait réellement une femme chez lui le matin quand il rentrait du boulot ? Restant conne en riant nerveusement, je détournais le regard en ayant l’impression de me prendre la pire claque du monde. Pire que son coup de poing… Il avait donc une petite amie ? Après tout … Heath était beau, terriblement beau et riche, sa attirait forcément les filles sans cervelles les matérialistes… Fermant brièvement les yeux en passant ma main dans mes cheveux je ne savais pas réellement quoi répondre. « Pourquoi ? Il y a une femme qui t’attends dans ton lit le matin ? Tu ne devrais pas plutôt aimer qu’elle fasse ça ? Ou alors je n’y comprends plus rien au désir des hommes… » Est-ce que ça faisait jalouse ? J’espérai que non, car bordel je crever de jalousie, j’avais envie de tuer cette femme… Je ne l’a connaissais pas et justement ça me plaisait ! Atrocement dans le sens ou je pourrais faire les pires choses pour lui, par un putain d’amour non partagé… Soufflant doucement voulant devenir, plus ou moins comme lui, l’admirant sincèrement, j’essayais d’être comme lui. Me donnant la permission de faire ma fille hautaine et supérieur, j’essayais d’être très convaincante à ma grande surprise je l’avais trop était… a tel point que j’avais carrément blessé Heath. Je m’en voulais atrocement même… Je voyais bien que je l’avais limite détruit, son visage s’était fermé dans un sens blessé, déçu… Je ne savais pas quoi faire, me redressant en me mettant a genoux sur le siège je venais le câliner en lui susurrant alors des paroles douces, comme quoi je ne pensais rien de ce que j’avais dit à voix haute, et dieu seul sait que c’était vrai, je ne mentais pas ! Jamais… Mais je voyais bien que même en faisant cela, il était tout de même septique… Je m’en voulais tellement… « J’ai l’air d’être du genre à vivre pour les autres ou en pensant à ce que pensent les gens de moi ? » Plissant les sourcils en le regardant longuement je tendis ma main pour caresser en douceur sa joue du bout de mes doigts en penchant ma tête sur le côté pour le regarder longuement. Il n’avait pas le droit de me faire ça… Je ne voulais pas le voir de cette façon… Il n’était peut être pas comme ça mais en tout cas, il avait été blessé par mes propos à moi… Je n’aurais jamais dû dire de pareilles choses et je m’en voulais atrocement… J’étais une sombre idiote dans le fond…Il fallait absolument que je me rattrape…
Léchant mes lèvres avec lenteur et conviction, je continuais de caresser sa joue allant dans son cou, remontant vers son oreille la contournant pour aller dans ses cheveux avant d’aller sur sa nuque en fermant lentement les yeux, c’était si naturel comme caresse… « Non tu n’as pas l’air comme ça… Mais, mes propos t’ont blessé et je le vois très bien… Heath je ne le pensais pas et tu sais pourquoi ? Car a mes yeux t’es la seule personne intéressante avec qui j’ai envie de passer mes journées à parler… Quand je viens te voir tous les soirs je lutte pour ne pas rester et parler, parler avec toi, tellement je suis avide de te connaitre un peu plus chaque soirs, même si l’on ne parle pas réellement de nous… Parce que je te voue une grande admiration a tel point que j’en suis frustrée…Ta prestance, ta démarche, le fait que tu sois si sûr de toi a chaque fois… Ce côté si sombre de toi… Dans le fond je suis un peu comme toi, en largement moins bien… Ce côté machiavélique, si méchant, si sadique… Quand je vois l’une de tes putes râler sur toi, j’ai ce putain de sourire con sur mon visage… Et tu sais pourquoi ? Car moi tu ne me critiques jamais, car moi tu m’as déjà complimenté sur mon boulot, tu ne m’as jamais dis une seule fois que j’avais été nulle ou autre, car tu sais être franc et loyal quand il le faut avec les bonnes personnes… Parce que si je n’étais pas une putain de pute, ta pute, tu pourrais largement être mon seul et unique ami… » Ou plus… Mais ça… Je ne pouvais pas le lui dire…Je ne pouvais pas clairement lui dire que je l’aimais, que j’avais eu un coup de foudre pour lui et j’en passe… Il y a des choses qu’il valait mieux garder pour soit parfois… Poussant un faible soupire, je fus rapidement contrarié, par une de ses remarque, mon cœur se serrant ma respiration se coupant je cru crever sur place. Cherchant rapidement mon inhalateur, je le mis en bouche inspirant alors longuement mes poumons s’ouvrant franchement je pouvais mieux respirer à présent. « Ca va ? » Déglutissant longuement en massant lentement ma gorge, regardant alors la route droit devant moi, je ne supportais pas de faire ce genre de crise devant les gens, encore moins devant Heath… Le fait que je fais ce genre de crise m’énervait au plus au poing, encore plus quand il s’agissait plus de crise d’angoisse ou dû à de la déception… Je n’aimais pas être aussi faible… C’était déroutant et humiliant… Poussant un faible soupire en fermant les yeux j’hochais lentement la tête de façon positive. « Oui… Oui… C’est juste de l’asthme… J’ai quelques soucis qui font qu’en général j’en fais souvent… Moins en grandissant mais ça m’arrive… C’est juste… Chiant, plus un souci minime au cœur… Du coup par exemple quand je fais du sport ou quoi, je suis obligé de me bourrer de cacher et de respirer un petit moment avec l’inhalateur… J’aime tester mes limites… mais merci de t’inquiéter… » Murmurai-je doucement en souriant faiblement de bien être. Le fait qu’il me demande si ça allait prouver simplement qu’il s’inquiétait et donc qu’il tenait a moi, on ne s’inquiète pas pour des gens qu’on n’aime pas non ? Enfin… De mon point de vue… Me proposant de prendre ma soirée, je lui racontais plus ou moins que je ne voulais pas aller chez moi, vu que j’avais un grand frère qui me cherchait… Me proposant alors la pièce ou les vigiles trainent le soir d’habitude, je fus surprise et touchée de le voir si sympa avec moi. J’avais l’impression de me rapprocher de lui à grand pas, comme si un aimant était entre nous pour nous attirer l’un à l’autre et c’était putain de plaisant… J’étais en train de crever d’amour pour lui… Lui parlant alors de ce que je ressentais, du fait que j’en avais marre de coucher avec tous ces hommes et que j’avais besoin d’une soirée de repos, je lui proposais aussi par la suite de venir me voir si jamais il faisait une descente dans le motel… Mais… Qu’est ce que ça donnerait une Isobel dans le lit et un Heath près d’elle ? Hmpf… J’osais penser des choses totalement perverses et coquines… Le plaquer sur le lit pour nous blottir sous la couette et faire l’amour de façon débridé, ses mouvements contre mon bassin, ses coups de reins plus ou moins claquant contre mon corps… autant je n’aimais pas la domination, autant je rêvais d’un putain de missionnaire de taré… Je me voyais parfaitement lui faire l’amour, jouant de mon intimité sur son membre, a le faire pratiquement sortir, pour le faire rentrer de façon rapide, brutal… J’étais en train de crever dans sa voiture … Il fallait que je cesse de penser à cela et très vite, pour mon bien… « Tous les hommes ne sont pas prêts à baiser n’importe qui Isobel. Un trou n’est pas un trou plaisant pour tout homme. Et tu n’es pas sale … Tu es sans doute la seule pute avec laquelle je serais capable de coucher. Quant à avoir un mec … Hm … Ne désespère pas ? Et oui prend cette putain de soirée parce que tu es bien la seule qui la mérite et à qui je la proposerais et … Je verrais si je passe … » » Entrouvrant la bouche, totalement estomaqué de l’entendre me dire cela, il venait franchement de me dire de but en blanc qu’il pourrait coucher avec moi… Mon cœur s’emballant a nouveau de façon bien plus violente cette fois, je crus mourir pour le coup. Fermant les yeux en déglutissant alors je cherchais que faire, quoi répondre, il venait de conquérir mon cœur en moins de deux secondes… Plus il ouvrait la bouche et plus je crevais… J’avais simplement envie de lui dire oui, couche avec moi, oui rejoins moi dans cette chambre pour que je te prouve comme tu viens de me le dire que je ne suis pas sale… Je pourrais bien lui prouver que je ne suis pas n’importe quelle pute… Mais avec lui, si je devais coucher avec… ce ne serait pas pour lui démontrer par a plus b que je sais coucher et sait faire des choses de putes… Non avec lui se serait un rapport naturel, simple, qui se laisse aller, dans le plaisir et le bien être… Je ne voulais pas coucher avec lui en tant que pute mais en tant qu’Anastazie tout simplement…
Il n’y avait pas plus compliqué que cela… Mais est ce que ça c’était possible ? Je me le demande bien… Peut être qu’il avait dit cela pour me rassurer, pour me faire croire que je me trompais de façon à ce que je ne me lamente plus sur mon sujet… Je n’en savais rien après tout… Passant ma langue sur mes lèvres, je rêvais réellement de coucher avec lui, de sentir ses mains sur mon corps, de sentir mes vêtements se défaire sous ses doigts délicat et sa peau douce… Je voulais tellement de chose… Inspirant longuement en tournant un regard vers lui, je le regardais alors longuement le voyant alors différemment. « Toi, tu es un homme qui ne couche pas avec n’importe quelle fille j’en suis sûre… tu es du genre a avoir des filles classes, élégante, plutôt bien foutue… Genre mannequin et j’en passe… La haute société… Alors comment tu peux… pourrais être capable de coucher avec moi ? Je suis loin d’être élégante, belle, mannequin et j’en passe… Qu’est ce que j’ai par rapport aux autres putes ? Je suis propre ? C’est ça ? C’est ton côté maniaque qui ressort ? Je suis tout aussi maniaque que toi tu sais… Un point en commun… J’attendrais l’amour… Il viendra a moi quand ça sera le moment, le jour ou un homme m’aimera il viendra me voir… Je ne désespère pas, mais je n’attends pas réellement pour autant non stop… Tu sais quoi ? Non seulement je vais la prendre cette soirée… Mais en plus je vais m’apporter une tonne de bouffe pour profiter à fond… Et si tu ne viens pas… Et bien je te harcèlerais de messages sur ton portable pour te raconter dans les moindres détails ma soirée… » Soufflai-je doucement en le regardant sans pouvoir le quitter des yeux une seule seconde. « Et au fait, toi tu serais le seul homme que je laisserai me toucher si l’on venait à coucher ensemble… » Rajoutai-je l’air de rien. Il savait que je faisais payer les attouchements… Je n’aimais pas que l’on me touche et je giflais pour un simple touché au niveau des seins… Je ne supportais réellement pas cela, alors il comprendrait que c’était énorme pour que je le laisse faire… C’était bien que je tenais à lui… Se garant devant l’hôpital, sortant alors de la voiture, je me stoppais sans aller plus loin la boule au ventre, le laissant alors venir me chercher. Souriant en coin en voyant qu’il cherchait à me rassurer, je me sentais terriblement bien, il était réellement fait pour moi… Parlant plus ou moins de fessées, je lui fis remarquer qu’on n’avait pas le droit de frapper mon pauvre petit cul… Il était trop parfait pour être touché, ou du moins frappé. Bien entendu je rigolais… « Il parait qu’il faut un début à tout ! Et qui te dis que je ne prendrais pas plaisir à sentir tes petites fesses sous ma main, à les frapper ? » Ecarquillant les yeux en posant une main sur mes fesses l’air de rien, je lui lançai alors un regard quelque peu horrifié avant de rire doucement. Bon dieu bien sur qu’il pouvait le toucher mon cul ! Le toucher, le taper, le palper, faire ce qu’il voulait… Et il serait bien le seul à avoir ce droit… Je l’imaginais parfaitement me claquer les fesses avec douceur… Mais… Non… ça faisait très dominant ça… Non… Non, il ne pouvait pas me le faire finalement… Je ne voulais pas avoir a faire a de la domination… Je ne le supporterai pas, il le savait je n’aimais pas que l’on me domine un tant soit peu… J’étais complexe… Mais j’avais ma fierté et étant une pute… Je n’avais plus que ça, j’étais déjà descendue bien bas et baisant et vendant mon corps, alors je voulais garder cette part là pour moi. C’était peut être con pour certains mais pour moi c’était tout simplement beaucoup. Inspirant en souriant en coin, plongeant mon regard verdâtre dans le sien bleu à souhait, je mis un moment à savoir quoi dire. « Je veux bien te laisser toucher mes petites fesses… Mais pour ce qui est de les frapper… ça ne fait pas un peu femme soumise ça ? Je sais je parais con de croire ça si ce n’est pas le cas… Mais tu sais que j’ai un réel problème avec ça… Promis j’essaie de me soigner… Mais toute seule ce n’est pas pratique… » lançai-je d’un regard désolé avant qu’il ne me prenne par la main pour me tirer dans l’hôpital d’un pas certain. Nous retrouvant alors dans l’ascenseur, franchement collé l’un à l’autre a cause du monde dedans, je sentis son bras autour de mon corps, ma tête se posant sur son torse, j’avais l’impression de former un couple et dieu que j’aimais ça… C’était franchement plaisant, il n’y avait rien à redire… Sortant de l’ascenseur, joyeuse comme tout me sentant terriblement bien grâce a Heath, il me ramena a la dure réalité en m’annonçant alors que toute bonne chose avait une fin et que je devais en profiter… soupirant totalement dégoutée qu’il me dise ce genre de chose, je ne pu m’empêcher de lui dire que j’aurais aimé le rencontrer autrement, afin de pouvoir passer plus de temps avec lui…
« C’est aussi ce qu’il m’arrive de penser … Mais tu sais … On dit que rien n’est impossible … » Surprise de l’entendre me dire une pareille chose alors qu’il venait de me dire que toute bonne chose avait une fin, je ne savais plus comment prendre ses paroles… Est-ce qu’il venait plus ou moins de me dire qu’il aimerait bien que l’on se revoie et que l’on se rapproche ? Ou st ce moi qui me faisait un film énorme et qui pensait des choses que seule moi voulait ? Je n’en savais rien et c’était on ne peut plus frustrant dans un sens… Me collant un peu plus contre lui en tournant le visage pour le regarder, Heath, la beauté incarné, l’homme le plus beau de la terre, celui que j’aimais éperdument celui avec qui je pourrais faire ma vie… Mon cœur s’emballant violemment j’attrapais son bras, dans un ultime espoir, je le serrais lentement de ma main avant de détourner le regard comme ayant peur de son jugement, de sa réponse… De l’ultime réponse qui annoncerait fin à mes espoirs… « Oui… Tu as raison… Il parait que rien n’est impossible… Heath, je veux te revoir hors du boulot… ce n’est même pas une demande, c’est une affirmation… Je le veux… Pas forcément de suite, mais je veux te revoir… Passer du temps avec toi car… J’aime bien te parler, j’ai toujours aimé te parler à la vérité… » soufflai-je doucement en le lâchant une fois dans la salle d’attente, allant m’enregistrer, je le rejoignis peu de temps après m’asseyant a ses cotés pour parler de tout et de rien, surtout de moi à vrai dire, du fait que j’avais grandit dans ce services que j’avais passé la moitié de ma vie ici a cause de ma mère qui était morte d’un cancer. J’aimais me confier à lui et c’était extrêmement plaisant… Il n’avait pas idée comme je serais capable de lui compter toute ma vie tellement je me sentais apaisé après lui avoir parlé. Parlant par la suite de mon caractère j’essayai de lui montrer du mieux que je pouvais comment j’étais réellement … Même s’il savait plus ou moins comment j’étais puisque depuis plus d’un an nous nous côtoyons tous les jours pratiquement. « Chiante jusqu’au bout hm … » Haussant un sourcil en le regardant longuement, j’assumais parfaitement d’être chiante jusqu’au bout… « Premièrement, ne pas être tactile ce n’est pas une honte. Deuxièmement … Tu devrais peut être te faire soigner pour ton problème avec les hommes. Et quatrièmement, jouer au loto de temps en temps ne te ruinera pas, n’exagère pas et au lieu de faire ta tête de mule, essaie ! Qui ne tente rien n’a rien ! » Inspirant longuement ases paroles je fixais en face de moi comme cherchant à savoir quoi répondre exactement. Me faire soigner des hommes ? Pourquoi je devrais le faire ? Soupirant faiblement en me tournant bien contre lui je fixais ses yeux bleu envoutant avant de sourire faiblement. « Me faire soigner vis-à-vis des hommes ? Un couple sur quatre se sépare lorsque la femme est enceinte… Mon père s’est barré le jour de ma naissance en embarquant mon grand frère… J’ai vu ma mère souffrir pendant seize ans… Je sais que c’est con de généraliser… Mais je n’arrête pas de me dire que dans le fond, quand l’homme panique, il ne sait que fuir… Je fais ma tête de mule si je veux d’abord ! Non mais ! C’est toi la tête de mule qui déteint sur moi là ! T’es aussi têtu que moi petit McKingsGreen ! Et puis d’abord pour jouer au loto il faut un compte en banque pour garder l’argent… moi je n’ai pas de compte en banque, j’ai un coffre fort… » soufflai-je doucement en le regardant droit dans les yeux. Le voyant partir après m’avoir arrangé une mèche de cheveux, je ne compris pas d’abord avant qu’il ne me ramène du coca. La passant rapidement sur mon corps, la cannette étant bien fraiche, on se mit alors a parler de l’hôpital et du fait que je connaissais les moindre recoin de cette bâtisse. Lui aussi, surprise je lui demandais si le fait qu’il ait été ici soit grave… Je ne voulais pas qu’il ait subit quelque chose de grave qui puisse porter préjudice encore aujourd’hui… « Rien d’assez grave pour que ça n’aille pas aujourd’hui ou qu’il y ait des conséquences fâcheuses … » Le regardant j’hochais lentement la tête en passant furtivement ma main dans ses cheveux les lui caressant faiblement comme pour lui dire que j’étais heureuse qu’il n’ait aucun souci de santé au jour, d’aujourd’hui. Je ne le supporterai pas si Heath était malade ou avait un problème quelconque… « C’est vraiment … Très étrange mais néanmoins gentil de proposer ça … Mais je n’ais jamais éprouver le besoin de parler et raconter mon passé donc tu n’auras pas à faire ça ne t’inquiète pas. » Le regardant en pinçant mes lèvres je pris sa main dans ma main la serrant doucement en fronçant les sourcils. « C’est normal… Sérieux, si un jour tu en ressens le besoin… Tu as mon numéro, jour, nuit, je suis disponible… Je viens au club ou chez toi ou tu veux et on parle… je suis une tombe tu sais que tu peux me faire confiance… » Soufflai-je en caressant lentement sa main tout en inspirant longuement. Parlant par la suite de mon comportement je fus surprise lorsqu’il m’annonça que je faisais gosse. Je n’aurais jamais cru qu’un jour on puisse me dire cela… Encore moins venant de Heath en fait… C’était on ne peut plus bizarre…
« Ton comportement de gosse ne me déplais pas. Tu as l’air presque … Je dis bien presque … Heureuse à être aussi joyeuse. Et je sais que tu n’es pas tout le monde. Loin de moi cette idée ! » Souriant faiblement en pinçant mes lèvres, je passais lentement ma main dans ms cheveux le regardant alors longuement avant de sourire franchement. « Parfois… J’ai juste envie… Qu’on s’occupe de moi. Qu’il y ait quelqu’un dans ma vie pour me dire quoi faire, comment être… J’aimerai simplement… Pouvoir cesser d’avoir des responsabilités et être cette gosse que j’ai jamais été. Faire une connerie et recevoir une punition… Sortir tard et m’entendre me dire que je ne suis pas rentrée à l’heure… On m’a jamais éduqué, je l’ai fait toute seule et cette présence, ce sentiment de sécurité me manque… Enfin… Il peut pas me manquer je ne le connais pas, mais j’en ressens franchement le besoin… C’est peut être pour ça que si un jour je me trouve un mec… J’aimerai qu’il soit… imposant, possessif, pourquoi pas jaloux, qu’il soit là pour moi quoi…Tant qu’il m’aime et me respect… » Un mec comme Heath… Macho, égocentrique, narcissique, manipulateur, hautain… Je m’en foutais moi qu’il soit comme ça, je voyais bien dans le fond qu’une fois seul, il était totalement différent… Heath était mystérieux… Et j’aimais atrocement ça… Parlant de mes qualités, ou plutôt de mes défauts, je fus surprise de lui sortir toute une panoplie de défaut, les miens, bien évidemment. J’allais le faire fuir si je continuais de la sorte à me casser en deux avec mes défauts totalement immonde. « Ca fait pas beaucoup de qualités dis donc … Sinon y’a des trucs biens chez toi ? » Souriant doucement en léchant rapidement mes lèvres je secouais doucement la tête en levant les yeux au ciel. « Un garçon manqué ? Tu le caches bien alors … » Souriant en coin m’enfonçant un peu plus dans le siège, j’haussais lentement les épaules en cherchant quoi répondre. « En qualité… Laisse-moi réfléchir… A la vérité j’ai deux personnalités… Celle au boulot et celle en dehors… En dehors je suis le genre de fille a se replier sur elle ne pas parler, être solitaire, je suis du genre presque timide, je vis dans mon monde, il m’arrive d’aider les gens lorsqu’ils ont besoin d’aide… genre faire traverser une mamie qui n’arrive pas a passer dans la rue… Je donne de l’argent aux sdf alors que je n’en ai pas beaucoup pour moi… Je suis a l’écoute, même si je suis nulle en conseil… Je suis sincère et j’ai une générosité sans faille. Quand j’apprécie quelqu’un je l’aide, je suis là pour la personne… Mais c’est rare car bon je connais peu de monde… Je suis plus dans mon monde de pute qu’autre chose… Ma mère disait souvent que j’étais Bipolaire… Je ne sais pas si c’est vrai… Je dirais plus Lunatique intense… J’ai juste besoin d’extérioriser le mal être que j’ai en moi… » Murmurai-je doucement en baissant quelque peu le visage. « Je fais des efforts car c’est toi… En général quand je sors, c’est gros pull, jean trop grand qui tombe, capuche sur la tête, cheveux pas coiffés lunette de soleil, on ne me reconnait même pas… » soufflai-je doucement avant de rajouter que j’aimais terriblement me battre. Me battre avec une batte en fer ou bien même une bonne barre afin de pouvoir me défouler sur la personne jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. « Ca me plais beaucoup ça … » Surprise de l’entendre me dire ça, je tournais le regard vers lui essayant de comprendre s’il se foutait de moi ou pas. Mais au vu de son regard, je compris qu’il était des plus sérieux. Qu’est ce qu’il y avait de plaisant à voir une femme se battre comme une acharnée sur quelqu’un ? Je me le demande bien… Riant nerveusement je passais ma langue sur mes lèvres en posant une main sur sa cuisse l’air de rien. Cette cuisse si fine, musclé, petite, tentante… Il avait un corps des plus fantasmagoriques. « Ah oui ? Dans quel sens ? » Ne pus-je m’empêcher de demander un tant soit peu curieuse. Est-ce que ça l’excitait de façon sexuelle ? Je devais surement être la seule idiote à pouvoir penser de la sorte. Levant les yeux au ciel comme pour me répondre, je soufflais doucement en détournant le visage, parlant alors plus ou moins de lui. Je voulais en apprendre un peu plus sur lui, savoir comment il avait monté ce club, et les diplômes qu’il avait. Apprenant qu’il n’en avait pas, ça ne me dérangeais pas pour autant, a la vérité, je m’en foutais de ça, il était ce qu’il était c’était tout ce qui m’importait. « Bien sûr que je suis le seul à gérer tout ça. Premièrement je n’ai pas envie de payer quelqu’un pour faire mon boulot. Et deuxièmement, je ne fais confiance qu’à moi pour la gestion de mon club. Au moins je sais que si quelque chose cloche côté gestion c’est par ma faute et c’est donc à moi de trouver mes erreurs. » Je comprenais parfaitement Heath, il était tout de même assez difficile pour quelqu’un de lâcher son entreprise aussi facilement dans sa gestion, a qui pouvions nous faire confiance de nos jours ? je me le demande bien, ce n’était pas chose aisé, alors autant dire qu’il avait raison. Je ne savais pas ce que c’était que de gérer une boite de strip-tease, mais il fallait passer les commandes pour le bar, pour le design et renouveler plus ou moins le décor à chaque fois, il fallait payer les employés, il fallait payer des impôts, des taxes et j’en passe. Ce n’était vraiment pas chose aisé, et une fois toutes les dépenses faites, il fallait voir ce qu’il restait. Je ne doutais pas du club, je savais qu’il faisait clairement fortune… Entre les putes et son club il avait de quoi faire… Les hommes dépensaient tellement pour voir des filles se trémousser devant eux en petites tenues… Je ne saurais dire combien ils payaient l’entrée, mais je savais qu’ils douillaient pour avoir une pièce a part avec la strip de leur choix… C’était d’une logique imparable, et a partir de là il devait même y avoir des tarifs… de façon a le faire consommer sur les boissons… Les pauvres ne venaient pas souvent dans ce genre de club, c’était sur et certains, la clientèle était en générale une clientèle aisé. « Dans un sens t’as pas tord, on ne peut pas faire confiance à grand monde sur cette foutue terre… je suis sûre que tu gères super bien ton club, je ne me fais pas de souci pour toi, t’es un homme intelligent ! tu as bien réussi a monter ce club a partir de rien et aujourd’hui tu es quoi ? Millionnaires ? Putain autant je n’aime pas l’argent autant j’aimerai l’être pour cesser de vivre dans la misère… » soufflai-je doucement en plissant alors le nez en m’écoutant parler.
Je n’aimais pas l’argent, ça rendait en général les gens mauvais, la soif de pouvoir, la soif de fortune et j’en passe, je ne comprendrais jamais réellement cet engouement… Mais c’était ainsi. Parlant par la suite de ma franchise vis-à-vis des compliments que je venais de lui dire, je parlais aussi de l’école, du fait que pour ma part je n’avais aucun diplôme et que pour étudier a domicile, en étant une pute j’étais loin de pouvoir le faire… Ce n’était pas un métier… approuvé dirons nous… « La franchise y’a rien de mieux ... T’inquiète pas je ne risque pas d’oublier tout ça va ! Je doute que ce soit une bonne raison … Mais pauvreté précaire ça doit marcher non ? Tu n’as officiellement aucun revenu donc sans argent tu ne pouvais pas faire grand-chose. » Fixant le sol devant moi je ne savais pas réellement quoi dire. C’était tout de même… Un système de con dans lequel nous vivions, il fallait être sincère… Tout pour les riches et rien pour les pauvres. « Dans le pire des cas … Un faux dossier c’est vite monté … On t’invente une maladie et le tour est joué. J’ai des relations dans cet hôpital. » Haussant un sourcil en tournant lentement le visage vers lui choquée de tel propos, souriant faiblement avant de pencher ma tête en arrière la posant contre le mur derrière moi. Regardant alors le plafond, un sourire au bout des lèvres j’inhalais profondément l’air qui me permettait de vivre sur cette fichue terre. « Que tu es machiavélique… J’aime ça… De toute façon, je ne sais pas si j’aurais le temps de bosser… Je bosse toute la nuit, je dors en général jusqu’à quatorze heures… Le temps de faire le ménage et tout c’est limite le temps de filer au motel alors bon a moins de bucher entre deux clients… Mais merci de proposer… Je devrais te demander plus souvent conseil… J’aime ce côté illégal en toi… » soufflai-je doucement en lui lançant un regard sincère, un léger sourire se logeant alors sur mon visage. Parlant par la suite des femmes nues qu’il voit tous les jours et du fait qu’il ne doit plus être excité, il me répondit d’une façon a m’exclure de ce lot ce qui dans un sens me fit un bien fou. Je savais que je l’excitais puisqu’il avait bandé plus d’une fois, je l’avais vu ce matin, puis la semaine dernière… Autant dire que ça ne passait pas inaperçu… Puis pour ma part je lui expliquais que moi, a force de voir des hommes et de coucher avec je n’avais jamais été excité, encore moins quand on ne les désire pas… Surtout quand on ne les désire pas ! J’étais obligé d’utiliser du gel… « Heureusement que c’est plus facile pour les hommes hm … » Riant nerveusement en haussant les épaules, je ne savais pas réellement si c’était plus facile pour un homme, mais il était clair qu’en un rien de temps les hommes pouvaient très bien bander sans encombre. Mais tout homme n’était pas pareil pour autant. « je ne sais pas si c’est plus facile pour tous les hommes, ça doit être comme les femmes, certains, ne doivent pas pouvoir bander si facilement… Enfin je pense… quand t’as pas envie… Ben t’as pas envie, ça doit pas venir non plus… En tout cas ce sentiment… Ces ressentis, ce boulot que je fais… J’ai juste l’impression parfois… D’être souillée… D’être une fille violée a plusieurs reprises… C’est con comme ressentis hum… » marmonnai-je doucement en me tournant plus ou moins vers lui pour le regarder longuement détaillant son visage si magnifique et intense. Me rapprochant de lui alors pour lui murmurer que l’on pourrait s’embrasser pour rendre jalouse cette femme qui le dévorait des yeux et qui n’aurait jamais Heath, il ne se laissa pas prier pour le faire. Nous embrassant longuement dans un baiser sensuelle, chaste, sans pour autant y mettre la langue c’était là le meilleur baiser de ma vie, chaque baiser que je lui faisais était le meilleur, c’était intense, poignant, fabuleux, c’était simplement irréel tellement c’était beau. J’en profitais un maximum ne voulant pas que cela se termine si facilement. Restant près l’un de l’autre, nos lèvres se rencontrant a chaque parole, je lui murmurais alors qu’elle ne le méritais pas. Il lui fallait une femme de caractère… tout simplement. Et elle, il était clair qu’elle ne le méritait pas… Le rassurant je lui annonçais alors que dans un sens qu’il trouverait la femme de sa vie et qu’il l’avait peut être trouvé… « Ou je n’ai peut-être pas envie de la trouver … » Plissant les sourcils en le regardant longuement, je pouvais parfaitement le comprendre dans un sens… Mais si c’était moi ? Ok je divaguais totalement mais après tout nous nous entendions bien là non ? Alors pourquoi pas moi ? Caressant doucement sa joue du bout de mes doigts, mon regard totalement plongé dans le sien je lui fis un faible sourire sans pour autant me départir de mon regard longuement amoureux. « Pourquoi ? Tu as peur toi de l’amour ? De l’impact que ça peut avoir sur ta vie ? Ou c’est juste parce que tu ne veux pas partager ta vie avec une quelconque femme ? » Demandai-je alors curieuse de savoir la réponse, s’il voudrait bien m’y répondre bien évidemment, car ça c’était un tout autre problème… Je ne l’obligeais en rien bien entendu. Le regardant tout en l’embrassant doucement déposant de doux baiser quelques peu humide sur ses lèvres, des lèvres succulentes et qui me donnait envie de bien plus… sans perdre le temps je lui murmurais que nous profitions tous les deux de ce moment et qu’à force de profiter nous risquions d’aller bien plus loin et qu’il embrassez divinement bien… Même sans langue il me rendait folle… « Hm … C’est pour ça que c’était la seconde fois de la journée que tu cherchais à m’embrasser, et que tu l’as fais ? » Souriant en coin en regardant alors ses lèvres avec envie, j’inspirais longuement frissonnant en léchant rapidement mes lèvres. Il est vrai que je l’avais embrassé deux fois aujourd’hui… Ce matin plus pour un pari, mais aussi par envie… Mais là c’était vraiment… Certes la femme qui était là y contribuait, au moins elle pourrait voir qu’il n’était pas libre… Il était prit et on ne touchait pas celui que j’aimais tout simplement, il était même hors de question qu’une femme le touche, tout simplement ! Je ne le supporterais pas longtemps, je le savais parfaitement. « Hm, je suis démasquée alors… Mais je crois que le plus beau baiser était celui de notre rencontre, ou ta langue a rencontré la mienne avec fougue et délice, ou tes brefs gémissements… M’ont totalement excité… » Murmurai-je a voix basse avant d’entendre mon vrai prénom retentir dans la pièce. Me relevant en paniquant de voir le docteur, je demandais a Heath de m’attendre là, avant de filer dans le bureau du docteur. Entendant le docteur dire a Heath qui m’avait suivis sans que je ne m’en rende compte que seul la famille pouvait venir, je fus surprise de l’entendre dire qu’il était mon fiancé. Je n’avais même pas de bague mais faut croire que le docteur avait gobé le mensonge. Un putain de mensonge qui venait de me tuer sur place tellement je rêvais d’être sa fiancée, sa femme même ! Anastazie Isobel McKingsGreen… J’en rêvais atrocement…
M’installant tranquillement sur un siège, Heath faisant de même j’attrapais rapidement sa main me rapprochant alors de lui avec envie et me sentant en sécurité dans ses bras. Le docteur me parlant alors de mes résultats, il parla aussi de mon cœur, m’annonçant plus ou moins que je n’avais rien mais que je devais tout de même faire des analyses chaque années afin de ne pas rater quoi que se soit et pouvoir nous y prendre tôt si jamais il m’arrivait quoi que se soit. Dans un sens se n’était pas plus mal de ne rien avoir, mais l’année prochaine était une autre année… Et la suivante de même… Alors que le docteur parlait, je sentis le pouce de Heath caresser le dessus de ma main/ Tremblant fortement en fermant mes yeux, une flambée de désir m’envahissait rapidement. Je me surprenais a gémir lentement a peine audible, a la rigueur Heath aurait pu l’entendre mais pas le docteur. Serrant un peu plus sa main en me redressant, j’avais l’impression d’être humide comme jamais. Il était en train de m’exciter comme jamais. Léchant mes lèvres je cru crever sur place. Nom d’un chien comment il faisait cela ? Inspirant calmement mon cœur s’emballant je me sentis de plus en plus excitée. Son téléphone sonnant, il nous annonça alors qu’il devait partir et qu’il revenait rapidement. Le laissant partir, je me blottissais contre Heath en le remerciant d’être venu. Sentant un baiser de sa part sur mes cheveux, je lâchais alors un faible gémissement de plaisir et de bien être en frissonnant longuement. Sa main lâchant la mienne pour la prendre de son autre main, je sentis sa main libre se poser alors sur ma joue me caressant doucement. Je me sentais cruellement bien là. Sur un petit nuage, oui, c’était ça, je me sentais sur un petit nuage et j’étais au paradis accompagné de l’homme de ma vie, Heath. « Tu avais besoin de quelqu’un et j’étais là. Donc … » inspirant longuement profitant alors pleinement de ce moment si intense et fabuleux, je cru mourir sur place. C’était… Magique, intense, fabuleux, tout bonnement grandiose. Heath était franchement proche de moi, il ne me repoussait pas, il me prenait dans ses bras, il m’embrassait, il me câlinait… j’avais l’impression d’être avec un nouvel Heath et c’était à mon avis le cas. Est-ce que c’était moi qui le changeais de la sorte ? J’osais croire que oui et si c’était bel et bien le cas alors autant dire que j’aimais atrocement cela et que je voulais continuer encore et encore… Car a deux c’était mieux, j’avais l’impression qu’il me changeait tout comme je le changeais, nous étions donc complémentaire l’un pour l’autre ? Est-ce que c’était cela ? Peut être bien après tout… Et dans un sens c’était clairement en train de me plaire… soufflant doucement en me blottissant un peu plus contre lui j’enfouissais ma tête dans son cou avec rapidité. Inspirant son odeur avec délectation, je déposai un doux baiser sur sa peau si douce à souhait, cette peau que j’avais toujours rêvé d’embrasser, lécher et j’en passe. Mon cœur s’affolant faisant affluer mon sang, je sentis ma jugulaire battre fortement, le sang passant a vive allure dedans. Déglutissant longuement en fermant les yeux, je déposais quelques baisers humides sur sa peau suçant alors l’air de rien un petit morceau de peau comme pour marquer mon territoire et lui montrer dans un sens que je le voulais, que je voulais faire de lui mon mien, tout simplement. Mais est ce que lui le voudrait ? Ça c’était une autre question… Gémissant longuement en remontant mon visage a sa joue je déposais alors un doux baiser avant d’attraper ses lèvres l’air de rien comme si c’était normal, comme si c’était devenu une habitude de s’embrasser, après s’être alors embrasser devant cette femme tout a l’heure. Là il n’y avait pas de femme, il n’y avait personne nous étions seuls… Mais bon dieu, j’aimais terriblement cela… Bougeant simplement mes lèvres contre les siennes en inspirant son odeur, je passais alors la pointe de ma langue sur sa lèvre avant de me reculer doucement l’air de rien. « Je n’avais pas besoin de quelqu’un… J’avais besoin de toi, seulement toi… je n’ai que toi Heath… Et bizarrement ça me plait de n’avoir que toi… » Soufflai-je doucement contre ses lèvres avant de me redresser le poussant bien dans le fond de son siège pour l’embrasser à nouveau posant une main sur sa gorge le serrant doucement en gémissant longuement lorsque la porte s’ouvrit. Me figeant reposant mes fesses sur la chaise, je me sentis rougir, prise au dépourvu. « C’est beau l’amour… vous formez un beau couple les jeunes ! Bon Anastazie, je ne peux malheureusement pas rester, une urgence… N’oublie pas de venir faire une prise de sang quand tu en a le temps… Je te fais l’ordonnance rapidement… » Raclant ma gorge en regardant furtivement Heath, nous formions donc un si beau couple que cela ? Alors que nous n’étions même pas en couple ? ça avait le don de me rendre heureuse. Enfouissant ma tête dans son cou, je cherchais son oreille avant de la caresser de mes lèvres l’air de rien. « On forme un beau couple… Hmpf… » murmurai-je doucement avant de sortir mon visage de son cou restant collé à lui en attrapant l’ordonnance que le médecin me donna. « Voilà, tu viens la faire quand tu veux, je te contacterai pour parler des résultats. Et Anastazie, n’oublie pas ton cœur pour autant, mange de façon saine, fait du sport entretiens le… Mais je me doute qu’en étant fraichement fiancé… Coté sport ça ne doit pas être le néant… Allez a bientôt, je vous abandonne, tu connais la sortie, bonne journée… Monsieur… » Le laissant partir avec ses affaires, je me relevais en riant doucement lançant alors un regard des plus amoureux et taquin. Prenant mes affaires les rangeant alors dans mon sac, je filais en direction de la porte sortant alors du bureau attendant Heath fermant alors derrière lui. Me tournant vers lui, je le contemplais le temps de quelques secondes avant de pousser un faible cri lui sautant dessus avec force et conviction, enroulant mes jambes a sa taille le serrant franchement dans mes bras. « Ta fiancée n’a pas de cancer… Putain… Je suis heureuse, j’en pleurerais presque… Oh mon dieu… Heath je suis la femme la plus heureuse du monde là…T’as pas idée… » Murmurai-je me fichant qu’on puisse nous voir, a ce moment précis, seul lui et moi comptions… Et personne d’autre. Enfouissant ma tête dans son cou je soufflais fortement en gémissant déposant un doux baiser en fermant les yeux profitant alors de ce moment unique ou enfin, j’avais droit à l’attention de l’homme que j’aimais, tout simplement.
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Sam 22 Oct 2011 - 3:36
« Isobel & Heath »
« Les clients ne sont pas forcément éjaculateur précoces… Le temps c’est de l’argent, je me démerde pour les faire finir plus tôt… Bon c’est sur y’a les clients ou a peine tu les touches sa part…C’est terrifiant ! Tu sais faire durer ? Avec moi tu ferais durer combien de temps ? vingt minutes ? Trente ? Une heure ? Plus ? Dis-moi… » Comment en étions-nous arrivés à parler aussi ouvertement de sexe ? Je ne savais plus du tout et cela me faisait presque peur. Peur dans le sens où je parlais de ça avec Isobel qui était censée n’être que l’une de mes putes. Je disais bien ‘censée’ car il était claire qu’elle n’avait jamais été cela uniquement mais tellement plus, bien plus oui. Elle était la femme que je désirais le plus au monde et la femme que j’aimais, de façon presque troublante. Comment avais-je pu tomber amoureux, alors qu’il était de notoriété publique, que je n’avais pas de cœur ? Je ne savais pas mais étrangement, j’avais fini par m’y faire et par accepter plus ou moins ce sentiment qui me poussait invariablement vers elle. Je l’aimais et c’était ainsi, personne ne pouvait strictement rien contre cela. Pourquoi lutter encore ? Depuis le premier jour je l’aimais, même si j’avais mis du temps à m’en rendre compte. Et depuis le jour où j’avais réalisé mes propres sentiments, je me contentais de les lui cacher tant bien que mal, parce que je ne voulais pas perdre ma pute de luxe. Mais aussi, et surtout, je ne voulais pas qu’elle me fuie et que, par conséquent, je la perde pour de bon. Je ne pourrais jamais supporter une chose pareille. « Avec toi ? Je sais pas … Tout dépend de mon degré d’excitation et d’envie … » Autant dire fort peu de temps au moins pour la première fois. Mais il était évident qu’il n’arriverait jamais que nous couchions ensemble tous les deux. Sinon, cela se saurait non ? Elle ne pouvait pas sincèrement vouloir de moi. Il y avait une différence entre s’amuser à le dire et vouloir sincèrement que cela arrive, j’en étais parfaitement conscient. Ainsi, je ne me faisais pas de faux espoirs dans le vent. Continuant sur notre lancée, il fut par la suite question de viol, chose qui pourrait bien arriver si elle venait vêtue comme une écolière, chose qui pourrait bien m’exciter plus que de raison. Elle me demanda alors dans quelle position je la prendrai, mentionnant le fait qu’il n’y aurait qu’en levrette qu’il s’agirait d’un viol, je ne pus m’empêcher de lui répondre que je ferais donc cela en levrette. A sa grimace et son frisson, je n’eus aucun mal à comprendre que cela lui faisait horreur, rien qu’à l’idée. Chose qui me fit sourire en coin, presque malgré moi. C’était presque trop craquant de voir ses réactions aussi puissantes rien qu’à l’idée d’être sexuellement dominée. « Hey mais… T’es au courant qu’il y a des viols qui se passent avec extrême douceur ? Pas forcé d’être en Levrette ! Je te ferais débander à force de t’insulter et d’essayer de me libérer de tes bras mon ange… Ce serait con, un homme frustré en plus sur cette terre… » Cette fois ci, mon sourire se fit franchement narquois et presque gourmand. Elle pouvait parfois être si naïve que cela me faisait rire et m’amusait comme pas permit. Elle était totalement différente des autres femmes mais aussi, et surtout, on ne peut plus unique. Comment passer outre ce détail qui me faisait un effet fou, en plus de toutes les autres petites choses la concernant ? « T’es pas au courant que ça pourrait, au contraire, m’exciter un peu plus ? » Demandais-je l’air de rien en haussant un sourcil et lui lançant un regard franchement moqueur pour le coup. « Et le mot douceur ne fait pas parti de mon vocabulaire ! » Ajoutais-je sur un ton narquois, sans la quitter du regard un seul instant. Pour quel genre d’homme me prenait-elle donc ? Je n’en savais rien et j’étais presque perturbé de voir qu’elle était à mille lieux de ce que j’étais véritablement. Je pensais pourtant qu’elle avait comprit comment je pouvais être au pieux. Elle n’était peut-être pas aussi futée que ce que je m’étais toujours dis finalement.
Alors que j’avais un mal fou à la croire lorsqu’elle m’affirmait qu’elle s’inquiétait sincèrement pour moi et autres choses de ce genre, elle me fit une déclaration enflammée qui me mit dans tous mes états. Et pourtant, je tentai de le garder pour moi. Comme à mon habitude, je me fermais aussitôt et lâchais presque froidement, qu’elle avait bien trop parlé d’un coup et que je n’avais rien suivis. Aussitôt elle se figea, comme sous le choc suite à une telle révélation. Je demeurai parfaitement immobile sans la quitter un seul instant du regard. « Ok…Tant pis pour moi je vais me taire… Juste pour info… Il est rare que j’ouvre mon cœur à quelqu’un et que je prenne le temps de me soucier d’une personne… Je voulais juste que tu le sache… » Déglutissant avec difficulté, gêné par son ton si triste et son air si déçu et blessé, je détournai le regard en lâchant un bref soupir. Je n’avais jamais supporté la blesser pour de vrai. D’ordinaire, je faisais tout pour l’énerver, la foutre hors d’elle et l’atteindre d’une quelconque façon que ce soit. Mais lorsque j’allais trop loin, comme c’était le cas à cet instant là, je faisais en sorte de passer à autre chose en changeant le sujet de conversation, pour tenter de lui faire oublier mes mots blessants. Mais cette fois ci, sans doute sonné par la fatigue et l’alcool, je ne trouvais rien à dire pour changer l’impact de mes propos sur elle. Je savais que je l’avais franchement blessée et je le regrettais comme jamais. Sans compter que j’étais parfaitement bien placé pour savoir combien il était difficile, pour ne pas dire carrément impossible, de faire ce genre de déclaration, en s’ouvrant pour quelqu’un comme elle venait de le faire. J’étais un véritable idiot et le pire dans tout cela, c’était que je m’en rendais parfaitement compte et ce n’était pas la première fois, la concernant. Que pouvais-je contre cela ? Rien d’autre que me rattraper tant bien que mal. Sans la regarder, je fermai un instant les yeux en soupirant longuement. « J’ai menti … J’ai parfaitement écouté et entendu. » Marmonnais-je presque malgré moi, en lui lançant un bref regard. Je ne voulais pas m’appesantir sur ce point, avouer que je l’avais écouté était déjà presque trop pour moi. Et j’osais espérer qu’elle n’allait pas trop insister non plus, sur le fait que j’avais tenté de me faire plus ou moins pardonner à ma façon, en revenant sur mes propos. Je ne pensais pas ce que je venais de dire et je le reconnaissais alors que d’ordinaire, il aurait fallut me tuer que je n’aurais pas accepté de revenir sur mes propres paroles. Mais il s’agissait d’Isobel et c’était fou le nombre de choses que je pouvais faire avec elle, comparativement à ce que je faisais avec d’autres personnes. Entre autres, elle était la seule avec qui je parvenais à faire des efforts. La seule pour qui j’acceptais d’en faire, même. Tentant presque de faire oublier mes propos, je ne tardais pas à me lever pour la rejoindre de l’autre côté du bureau, pour lui retirer lentement sa paire de lunettes et ainsi voir la marque que j’avais fais sur son si beau et si parfait visage. Un geste que je regrettais chaque jour un peu plus et pour lequel, pourtant, je n’allais pas m’excuser. Ce n’était pas dans mes habitudes et étais totalement au-delà de ce que je pouvais faire. Certes j’étais capable à beaucoup pour Isobel. Mais il n’empêchait que j’étais toujours aussi peu capable de faire des excuses, même si l’envie était franchement là, ce qui en soit était un progrès certain. Lorsque nous en arrivâmes à parler de mes relations amoureuses, bien que le second mot soit déplacé en l’occurrence me concernant, je fus surpris de constater qu’Isobel avait tant de mal à croire que je puisse ne sortir qu’avec des femmes de mon monde. Pour moi, cela me paraissait pourtant parfaitement évident. Ne serait-ce que parce que j’étais le genre de personne à détester les classes sociales inférieures à la mienne et Isobel était censée s’en être rendue compte. Et de toute évidence, au vue de sa réaction de surprise, ce n’était en rien le cas. Surpris à mon tour, je lui demandais donc si c’était si choquant que cela, d’apprendre que je ne sortais et ne couchais qu’avec des filles de mon monde. Les raisons étaient nombreuses et il me semblait que n’importe qui me connaissant un minimum, pouvait les comprendre sans que j’aie à les énumérer. J’en rajoutais même une couche, sans trop y penser et sans m’en rendre compte, en lui demandant si j’avais l’air d’être le genre de personne à accoster la petite barmaid du coin. « Ben… Tu comptes sincèrement trouver ta femme dans ton monde ? A part te pomper le fric à contrario de ta queue je ne vois pas ce qu’elle te fera… Je veux pas être méchante, je ne veux pas paraitre mal polie ou autre hein… Mais la plupart des femmes riches n’aiment que le fric… Toi aussi, mais toi merde tu le mérites ton fric ! Tu bosses dur ! Tu bosses pas pour entretenir une putain de blonde sans cervelle, avec des nichons refaits, des lèvres refaites et botoxée à mort non ? Et ouais… Tu n’as pas la tête du mec qui drague une barmaid… Encore moins si la barmaid c’est moi… D’ailleurs je ne te vois même pas draguer une nana… Je suis sûre que c’est elles qui te sautent dessus comme des chiennes en chaleur… »
Quelque peu surpris par son ton agacé, je haussai un vague sourcil sans trop savoir ce que j’étais censé répondre à tout cela. Dans ses propos comme dans sa façon de parler, elle venait de me surprendre quelque peu et presque me choquer, pour le coup. Mais comme toujours, je n’allais rien en montrer puisque, là encore, ce n’était en rien dans mes habitudes de montrer ce qu’il pouvait bien me passer par la tête. « Je ne compte pas trouver la femme de ma vie du tout, comme ça, ça arrange le truc. Les filles de mon monde aiment l’argent et ne s’en cachent pas. Les filles inférieures à moi, qui n’ont pas d’argent, ne s’intéressent à moi que pour l’argent. C’est vite vu. Et ne t’inquiète pas de ce qui est pour me faire pomper … » Marmonnais-je doucement, en lui adressant un regard quelque peu agacé. Agacé de voir qu’elle pouvait insister sur ce point et agacé de l’entendre me parler de femme de ma vie. Comme si j’étais le genre d’homme à faire ma vie avec une femme. Mariage et enfants ? Et puis quoi encore ?! « Et tu te doute que je ne suis pas le genre de personne à entretenir qui que ce soit, financièrement, non ? » Demandais-je ensuite, d’une voix sèche, ne pouvant tout simplement pas supporter de constater qu’elle me connaissait finalement bien moins que ce à quoi je m’étais attendu jusque là. Elle m’avait pourtant toujours laissé croire qu’elle me connaissait sans doute mieux que personne. Ou je m’étais simplement trompé, chose que je n’acceptais pas davantage ! « En effet, je n’ai pas besoin de draguer … Et ce n’est pas parce que je n’ai jamais eus de relation avec une fille inférieure à moi, que ça n’arrivera pas … » Finis-je par ajouter en la fixant un long moment du regard, finissant par me détourner en songeant que le message était presque trop clair au point où elle aurait pu comprendre par là, que je ne serais pas contre coucher avec elle. Je ne tenais pas à ce qu’elle l’apprenne et puisse, ainsi, se foutre ouvertement de moi. Car je ne doutais pas qu’elle sauterait sur l’occasion pour le faire. Or, il n’y avait rien de pire que cela justement, pour me blesser franchement. Elle était mon plus gros point faible, aucun doute à ce sujet. Et c’était franchement frustrant. Après un moment à parler et à nous rapprocher physiquement, pour la première fois depuis notre rencontre, nous finîmes par nous séparer en nous mettant d’accord sur le fait de nous retrouver devant le club, à treize heures trente précise. Après quelques heures de sommeil, je m’y rendais à l’heure dite, vêtu en tant qu’Alan, l’homme discret qui se contentait de vivre loin de tout et tout le monde, seul pour ne pas changer. Et non pas en tant que Heath le mac qu’il fallait craindre et que tout le monde haïssait et craignait. Après qu’elle m’eut complimenté sur mon look et que nous eûmes parlé des flics, elle en vint à dire qu’elle me vénérait. Choqué mais ravi de l’entendre me dire cela, je ne pu m’empêcher de lui demander de me le répéter. Chose qu’elle fit sans se faire prier, en se rapprochant de moi pour me le susurrer au creux de l’oreille, ce qui eut le don de me faire doucement frissonner. Si je lui fis remarquer qu’elle en faisait trop, elle me rétorqua que je le valais bien. Nouveau bon point venant d’elle. Elle savait toujours ce qu’il fallait dire pour me plaire et ne se privait pas pour le faire d’ailleurs. Je lui soufflais alors que pour une fois, nous étions d’accord sur un point. Etrange comme ce simple fait suffisait à me remplir de joie et d’euphorie. Pourtant je ne le montrais pas, comme toujours bien entendu. « Ça te plait ? » Souriant en coin, je tournai un vague regard énigmatique vers elle, sans trop savoir que répondre. Lui dire la vérité ou mentir pour me protéger ? « Ca ne me déplais pas … » Soufflais-je doucement en la regardant un moment, avant de reporter mon attention sur la route. Parlant par la suite de pot de Nutella et du fait que j’en avais un pot de quatre kilos chez moi, je lui appris que c’était un cadeau de ma bonne. Elle ne pu alors pas s’empêcher de mentionner l’idée qu’elle pourrait m’attendre le matin en petite tenue, avec ledit pot de Nutella. Dégoûté par cette idée, je lâchais que j’allais rentrer chez moi sur la pointe des pieds, le matin, par sa faute. « Pourquoi ? Il y a une femme qui t’attends dans ton lit le matin ? Tu ne devrais pas plutôt aimer qu’elle fasse ça ? Ou alors je n’y comprends plus rien au désir des hommes… » Franchement surpris, je tournai le regard vers elle, sans rien comprendre. C’était elle qui mentionnait l’idée que ma bonne pourrait m’attendre chez moi de bon matin ainsi armée et lorsque je reprenais ses propos, elle réagissait au quart de tour … Comme une femme jalouse. Mais c’était impossible. Plaisant mais impossible ! « C’est toi qui a émit l’idée que ma bonne pourrait bien m’attendre dans mon lit en tenue coquine et j’en passe. Donc non, aucune femme ne m’y attend. Sauf s’il prend vraiment l’envie à ma bonne de faire ça, chose que je n’apprécierai pas franchement en effet. J’aime pouvoir dormir quand je rentre chez moi. » Répondis-je calmement, sans chercher à comprendre les raisons de telles questions, de sa part. Je ne voulais pas me faire de faux espoirs en m’imaginant un seul instant, qu’elle pouvait être jalouse à l’idée qu’il y ait une femme qui m’attende dans mon lit, le matin. Ce qui signifierait clairement que j’avais une petite amie actuellement. Ce qui n’était en rien le cas ! Comment avoir une petite amie alors que je ne rêvais que d’elle depuis le jour où elle était entrée dans ma vie ?
Par la suite, de façon surprenante, Isobel parvint à me blesser. Tout simplement parce que je lui avais donné l’autorisation de faire la fille hautaine avec moi, en me prenant de haut. Malheureusement, elle fut trop convaincante pour que je puisse prendre cela pour de la comédie. Je ne pouvais croire qu’elle était aussi douée pour le jeu de la comédie. Finalement, elle se rendit compte qu’elle m’avait atteint comme jamais, lorsque je me décomposai sous son regard, marmonnant simplement qu’elle avait été très convaincante. Semblant alors regretter cela, elle ne tarda pas à me prendre plus ou moins dans ses bras, pour tenter de me faire comprendre qu’elle ne pensait strictement pas ses propos. Je demeurai parfaitement immobile et silencieux, profitant de cette étreinte, presque malgré moi. Malheureusement, je ne parvenais pas à croire qu’Isobel ait été capable de me balancer toutes ces choses en pleine gueule, sans les penser sincèrement ou au moins un minimum. Raison pour laquelle je restais sur mes gardes et me contentais de lui faire comprendre que je ne vivais pas pour les autres ni en pensant à ce que ces autres, pensaient de moi. Il était certain que non. Mais cela ne concernait pas Isobel. Tout ce qu’elle me disait comptait sincèrement pour moi. Et plus encore, ce qu’elle pensait de moi. J’avais besoin d’être rassuré et de savoir qu’elle ne me détestait pas autant que je le craignais et forcément, lorsque je réalisais que c’était tout ce que je ne voulais pas, je ne pouvais que croire à cela. J’étais habitué à être haït et plus encore. Alors pourquoi Isobel serait l’exception ? C’aurait été bien trop beau ! Et cela faisait fort longtemps que j’avais cessé d’espérer et attendre quoi que ce soit. Malgré tout, elle continuait de me caresser faiblement, presque tendrement, sans que je ne comprenne trop pourquoi. Cherchait-elle encore à me rassurer ? Pourquoi ne se réjouissait-elle pas simplement d’être parvenue à me blesser, chose qui ne pouvait que lui faire plaisir dans le fond ? « Non tu n’as pas l’air comme ça… Mais, mes propos t’ont blessé et je le vois très bien… Heath je ne le pensais pas et tu sais pourquoi ? Car à mes yeux t’es la seule personne intéressante avec qui j’ai envie de passer mes journées à parler… Quand je viens te voir tous les soirs je lutte pour ne pas rester et parler, parler avec toi, tellement je suis avide de te connaitre un peu plus chaque soir, même si l’on ne parle pas réellement de nous… Parce que je te voue une grande admiration à tel point que j’en suis frustrée…Ta prestance, ta démarche, le fait que tu sois si sûr de toi a chaque fois… Ce côté si sombre de toi… Dans le fond je suis un peu comme toi, en largement moins bien… Ce côté machiavélique, si méchant, si sadique… Quand je vois l’une de tes putes râler sur toi, j’ai ce putain de sourire con sur mon visage… Et tu sais pourquoi ? Car moi tu ne me critiques jamais, car moi tu m’as déjà complimenté sur mon boulot, tu ne m’as jamais dis une seule fois que j’avais été nulle ou autre, car tu sais être franc et loyal quand il le faut avec les bonnes personnes… Parce que si je n’étais pas une putain de pute, ta pute, tu pourrais largement être mon seul et unique ami… » Bien malgré moi, un sourire étira mes lèvres à cet instant là. Cette fille était en train de me rendre complètement dingue, c’était aussi simple que cela. Elle était parvenue à me blesser cruellement comme jamais personne n’avait su le faire pour, par la suite, me faire sourire un tant soit peu et me plaire plus que de raison. L’entendre me dire tout cela suffisait à me combler de joie, aussi étrange que cela puisse paraître. C’était l’effet dingue qu’elle me faisait. M’arrêtant sans un mot à un feu rouge, je laissai échapper un bref soupir, tournant alors le regard vers elle, pour la détailler du regard un moment, mon sourire à peine visible à présent. A la regarder là comme ça, après de tels propos de sa part, j’avais la terrible envie de l’embrasser. Mon regard descendit d’ailleurs un vague instant sur ses lèvres, avant de remonter pour se plonger à nouveau dans le sien. Ne surtout pas craquer ! Un bref soupir et je me détournais d’elle, pour reprendre la route en me détournant d’elle. « Après tout ce temps, il a fallut que tu me b…Que tu penses m’avoir blessé, pour avouer enfin, combien tu me voue un culte et combien tu me trouve parfait. » Lâchais-je faiblement, d’une voix quelque peu narquoise et moqueuse. Davantage pour la taquiner que par pure méchanceté. Car il était certain que si j’avais voulu être méchant, j’aurai dis bien d’autres choses que celles-ci. « Pourquoi je te critiquerai alors qu’il n’y a pas de raison de le faire ? Crois bien que j’ai longuement réfléchi pour trouver un truc, le moindre petit détail, que je pourrai te reprocher. Mais à chaque fois je fais choux blanc. C’est lassant ! » Ajoutais-je, toujours aussi moqueur. Et contre toute attente, je ne protestai pas quant au fait que si elle n’avait pas été ma pute, j’aurai pu être son ami. J’en doutais car je n’étais pas franchement le genre de personne à avoir des amis et parce que j’étais loin d’être prêt à me contenter de cela venant d’elle. Mais je ne supporterai pas de la voir blessée ou déçue parce que j’aurai eus le culot de lui faire remarquer que je n’étais pas du genre à être ami avec qui que ce soit et encore moins des personnes inférieures à moi. Je savais que c’était exactement le genre de choses qui la blessait, dites par moi. Je ne ferai plus cette erreur. Du moins pas ce jour là !
Alors que nous continuions plus ou moins de parler, je la vis alors récupérer un inhalateur dans son sac, semblant franchement aller mal pour le coup. Franchement inquiet pour elle, je lui demandais alors si ça allait, ne parvenant pas à supporter de la voir de la sorte. C’était le genre de situation dans lesquelles je me sentais impuissant. Autant dire que je ne pouvais forcément pas le supporter ! « Oui… Oui… C’est juste de l’asthme… J’ai quelques soucis qui font qu’en général j’en fais souvent… Moins en grandissant mais ça m’arrive… C’est juste… Chiant, plus un souci minime au cœur… Du coup par exemple quand je fais du sport ou quoi, je suis obligée de me bourrer de cachets et de respirer un petit moment avec l’inhalateur… J’aime tester mes limites… mais merci de t’inquiéter… » Inquiet presque malgré moi, je la regardai un long moment, comme pour m’assurer qu’elle allait vraiment bien. « Toutes sortes de sport ? Pas très mouvementé avec les clients alors … » Lâchais-je presque malgré moi en pinçant les lèvres pour ne pas rire. Mais je me renfrognais presque aussitôt à l’idée d’une Isobel incapable de supporter des ébats trop torrides. Genre avec moi … « Attend au moins qu’on soit à l’hôpital avant de claquer … » Lâchais-je l’air de rien, préférant jouer la carte de l’humour, plutôt que de lui montrer que je m’inquiétais sincèrement et démesurément pour elle. Je n’en n’avais pas honte … Mais ne l’assumais pas totalement pour autant. Elle était bien la seule personne pour laquelle mes inquiétudes pourraient bien me rendre malade. Et c’était pour le moins déconcertant et irritant. Par la suite, je lui offris enfin sa soirée, chose qu’elle fini par accepter après un long discours sur les raisons qui la poussait autant à refuser cette foutue soirée. Je lui proposai donc de la passer seule, sans client ni qui que ce soit d’encombrant, dans l’une des chambres du motel, qui était d’ordinaire réservée aux vigiles chargés de les surveiller pendant qu’elles bossaient. Nous parlâmes alors plus ou moins d’elle et du fait qu’elle pensait qu’elle ne pourrait jamais avoir un mec et un tas d’autres choses. Presque malgré moi, je lui fis alors remarquer qu’elle était bien la seule pute avec laquelle je serais capable de coucher et que concernant un éventuel petit ami, elle ne devait pas désespérer. « Toi, tu es un homme qui ne couche pas avec n’importe quelle fille j’en suis sûre… tu es du genre à avoir des filles classes, élégantes, plutôt bien foutue… Genre mannequins et j’en passe… La haute société… Alors comment tu peux… pourrais être capable de coucher avec moi ? Je suis loin d’être élégante, belle, mannequin et j’en passe… Qu’est ce que j’ai par rapport aux autres putes ? Je suis propre ? C’est ça ? C’est ton côté maniaque qui ressort ? Je suis tout aussi maniaque que toi tu sais… Un point en commun… J’attendrai l’amour… Il viendra à moi quand ça sera le moment, le jour ou un homme m’aimera il viendra me voir… Je ne désespère pas, mais je n’attends pas réellement pour autant non stop… Tu sais quoi ? Non seulement je vais la prendre cette soirée… Mais en plus je vais m’apporter une tonne de bouffe pour profiter à fond… Et si tu ne viens pas… Et bien je te harcèlerais de messages sur ton portable pour te raconter dans les moindres détails ma soirée… » Dans un premier temps, je ne pu m’empêcher de sourire faiblement en constatant combien elle était loin de la vérité se concernant elle-même. Ne voyait-elle donc pas combien elle était belle, élégante et j’en passe ? Elle était trop naïve et trop peu sûre d’elle et c’était déconcertant ! A croire que je ne pourrai coucher avec elle que pour le fait qu’elle était propre. Elle était si loin de la vérité que c’était presque choquant de l’entendre émettre une telle idée. « T’as pas vraiment conscience de ta beauté hein ? Tu es belle, féminine, bien foutue et ton élégance te différencie des autres putes, en plus du fait que tu prennes autant soin de toi et que tu sois si propre et maniaque. Et je ne suis pas spécialement branché mannequins. Elles sont rarement bien foutues. Trop minces, trop grandes, trop osseuses, trop surfaites, trop fragiles, trop superficielles … Et … Merde si t’as de la bouffe, pas besoin de me harceler longtemps pour me faire rappliquer. » Lâchais-je alors le plus sérieusement possible et terminant par une note ironique et moqueuse. Autodérision bonsoir. Le fait que je sois un véritable goinfre, n’était pas franchement un secret d’état que je tentais de garder pour moi rien que pour moi. J’aimais manger. Soit disant qu’une personne qui était capable d’aimer le genre de choses simples comme le fait de manger, était une personne qui aimait la vie. Ou autre connerie du genre. Est-ce que j’aimais la vie ? Quelle belle blague ! Si on venait à me demander « qu’aimes-tu ? » je ne répondrai rien d’autre que « Isobel ». C’était aussi simple et clair que cela. Et même si je ne l’assumais pas aux yeux de tous, il n’en demeurait pas moins qu’à présent, j’en étais parfaitement conscient et ne pouvais plus prétendre le contraire. Du moins pas à moi-même !
« Et au fait, toi tu serais le seul homme que je laisserai me toucher si l’on venait à coucher ensemble… » Surpris, je me figeais quelque peu en fronçant les sourcils et lui lançant un bref regard, comme pour tenter de comprendre si elle était ou non sincère. J’avais presque du mal à la croire, alors que dans un même temps, je ne voyais pas de raison pour laquelle elle aurait pu mentir sur un tel sujet. L’idée de coucher avec elle était plus vivace que jamais et j’avais presque la sensation qu’elle ne serait franchement pas contre. Mais ceci était-il vraiment possible ? J’étais le genre d’homme à n’avoir jamais réalisé ses fantasmes. Or, coucher avec Isobel était le fantasme qui se trouvait tout en haut de la liste. « En quel honneur ? Parce que j’ai dis que tu serais la seule pute avec laquelle je pourrai coucher ? » Demandais-je alors sans me départir de mon air surpris et peu persuadé. C’était presque trop beau pour être vrai. Non … Pas ‘presque’. C’était clairement trop beau pour être vrai ! Un instant plus tard, alors que nous étions enfin arrivés devant l’hôpital, je du tout faire pour la rassurer tant bien que mal en lui faisant remarquer que tout irait bien. Nous en vînmes alors, étrangement, à parler de son cul. Je ne pu m’empêcher de lui dire que cela ne me déplairait pas de le claquer, bien que je sois parfaitement conscient du fait qu’elle ne supportait pas du tout ce genre de gestes, bien trop dominants. « Je veux bien te laisser toucher mes petites fesses… Mais pour ce qui est de les frapper… ça ne fait pas un peu femme soumise ça ? Je sais je parais con de croire ça si ce n’est pas le cas… Mais tu sais que j’ai un réel problème avec ça… Promis j’essaie de me soigner… Mais toute seule ce n’est pas pratique… » Souriant en coin, j’hésitai une brève seconde avant de m’approcher résolument d’elle, sans la quitter du regard un seul instant, tel un prédateur fonçant droit sur sa proie. Je m’arrêtais juste devant elle, mon corps tout près du sien, sans pour autant le toucher vraiment. Lentement, je glissai une main dans son dos que je fis descendre sur ses reins, avant de loger l’une de mes mains sur l’arrondie de l’une de ses fesses. J’eus un mal fou à ne pas montrer combien j’aimais pouvoir caresser aussi faiblement cette partie bien précise de son corps et pourtant, je pris sur moi pour ne pas trop me trahir. « Genre … Ca, je peux ? » Demandais-je d’une voix suave, avant de me reculer et l’entrainer par la main, l’air de rien. Oui, j’avais clairement profité de la perche qu’elle m’avait elle-même tendu, pour sentir l’arrondi parfait et excitant, de son cul, qui avait le don de me fasciner comme tout le reste de son corps à vrai dire. « Et pour ce qui est de le frapper … Ca dépend où, quand, dans quel contexte et de quelle façon. » Répondis-je enfin à sa question, en entrant dans le bâtiment de l’hôpital, sans me retourner vers elle. Après un rapprochement physique plus qu’évident dans l’ascenseur, je regardai Isobel évoluer dans les couleurs de l’hôpital, de toute évidence toute heureuse. Etait-ce ma présence qui la rendait de la sorte ? Etais-je vraiment parvenu à la rassurer quant au fait que tout irait bien ? J’avais vraiment envie de croire que oui. Mais encore une fois, je ne trouvai rien de mieux à faire que de la ramener à la réalité en lui faisant remarquer que toutes les bonnes choses avaient une fin. Mais en voyant combien cela avait suffit à lui faire perdre le sourire et plus encore, je ne pu m’empêcher d’ajouter que rien n’était impossible. Une façon de lui faire clairement comprendre que je retirais plus ou moins mes paroles. C’était du moins mon intention ! « Oui… Tu as raison… Il parait que rien n’est impossible… Heath, je veux te revoir hors du boulot… ce n’est même pas une demande, c’est une affirmation… Je le veux… Pas forcément de suite, mais je veux te revoir… Passer du temps avec toi car… J’aime bien te parler, j’ai toujours aimé te parler à la vérité… » Souriant faiblement, je la détaillais un long moment du regard, sans pouvoir m’en lasser. Que répondre à cela ? J’étais trop têtu pour lui avouer que j’en rêvais et ne demandais rien de plus que cela. Passer du temps avec elle hors boulot, c’était tout ce que je voulais et sans doute tout autant qu’elle … Si ce n’est plus ! « Si c’est une affirmation, je ne peux rien faire contre alors ! On verra bien ce qui arrivera … » Soufflais-je doucement avant de me détacher d’elle pour filer dans la salle d’attente alors qu’elle-même allait s’enregistrer. Un moment plus tard, il fut question de tous ce qu’Isobel avait contre les hommes. Et je ne pu m’empêcher de lui faire remarquer qu’elle devrait sans doute se faire soigner pour cela, entre autres choses. « Me faire soigner vis-à-vis des hommes ? Un couple sur quatre se sépare lorsque la femme est enceinte… Mon père s’est barré le jour de ma naissance en embarquant mon grand frère… J’ai vu ma mère souffrir pendant seize ans… Je sais que c’est con de généraliser… Mais je n’arrête pas de me dire que dans le fond, quand l’homme panique, il ne sait que fuir… Je fais ma tête de mule si je veux d’abord ! Non mais ! C’est toi la tête de mule qui déteint sur moi là ! T’es aussi têtu que moi petit McKingsGreen ! Et puis d’abord pour jouer au loto il faut un compte en banque pour garder l’argent… moi je n’ai pas de compte en banque, j’ai un coffre fort… » Haussant les sourcils, je la détaillais un moment du regard avant d’afficher un léger sourire narquois. Mais bien vite, une question me titilla. Dans l’hypothèse, invraisemblable, où nous venions à coucher ensemble une fois et où elle venait à tomber enceinte, prendrais-je la fuite ? Non. Bordel je ne voulais pas d’enfant et pourtant je serai parfaitement près à assumer ma connerie, si elle venait à tomber enceinte, qu’elle veuille ou non garder l’enfant. A vrai dire, je ne tenterai même pas de la convaincre de se faire avorter. Ne serait-ce que parce que je l’aimais bien trop pour l’obliger à faire cela, si elle venait à ne pas le vouloir. Je l’aimais trop et étais près à tout pour elle.
« Tu généralises trop oui. Et il y a des femmes qui prennent la fuite quand elles paniquent aussi. C’est pas exclusif aux hommes ça ! Petit McKingsGreen ? Petit ? J’ai huit ans de plus que toi et je mesure quinze centimètres de plus que toi. Petit ? » Marmonnais-je en lui lançant un regard faussement mauvais. « On t’a jamais dis qu’avoir un compte en banque avait ses avantages ? » Demandais-je ensuite en haussant vaguement un sourcil. Je lui aurai presque proposé de faire faire ce chèque à mon nom pour le poser sur mon compte, avant que je ne lui donne tout cela en espèce par moi-même … Mais je craignais qu’elle ne s’imagine une entourloupe de ma part. Pour un homme aussi accro à l’argent, cela n’aurait rien eu de surprenant. Et pourtant, lui rendre service, ne m’aurait pas paru déplacé ou quoi que ce soit de ce genre. Mais je sentais que la question de l’argent était un tabou pour Isobel. D’un geste tout à fait naturel et on ne peut plus tendre, je replaçai lentement l’une de ses mèches de cheveux, derrière son oreille, sans la quitter du regard. Réalisant combien je perdais pied à cet instant là, je décidai de prendre la fuite sur le coup, m’éloignant d’elle tant bien que mal. Un instant plus tard, je revenais avec deux cannettes, l’air de rien. Parlant d’un éventuel plan de l’hôpital, je lui appris sans trop réfléchir, que je le connaissais sans doute tout aussi bien qu’elle. Chose qui sembla la surprendre et l’inquiéter, bien entendu. Pourtant, j’étais incapable de lui expliquer pourquoi je m’étais aussi souvent rendu ici, me contentant de le lui dire sans détour. J’étais presque émerveillé de la voir s’inquiéter sincèrement pour moi et pourtant, j’étais incapable de la remercier en lui expliquant simplement ma vie. Il s’agissait d’un tabou, le mien. « C’est normal… Sérieux, si un jour tu en ressens le besoin… Tu as mon numéro, jour, nuit, je suis disponible… Je viens au club ou chez toi ou tu veux et on parle… je suis une tombe tu sais que tu peux me faire confiance… » Fronçant quelque peu les sourcils, je la détaillais un long moment du regard, sentant alors sa main caresser doucement la mienne. Sans trop y penser, je refermai ma main autour de la sienne et la serrai doucement, comme pour m’assurer qu’elle était bel et bien là et parfaitement réelle. Cette femme aussi parfaite était-elle vraiment là et prête à m’écouter raconter ma vie inutile et stupide ? Jamais personne n’avait éprouvé l’envie de m’écouter ou d’apprendre quoi que ce soit d’intéressant à mon sujet simplement pour autre chose que pour faire tourner un scandale sans nom. Elle semblait vraiment s’intéresser à moi et je n’étais pas habitué du tout à susciter ce genre de réaction chez les gens. Mais c’était, bien entendu, sans compter sur la perfection sans faille, d’Isobel. « C’est à se demander si tu es réelle … » Soufflais-je d’une voix douce sans pouvoir m’en empêcher, continuant de parcourir inlassablement son visage de mon regard. Continuant de discuter plus ou moins, puisque de toute façon nous n’avions strictement rien d’autre à faire, je lui fis remarquer qu’elle ressemblait à une gosse. Devant sa réaction, je du insister sur le fait que cela était loin de me déranger, puisqu’ainsi, elle avait presque l’air heureuse. Chose qui ne pouvait que me plaire bien entendu, même si je ne tenais pas à le lui faire comprendre. Elle n’avait pas franchement besoin de savoir que la voir heureuse suffisait à me mettre dans tous mes états et à me combler de joie et plus encore. « Parfois… J’ai juste envie… Qu’on s’occupe de moi. Qu’il y ait quelqu’un dans ma vie pour me dire quoi faire, comment être… J’aimerai simplement… Pouvoir cesser d’avoir des responsabilités et être cette gosse que j’ai jamais été. Faire une connerie et recevoir une punition… Sortir tard et m’entendre me dire que je ne suis pas rentrée à l’heure… On m’a jamais éduqué, je l’ai fait toute seule et cette présence, ce sentiment de sécurité me manque… Enfin… Il peut pas me manquer je ne le connais pas, mais j’en ressens franchement le besoin… C’est peut être pour ça que si un jour je me trouve un mec… J’aimerai qu’il soit… imposant, possessif, pourquoi pas jaloux, qu’il soit là pour moi quoi…Tant qu’il m’aime et me respect… » Moi … Moi j’étais là. Je serai parfait dans le rôle non ? Pourquoi ne le voyait-elle pas ? Pourquoi je n’avais pas une chance de lui prouver que je pourrai être parfait dans le rôle ? J’avais tous les défauts qu’elle demandait et plus encore, n’était-ce pas parfait ? N’étions nous pas fais pour nous entendre, contre toute attente ? J’en imposais franchement, j’étais hautain, grande gueule et j’en passe. Sans compter que si elle venait à m’appartenir, je ne pourrai que devenir jaloux et possessif. Quel homme fou d’amour, ne le serait pas ? Mais je devais cesser toutes mes illusions et accepter le fait que je n’aurai jamais ma chance. C’était ainsi, point. Pourquoi chercher plus loin alors que l’évidence était flagrante ? « Hm … Trouve toi un mafieux ? Imposant, possessif, macho et j’en passe. » Lâchais-je sur un ton parfaitement impassible, haussant vaguement les épaules. Comme si je me fichais de cela, de cette idée. Alors qu’en réalité, c’était à mille lieux d’être la vérité. Je ne supporterai pas de la savoir avec un autre que moi. Jamais ! Cela me tuerait, je n’avais pas le moindre doute à ce sujet. Et pourtant, je n’aurai nullement le choix, lorsqu’elle trouverait chaussure à son pied. Et je ne doutais pas que cet homme, ce chanceux, ne serait jamais moi. Je ne vivais pas en me berçant de douces illusions.
Continuant de discuter encore et toujours, sans paraître nous lasser, elle mentionna alors tous ses défauts. Surpris par tant, je ne pu m’empêcher de lui demander s’il y avait des choses bien chez elle. Selon moi, oui. Et des masses même ! Mais ce n’était pas à moi de lui dire quoi exactement. C’était à elle de le savoir tout simplement. « En qualité… Laisse-moi réfléchir… A la vérité j’ai deux personnalités… Celle au boulot et celle en dehors… En dehors je suis le genre de fille à se replier sur elle ne pas parler, être solitaire, je suis du genre presque timide, je vis dans mon monde, il m’arrive d’aider les gens lorsqu’ils ont besoin d’aide… genre faire traverser une mamie qui n’arrive pas à passer dans la rue… Je donne de l’argent aux sdf alors que je n’en n’ai pas beaucoup pour moi… Je suis à l’écoute, même si je suis nulle en conseil… Je suis sincère et j’ai une générosité sans faille. Quand j’apprécie quelqu’un je l’aide, je suis là pour la personne… Mais c’est rare car bon je connais peu de monde… Je suis plus dans mon monde de pute qu’autre chose… Ma mère disait souvent que j’étais Bipolaire… Je ne sais pas si c’est vrai… Je dirais plus Lunatique intense… J’ai juste besoin d’extérioriser le mal être que j’ai en moi… » Fronçant quelque peu les sourcils devant tant de révélations d’un seul coup, je la détaillais longuement du regard, sans parvenir à m’en lasser, pour ne pas changer. Entre les deux personnalités laquelle était celle que je préférais et qui me convenais le mieux ? Sans nul doute un mélange des deux. J’aimais autant le fait qu’elle sache se replier et se faire discrète et solitaire, que le fait qu’elle soit grande gueule au caractère de merde. La seule chose dont je n’étais pas fan, était sa générosité. Donner de l’argent aux plus démunis et rendre des services aux gens, à tout va ? Et puis quoi encore ? Bientôt elle se prostituerait gratuitement pour les pauvres petits puceaux dont personne ne voulait. A vomir ! « Tu trouves que la générosité c’est une qualité, toi ? Moi je trouve ça horrible. Sans doute l’un des pires défauts qui soient. La seule personne avec qui tu devrais être généreuse, c’est toi-même. » Lâchais-je en plissant légèrement le nez de dégoût, rien qu’à l’idée de générosité. C’était tout un concept que je ne pouvais et ne voulais pas comprendre. Pourquoi donc, ce besoin d’être bon à tout va, avec tout le monde ? « Je fais des efforts car c’est toi… En général quand je sors, c’est gros pull, jean trop grand qui tombe, capuche sur la tête, cheveux pas coiffés lunettes de soleil, on ne me reconnait même pas… » Surpris, je haussai les sourcils et tournai le regard vers elle avant de sourire faiblement. Fringues trop grandes effet décontracté, tranquille et vraiment pas chiant, c’était tout moi ça, lorsque je me trouvais hors du club et qu’il me prenait l’envie de me fondre dans la masse. C’était justement le genre de choses auxquelles on ne s’attendait pas de ma part, moi qui aimait être au-delà de tout. Mais j’aimais aussi et surtout passer inaperçu dans ma vie privé. J’étais l’un des hommes puissants de la ville et mes parents étaient des stars. Autant dire que j’étais beaucoup trop épié à mon goût et que je ne supportais vraiment pas cela. « J’ai aussi fais des efforts aujourd’hui. » Lui fis-je remarquer en souriant en coin presque malgré moi. Nos tenues étaient pour le moins classiques et décontractées. Mais de toute évidence, ce n’était encore rien à côté de ce à quoi nous étions prêts dans ce domaine là. Je n’osais imaginer le genre de couple que nous pourrions être ainsi vêtus tous les deux. Couple … Une chose que je ne pourrais très certainement jamais connaitre avec Isobel, la seule femme qui m’intéressait et avec qui je voulais faire ça pourtant, être un couple. C’était presque le rêve de toute une vie. Le genre de truc complètement niais à souhait donc ! Que je n’aurais pas voulu dans cette vie ci … En toute logique. Mais il fallait croire qu’elle me donnait de toutes nouvelles envies. Chose que je n’étais pas capable d’oublier et de passer outre, tel l’idiot que j’étais en train de devenir par sa faute. Hm oui … Facile de jeter la faute sur quelqu’un d’autre que soit même et c’était là ce que je faisais. Tout ça parce que je n’assumais pas pleinement ce que je devenais avec ces sentiments. Mentionnant alors le fait qu’elle s’était dite violente au point de pouvoir se battre et frapper quelqu’un à coup de barres, je ne pu m’empêcher de dire que cela me plaisait. Vérité qui m’avait échappé. « Ah oui ? Dans quel sens ? » Souriant en coin bien malgré moi, je détournai le regard pour faire mine de réfléchir un tant soit peu, en faisant légèrement ressortir mes lèvres dans une moue de réflexion. Après un bref instant, je reposai mon regard sur elle. « Le côté violente et sauvage … C’est excitant ! » Avouais-je alors sans trop de mal, finissant par hausser vaguement les épaules pour ne pas montrer à quel point c’était le cas. C’était là le genre de choses qui me poussaient à imaginer des ébats sauvages et violents avec elle. Des marques, des morsures, des suçons, de la sueur, des cris de plaisir, des corps qui claquent avec force, des meubles qui ne survivent pas à notre passage et tant d’autres choses … Bref, rien que du sauvage à son image. Et à la mienne, il fallait bien le dire.
Comme si elle s’intéressait vraiment à moi, Isobel me demanda alors quels étaient mes diplômes et c qui m’avait poussé à faire ce que je faisais à présent, par rapport au club. Je lui appris donc que je n’avais pas le moindre diplôme et que j’étais bel et bien le seul et l’unique à gérer tout ce qui se devait d’être géré au club. « Dans un sens t’as pas tord, on ne peut pas faire confiance à grand monde sur cette foutue terre… je suis sûre que tu gères super bien ton club, je ne me fais pas de souci pour toi, t’es un homme intelligent ! Tu as bien réussi à monter ce club a partir de rien et aujourd’hui tu es quoi ? Millionnaire ? Putain autant je n’aime pas l’argent autant j’aimerai l’être pour cesser de vivre dans la misère… » Souriant faiblement, je tournai un vague regard vers elle pou l’observer un long moment sans mot dire. Je lâchai un bref soupir en me détournant quelque peu et hochant faiblement la tête. « Je suis millionnaire oui. Si tu veux le devenir, il suffit de t’en donner les moyens. Je suis parti de rien, je n’avais pas de diplôme et j’ai réussi … Pourquoi pas toi ? En dehors du fait que tu n’as pas une famille riche, bien sûr. » Demandais-je alors doucement, lâchant les derniers mots avec une haine et un dédain mal dissimulés. Avoir une famille riche m’avait sans trop un peu aidé. Bien trop à mon goût. Ne serait-ce que pour les prêts que j’avais du faire pour la construction de mon club, son ouverture et son lancement. La banque n’aurait sans doute jamais accepté si je n’avais pas été le fils de deux stars connues dans tous les Etats-Unis et au-delà sans doute. Mais je préférais ne pas penser à ce genre de chose car ça avait le don de me foutre hors de moi. Je ne supportais pas l’idée de ne pas être arrivé jusque là, seul. Nous parlâmes par la suite du fait qu’Isobel n’avait pas de diplôme et ne pouvait plus suivre d’études à domicile à cause du fait qu’elle exerçait un métier franchement pas reconnue par l’état. Je tentai alors de lui trouver une autre solution, émettant l’idée d’une fausse maladie. « Que tu es machiavélique… J’aime ça… De toute façon, je ne sais pas si j’aurais le temps de bosser… Je bosse toute la nuit, je dors en général jusqu’à quatorze heures… Le temps de faire le ménage et tout c’est limite le temps de filer au motel alors bon à moins de bucher entre deux clients… Mais merci de proposer… Je devrai te demander plus souvent conseil… J’aime ce côté illégal en toi… » Souriant en coin, je lui adressai un regard vaguement moqueur avant de lever les yeux au ciel. « J’adore rendre service et donner des conseils. Tu l’ignorais ? » Lui demandais-je alors, franchement ironique et moqueur pour le coup. Heath donnant des conseils et aidant qui que ce soit, c’était du jamais vu. Elle ne s’en rendait peut-être pas compte et l’ignorait sans doute … Mais elle était bien la seule personne à avoir droit à cela. Tout simplement parce qu’elle était la personne qui comptait le plus pour moi. Et ce n’était pas négligeable. Lorsqu’il fut question du fait que les hommes ne l’excitait pas dans son boulot, après qu’elle m’eut demandé si moi je n’étais pas blasé à force de voir des femmes nues tout le temps, je me contentai de lâcher que c’était plus facile pour les hommes. Ce n’était pas très vrai mais pas non plus le mensonge du siècle. Pour ma part, même si je n’avais jamais non plus été excité au premier regard avant Isobel, j’avais plus de mal depuis qu’elle était entrée dans ma vie. Et ce pour la simple et bonne raison que j’avais trop envie d’elle pour parvenir très aisément à coucher avec une autre. Autant dire que cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas couché avec une fille et que j’étais … Fortement frustré et en manque. Pourtant, la seule idée de coucher avec une femme me faisait horreur, maintenant plus que jamais. Sans doute parce que nous étions tous les deux en train de nous rapprocher… « Je ne sais pas si c’est plus facile pour tous les hommes, ça doit être comme les femmes, certains, ne doivent pas pouvoir bander si facilement… Enfin je pense… quand t’as pas envie… Ben t’as pas envie, ça doit pas venir non plus… En tout cas ce sentiment… Ces ressentis, ce boulot que je fais… J’ai juste l’impression parfois… D’être souillée… D’être une fille violée a plusieurs reprises… C’est con comme ressentis hum… » Je ne pu m’empêcher de plisser légèrement le nez à ces révélations, la regardant un long moment sans savoir que dire. Pour la première fois de ma vie, je me sentais coupable et culpabilisais véritablement. J’avais la sensation que c’était pleinement de ma faute et que je ne pouvais strictement rien faire contre cela. Fronçant les sourcils, je l’observai un long moment sans parler. « Il faut vraiment que tu trouves un moyen d’arrêter ça, tu le sais ? » Demandais-je doucement en lui lançant un regard on ne peut plus sérieux et sincère. Ca me tuait plus que de raison de la voir de la sorte …
Par la suite, je fus franchement surpris lorsqu’Isobel mentionna l’idée de nous embrasser, pour faire comprendre à la jeune femme qui nous regardait, qu’elle n’avait aucune chance avec moi. Et pourtant, je ne me fis nullement prier en embrassant Isobel sans tarder. Un long baiser, lent, tendre, doux, sensuel et sans la langue, pour ne pas le rendre trop passionné et sauvage. Je savais que je risquerai de perdre totalement pied si cela devait arriver. Après ce baiser, nous demeurâmes très proches l’un de l’autre, nos lèvres se frôlant à chaque fois que nous parlions. Elle mentionna alors la femme de ma vie et je ne pus m’empêcher de lâcher que je ne voulais sans doute pas la trouver. « Pourquoi ? Tu as peur toi de l’amour ? De l’impact que ça peut avoir sur ta vie ? Ou c’est juste parce que tu ne veux pas partager ta vie avec une quelconque femme ? » Déglutissant longuement devant son regard franchement intense, je la regardai un long moment sans trop savoir que répondre. Les deux ? Aucun ? Je n’en savais trop rien à vrai dire.[color=teal] « J’ai peur de l’amour, peur de la façon dont ça pourrait me rendre, peur d’être blessé … »[color] Répondis-je presque à contre cœur, conscient de mettre à nu mes inquiétudes, ce que je ne m’aimais pas franchement pour le coup. Sauf qu’il était question d’Isobel et que je savais parfaitement que je pouvais lui faire pleinement confiance ! Taquin, je lui demandais si c’était parce que j’embrassais si bien, qu’elle m’avait embrassé pour la seconde fois de la journée. « Hm, je suis démasquée alors… Mais je crois que le plus beau baiser était celui de notre rencontre, où ta langue a rencontré la mienne avec fougue et délice, où tes brefs gémissements… M’ont totalement excité… » Déglutissant longuement à ce souvenir si plaisant, je ne pu m’empêche de me passer lentement la langue entre les lèvres sans la quitter du regard. « Je me suis retenu de ne pas gémir pendant ce baiser … » Soufflais-je doucement en lui lançant un regard taquin et souriant en coin. Un instant plus tard, nous fûmes coupés par l’arrivée du médecin, qui demanda Anastazie. Anastazie qui n’était autre qu’Isobel. Surpris, je ne tardai pas à la suivre en voyant son air si mal, préférant être là pour elle, jusqu’au bout. Pour pouvoir entrer dans le bureau à sa suite, je prétendis au médecin être son fiancé. Il crut mon mensonge sur parole et l’instant d’après, je m’asseyais à côté d’Isobel, la laissant prendre ma main sans broncher. Ecoutant le médecin d’une oreille distraite, je caressai le dos de la main d’Isobel de mon pouce, ignorant sa réaction que je ne vis pas. Jusqu’à ce qu’il me semble entendre un doux gémissement de sa part, ce qui me fit redresser la tête pour lui lancer un regard surpris. Rapidement, le téléphone du médecin sonna et il s’éclipsa, nous laissant tous les deux. Elle vint se blottir dans mes bras et je la serrai quelque peu contre moi en déposant un lent baiser sur ses cheveux. Ses lèvres ne tardèrent pas à se poser dans mon cou pour y déposer de brefs baisers humides, avant de suçoter lentement ma peau. Je la laissai faire en frissonnant longuement et fermant les yeux sous un afflux important de bien être. Lorsque ses lèvres rencontrèrent les miennes, je me figeais de surprise, sans penser à répondre à son baiser sur le coup. « Je n’avais pas besoin de quelqu’un… J’avais besoin de toi, seulement toi… je n’ai que toi Heath… Et bizarrement ça me plait de n’avoir que toi… » Je lâchai un bref soupir en la regardant longuement, songeant qu’elle avait vraiment l’air sérieuse.[color=teal] « Pas de quoi être satisfaite du fait que je sois le seul que tu ‘aies’… »[color] Soufflais-je doucement en plissant quelque peu le nez. Bientôt, ses lèvres se retrouvèrent à nouveau sur les miennes, alors que sa main se logeait dans mon cou. D’abord surpris de tant de culot, je finis par répondre quelque peu à son baiser, sans pouvoir m’en empêcher, lâchant un bref soupir de dépit lorsque le médecin arriva en nous interrompant. « C’est beau l’amour… vous formez un beau couple les jeunes ! Bon Anastazie, je ne peux malheureusement pas rester, une urgence… N’oublie pas de venir faire une prise de sang quand tu en as le temps… Je te fais l’ordonnance rapidement… » Sans broncher, je tournai un vague regard vers lui, avant de reporter mon attention sur Isobel, qui venait de glisser ses lèvres vers mon oreille. « On forme un beau couple… Hmpf… » Souriant en coin, je tournai un regard taquin vers elle, avant de regarder vaguement les médecins. Je ne préférais rien répondre, conscient que l’espoir était trop destructeur et que je ne voulais pas entrer dans ce cercle vicieux et m’y perdre.
« Voilà, tu viens la faire quand tu veux, je te contacterai pour parler des résultats. Et Anastazie, n’oublie pas ton cœur pour autant, mange de façon saine, fait du sport entretiens le… Mais je me doute qu’en étant fraichement fiancé… Coté sport ça ne doit pas être le néant… Allez a bientôt, je vous abandonne, tu connais la sortie, bonne journée… Monsieur… » Surpris, je haussais les sourcils avant de quitter les lieux avec Isobel. Ce médecin était pour le moins … Peu discret et étrange. Je n’eus toutefois pas le temps de me remettre de mes émotions, que la jeune femme me sautait dessus en enroulant ses jambes autour de ma taille. Franchement surpris, je sursautai et restai parfaitement immobile et figé telle une statue. « Ta fiancée n’a pas de cancer… Putain… Je suis heureuse, j’en pleurerai presque… Oh mon dieu… Heath je suis la femme la plus heureuse du monde là…T’as pas idée… » Soupirant longuement, je levai vaguement les yeux au ciel en enroulant mes bras autour de sa taille avec lenteur. L’air de rien, je me penchai pour déposer un lent baiser dans son cou, profitant de cela pour inspirer son odeur avec insistance. Je fermai les yeux en frissonnant doucement de bien être et de plaisir. Je montai une main à ses cheveux, les caressant lentement sans trop y penser. Je profitai simplement de ce moment si parfait en soit, en songeant qu’il n’allait plus durer très longtemps, malheureusement. Fait qui me déchirait le cœur. « C’est pas ce que je t’ai dis tout à l’heure ? J’ai toujours raison, ne l’oublie pas ! » Soufflais-je doucement en la serrant contre moi avec force et prenant la direction de l’ascenseur, sans la relâcher. « On aurait du parier, j’aurai gagné. » Ajoutais-je l’air de rien en m’arrêtant pour attendre l’ascenseur, enfouissant à mon tour mon visage dans son cou, pour profiter plus encore de cet instant parfait.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Mer 26 Oct 2011 - 22:54
« Avec toi ? Je sais pas … Tout dépend de mon degré d’excitation et d’envie … » Plissant les lèvres je le détaillais longuement en poussant un faible soupire. J’imaginais parfaitement ces coups de reins, mes seins tressautant franchement sous ces coups de reins, nos gémissements à l’unissons, nos corps en sueur, les orgasmes qui s’unissaient eux aussi… Non vraiment… J’imaginai son membre glissant en moi longuement, lentement puis de plus en plus rapidement, le plaisir monter en moi… Je voulais tout cela… Tremblant de plaisir, je relevais le regard vers lui en mordillant alors mes lèvres avec envie. « Hum… Un bon missionnaire… Des coups de reins rapide, claquant, de la sueur sur nos corps, ton membre qui glisse et sort presque à chaque fois, nos gémissements… Hum, bien évidemment juste avant j’aurais pris tout mon temps pour te chauffer allègrement et te rendre fou… je dirais vingt minutes. » Soufflai-je doucement l’air de rien, un faible sourire au bout des lèvres. Parlant par la suite, du fait que je pourrais très bien venir dans son bureau habillée en écolière, je compris aisément que ce n’était pas bon. Pas dans le genre ou ça le rendrait en colère, non le contraire. Il risquerait de me violer. Façon de parler bien évidemment, puisque je serais totalement consentante ! Mais bon, monsieur lui voulait une bonne levrette… Berk ! Trop de domination, je lui fis donc remarquer qu’il y avait des viols qui se passaient en douceur… ça arrivait oui… Mais je lui fis comprendre que s’il venait à me prendre en levrette je le ferais aisément débander en l’insultant… du moins c’était ce que je pensais… « T’es pas au courant que ça pourrait, au contraire, m’exciter un peu plus ? » Souriant en coin j’haussais doucement les épaules. « J’en sais rien… On test et je pourrais voir si ça t’excite… » Dis-je l’air de rien passant furtivement ma langue sur mes lèvres. « Et le mot douceur ne fait pas parti de mon vocabulaire ! » Levant les yeux au ciel je secouais doucement la tête en soupirant lentement. « Hum, je vois ça… » Soufflai-je doucement. Peu de temps après toujours assis derrière son bureau je pouvais clairement constater qu’il était fatigué. Chose a laquelle j’essayais d’en savoir plus. Je m’inquiétais pour lui et je lui demandais donc si ça allait, mais au vu de sa réponse je compris que je n’avais limite pas le droit de demander… vexée, et blessée, je lui fis une sorte de déclaration lui disant alors que oui je m’inquiétais réellement pour lui et que j’en avais le droit… Mais il préféra dire que j’avais trop parlé et que par conséquent j’étais on ne peut plus vexée… oui je l’étais… « J’ai menti … J’ai parfaitement écouté et entendu. » Entrouvrant la bouche, totalement verte qu’il me l’annonce, je détournais la tête en posant mes mains sur le dossier d’un des fauteuils devant moi. Baissant la tête je soufflais un bon coup en fermant les yeux. « Heath… Je ne sais pas quoi dire quoi penser… Tu te braques quand une femme cherche à se rapprocher de toi ? enfin… quand elle veut juste se soucier de toi ? Ou c’est juste parce que c’est moi ? » Demandai-je un tantinet curieuse pour le coup. Peu de temps après il s’avança vers moi enlevant mes lunettes pour toucher mon visage. Nous tenant la main une fois que je l’a lui attrapais, parlant de tout, de moi surtout et de lui on en vint bizarrement à parler de la femme de sa vie, assez bizarre comme sujet, j’en convenais parfaitement… Mais sa tête elle me fit comprendre que ça l’agacé qu’on en parle… Dommage. « Je ne compte pas trouver la femme de ma vie du tout, comme ça, ça arrange le truc. Les filles de mon monde aiment l’argent et ne s’en cachent pas. Les filles inférieures à moi, qui n’ont pas d’argent, ne s’intéressent à moi que pour l’argent. C’est vite vu. Et ne t’inquiète pas de ce qui est pour me faire pomper … » Croisant son regard tout aussi agacé que le mieux, je plissais les lèvres en détournant le regard préférant réfléchir à deux fois avant de parler… « Et tu te doutes que je ne suis pas le genre de personne à entretenir qui que ce soit, financièrement, non ? » inspirant profondément, j’évitais de le regarder en claquant faiblement ma langue contre mon palet. Agaçant. Oui il l’était ! « En effet, je n’ai pas besoin de draguer … Et ce n’est pas parce que je n’ai jamais eus de relation avec une fille inférieure à moi, que ça n’arrivera pas … » Haussant un sourcil, je tournais alors un regard vers lui. Est-ce qu’il venait clairement de m’annoncer qu’il était capable de sortir avec une fille bien inférieure à lui ? La blague. Soit il se foutait de moi soit je comprenais mal…
« Je ne m’inquiète pas pour ta queue… Je me doute qu’elle est bien chouchoutée… Mais…C’est bon j’ai compris pour la fille. De toute façon l’amour quand ça tombe ça tombe… Je te souhaite juste de trouver chaussure à ton pied… Et je sais que tu es loin d’être le type qui entretien qui que ce soit… » soufflai-je doucement en pinçant mes lèvres préférant ne rien dire d’autre tout simplement. Partant alors pour dormir, nous nous retrouvâmes à treize heure devant son club pour filer alors à l’hôpital. Voyant sa tenue je fus surpris mais étonnant contente de le voir fringué de la sorte. Après avoir parlé flic, je lui murmurais que je le vénérais. Chose à laquelle il adhérait, forcément ! Me rapprochant de lui je le lui susurrais une nouvelle fois à l’oreille après sa demande. Chose à laquelle je répliquais que ça avait l’air de lui plaire… en même temps, dans un sens tant mieux… « Ça ne me déplais pas … » Souriant en coin, me mordillant les lèvres, je ne répondis rien. Je préférais nous laisser sur cette goutte de bien-être. Parlant alors de sa bonne et d’une idée qu’elle pourrait le rejoindre au lit ou tout simplement l’attendre dans son pieux le matin pour pouvoir coucher avec lui. Mais mieux valait que je ne cesse les faux espoirs, et surtout que j’arrête de penser à cela, je me faisais plus de mal qu’autre chose. « C’est toi qui a émit l’idée que ma bonne pourrait bien m’attendre dans mon lit en tenue coquine et j’en passe. Donc non, aucune femme ne m’y attend. Sauf s’il prend vraiment l’envie à ma bonne de faire ça, chose que je n’apprécierai pas franchement en effet. J’aime pouvoir dormir quand je rentre chez moi. » Fronçant les sourcils sans le regarder, j’haussais les épaules, préférant me calmer pour ne pas paraitre trop jalouse. Chose que j’étais à vrai dire… pourquoi ? Car putain de merde j’étais on ne peut plus amoureuse de lui que quiconque sur cette foutue terre ! Et ça me frustrait de ne pas pouvoir le montrer. Je voulais tellement être à son bras, montrer a tout le monde que c’était moi sa petite amie et personne d’autre ! je voulais être dans son lit quand il rentrait du boulot, je voulais qu’il me prenne dans ses bras et me fasse aimer les câlins… Je voulais tellement de chose… Mais infaisable malheureusement. « On t’a jamais dit qu’en général les bonnes aiment leur bosse ? T’as raison, pas de folie en rentrant… Ce n’est pas si mal hum. » soufflai-je l’air de rien un tantinet jalouse, ayant beaucoup de mal à faire sortir ce sentiment de ma tête… Parlant de lui, je lui demandais de m’apprendre à être comme lui, chose qu’il accepta. Je pris alors un sujet au hasard pour voir si j’étais fort dans le domaine de rabaisser les gens… Et malheureusement pour moi, je l’avais réellement vexé avec tout ce que j’avais dit. J’essayais de me rattraper en le prenant dans mes bras pour le câliner plus ou moins en m’excusant à ma façon. Je ne voulais en aucun cas le vexer… Je ne voulais pas tout briser entre nous… Vraiment pas… « Après tout ce temps, il a fallu que tu me b…Que tu penses m’avoir blessé, pour avouer enfin, combien tu me voue un culte et combien tu me trouve parfait. » Mordillant doucement mes lèvres je le regardais de façon désolée. Je l’avais réellement blessé, même s’il me faisait croire que non… Je m’en voulais tellement… « Pourquoi je te critiquerai alors qu’il n’y a pas de raison de le faire ? Crois bien que j’ai longuement réfléchi pour trouver un truc, le moindre petit détail, que je pourrai te reprocher. Mais à chaque fois je fais choux blanc. C’est lassant ! » Rougissant violemment je détournais le regard en plissant le nez. S’il savait… Il me tuerait… Pour le coup des putes… Pour le coup de la drogue… Même si je n’avais pas eu le choix… S’il savait il me tuerait… je me devais d’être honnête avec lui ou pas ? Il parait que toute bonne relation se passe dans la vérité… Mais dans le fond, je n’y étais pour rien moi… Ses putes se droguaient déjà, je n’ai fait que les conduire vers un autre dealer… Donc dans un sens je n’ai rien fait de mal, je pense. Poussant un faible soupire, je posais ma tête sur l’appui tête en regardant le plafond du 4X4 sans trop réfléchir, je savais que j’allais briser quelque chose, qu’il allait me tuer, et peut être qui sait… Me jeter de sa voiture… Mais non quand même pas… « Heath… Je ne voulais pas te blesser… Je me sens horrible… Je… Je me dois d’être honnête avec toi… Ce que je vais te dire… Je comprendrais si tu as envie de me tuer, je te laisserai faire… Je comprendrais que tu n’aies plus confiance en moi ni rien… Je… » Ma gorge se nouant je déglutit longuement en baissant le visage mes yeux se remplissant de larmes. J’avais peur de le perdre… Et je crois que c’était une chose que je redoutais fortement… Passant ma main sur mon visage je tournais vaguement le regard vers lui mes yeux totalement remplit de larmes. « Sache que je n’ai pas eu le choix de le faire… On m’a forcé… Je… J’ai dû amener certaines de tes putes chez un dealer pour qu’elles s’y fournissent en drogue… elles se droguaient déjà… Je n’ai drogué personne… Je…. J’ai réussi à tout stoppé, je pense depuis peu… Mais je veux juste que tu saches que je n’ai vraiment pas eu le choix au vu des menaces que l’on m’a faite…Je me sens horrible, je culpabilise… Je veux juste que tu saches que… » Me stoppant net, je me surpris à pleurer devant lui. Les larmes coulant comme incontrôlable, je m’essuyais rapidement les joues en reniflant détournant le regard. Pleurant sans pouvoir m’en empêcher je portais ma main à ma bouche en inspirant profondément comme pour me calmer. « Heath… Pardonne-moi… Pardonne moi, je m’en veux de pas avoir tout fait pour éviter ça mais… Je… Ce mec était trop fort pour moi je n’ai pas pu faire face… Je… ne veux pas que tu me lâches… » Murmurai-je doucement en baissant le regard me trouvant pathétique de le supplier de la sorte. Je t’aime… Voilà ce que j’aurais dû dire… Mais ça je me devais de le garder, je n’allais pas commencer à avouer mes sentiments tout simplement via le fait que je l’avais déçu… tout allait changer entre nous du coup… je me sentais mal, très, très mal même… Hoquetant d’un spasme de pleure trop prononcé, j’essayais de rester silencieuse un moment avant de me mordre franchement l’intérieure des joues. « Putain de merde… C’est la première fois que je pleure devant quelqu’un… Je ne veux pas que ça sorte de la voiture…s’il te plait… » Murmurai-je en essuyant mes yeux détournant le regard me sentant toute pale pour le coup. Préférant changer de sujet pour de bon, alors que je vins a prendre l’inhalateur pour pouvoir mieux respirer, je lui appris que j’avais un souci au cœur qui me contraignais donc a ne pas pouvoir faire trop de choses… Intense, du sport, même si j’en faisais quand même… « Toutes sortes de sport ? Pas très mouvementé avec les clients alors … » Levant les yeux en lâchant un bref rire, je lui fis un coup de coude léger dans les côtes. Coquin ce petit Heath… « Attend au moins qu’on soit à l’hôpital avant de claquer … » Me retournant surprise, je riais un peu plus en m’enfonçant dans le siège. Méchant… Mais je savais que c’était de l’humour, je l’avais compris au son de sa voix et de son regard que je venais de croiser. « Ne t’inquiète pas ! Je ne risque pas de mourir de sitôt ! Je compte bien te pourrir la vie en venant de faire chier tous les soirs ! C’est toi qui voudra plus de moi à la fin hum. »[/color] Soufflai-je l’air de rien en me pinçant les lèvres. « Euh… Pour les clients, franchement… Non ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir de l’argent et de les faire payer bien cher… Je préfère garder les rapports mouvementés avec un homme qui serait mon mec tu vois… J’aimerai garder une contenance… Lui laisser quelque chose… Peut-être même des positions très dominante s’il se montre convaincant et rassurant… Fin tu vois quoi ? Je préfère avoir besoin de l’inhalateur après une partie de jambes en l’air bien sauvage que de me limiter… Au diable la raison ! » Soufflai-je en souriant faiblement tournant un petit regard coquin vers lui me pinçant alors les lèvres.
Me proposant ma soirée, je fus d’abord négative avec lui. Puis au fil du temps, je lui expliquais le pourquoi du comment quand il se montra plutôt vexé de ma réponse. Je fini donc, par accepter, tout en lui proposant de passer car j’aurais à manger… Autant l’appâter comme je le pouvais non ? Tout en parlant de ma soit disant beauté pour un éventuel petit ami… Blague… Humour… Comme si j’allais avoir un mec. « T’as pas vraiment conscience de ta beauté hein ? Tu es belle, féminine, bien foutue et ton élégance te différencie des autres putes, en plus du fait que tu prennes autant soin de toi et que tu sois si propre et maniaque. Et je ne suis pas spécialement branché mannequins. Elles sont rarement bien foutues. Trop minces, trop grandes, trop osseuses, trop surfaites, trop fragiles, trop superficielles … Et … Merde si t’as de la bouffe, pas besoin de me harceler longtemps pour me faire rappliquer » Horriblement choquée, je tournais un regard vers lui, ma bouche tremblant doucement. Je ne savais pas quoi dire. Rougissant violemment, je détournais le regard en passant une main sur ma joue comme pour cacher mon visage de ses yeux. Je ne voulais pas qu’il me voit si rouge. Il venait de me faire un bien fou. De savoir qu’il me trouvait si belle me rendait totalement folle. J’étais même persuadé qu’il pouvait entendre mon cœur battre dans mon corps. J’étais devenue folle, c’était pour dire ! Raclant ma gorge, je fixais droit devant moi la route qui passait. Je n’avais que cela à faire dans un sens… « Non… Les avis des clients ne comptent pas... Pour eux, je suis juste bonne à baiser… Donc ce qu’ils me disent rentre et sort directement de ma tête… Je… T’es le premier à me dire tout ce genre de chose… C’est à la fois choquant et plaisant…Tu sais pas besoin d’être mannequin pour être mince et osseuse… Je me trouve ultra mince moi… Je n’ai pas de forme j’ai rien… Je ne comprends pas comment tu peux me trouver bien foutue… En quoi je suis bien foutue dis le moi Heath… » soufflai-je doucement en évitant toujours son regard avant de sourire faiblement en repensant à sa dernière phrase. « Je prends note… Beaucoup de bouffe pour t’amadouer… » Murmurai-je en riant doucement lui faisant un franc sourire en le regardant à nouveau. Puis sans perdre de temps lancé dans le sujet, je lui fis remarquer qu’il serait bien le seul que je laisserai me toucher si l’on venait à faire l’amour. Pour le coup, je ne m’attendais pas à le voir si surpris… « En quel honneur ? Parce que j’ai dit que tu serais la seule pute avec laquelle je pourrai coucher ? » Tournant un vague regard vers lui, je baissais celui-ci sur son corps, en le regardant longuement. Il ne se doutait pas un seul instant pourquoi il serait le seul que je laisserai me toucher… D’un car je l’aimais et qu’à mes yeux c’était une évidence… de deux car je ne pouvais pas rester indifférente en voyant Heath, c’était le plus beau mec qu’il m’était donné de voir alors autant en profiter un maximum non ? Puis bon, c’était mon corps alors je faisais bien ce que je voulais non ? Heath c’était Heath ! Je ne pouvais qu’approuver qu’il puisse me toucher… « Non… Car toi tu ne serais pas un client, tu serais plus qu’un client et c’est donc normal que tu ais droit à toucher mon corps non ? Puis c’est toi tout simplement… » Murmurai-je doucement en le fixant longuement passant sans m’en rendre compte la langue entre mes lèvres a plusieurs reprises comme ayant envie de le goutter là tout de suite dans la voiture. Et c’était bel et bien le cas dans le fond. Arrivant à l’hôpital après quelques minutes, je mis un moment à pouvoir marcher sans réellement y arriver dans le fond. Revenant vers moi pour me rassurer, il me caressa longuement le bras créant en moi des frissons sexuels me poignant de part et d’autre de mon être. Parlant de fessée et de mes fesses bien entendu, il me fit remarquer qu’il claquerait bien mes fesses. Chose à laquelle je répondis que ça faisait un peu femme soumise, mais que je le laisserai bien toucher mes fesses cependant. Chose dite chose faite. S’approchant de moi, je me figeais en le regardant longuement avec envie, comprenant ce qu’il allait faire. Nos corps se frôlant longuement sa main se posant dans mon dos, je lâchais un bref gémissement de plaisir incontrôlable, tandis que sa main se glissait le long de mon dos allant alors se poser sur l’une de mes fesses. Fermant les yeux en entrouvrant la bouche, un sourire se logea sur mon visage, un frisson me tuant alors sur place. J’étais surprise et choquée, mais totalement envoutée par son geste… Terriblement tentant… Entrouvrant les yeux, les clignant, je compris réellement que... Merde il me touchait vraiment le cul… Baissant ma tête je regardais sa main ne sachant plus quoi penser. Bizarre non ? « Genre … Ca, je peux ? » Surprise et choquée, je lui lançais un regard on ne peut plus perturber et surpris comme réalisant enfin ce qu’il venait de se produire. Je ne m’étais vraiment pas attendu à ce qu’il mette vraiment sa main sur mes fesses. Il était le premier à me les toucher… Et c’était très plaisant, je ne pouvais pas dire le contraire. J’étais toute chamboulée, mon cœur s’emballait alors que mon souffle se coupait violemment. J’étais à la fois perdue entre le plaisir et la surprise… « Hum… Et si tu l’empoigne ça donne quoi ? » soufflai-je l’air de rien en le regardant droit dans les yeux. Le sentant prendre ma main, totalement sonné par son geste et envieuse, je ne savais plus du tout ou j’étais, c’était pour dire même… « Et pour ce qui est de le frapper … Ca dépend où, quand, dans quel contexte et de quelle façon. » Serrant sa main un faible rire sortant de ma bouche, je me collais contre lui en soupirant faiblement. Les frapper ? Frapper mes fesses, est ce que ce n’était pas un peu… Macho dominant ? Je n’en savais rien c’était tout de même bizarre comme truc…Plissant les lèvres je fixais longuement l’hôpital avant de me tourner pour enfouir mon visage dans son épaule. « Oui tu peux le faire… Hum, t’es le premier à avoir le droit de toucher mes fesses alors soit en honoré … Et pour ce qui est de les frapper euh… a ta guise… Je veux bien te laisser faire là, mais une toute petite tape hein… » Soufflai-je l’air de rien avant de lui donner un coup de hanches. Entrant dans l’ascenseur une fois celui-ci disponible, je me retrouvais rapidement collé à lui sous une tonne de personnes entrant dedans. Profitant de ce moment pour nous câliner l’air de rien, on sorti de celui-ci en restant côte à côte, parlant alors bizarrement du fait que j’aimais bien passer du temps avec lui. Je me surpris d’ailleurs moi-même à lui demander à ce que l’on se revoit hors boulot. Bien entendu c’était une affirmation et non pas une proposition… Je ne voulais pas lui laisser le choix en quelque sorte… « Si c’est une affirmation, je ne peux rien faire contre alors ! On verra bien ce qui arrivera … » Passant rapidement ma langue sur mes lèvres je tournais la tête vers lui pour lui sourire franchement. Me mettant face à lui, passant mes bras autour de son cou, marchant alors à reculons, je le regardais longuement droit dans les yeux, sans pouvoir me détacher lui.
« Hum… Tu sais que tu viens de m’obéir là mon ange ? Tu aurais très bien pu refuser malgré l’affirmation… Hum, ça me rend toute chose… » soufflai-je doucement en claquant doucement sa cuisse avant de lui faire un léger petit clin d’œil filant alors me faire enregistrer par la secrétaire, avant de venir m’assoir à côté de lui pour attendre le docteur. Bizarrement j’en vins à parler de moi, de ma vie, de mon passé, j’avais comme l’impression de vider mon sac, de lui déballer ma vie, de pouvoir enfin parler à quelqu’un de tout cela et ça faisait un bien fou, vraiment… Avec Heath c’était tellement facile de parler… Je me voyais bien même sous la couette à parler avec lui pendant des heures et des heures… C’était une envie très présente en moi et j’espérais sincèrement qu’un jour cela puisse se produire… Car j’étais très amoureuse de lui… Comme jamais même… « Tu généralises trop oui. Et il y a des femmes qui prennent la fuite quand elles paniquent aussi. Ce n’est pas exclusif aux hommes ça ! Petit McKingsGreen ? Petit ? J’ai huit ans de plus que toi et je mesure quinze centimètres de plus que toi. Petit ? » Souriant en coin en lui lançant un regard taquin, croisant le sien, surement faussement méchant, je retins un vrai rire en baissant vaguement la tête pour ne pas flancher. « On t’a jamais dit qu’avoir un compte en banque avait ses avantages ? » Inspirant faiblement j’haussais lentement les épaules en me tournant à nouveau vers lui. Non, on ne m’avait jamais dit les avantages d’un compte en banque. En même temps pour ce que j’y mettrais… et si je venais à stocker l’argent pour l’hôpital, je serais imposable dessus… Et puis de toute façon, je m’en fichais royalement de la banque, ils pouvaient m’oublier franchement pour que je vienne faire un compte chez eux de toute façon… Raclant ma gorge, je lui ébouriffais rapidement les cheveux l’air de rien tout sourire aux lèvres. « Ouais ! Petit, que tu ais huit ans de plus que moi ou pas… Nia, nia, nia ! » Soufflai-je en me penchant pour déposer un franc baiser sur sa joue un baiser bien claquant l’air de rien. « Petit… Petit… Hum… J’aime bien t’appeler Mon petit McKingsGreen… » Soufflai-je près de son oreille avant de rire doucement de façon enfantine avant de retourner à ma place le scrutant longuement tellement il était beau à ce moment précis. « Quel avantage ça a si ce n’est me rendre imposable ? Plus t’as d’argent sur un foutu compte et plus tu dois payer d’impôts… D’ailleurs je te plains quand tu dois payer l’état toi… » Marmonnai-je doucement en faisant un faible grimace. C’était vrai, lui devait en payer pas mal d’impôts… Il était riche, mais je me demandais si l’argent de la prostitution était compté. Je ne pensais pas… Il devait avoir un coffre-fort dans sa villa ou un truc du genre pour y mettre cet argent-là. Bizarrement pour le coup, je l’imaginais tel oncle picsous, dans son coffre-fort en train de nager dans des pièces d’or et des billets. Il fallait vraiment que j’arrête de penser de la sorte… ça devenait dérisoire… Le regardant, il déplaça lentement une mèche de cheveux la mettant derrière mon oreille avant de partir tout a coup. Le laissant faire, il revint quelques minutes plus tard avec des cannettes de coca. Secouant faiblement ma tête, parlant un peu de lui, je cherchais à savoir pourquoi il connaissait l’hôpital. Est-ce qu’il y avait déjà été ? Peut-être bien, je ne savais rien de lui dans le fond. Mais préférant ne pas en parler, je lui fis comprendre alors que j’étais là si besoin. Oui, il avait mon numéro et il pouvait en abuser autant de fois qu’il voulait, je l’écouterai, je le conseillerai, je l’aiderai tout simplement. Je voulais qu’il sache que je pouvais être là pour lui… Je l’aimais tellement j’étais prête à tout pour lui, quitte à simplement rester une pute, ou une simple amie si nous venions à nous voir à nouveau hors boulot… « C’est à se demander si tu es réelle … » Serrant plus franchement sa main, je me sentis plus ou moins rougir, souriant en coin en lui lançant un regard taquin. Il était tellement parfait à mes yeux… Je ne voulais qu’une chose, pouvoir l’aider, pouvoir être là, comme lui était là pour moi aujourd’hui. Ce n’était pas un prêté pour un rendu, mais je voulais être là pour lui tous les jours, constamment ! Pas seulement une toute petite fois… Frissonnant fortement sans lâcher sa main pour autant, je me surpris à sourire de plus en plus ne me lassant pas de le regarder. « Je suis réelle Heath, bel et bien réelle… Et je serais toujours là pour toi si tu as besoin. Vraiment, n’hésite pas, tu peux me faire confiance, tout ce que tu me dis ne sera jamais répété… Je sais que ça peut te choquer quand on voit comment je suis à la base, mais dans le fond, je ne suis pas si mauvaise et salope que ça… J’ai un cœur malgré tout… Et j’aime bien parler et être avec toi… » marmonnai-je doucement en souriant en coin, caressant doucement l’intérieur de son poignet de mon pouce avant de me coller un peu plus contre lui l’air de rien. Oui j’étais bien avec lui, terriblement bien même et c’était on ne peut plus plaisant de voir que lui et moi nous pouvions avoir une complicité, autre qu’une pute et son mac… J’aimais cette complicité naissante, une sorte d’amitié taquine…Parlant, par la suite, bizarrement de moi et d’un homme, je me surpris, moi-même à lui dire le genre d’homme que je voudrais… Et ce qui me surpris encore plus se fut le fait de le décrire lui plus qu’autre chose… du moins je l’imaginais parfaitement comme ça si nous venions à nous mettre ensemble mais bon j’en doutais fortement… « Hm … Trouve toi un mafieux ? Imposant, possessif, macho et j’en passe. » Riant doucement sans pouvoir m’en empêcher je secouais la tête en levant les yeux au ciel. Un mafieux et puis quoi encore ? J’en avais assez avec Stew qui me forçait plus ou moins à lui trouver des clients alors sortir avec un mafieux ? Et puis quoi encore ? Non franchement, je ne voulais pas de cela, moi je voulais Heath, lui, je le voulais lui… Je le savais macho… Je savais qu’il pouvait très bien être possessif avec ce qui lui appartenait. Je le voyais même jaloux s’il venait à aimer… Oui, il avait l’air d’être ce genre d’homme… Me tournant bien contre lui je tapotais doucement son épaule en souriant à nouveau.
« Un mafieux ? J’ai une tête à sortir avec un mafieux ? T’es barge toi… Non… J’ai un mac assez macho, imposant et chieur il me suffit ! Puis lui au moins je peux le taquiner et lui parler ! Bon on ne sort pas ensemble mais c’est tout comme, je lui file du fric tous les jours, je vais lui rendre visites toutes les nuits, je le fais chier, on se dispute, comme un vieux couple, bref la belle vie hein ? Manque juste la partie cul dans notre relation et c’est bon ! » Dis-je l’air de rien en souriant faiblement lui lançant un regard franchement envieux et bizarrement amoureux. Il ne manquait plus que le côté cœur et cul dans notre relation… Dans le fond, nous pouvions réellement passer pour un couple. Il parait que lorsque l’on se dispute aussi souvent c’est qu’il y a une sorte d’attirance… La haine n’est qu’à un fil de l’amour… Raclant ma gorge l’air de rien, préférant littéralement changer de sujet, je me mis à parler de mes défauts comme de mes qualités puisqu’il voulait savoir mes qualités. Et bizarrement me mettre à nue devant lui, ne me gênait pas outre mesure comme je l’aurais cru. « Tu trouves que la générosité c’est une qualité, toi ? Moi je trouve ça horrible. Sans doute l’un des pires défauts qui soient. La seule personne avec qui tu devrais être généreuse, c’est toi-même. » Pourquoi ça ne m’étonnais pas de lui ? Je n’en savais rien, mais en tout cas plus rien ne m’étonnait de lui. La générosité était loin de faire partie de son vocabulaire et de sa façon d’être dans la vie de tous les jours. Je ne savais pas comment être généreuse avec moi-même, il n’y avait que lui pour penser ce genre de chose ou savoir comment faire… Fronçant les sourcils, je fixais le sol devant nous sans trop savoir quoi penser. C’était tout aussi dur d’imaginer que de mettre cette qualité dans la case défaut. En quoi la générosité c’est mal ? Je me sentais tellement… Proche des sans-abris… dans un sens, si ma mère n’avait pas fini de payer le duplex je serais moi aussi à la rue… Je n’avais que les factures à payer et j’avais de la chance de ne pas payer beaucoup au vu des heures que je passais chez moi. Soit pratiquement jamais si ce n’était pour dormir… « Tu sais… Peut-être qu’à tes yeux la générosité est un défaut et je peux parfaitement le concevoir… Mais dis-toi simplement que je pourrais très bien être à leur place d’accord ? Si ma mère n’avait pas eu fini de payer l’appart je serais moi aussi à la rue. Je dois tellement à ce foutu hôpital que je mets tout de côté et ne dépense rien pour ne pas avoir à payer trop longtemps… Il m’arrive de faire des excès, rare cependant… Mais je me dis dans le fond qu’il y a pire que moi. Même si entre se prostituer et dormir dehors, je me demande lequel est le mieux… Et puis, comment veux-tu que je sois généreuse avec moi-même ? Je m’offre des cadeaux ? » Demandai-je en haussant un sourcil inquisiteur en le fixant longuement avant de détourner le regard soufflant doucement en secouant la tête. C’était pathétique cette situation, c’était idiot et puéril même ! Inspirant profondément, croisant mes bras sur ma poitrine, tournée à moitié vers lui, je le fixais longuement avant de lui dire que j’avais fait des efforts pour m’habiller aujourd’hui pour lui. Je crois même que c’était la première fois qu’il ne me voyait pas en jupe mais en jean. Ou du moins qu’il ne voyait pas une partie de mon corps. « J’ai aussi fait des efforts aujourd’hui. » Pinçant mes lèvres en le détaillant longuement, ma langue passa entre mes lèvres instinctivement sans que je ne puisse me contrôler. Le fait qu’il puisse faire des efforts me montrer qu’il me considérait un tant soit peu pour autre chose qu’une pute. Du moins c’était la seule chose qui me passait dans la tête, pour le moment. Souriant de plus en plus mon cœur s’emballant violemment, je détournais le regard me sentant terriblement bien pour le coup. C’était à la fois plaisant et à la fois intriguant. Pourquoi avait-il fait des efforts ? Pour me plaire ? Il me plaisait déjà… Pas besoin ! Même habillé en sac à patate il me plairait… C’était de Heath dont on parlait la merde ! Il ne pouvait qu’être beau et au-dessus de tout le monde. C’est fou comme j’avais tendance à le propulser au-dessus de tout alors que je ne faisais que le rabaisser… Mais depuis que j’avais compris que j’étais amoureuse de lui… J’avais eu comme une révélation… C’était lui, lui que je voulais et j’étais prête à lui, et dans un sens il me correspondait… Sa froideur, son égoïsme et j’en passe, me convenait parfaitement car dans le fond j’étais aussi comme ça mais beaucoup moins que lui. Et pour lui je serais bien capable de changer. A quel degré ? Ça je n’en savais rien encore… « Hum…et tu es très beau comme ça. C’est la première fois que je te vois les cheveux coiffé de la sorte et je dois t’avouer que… ça te va putain de bien, je trouve que ça te change littéralement même… ça te rend moins dur au niveau du visage, plus doux, ça te rajeunis même je trouve… » Soufflai-je doucement en osant passer une faible main dans ses cheveux glissant mes doigts dedans sans le quitter du regard, fixant longuement son visage comme hypnotisé par lui, souriant faiblement, ma main se logeant dans sa nuque m’amusant légèrement avec ses cheveux. Lâchant ceux-ci après quelques secondes, je récupérais ma main l’air de rien la posant alors sur mes cuisses en inspirant longuement. Venant à parler de moi à nouveau, mais plus du côté bagarreuse qui était en moi, je fus surprise d’apprendre que ça lui plaisait. Autant dire qu’il me surprenait de plus en plus. Mais ça n’était pas pour me déplaire, loin de là même… « Le côté violente et sauvage … C’est excitant ! » Haussant un sourcil, un faible rictus sur mes lèvres, je ne pus m’empêcher d’imaginer la scène. Autant dire que c’était assez… violent oui. Je pouvais vraiment me mettre dans une colère noire et ne plus me contrôler. Ça m’était déjà arrivé mainte et mainte fois… J’attrapais ce que je pouvais et je frappais avec. C’était beaucoup mieux que mes pauvres petits poings… J’avais certes de la force, mais il suffisait de tomber sur du lourd pour être dans la merde. Alors qu’une bonne vieille barre en fer dans la gueule, ça, ça fait toujours mal. Même si ça vient d’une fille comme moi ! Je savais qu’un homme qui se bat pouvait exciter, alors, une femme, oui ça pouvait très bien l’être, même si dans un sens je trouvais cela un peu vulgaire. Mais ça c’était mon avis, je n’étais qu’une fille, et n’étant pas attiré par les filles… C’était vite réglé ! « Hum, je vois… C’est vrai que je suis un tantinet sanguinaire… Quand je commence je ne m’arrête plus… J’ai eu beaucoup d’ennuie à cause de ça a l’école… Ma mère désespéré de me changeait de collège… » soufflai-je doucement en riant nerveusement. Parler de ma mère était toujours très dur… Tellement dur même… Préférant en tout point changer de sujet, je me mis alors à parler de lui, des diplômes qu’il avait, s’il en avait, bref je voulais en apprendre un peu plus sur lui. Et je fus quelque peu surprise d’apprendre qu’il n’avait aucun diplôme. Mais ça ne changeait strictement rien pour moi à vrai dire… A mes yeux Heath était l’homme le plus parfait alors autant dire que quoi qu’il fasse ça m’allait parfaitement. Je ne pus m’empêcher de lui dire que moi aussi dans un sens j’aimerais bien être millionnaire comme lui… Ne plus avoir de soucis, tout simplement.
« Je suis millionnaire oui. Si tu veux le devenir, il suffit de t’en donner les moyens. Je suis parti de rien, je n’avais pas de diplôme et j’ai réussi … Pourquoi pas toi ? En dehors du fait que tu n’as pas une famille riche, bien sûr.. » Haussant un sourcil en tournant un vague regard vers lui, je le fixais longuement, comme si c’était la première fois que je le voyais. J’avais pu voir dans sa façon de parler, que sa famille, il ne l’aimait pas. Ou du moins des membres de sa famille. Ses parents ? Peut-être bien, on déteste aisément ses parents… Je ne savais rien de sa vie et bizarrement ça me faisait mal, je voulais tellement en apprendre plus sur sa vie…Je voulais parler des heures et des heures avec lui, savoir toute sa vie, pouvoir savoir ce qu’il a fait durant sa jeunesse, me dire tel ou tel chose à son sujet… Je voulais simplement vivre cet instant magique avec lui qu’est l’amour… Comme dans les livres ou les films… Je voulais juste partager ma vie avec lui et c’était terriblement dur de n’être qu’une sorte de pute pour lui. Une pute qui lui ramène tout de même de l’argent… Mais c’était tellement dur et difficile à gérer… Inspirant doucement, je pris doucement sa main la serra franchement dans ma main en tournant un regard sincère vers lui. J’avais l’impression de ne plus le connaitre, dans le fond, je ne connaissais que Heath le mac et pas Heath tout court et c’était d’une frustration extrême… « L’argent ne fait pas le bonheur…Je veux juste oublier ma dette et pouvoir vivre une vie tranquille… vivre de ma passion, la photographie, peindre, prendre des photos, trouver l’amour et tout ça. Putain une vie à la con très cliché de merde mais qui me conviendrait. Je ne te connais pas tant que ça dans le fond et ça me fait bizarre… T’as pas l’air d’aimer ta famille hein… Riche, prétentieux hautain, qui délaissent leurs enfants et ne s’occupent pas d’eux ? Critique a tout va, rabaissement et j’en passe ? C’est ça t’es parents ? Il parait que les gosses de riches n’ont souvent pas de parents bien que ceux-ci soient bien vivant… T’as du mérite Heath… Je t’admire… si je le pouvais… Je ferais photographe professionnelle… Mais autant rester dans mon activité présente… » Soufflai-je doucement en plissant quelque peu le nez. Parler avec Heath me procurait une sorte de bien être… Oh que oui, ça l’était, mais ça je ne pouvais pas le lui dire, je ne voulais pas qu’il le sache réellement, je ne voulais pas qu’il sache l’effet qu’il me faisait lorsque je pensais à lui ou tout simplement quand je lui parlais de ma vie. Il était là, à ce jour, comme mon confident. Mais je ne voulais pas que le confident… Je voulais aussi le meilleur ami, l’homme, le fiancé, le mari… Je le voulais sous toutes ces formes. Parlant plus ou moins de moi par la suite, je fus surprise de le voir plus ou moins me donner des conseils. C’était tout de même une chose très nouvelle venant de lui, mon mac… Un an et quelques mois que je bossais pour lui et jamais il ne m’avait donné de conseils… Autant dire que j’avais l’impression de le découvrir à peine… C’était assez bizarre dans un sens… Mais tout aussi plaisant ! « J’adore rendre service et donner des conseils. Tu l’ignorais ? » Levant les yeux au ciel en lui tapotant doucement la cuisse, signe que je le croyais vraiment… Ironie. Non je ne le croyais pas, vraiment pas. Heath, donner des conseils et rendre service ? Ok, mais pas Heath McKingsGreen ! Ou alors il était littéralement drogué… Mais pour l’option de la drogue, je l’enlevais rapidement, je savais qu’il n’aimait pas la drogue, ce n’était pas nouveau… « Mais bien sûre ! Je te crois sur parole mon ange ! » soufflai-je en riant doucement lui lançant un regard taquin et amusé pour le coup. Par la suite nous nous mîmes à parler des hommes, mais des hommes avec lesquels je couchais. Rien de bien passionnant, juste que je ne mouillais pas, qu’ils ne m’excitaient pas et n’étaient pas prêt d’y arriver … Le seul à avoir réussi à me faire mouiller ne le savait même pas et se tenait devant moi… Autant dire que je ne pouvais pas le lui annoncer de la sorte… Se serait dérisoire, et puis d’abord il se foutrait de moi… Pourquoi moi simple pute de luxe pour lui, mouillerait a sa simple présence, ou juste en pensant à lui ? « Il faut vraiment que tu trouves un moyen d’arrêter ça, tu le sais ? » Haussant un sourcil, je me tournais vers lui, on ne peut plus surprise. Parlait-il sérieusement ? Il ne pouvait pas me dire clairement de stopper la prostitution ? C’était mon mac… Depuis quand un mac encourage sa pute, une pute de luxe qui plus est, d’arrêter ? Il y perdrait gros… Il ne pouvait pas… J’étais totalement perdu, j'avais l’impression d’être dans un rêve, pourquoi diable ferait-il ça ? Mon cœur s’emballant, je baissais rapidement le regard cherchant la réponse à cette question. Si j’arrêtais, je ne le verrais plus… Et si j’allais le voir dans son club il se demanderait pourquoi… Je n’avais aucune raison d’aller le voir si je ne me prostituais plus… Inspirant profondément, je mis ma main sur son front l’air de rien pour voir s’il allait bien. « Dis donc, tu vas bien ? Toi, me proposer cela ? On en reparlera demain dans ton bureau, je suis sûre que tu ne me la ressortiras pas cette phrase ! Mais je ne peux pas arrêter Heath… J’ai trop de dette… Je suis damnée à vie… » Marmonnai-je doucement en plissant le nez. Je n’aurais pas de vie. Je ne pourrais pas partir de cette ville pourrie, je ne pourrais pas faire de projet, je ne pourrais rien avoir … absolument rien… Détournant le regard, fixant alors la dite femme qui n’arrêtait pas de regarder mon Heath ! Mon étant un grand mot, je me tournais vers lui pour lui demander de nous embrasser car cette nana-là, ne le méritait pas. Chose à laquelle il ne rechigna pas. Nous embrassant plus ou moins longuement, dans un baiser futile, simple, chaste sans langue, laissant juste apparaitre une pointe de timidité et de désir, ce baiser d’adolescent se découvrant me plaisait outre mesure. Nous en profitions tous les deux sans pouvoir réellement nous arrêter. Parlant alors bizarrement d’amour, moi-même choquée d’en parler, je lui demandais pourquoi il ne voulait pas de l’amour. « J’ai peur de l’amour, peur de la façon dont ça pourrait me rendre, peur d’être blessé … » Son souffle heurtant mes lèvres, je déglutis en le regardant longuement. Ma main se posant avec délicatesse sur sa joue, la lui caressant faiblement. Je pouvais parfaitement le comprendre… Déposant de lent et faible baiser sur ses lèvres je ne le quittais pas des yeux impossible de détourner le regard de toute façon… « Je te comprends… J’ai tout aussi peur que toi… Peur d’être blessée, d’en souffrir… Mais je pense que quand on rencontre son âme sœur… Même s’il y a des périodes sans, il faut se dire que le reste c’est magique et intense…Le jour où tu rencontres la femme que tu aimes, n’hésite pas à lui ouvrir ton cœur si tu sens qu’elle aussi est proche de toi… Parfois les femmes ont peur de dévoiler leurs sentiments… »[/color] Murmurai-je doucement en posant ma main sur son cœur, caressant faiblement cette partie-là.
« Le jour où tu l’as trouve, si jamais elle te blesse ou te fait du mal, je la bute… Tu ne mérites pas de souffrir… Je crois… Que tu as trop souffert dans ta vie pour supporter une connasse qui se ficherait de ton cœur… Toi et moi on est des blessés de la vie… » soufflai-je doucement en déposant un faible baiser sur le bout de son nez en lui caressant doucement le menton. Comme pour lui chasser ses pensées si triste, car je le ressentais bel et bien triste. L’embrassant à nouveau doucement, faiblement ma main allant dans son cou puis ses cheveux je ne pus m’empêcher de lui faire remarquer alors, que le meilleur de ses baisers fut le jour de notre rencontre… Un baiser intense, magique, un baiser qui m’avait toute retournée… Surtout lorsqu’il avait gémit… Il aurait vraiment pu me prendre dans cette fichue voiture… « Je me suis retenu de ne pas gémir pendant ce baiser … » Fermant les yeux sous le coup, je ne m’attendais pas à ce qu’il m’annonce cela de la sorte, et autant dire que c’était on ne peut plus plaisant à entendre… Je restais même persuadé que monsieur savait parfaitement que cela allait me tuer… Oh oui, il avait compris, je pense qu’il ne m’était pas indifférent… Posant doucement mes doigts sur ses lèvres, je le fixais alors longuement. Je ne savais pas quoi dire, ni que faire. J’avais juste envie de l’embrasser. L’embrasser était devenu rapidement une sorte de petite drogue… Et personnellement je n’avais pas envie de me soigner pour cela. Raclant ma gorge, en souriant en coin, je lui lançai un regard taquin et remplit de compassion. « La prochaine fois… Ne te retiens pas… » Murmurai-je doucement en me penchant pour déposer un simple petit smack sur sa bouche, frissonnant sous le coup en souriant en coin. Ne le quittant pas du regard, je me détournais enfin de lui lorsque le docteur m’interpella par mon vrai prénom. Sur le coup je n’y pensais même pas, mais en fait, Heath ne savait même pas quel était mon vrai prénom et il venait de l’apprendre de la sorte… Me relevant alors en lui donnant mes affaires, je fus surprise, de le voir débarquer alors une fois que je fus dans le bureau du docteur. Se faisant même passer pour mon fiancé. Chose à laquelle je fus très surprise. Mais pas pour autant contre ! Oh que non, c’était même on ne peut plus plaisant à entendre ce genre de chose ! Heath mon fiancé… Est-ce qu’un jour ce genre de chose pourrait réellement arriver ? Je me le demandais bien, mais il parait qu’il ne fallait pas trop espérer non plus… Une fois tous les deux installés dans le bureau du médecin, ce dit médecin que je connaissais depuis mes six ans, aurait pu faire presque parti de la famille… Il m’avait vu grandir, il me payait des chocolat chaud quand j’attendais que ma mère revienne de la chimio, il m’aidait même dans mes devoirs quand je passais mes nuits ici avec ma mère. Des souvenirs qui resteront gravé en moi, des souvenirs poignant et assez destructeurs… J’attrapais la main de Heath la lui serrant doucement tout en écoutant le docteur. Ce fut ce moment précis que choisi mon mac pour me caresser le dos de la main… Et la… Là ce fut l’apothéose, grandiose, fabuleux… Des tremblements s’emparèrent de moi, me faisant avoir chaud, j’étais comme excitée, comme s’il était en train de me toucher la poitrine ou les fesses ou diable sait quoi. Mais bon dieu, j’étais littéralement en train de crever, j’avais l’impression que chaque parcelle de mon corps se décomposés sous la chaleur ardente du plaisir charnel. Crevant sur place, j’écoutais le médecin avant qu’il ne s’excuse pour partir. Déglutissant longuement, je me laissais tomber vers Heath ma tête sur son épaule, enfouissant ma tête dans son cou, suçotant doucement sa peau, je me collais un peu plus à lui avant de l’embrasser doucement. Au vu de sa stupeur, je compris que là je ne le pouvais plus. Nous étions seuls pourquoi s’embrasser ? Me sentant terriblement bête, je rompis le baiser en murmurant que c’était lui dont j’avais besoin et que de toute façon, je n’avais que lui… « Pas de quoi être satisfaite du fait que je sois le seul que tu ‘aies’… » Levant les yeux au ciel en posant une main sur sa joue, je le fixais longuement en plissant les yeux. « Pourquoi ? Tu es machiavélique, horrible, égoïste, hautain, narcissique… Ta personnalité me plait malgré tout ce que tu peux penser… Les gens sont trop dans leur monde de bisounours ! Et puis… Je fais ce que je veux ! Voilà ! » Lâchai-je en l’embrassant à nouveau comme pour lui prouver que je faisais bel et bien ce que je voulais. Ma main se posant dans son cou, je le sentis répondre à mon baiser quelques secondes plus tard, grognant faiblement lorsque le docteur nous coupa dans notre élan en soufflant que l’on formait un beau couple. Tu parles, on n’était même pas en couple… L’écoutant nous dire qu’il devait y aller pour urgences, il me fit une ordonnance pour une prise de sang le laissant parler alors que je m’éloignais petit à petit de Heath. Une fois celui-ci parti, nous nous levâmes pour partir à notre tour. Surprise et choquée, je n’en revenais pas, je n’avais rien, absolument rien et ça, ça me plaisait outre raison ! Sautant sur Heath enroulant mes jambes à sa taille sans pouvoir m’en empêcher, je lui fis comprendre que j’étais heureuse en disant que sa ‘fiancée’ n’avait aucun souci ! J’avais l’impression de partager un moment unique avec lui… J’aurais tellement voulu que l’on soit plus que cela… Ne plus être une pute, juste… Sa femme. Ses bras m’encerclant, son visage dans mon cou, son baiser sur ma peau, tout cela s’enchainait, j’avais l’impression de mourir à petit feu tout simplement… Sa main montant dans mes cheveux, perdant la raison, j’avais qu’une envie, déchirer nos fringues pour s’adonner à un plaisir bien trop présent en moi. « C’est pas ce que je t’ai dit tout à l’heure ? J’ai toujours raison, ne l’oublie pas ! » Levant les yeux au ciel en les gardant plus ou moins fermés, je serrais un peu plus es bras a sa nuque inspirant profondément son odeur. Douce, sucrée, parfaite, son odeur me rendait totalement folle en fait. Je ne pouvais pas rester insensible à quoi que ce soit concernant Heath de toute façon ! Le sentant bouger, je compris qu’il était en train de marcher. Entrouvrant les yeux, je nous vis quitter petit à petit la salle d’attente. Voyant la jeune femme de tout à l’heure nous regarder, je me sentis alors puissante dans les bras de Heath. Vraiment puissante. Car j’étais comme sienne à ce moment-là… Et elle, elle n’était strictement rien pour lui et ça me plaisait atrocement ! « On aurait dû parier, j’aurai gagné. » Riant doucement en mordillant son cou l’air de rien à cette phrase, je le sentis alors s’arrêter une fois devant les ascenseurs. Sentant son visage dans mon cou, la chair de poule s’emparant de moi, je frissonnais longuement en serrant plus fortement mes jambes à sa taille. Une de mes mains s’immisçant dans ses cheveux les lui tirant faiblement en arrière soupirant faiblement de bien-être. Profitant un maximum de ce moment, je suçotais l’air de rien la peau de son cou comme pour le marquer, faisant alors un, puis deux, voire trois suçons en tout. Me redressant lentement, je posais ma main sur sa joue en penchant ma tête sur le côté en plissant doucement le nez. « Je vais commencer à croire, que oui, tu as toujours raison ! C’est frustrant t’es au courant ? Hum… Et tu aurais voulu parier quoi ? Eclaire ma lanterne… Tu m’as rendu curieuse… » Murmurai-je doucement en baissant furtivement le regard vers ses lèvres soupirant longuement en voyant alors les portes de l’ascenseur s’ouvrir. Le laissant entrer, j’appuyais sur le bouton rez-de-chaussée sans pour autant quitter son corps, j’aimais bien qu’il puisse me porter. Posant mon menton sur le sommet de son crâne, je poussais un faible soupire en fermant alors les yeux. « Je crois que cette journée… Va rester gravé en moi…La première ou l’on ne se dispute pas… La première fois ou l’on s’entend si bien… Ouais… Je vais la garder au fond de moi pour toujours… » soufflai-je avant de me redresser pour coller mon front au sien mes mains se posant en coupe sur son visage, me retenant alors de l’embrasser, ne voulant pas abuser du tout. Il n’y avait personne dans cet ascenseur… Il n’y avait que nous deux, et nous n’étions pas ensemble alors pourquoi continuer ? Je ne voulais pas qu’il me lance une quelconque pique ou dieu sait quoi pour me remettre à ma place. Je ne voulais tout simplement pas gâcher ce moment si parfait et unique…
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Lun 28 Nov 2011 - 16:39
« Isobel & Heath »
« Hum… Un bon missionnaire… Des coups de reins rapide, claquant, de la sueur sur nos corps, ton membre qui glisse et sort presque à chaque fois, nos gémissements… Hum, bien évidemment juste avant j’aurais pris tout mon temps pour te chauffer allègrement et te rendre fou… je dirais vingt minutes. » Je me mordillai fortement la lèvre pour ne pas rire devant ses propos, laissant néanmoins apparaître un sourire en coin. Rien qu’à sa façon de décrire nos rapports, j’étais excité comme pas permit. Alors si en plus de cela, elle se mettait à me chauffer plus que de raison, je n’étais pas certain d’être capable de lui faire l’amour durant vingt longues minutes. Certes, vingt minutes, ce n’était pas non plus ce qu’il y avait de plus long. Voir même, c’était carrément court ! Mais en étant excité comme je l’étais par elle, je ne doutais pas que cela serait un exploit si j’étais capable de ne pas jouir durant tout ce temps. Elle me faisait clairement trop d’effet pour cela. « A ce rythme là, je serai incapable de durer plus de dix minutes hm ! » Lui fis-je remarquer le plus sérieusement du monde, lui faisant ainsi clairement comprendre qu’elle me faisait beaucoup trop d’effet pour que je puisse tenir bien longtemps et encore moins pour une première fois. Lorsqu’il fut question de fantasme mais plus précisément de celui dans lequel elle pourrait bien se ramener dans mon bureau dans une tenue d’écolière, je mentionnais l’éventualité que je puisse perdre les pédales et la prendre en levrette. J’étais parfaitement conscient du fait qu’elle détestait les positions dans lesquelles elle aurait put être en position de dominée. Malheureusement pour elle, c’était justement ce genre de positions là que je rêvais de pratiquer avec elle. Et je ne m’en privais pas pour lui en faire quelque peu part d’ailleurs. Elle me fit remarquer que dans ce genre de position, elle risquait fortement de m’insulter et ainsi me faire débander. Narquois, je lui répondis qu’au contraire, cela pourrait fort bien m’exciter, plus que de raison. « J’en sais rien… On test et je pourrais voir si ça t’excite… » Souriant en coin, je haussai un vague sourcil en la détaillant longuement du regard. Est-ce qu’elle venait clairement de me dire qu’elle était parfaitement pour le fait de tester une telle position ? Elle qui, pourtant, semblait clairement allergique à cela, sans doute autant que moi je pouvais l’être des positions où c’était moi le dominé ? Pour ma part, j’aurai clairement refusé de tester ce genre là alors pourquoi elle, de son côté, n’avait rien contre ce fait ? C’était à n’y rien comprendre … « Tu parles sérieusement ? » Finis-je par lui demander, sans oser y croire une seule seconde, avant d’en arriver à lui faire remarquer que je ne connaissais nullement le mot ‘douceur’. Un viol doux ? Et puis quoi encore ? La laisser me dominer en plein viol aussi, non ? « Hum, je vois ça… » Ne trouvant rien à répondre à cela, je haussai vaguement les épaules sans chercher à dire quoi que ce soit.
Par la suite, je découvris avec une grande surprise, qu’Isobel s’inquiétait pour moi. Chose que je ne parvenais véritablement pas à croire, au point où elle me fit une longue déclaration enflammée qui, j’en étais certain, lui coûtait quelque peu. Lorsqu’elle retrouva le silence, je ne pu m’empêcher de lui dire que je n’avais rien suivis, avant de me rétracter lorsque je réalisais que cela venait clairement de la blesser. De façon tout à fait maladroite, je voulu lui faire comprendre que je venais de lui mentir, le lui disant à vrai dire de façon claire, par peur de la voir encore aussi triste et déçue. Chose que je ne supportais pas outre mesure. « Heath… Je ne sais pas quoi dire quoi penser… Tu te braques quand une femme cherche à se rapprocher de toi ? Enfin… quand elle veut juste se soucier de toi ? Ou c’est juste parce que c’est moi ? » Je pinçai les lèvres en détournant le regard, devant une telle question. La réponse était clairement simple puisque, à la vérité, elle était la première qui s’inquiétait véritablement pour moi. Les autres femmes qui avaient fait mine de s’inquiéter à mon sujet, ne l’avaient en fait fait que par pur intérêt. Or, je n’étais pas assez idiot pour y croire. Sauf que là je devais bien me rendre à l’évidence et constater de mes propres yeux, qu’Isobel se faisait véritablement du souci à mon sujet. Etrangement, j’avais appris à la connaître et démêler le vrai du faux dans tout cela. « Je me braque uniquement quand l’inquiétude est sincère. Autant dire que ça n’arrive jamais. Quant aux femmes qui feraient semblant de s’inquiéter pour moi … Je réagis juste en me foutant d’elle. Ca répond à ta question ? » Je n’insistais pas sur le fait qu’elle était la première personne à véritablement s’inquiéter pour moi. Je me contentais de le lui faire quelque peu entendre. A elle de comprendre ce qu’il en était véritablement car je ne comptais aucunement insister sur les détails ou le lui dire avec plus de précisions encore. Petit à petit, nous nous rapprochâmes physiquement parlant, au point où nous nous retrouvâmes quelque peu main dans la main. Sauf qu’elle commit la bêtise de mentionner la femme de ma vie. Personne qui, selon moi, ne pouvait être qu’elle. Chose que je gardais évidemment pour moi, par peur de la faire fuir pour de bon si je venais à lui révéler une telle chose. « Je ne m’inquiète pas pour ta queue… Je me doute qu’elle est bien chouchoutée… Mais…C’est bon j’ai compris pour la fille. De toute façon l’amour quand ça tombe ça tombe… Je te souhaite juste de trouver chaussure à ton pied… Et je sais que tu es loin d’être le type qui entretien qui que ce soit… » Je soupirai longuement en détournant le regard, parfaitement conscient du fait que je ne pouvais tout bonnement pas lui révéler que j’avais trouvé chaussure à mon pied mais que la fille en question ne pouvait tout simplement pas vouloir de moi. Je ne doutais pas qu’elle se foutrait ouvertement de moi, si elle venait à apprendre que j’étais fou d’elle. « Il y a des personnes pour qui l’amour ne frappera pas. » Répondis-je simplement et calmement, comme si cela n’avait pas la moindre importance pour moi alors que, dans le fond, il en allait tout autrement, depuis que j’étais tombé amoureux. Nous ne tardâmes pas à nous séparer, pour rentrer chacun chez nous même et nous retrouver quelques heures plus tard, une fois bien reposés tous les deux.
Lorsque nous nous retrouvâmes, elle ne put s’empêcher de me complimenter encore et encore, en me voyant dans ce style vestimentaire si différent de ce dans quoi elle me voyait d’ordinaire. Lorsque nous mentionnâmes le pot de Nutella énorme qui se trouvait chez moi, Isobel sembla ne pas pouvoir se retenir d’émettre une idée dans laquelle ma bonne pourrait bien m’attendre dans ma chambre un beau matin, en petite tenue. Chose qui me fit frissonner d’horreur rien qu’à l’idée. Je n’hésitais d’ailleurs pas à lui faire savoir que cela me dégoûtait plus qu’autre chose et que j’aimais pouvoir dormir lorsque je rentrais chez moi le matin, après une nuit à bosser. « On t’a jamais dit qu’en général les bonnes aiment leur boss ? T’as raison, pas de folie en rentrant… Ce n’est pas si mal hum. » Haussant un sourcil, je tournai un vague regard surpris vers elle, peu certain de comprendre ce qu’il pouvait bien lui passer par la tête à cet instant précis. Si je ne l’avais pas davantage connu, j’aurai presque pu penser qu’elle était jalouse. Or, c’était clairement puéril et idiot de penser de la sorte puisque c’était tout bonnement impossible. Comment Isobel aurait-il pu être jalouse d’une quelconque femme qui aurait un lien avec moi ? C’était idiot puisque, même si elle s’était inquiétée pour moi quelques heures plus tôt, il n’en demeurait pas moins qu’elle se foutait royalement de moi. Il ne pouvait tout bonnement pas en aller autrement ! « Je n’éprouve pas d’attirance particulière pour les femmes plus âgées. » Lâchais-je l’air de rien en me retenant de mentionner le fait que, à vrai dire, j’éprouvais une violente attirance pour une fille bien plus jeune que moi. A savoir, elle. Par la suite, je lui donnai un cours dans lequel je devais lui apprendre à se la raconter sans pitié en écrasant autrui. Chose qu’elle fit sans se faire prier, parvenant à me blesser comme jamais on ne m’avait blessé jusque là. Elle ne tarda pas à tout faire pour se faire pardonner, en mentionnant le fait qu’elle me vouait un culte. J’enchainais rapidement sur le fait que j’avais toujours été tout bonnement incapable de trouver le moindre défaut ou la moindre chose à reprocher, chez elle. « Heath… Je ne voulais pas te blesser… Je me sens horrible… Je… Je me dois d’être honnête avec toi… Ce que je vais te dire… Je comprendrais si tu as envie de me tuer, je te laisserai faire… Je comprendrais que tu n’aies plus confiance en moi ni rien… Je… » Surpris et franchement inquiet à l’idée de ce qui allait arriver, je tournai un vague regard vers elle en fronçant les sourcils. Quelque chose me disait que je n’allais véritablement pas aimer ce qui allait venir. Isobel pouvait-elle véritablement me décevoir un tant soit peu ? Peut-être qu’elle était vraiment parvenue à faire une chose que je ne pourrais jamais lui pardonner. Mais quoi ? Dans un sens, il fallait bien reconnaitre que j’attendais sans doute trop de sa part, de façon bien involontaire évidemment. C’était très certainement l’amour qui me rendait de la sorte. Quoi qu’il en soit, j’étais véritablement inquiet par avance, de ce qu’elle comptait me révéler.
« Je t’écoute … » Soufflais-je doucement en demeurant parfaitement calme, songeant que je n’allais pas m’énerver alors que j’ignorais totalement ce qu’elle comptait me révéler. « Sache que je n’ai pas eu le choix de le faire… On m’a forcé… Je… J’ai dû amener certaines de tes putes chez un dealer pour qu’elles s’y fournissent en drogue… elles se droguaient déjà… Je n’ai drogué personne… Je…. J’ai réussi à tout stopper, je pense depuis peu… Mais je veux juste que tu saches que je n’ai vraiment pas eu le choix au vu des menaces que l’on m’a faite…Je me sens horrible, je culpabilise… Je veux juste que tu saches que… » Durant plusieurs secondes, j’eus un mal fou à assimiler ses paroles, comme si je refusais totalement de croire ce qu’elle était en train de me dire. Ce qui était bien le cas d’ailleurs. Je ne pouvais tout simplement pas croire qu’Isobel ait pu me faire un truc pareil. Pas cette fille en qui j’avais une confiance aveugle, depuis le début. Pas cette femme dont j’étais tombé amoureux au premier regard et pour qui je donnerai ma vie. Mais dans le fond qu’avait-elle fait de mal ? Pas grand-chose, si ce n’est ne rien me dire. Pourquoi s’être tu ? S’était-elle fait de l’argent de la sorte ? De l’argent, plus ou moins sur mon dos ? Si tel était le cas, je ne pouvais que constater encore une fois, que l’argent rendait les gens atroces. L’entendant renifler, je tournai un vague regard vers elle en la voyant alors détourner le regard, les larmes coulant sur ses joues. Je serrai quelque peu les dents devant cette vision douloureuse, détournant rapidement le regard pour ne pas craquer devant pareille chose. « Tu touchais combien ? » Demandais-je froidement, incapable de penser à autre chose qu’au fait qu’elle s’était très certainement fait de l’argent. Faute avouée, à moitié pardonnée. C’aurait put être le cas, si elle me l’avait avoué plus tôt. Il était vrai qu’elle avait tenté de me faire entendre, quelques temps plus tôt, que certaines de mes filles touchaient aux drogues. Mais trop sûr de moi, j’avais totalement refusé de l’écouter. Je ne comptais pas revenir sur cette erreur de ma part. Je refusais de reconnaître cette erreur, même ! « Heath… Pardonne-moi… Pardonne moi, je m’en veux de pas avoir tout fait pour éviter ça mais… Je… Ce mec était trop fort pour moi je n’ai pas pu faire face… Je… ne veux pas que tu me lâches… » Je demeurai totalement silencieux durant d’interminables minutes, totalement incapable de dire quoi que ce soit, face à de telles révélations. C’était presque trop brutal à entendre d’un seul coup, de la sorte. J’ignorais comment j’allais pouvoir lui faire à nouveau confiance après cela, moi qui n’étais pas le genre d’homme à savoir faire confiance à autrui. Qu’entendait-elle pas ‘je ne veux pas que tu me lâches’ ? Craignait-elle que je la vire ? Il était pourtant évident que, pour des raisons financières, je ne ferais jamais une chose pareille. « Il t’a physiquement menacé ? » Demandais-je d’une voix franchement calme. Chose qui, à vrai dire, était vraiment mauvais signe au vu des circonstances. Il aurait été préférable pour elle que je m’énerve sur le coup et l’engueule sans attendre, plutôt que de rester aussi distant vis-à-vis d’elle. C’était clairement mauvais signe pour la suite des choses. Je détournai franchement le regard lorsque je l’entendis hoqueter franchement sous les pleurs. J’étais incapable de demeurer insensible devant la douleur qu’elle semblait sincèrement ressentir à cet instant, alors qu’elle m’avouait sa terrible erreur. « Putain de merde… C’est la première fois que je pleure devant quelqu’un… Je ne veux pas que ça sorte de la voiture…s’il te plait… » Je soupirai doucement en songeant que question fierté, nous étions véritablement les mêmes, tous les deux. Une fierté surdimensionnée qui nous empêchait de montrer nos véritables sentiments et états d’âmes. Sans trop y penser, je levai une main que je glissai faiblement sur sa joue, pour effacer les quelques larmes encore présentes. « A qui veux-tu que je le dise ? » Demandais-je d’une voix étrangement mais sincèrement douce et attendrie.
Changeant radicalement de sujet, nous en arrivâmes à mentionner sa santé plus que fragile. Ainsi, j’appris que ses problèmes de cœur, l’empêchait quelque peu d’exercer des sports trop mouvementés. Narquois, je ne pu m’empêcher de faire remarquer que ça n’avait pas l’air franchement mouvementé avec les clients, puisqu’elle exerçait ce métier sans que cela ne semble déranger son cœur si fragile. L’air de rien, je lui demandais ensuite d’attendre d’être à l’hôpital pour claquer et non pas là, dans ma voiture. « Ne t’inquiète pas ! Je ne risque pas de mourir de sitôt ! Je compte bien te pourrir la vie en venant de faire chier tous les soirs ! C’est toi qui voudra plus de moi à la fin hum. » Je levai les yeux au ciel en souriant à peine en coin, comme pour témoigner de l’amusement qu’elle parvenait à créer en moi. « Quel dommage ! Déception du jour ! » Lâchais-je l’air de rien pour la taquiner un tant soit peu, comme j’étais en train d’apprendre à aimer à faire. Je préférais amplement la taquiner plutôt que la blesser d’une quelconque manière que ce soit. « Euh… Pour les clients, franchement… Non ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir de l’argent et de les faire payer bien cher… Je préfère garder les rapports mouvementés avec un homme qui serait mon mec tu vois… J’aimerai garder une contenance… Lui laisser quelque chose… Peut-être même des positions très dominantes s’il se montre convaincant et rassurant… Fin tu vois quoi ? Je préfère avoir besoin de l’inhalateur après une partie de jambes en l’air bien sauvage que de me limiter… Au diable la raison ! » Bien malgré moi, je me mis à l’imaginer en pleine position de domination, pour elle. Mon Isobel prise en levrette par un illustre inconnu … Au secours, je ne supportais vraiment pas l’idée. Si c’était moi, il était clair que ça passait amplement ! Mais imaginer un autre que moi à cette place là … Tout mais pas ça. « Je te pensais totalement allergique à ce genre de positions ? Du genre ‘plutôt mourir qu’être dominée au lit’ ? » Demandais-je l’air de rien, en tentant tant bien que mal de lui cacher combien il me coûtait de l’imaginer se donner de la sorte à un quelconque autre homme que moi. Elle ne pouvait tout de même pas faire une chose pareille … Pas vrai ? « Quel sacré veinard le mec que tu choisiras. Il aura aussi le droit de te caresser ? » Lui demandais-je ensuite d’une voix détachée, comme si l’imaginer amoureuse et prête à se donner totalement à un homme, ne me faisait rien. Il était certain que je ne comptais pas lui faire comprendre que ça me faisait plus de mal qu’autre chose, à la vérité, d’imaginer cela. « Comme quoi, l’amour change vraiment les gens. » Ajoutais-je en soupirant faiblement et détournant le regard, songeant que c’était bien là le genre de chose qui me foutait une frousse pas possible. C’était bien pour ce genre de raison là, que je refusais autant d’avouer mes sentiments à Isobel, entre autres raisons.
Nous continuâmes à discuter tous les deux de tout et de rien, jusqu’au moment où je réalisai à quel point elle n’avait pas conscience de sa beauté pourtant si parfaite et divine. Pour la toute première fois, j’en vins alors à lui faire une flopée de compliments en mentionnant le fait qu’elle était belle, bien foutue, féminine et tout un tas d’autres choses de ce genre là. « Non… Les avis des clients ne comptent pas... Pour eux, je suis juste bonne à baiser… Donc ce qu’ils me disent rentre et sort directement de ma tête… Je… T’es le premier à me dire tout ce genre de chose… C’est à la fois choquant et plaisant…Tu sais, pas besoin d’être mannequin pour être mince et osseuse… Je me trouve ultra mince moi… Je n’ai pas de forme j’ai rien… Je ne comprends pas comment tu peux me trouver bien foutue… En quoi je suis bien foutue dis le moi Heath… » J’eus un faible sourire devant sa demande, levant les yeux au ciel avant de tourner un regard moqueur vers elle. Elle était si peu habituée à recevoir des compliments, qu’elle en redemandait encore et encore, de façon tout à fait inconsciente. Etrangement, je trouvais cela plaisant à souhait et on ne peut plus rafraichissant. Ca changeait véritablement de toutes ces filles superficielles et trop sûres d’elles même, qui prenaient pour acquis, l’avis des hommes concernant leur physique. « Tu profiterais pas un peu du fait que je vienne de te complimenter, pour en redemander au passage ? » Demandais-je l’air de rien en lui adressant un vague regard ironique. « Tu es loin d’être maigre et tu es loin d’être grosse aussi. Tu es … Mince. Juste comme il faut ! Tu as une jolie paire de seins, des fesses bien rebondies et des jambes … » Ne pas s’emballer, ne pas s’emballer, ne pas … « A en tomber par terre ! » Et merde ! « Tu as conscience du fait que tu as de très belles jambes ? » Il fallait que j’arrête. Il le fallait vraiment. Si avec ça, elle ne comprenait pas que je faisais une véritable fixette sur ses jambes, on pouvait dire qu’elle était terriblement idiote ! « Je prends note… Beaucoup de bouffe pour t’amadouer… » J’eus un nouveau sourire en songeant que j’étais véritablement idiot d’avoir comme point faible … La bouffe ! Mais dans le fond, n’importe quel homme ne pouvait-il pas être amadoué par une bonne bouffe ou une jolie fille ? Certes je n’étais pas les hommes ! Mais il n’en demeurait pas moins que j’avais quelques points communs avec les personnes de mon espèce. A commencer par la bouffe. J’aimais terriblement manger ! Pas spécialement des trucs gras, salés et j’en passe. Mais j’aimais manger ! Légumes, fruits, viande … « De la bonne bouffe hm … Sinon je ne prendrai même pas la peine de me déplacer ! » Lâchais-je l’air de rien en lui lançant un bref regard, sourcil levé comme pour la mettre au défi de me proposer n’importe quoi.
Continuant de discuter de tout et de rien, j’appris ainsi, de sa bouche même, que je serai le seul qu’elle laisserait toucher, si nous venions à coucher ensemble. Choqué, je ne pouvais m’empêcher de songer qu’elle ferait cela, uniquement parce que j’avais moi-même affirmé qu’elle était la seule pute avec qui je serais capable de coucher. Chose que je lui demandais d’ailleurs, sans détour.« Non… Car toi tu ne serais pas un client, tu serais plus qu’un client et c’est donc normal que tu ais droit à toucher mon corps non ? Puis c’est toi tout simplement… » Je fronçai légèrement les sourcils en tentant de comprendre ce que je pourrais être si elle ne me considérait pas comme étant un client, pour elle. « Hm … Ouais … Je serais pas un client, je reste le boss… » Lâchais-je en fronçant les sourcils. Je commençais à songer qu’elle accepterait peut-être de coucher avec moi, uniquement parce que j’étais son mac donc, en quelque sorte, son employeur. Si tel était le cas, ma fierté en prendrait un sacré coup, pour ne pas changer avec elle. D’un autre côté, cela faisait bien longtemps que j’avais cessé de croire qu’Isobel pourrait un jour s’intéresser sincèrement à moi et, pourquoi pas, commencer à éprouver des sentiments quelconques pour moi. Il ne fallait pas trop en demander, c’était certain. Une fois à l’hôpital, je compris sans mal qu’Isobel avait un mal fou à se décider à se rendre jusqu’au bâtiment blanc et imposant. Ainsi, je me retrouvai tout près d’elle pour tenter de la rassurer à ma façon. Jusqu’à ce que nous en arrivions à parler de fessé et du fait que, selon elle, elle me laisserait toucher ses fesses. Surpris, je tentai alors le tout pour le tout en me rapprochant d’elle, mon corps frôlant alors le sien, tandis que mes mains glissaient sur ses fesses avec lenteur. Son gémissement provoqua en moi une flopée de frissons et je du prendre sur moi pour ne pas lui sauter dessus sur le champ, devant le désir intense qu’elle venait de provoquer en moi. L’air de rien, je lui demandais alors si ça je pouvais le faire, croisant son regard des plus surpris. Je pouvais clairement comprendre qu’elle soit choquée devant une telle audace. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eus ce genre de geste à son encontre et, pour le coup, il fallait bien reconnaître que je faisais fort. « Hum… Et si tu l’empoigne ça donne quoi ? » Je me passai lentement la langue entre les lèvres sans trop y penser, posant mon autre main sur ses fesses, les logeant sur l’arrondi de celles-ci, avec perfection et attendis plusieurs secondes, sans la quitter du regard, avant de les empoigner avec fermeté, l’attirant quelque peu à moi en la faisant se redresser sur la pointe des pieds. « Ca donne ça … » Soufflais-je d’une voix caressante, mon souffle venant caresser son visage, tant elle était proche de moi à présent. Luttant encore fermement contre ce désir qui me poussait vers elle, je la relâchais lentement pour l’attraper par la main et l’entrainer vers l’hôpital, sans lui laisser le choix, l’air de rien. Je la laissai enfouir son visage dans mon cou, après que j’eus mentionné le fait que lui frapper les fesses, dépendait clairement du contexte dans lequel je pourrai bien lui faire cela. « Oui tu peux le faire… Hum, t’es le premier à avoir le droit de toucher mes fesses alors soit en honoré … Et pour ce qui est de les frapper euh… à ta guise… Je veux bien te laisser faire là, mais une toute petite tape hein… » J’eus un léger sourire en coin, tandis que je penchai la tête en arrière et baissai le regard vers ses fesses, avant de relâcher sa main pour donner une brève mais sèche tape sur ses fesses, récupérant ensuite sa main l’air de rien. « Trop d’honneur ! Je vais y prendre goût à tes fesses. » Lâchais-je l’air de rien, juste avant que nous ne nous engouffrions dans l’ascenseur et nous retrouvions clairement, dans les bras l’un de l’autre.
Une fois hors de l’ascenseur, elle me fit clairement comprendre que nous avions plutôt intérêt de nous revoir par la suite, hors boulot. Devant le fait qu’il s’agissait là d’une exclamation et non pas d’une demande, je lui rétorquai que nous verrions bien et que je ne pouvais strictement rien faire contre cela, puisqu’il s’agissait d’une exclamation. J’haussai un sourcil lorsqu’elle se détacha de moi pour se placer devant moi et enrouler ses bras autour de mon cou. Surpris, je posai mes mains sur sa taille pour la retenir pour le cas où elle viendrait à se casser la figure. Ce qui, dans le fond, ne me surprendrait véritablement pas. « Hum… Tu sais que tu viens de m’obéir là mon ange ? Tu aurais très bien pu refuser malgré l’affirmation… Hum, ça me rend toute chose… » J’eus un faible sourire en coin en levant vaguement les yeux au ciel. Certes … J’aurai préféré qu’elle ne relève pas ce fait indiscutable ! « Hm … N’en profite pas trop … » Marmonnais-je doucement, avant qu’elle ne s’éloigna de moi pour aller se faire enregistrer par la secrétaire, tandis que je filais dans la salle d’attente pour m’installer tranquillement. De façon presque surprenante, lorsqu’elle vint s’asseoir à mes côtés, elle se mit à me déballer ouvertement son sac, en me racontant tout un tas de choses diverses et variées concernant sa vie, son passé et tout un tas d’autres choses sur elle. Je l’écoutai sans jamais broncher, jusqu’au moment où elle me désigna sous le terme de petit. « Ouais ! Petit, que tu ais huit ans de plus que moi ou pas… Nia, nia, nia ! » Plissant le nez, je lui lançai un regard faussement vexé avant de lever les yeux au ciel en soupirant faiblement. « Je suis ‘grand’ dans tous les sens du terme. Agé, enfin jeune mais un jeune vieux. En taille et j’en impose. Je suis Grand. » Insistais-je presque malgré moi, presque lassé de voir qu’elle était peut être bien la seule personne sur cette terre, à ne pas voir ce fait pourtant indiscutable, selon moi. Je haussai les sourcils de surprise, lorsqu’elle déposa un fort baiser sur ma joue. Sans trop comprendre, je tournai un regard interdit vers elle, comme si je me demandais qui était cette jeune femme qui se trouvait là, assise à mes côtés. « Petit… Petit… Hum… J’aime bien t’appeler Mon petit McKingsGreen… » Une nouvelle fois, je plissai quelque peu le nez. « Si moi je suis petit, toi tu es quoi ? » Lui demandais-je d’une voix narquoise en haussant un sourcil faussement inquisiteur. Presque malgré moi, j’affichai un léger sourire lorsqu’elle rit à mon oreille. Un rire communicatif et vraiment plaisant à entendre. Simple, doux, joyeux et innocent. Je découvrais une nouvelle Isobel et elle me plaisait terriblement … « Quel avantage ça a si ce n’est me rendre imposable ? Plus t’as d’argent sur un foutu compte et plus tu dois payer d’impôts… D’ailleurs je te plains quand tu dois payer l’état toi… » J’eus un nouveau sourire en coin, luttant pour ne pas rire franchement devant sa remarque qui était on ne peut plus vraie. « D’où l’intérêt d’avoir un coffre fort personnel, en plus de mettre un peu d’argent en banque. Ca évite de se faire taxer sur tout ça. Je paie juste assez pour qu’on ne soupçonne pas que je puisse planquer plein d’argent à côté. » Lâchais-je l’air de rien, comme si était parfaitement de lui révéler, le fait que je cachais pas mal d’argent chez moi, pour ne pas avoir à donner tout cela à l’état.
Plus nous nous rapprochions l’un de l’autre et plus je me permettais des gestes que je ne me serai jamais permis en tant normal. Comme par exemple, lorsque je repoussai une mèche de ses cheveux, derrière son oreille, avec tendresse. En réalisant mon geste bien trop tendre, je pris la fuite pour revenir un moment plus tard, en faisant mine d’être simplement allé chercher de quoi boire. Parlant alors du fait que je connaissais l’hôpital presque aussi bien qu’elle, elle voulut savoir pourquoi. Bien entendu, je gardai une part de mystère en refusant de le lui dire clairement, au point où elle en arriva à me proposer de l’appeler quand bon me semblerait. J’étais tellement stupéfait de voir à quel point elle était sincère, que je ne pu m’empêcher de lui souffler doucement, que c’était à se demander si elle était réelle. J’eus un faible sourire en la voyant rougir devant mes paroles mais ne fit pas de commentaire sur ce point. Je ne tenais pas à la mettre mal à l’aise, pour une fois. « Je suis réelle Heath, bel et bien réelle… Et je serai toujours là pour toi si tu as besoin. Vraiment, n’hésite pas, tu peux me faire confiance, tout ce que tu me dis ne sera jamais répété… Je sais que ça peut te choquer quand on voit comment je suis à la base, mais dans le fond, je ne suis pas si mauvaise et salope que ça… J’ai un cœur malgré tout… Et j’aime bien parler et être avec toi… » Je soupirai longuement en la détaillant avec insistance et gardant le silence durant un long moment. C’était dingue de songer que, malgré tout l’amour que j’avais pour elle, je ne me sentais pas assez à mon aise pour lui parler librement. Il était certain que j’avais confiance en elle concernant le fait qu’elle ne répéterait rien à personne. Principalement parce que j’avais, moi aussi, des choses que j’aurai pu dire à autrui si l’envie me prenait. Mais de là à lui raconter mon histoire … Je ne m’en sentais tout simplement pas capable. « Je prends note Isobel. Je saurai vers qui me tourner si le besoin s’en fait ressentir … » Soufflais-je doucement en lui adressant un regard sincère et on ne peut plus sérieux. Il était certain que si j’avais du choisir une personne vers qui me tourner pour me confier, je l’aurai choisis elle, sans la moindre petite hésitation. Seulement … Je ne comptais pas le faire de sitôt. A vrai dire, jamais, même … Nous parlâmes par la suite du genre d’homme qu’Isobel désirait à ses côtés. Je fus véritablement choqué d’entendre sa description qui, de façon flagrante, me ressemblait. J’avais toujours été intimement convaincu qu’elle ne pouvait nullement s’intéresser à un homme tel que moi. Je n’étais clairement pas ce qu’il lui fallait … N’est-ce pas ? « Un mafieux ? J’ai une tête à sortir avec un mafieux ? T’es barge toi… Non… J’ai un mac assez macho, imposant et chieur il me suffit ! Puis lui au moins je peux le taquiner et lui parler ! Bon on ne sort pas ensemble mais c’est tout comme, je lui file du fric tous les jours, je vais lui rendre visites toutes les nuits, je le fais chier, on se dispute, comme un vieux couple, bref la belle vie hein ? Manque juste la partie cul dans notre relation et c’est bon ! » Je me faisais des films … C’était clair et net … Pas la moindre petite hésitation possible … Je me faisais des films. Elle n’était pas en train de me faire entendre qu’elle ne serait pas contre une relation avec moi. Ne manquait que le côté cul ? S’il n’y avait que ça pour lui faire plaisir … Non ! Je ne devais surtout pas perdre les pédales et me mettre à lui faire une telle proposition. Et encore moins fantasmer devant une telle idée. « Un vieux couple hein ? Tu nous vois vraiment comme ça ? » Demandais-je en haussant vaguement les sourcils et lui lançant un bref regard en coin.
Nous parlâmes ensuite de ses qualités et de ses défauts, et je ne pu m’empêcher de lui faire remarquer que selon moi, la générosité, c’était loin d’être une qualité. « Tu sais… Peut-être qu’à tes yeux la générosité est un défaut et je peux parfaitement le concevoir… Mais dis-toi simplement que je pourrais très bien être à leur place d’accord ? Si ma mère n’avait pas eu fini de payer l’appart je serais moi aussi à la rue. Je dois tellement à ce foutu hôpital que je mets tout de côté et ne dépense rien pour ne pas avoir à payer trop longtemps… Il m’arrive de faire des excès, rares cependant… Mais je me dis dans le fond qu’il y a pire que moi. Même si entre se prostituer et dormir dehors, je me demande lequel est le mieux… Et puis, comment veux-tu que je sois généreuse avec moi-même ? Je m’offre des cadeaux ? » Je soupirai longuement en songeant qu’il était évident que nous ne pouvions tout simplement pas nous comprendre sur ce point là. Et ce pour la simple et bonne raison que nous étions loin d’être du même monde tous les deux. A vrai dire, nous nous trouvions tous les deux aux deux opposés exacts ! « Chacun est à sa place … Il faut des gens riches, des gens pauvres, des gens qui se battent pour y arriver, d’autres qui se laissent couler. Tu aurais pu être à la rue mais tu n’y es pas. Tu aurais pu être n’importe où mais tu es là. Tu aurais pu faire n’importe quel autre métier mais tu fais ce que tu fais et arrivera bien ce qui devra arriver. Soit tu monteras, soit tu tomberas … Et oui, fais toi des cadeaux si ça te chantes. Ou au moins, commence par t’aimer ! » Lui répondis-je calmement, en demeurant des plus sérieux et sincère. Je ne disais nullement tout cela pour l’ennuyer ou autre. Mais bel et bien parce que je m’inquiétais un tant soit peu pour elle, tout simplement. Je ne supportais vraiment pas l’idée qu’elle puisse autant s’inquiéter pour d’autres, avant de s’inquiéter pour elle-même. Pourquoi agissait-elle de la sorte ? Tout simplement parce qu’elle avait un trop grand cœur. Et je n’étais pas certain de supporter une telle chose, aussi étrange que cela puisse paraître. C’était tellement à mille lieux de moi que c’en était presque choquant. Changeant radicalement de sujet, il fut ensuite question de nos tenues vestimentaires. Ainsi, j’appris qu’elle avait fait des efforts pour moi ce jour là et, souriant en coin, je lui fis part du fait que c’était aussi mon cas. En effet, en dehors du club, je ne faisais pas autant d’efforts d’ordinaire. J’enfilais plutôt des couches et des couches de fringues pas franchement accordés et un manteau bien épais. Bref, j’étais méconnaissable au point où l’on aurait pu me prendre pour un sans abri. Quelle douce ironie quand l’on me connaissait et que l’on savait où je vivais. Un sans abri dans les quartiers chics de Chicago. Ouch ! C’était presque drôle. Je disais bien presque ! « Hum…et tu es très beau comme ça. C’est la première fois que je te vois les cheveux coiffés de la sorte et je dois t’avouer que… ça te va putain de bien, je trouve que ça te change littéralement même… ça te rend moins dur au niveau du visage, plus doux, ça te rajeunis même je trouve… » Un faible sourire en coin, je la détaillai un instant du regard en songeant qu’elle était bien la seule personne qui avait et aurait le droit de me voir de la sorte. J’avais l’air plus doux, plus sage, plus gentil, plus abordable … Et c’était bien là le problème justement ! Ce n’était pas moi du tout donc, forcément, je choisissais une coiffure qui laissait transparaitre clairement, qui j’étais véritablement. « Sauf que c’est pas moi ça. Et toi tu as l’air d’une adolescente innocente et fragile comme ça. » Marmonnais-je doucement, comme piqué au vif par ce qu’elle voyait en moi, lorsque j’étais coiffé de la sorte. Et encore … J’étais un tant soit peu coiffé contrairement aux jours où je restais seul chez moi, à ne rien faire d’autre qu’à me reposer au maximum. Et je ne doutais pas qu’elle se foutrait royalement de moi, si elle venait à me voir une fois les cheveux lissés. Chose qu’il m’arrivait de faire de temps à autre. C’était une coiffure qui représentait un mélange d’Heath toujours propre sur lui et tiré par quatre épingles, et Alan qui se foutait un peu de tout. Cette coiffure n’était généralement réservée qu’aux réunions de famille avec strictement personne d’autre que la famille. Ces gens qui m’avaient vu grandir et qui, malheureusement pour la plupart, n’avaient pas franchement peur de moi. Difficile d’avoir peur de quelqu’un que l’on a vu en couche culotte non ?
Sentant sa main se faufiler dans mes cheveux, je tournai un regard surpris vers elle, en songeant que j’aimais la voir oser faire des choses pareilles. C’était réconfortant et plaisant à souhait. Elle récupéra par la suite ma main, qu’elle posa sur sa cuisse. Je baissai un vague regard vers celle-ci, sans chercher à me dégager. Elle mentionna alors le fait qu’elle était bagarreuse et je ne pu m’empêcher de souffler doucement que le côté sauvage, pourrait bien m’exciter. « Hum, je vois… C’est vrai que je suis un tantinet sanguinaire… Quand je commence je ne m’arrête plus… J’ai eu beaucoup d’ennuis à cause de ça a l’école… Ma mère désespérait de me changer de collège… » J’eus un faible sourire en coin à cette annonce, ne pouvant m’empêcher de vouloir l’imaginer de la sorte. Isobel, petite, qui frappait encore et encore un gosse de son âge, jusqu’à lui faire perdre connaissance et lui mettre le visage en sang. J’étais sans doute dingue … Mais l’idée me plaisait plus que de raison. Je trouvais cela hautement excitant pour ma part, même si ça la surprenait de toute évidence. « En gros faut pas t’énerver, c’est ça ? » Demandais-je l’air de rien, en songeant que si je venais à l’énerver, jamais elle n’arriverait à de telles extrémités. Peut-être qu’elle chercherait à me frapper oui … Mais je ne doutais pas que nous risquions plus de finir dans une baise torride et violente, plutôt qu’autre chose. Faite l’amour pas la guerre … J’avais envie de faire les deux en même temps, avec elle. Je voulais des morsures, des bleus, ses ongles dans ma peau … Non je n’étais pas maso. Simplement, elle m’excitait au point d’être parfaitement capable d’en arriver à de telles extrémités. Nous parlâmes ensuite brièvement du fait que j’avais de l’argent et qu’elle-même n’en n’avait pas le moindre. Je lui fis alors remarquer qu’elle pouvait aisément en avoir, si elle s’en donnait les moyens. « L’argent ne fait pas le bonheur…Je veux juste oublier ma dette et pouvoir vivre une vie tranquille… vivre de ma passion, la photographie, peindre, prendre des photos, trouver l’amour et tout ça. Putain une vie à la con très cliché de merde mais qui me conviendrait. Je ne te connais pas tant que ça dans le fond et ça me fait bizarre… T’as pas l’air d’aimer ta famille hein… Riches, prétentieux, hautains, qui délaissent leurs enfants et ne s’occupent pas d’eux ? Critiques à tout va, rabaissement et j’en passe ? C’est ça tes parents ? Il parait que les gosses de riches n’ont souvent pas de parents, bien que ceux-ci soient bien vivants… T’as du mérite Heath… Je t’admire… si je le pouvais… Je ferais photographe professionnelle… Mais autant rester dans mon activité présente… » L’argent ne fait pas le bonheur … J’étais parfaitement au courant, en effet. Comment ne pas savoir cela au vu de ma vie quelque peu difficile pour le coup ? Comment ne pas savoir cela alors que c’était l’argent qui avait toujours fait mon malheur jusqu’à présent ? « Je suis au courant de ça, oui. Et non, mes parents ne m’ont jamais rabaissés ou autre truc de ce genre. » Marmonnais-je en refusant fermement, de confirmer le fait que je n’avais jamais véritablement eut de parents. « Hm … C’est financièrement impossible, c’est ça ? » Lui demandais-je ensuite, pour tenter de la comprendre. Il était certain que nous n’avions pas les mêmes problèmes …
Réalisant alors que j’étais en train de lui donner des conseils, je préférai plaisanter sur ce point, en affirmant que c’était tout à faire mon genre d’agir de la sorte. Il était certain que ce n’était en rien le cas … Mais lui avouer clairement que je ne faisais cela qu’avec elle, me coûtait quelque peu pour le coup. « Mais bien sûr ! Je te crois sur parole mon ange ! » Je souris en coin en tournant un regard ironique vers elle. « Evidemment que tu me crois sur parole ! » Lâchais-je doucement en souriant faiblement en coin. Alors que nous parlions du fait qu’elle n’était jamais excitée lorsqu’elle couchait avec ses clients, je ne pus m’empêcher de lui dire qu’il fallait vraiment qu’elle trouve un moyen d’arrêter cela. Sur le coup, je ne pensais pas à ce qu’elle allait penser du fait que moi, qui touchait tant d’argent grâce à elle, lui dise une telle chose. Je ne pensais qu’à son confort, son bonheur et au fait qu’elle détruisait elle-même sa vie en continuant de se prostituer, après tout ce temps à le faire. Je vis sans mal combien elle était surprise, pour ne pas dire carrément choquée, devant mes propos. Pourtant, je ne me démontai pas et ne fis pas mine de revenir sur mes paroles. Je ne les regrettais pas du tout alors pour faire mine que si ? « Dis donc, tu vas bien ? Toi, me proposer cela ? On en reparlera demain dans ton bureau, je suis sûre que tu ne me la ressortiras pas cette phrase ! Mais je ne peux pas arrêter Heath… J’ai trop de dette… Je suis damnée à vie… » Je plissai le nez en détournant le regard, songeant que j’aurais vraiment préféré qu’elle fasse mine de rien et n’insiste pas sur ce point là. Faire comme si je n’avais rien dis … Ca m’aurait bien arrangé à vrai dire. « Hm … Eh bien repose moi la question demain soir alors. » Répondis-je simplement, en haussant vaguement les épaules, comme si ça n’avait pas la moindre petite importance. Il était certain que si … Mais je ne comptais nullement le lui avouer. Arriva le moment où elle mentionna la jeune femme qui, selon elle, ne cessait de me regarder avec insistance. Lorsqu’elle proposa de nous embrasser pour faire comprendre à l’inconnue que c’était clairement mort, je fus incapable de refuser. Sans perdre de temps, nous nous embrassâmes alors avec lenteur et beaucoup de douceur, sans chercher à y mettre de fougue. Pour autant, nous en profitions allégrement, l’un comme l’autre. De façon presque naturelle, nous parlâmes ensuite d’amour. Chose clairement surprenante venant de nous, de toute évidence. Sans hésiter, je lui appris donc que j’avais peur de l’amour et de la façon dont il pourrait bien me rendre. Inutile de préciser que j’étais déjà fou amoureux, tel un crétin. « Je te comprends… J’ai tout aussi peur que toi… Peur d’être blessée, d’en souffrir… Mais je pense que quand on rencontre son âme sœur… Même s’il y a des périodes sans, il faut se dire que le reste c’est magique et intense…Le jour où tu rencontres la femme que tu aimes, n’hésite pas à lui ouvrir ton cœur si tu sens qu’elle aussi est proche de toi… Parfois les femmes ont peur de dévoiler leurs sentiments… » Surpris, je haussai les sourcils en la détaillant du regard un long moment, sans parler. Parlait-elle d’elle ? Non … C’était tout bonnement impossible ! Sa main se posant sur mon cœur, je la laissai faire en soupirant faiblement de bien être et baissant un instant le regard. Elle ne pouvait pas parler d’elle. Elle ne pouvait pas clairement me faire entendre qu’elle avait peur de me dévoiler ses sentiments. Isobel n’avait pas de sentiments quelconques pour moi, c’était d’une évidence flagrante. Je me faisais simplement des films. « Si je venais à la trouver … Et il faudrait déjà que ça arrive … Je doute d’être capable de le lui dire. » Soufflais-je doucement avant de lâcher un bref soupir de lassitude.
Nous parlâmes ensuite de nos baisers et je lui fis remarquer que je m’étais retenu de ne pas gémir sur ce dernier baiser, lui avouant ainsi clairement que je l’avais apprécié plus que de raison. « La prochaine fois… Ne te retiens pas… » Je soupirai faiblement de bien être lorsqu’elle déposa un bref baiser sur mes lèvres, la détaillant alors du regard avec intensité, laissant par la suite un léger sourire étirer mes lèvres. « La prochaine fois … ? » Demandais-je l’air de rien, comme pour lui demander de répéter cela et me confirmer qu’il y aurait une prochaine fois. Oui une prochaine fois … J’en voulais encore plein des prochaines fois, pour ma part ! L’embrasser encore et encore … Nous ne tardâmes pas à devoir nous séparer, lorsque le médecin appela Anastazie, alias Isobel. Je ne tardai pas à la suivre et à prétexter être son fiancé, pour pouvoir entrer dans le bureau avec elle. Nous apprîmes rapidement qu’elle n’avait apparemment rien mais qu’elle devrait encore et toujours faire des tests pour s’assurer que cela ne changerait pas. Près l’un de l’autre, je pris sa main pour la caresser distraitement en frissonnant doucement de bien être. Lorsque nous nous retrouvâmes seuls, je fus totalement sonné de la voir m’embrasser et pourtant, je la laissai faire sans broncher. Difficile de la repousser alors que j’aimais terriblement cela. Elle m’apprit alors que j’étais la seule personne qu’elle avait et, narquois, je lui fis remarquer qu’il n’y avait pas de quoi être satisfaite à ce sujet. « Pourquoi ? Tu es machiavélique, horrible, égoïste, hautain, narcissique… Ta personnalité me plait malgré tout ce que tu peux penser… Les gens sont trop dans leur monde de bisounours ! Et puis… Je fais ce que je veux ! Voilà ! » Presque malgré moi, je laissai échapper un bref rire amusé, pour la première fois en sa présence. Un rire qui ne dura que quelques brèves secondes mais qui demeura présent dans mon regard brillant, durant plusieurs minutes, alors que je la détaillai du regard avec insistance. « Un monde de Bisounours hm ? Et mon monde c’est quoi ? » Demandais-je en souriant toujours en coin, sans la quitter du regard. Je ne cherchais même pas à lui cacher qu’elle venait véritablement de m’amuser et de me mettre ouvertement de bonne humeur, pour le coup. Trop bref instant d’euphorie qui, j’en étais certain, ne pouvait durer bien longtemps malheureusement. Lorsque nous quittâmes le bureau, un instant plus tard, elle ne perdit pas de temps à me sauter dessus. Chose que je la laissais faire en enroulant mes bras autour de sa taille et enfouissant mon visage dans son cou pour profiter de cette brève étreinte. Lentement, je déposai un bref baiser sur sa peau en inspirant son odeur avec délectation. Tout en filant vers l’ascenseur, je lui fis remarquer que j’avais toujours raison et que cette fois ci ne faisait pas exception, de toute évidence. Je la laissai suçoter ma peau avec insistance, sans broncher un seul instant, me contentant simplement de soupirer de bien être et de plaisir. « Je vais commencer à croire, que oui, tu as toujours raison ! C’est frustrant t’es au courant ? Hum… Et tu aurais voulu parier quoi ? Eclaire ma lanterne… Tu m’as rendu curieuse… » J’eus un léger rire en haussant vaguement les épaules avant de faire mine de réfléchir. « En quoi c’est frustrant ? Hm … On aurait pu parier une après-midi ensemble hors boulot. Quel dommage ! » Lâchais-je l’air de rien, plus pour la taquiner qu’autre chose. Je continuai de la porter alors que j’entrai dans l’ascenseur, la laissant indiquer le rez de chaussé avant que les portes ne se referment derrière nous. Je fermai les yeux en la sentant poser son menton sur ma tête, souriant quelque peu en coin. « Je crois que cette journée… Va rester gravée en moi…La première où l’on ne se dispute pas… La première fois ou l’on s’entend si bien… Ouais… Je vais la garder au fond de moi pour toujours… » Je lâchai un bref gémissement sur le coup, sans même pouvoir m’en empêcher. Comment ne pas apprécier d’entendre ce genre de chose ? C’était terriblement plaisant d’apprendre qu’elle attachait autant d’importance aux quelques heures que nous venions de passer ensemble car, je devais bien le reconnaître, c’était aussi mon cas. « A ce point ? » Demandais-je l’air de rien, avide de l’entendre me confirmer cela, encore et encore … Elle baissa lentement le visage vers moi, pour poser son front contre le mien et ses mains sur mes joues. Gardant mon regard plongé dans le sien un long moment sans parler, je lâchai un bref soupir devant l’envie que je ressentais de l’embrasser. « Autant en profiter jusqu’au bout, non … ? » Demandais-je d’une voix douche en penchant légèrement le visage pour déposer lentement mes lèvres contre les siennes. J’y déposai de lents baisers humides sans la quitter du regard, avant d’y donner un lent coup de langue l’air de rien, la glissant par la suite entre ses lèvres pour caresser la sienne un bref instant, et la retirer rapidement pour la taquiner. Je fermai les yeux de dépit, lorsque l’ascenseur arrêta sa course, lançant un regard frustré à Isobel avant de resserrer mes bras autour de sa taille et quitter l’ascenseur, filant rapidement hors du bâtiment. Je pris la direction de la voiture, sans un mot, posant mon menton sur son épaule. « Heureusement que tu es légère. » Soufflai-je doucement en souriant en coin, m’arrêtant devant la voiture, côté passager. Je pris le temps d’ouvrir la portière avant de reposer lentement Isobel au sol.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Sam 3 Déc 2011 - 23:55
« A ce rythme-là, je serai incapable de durer plus de dix minutes hm ! » Léchant lentement et longuement mes lèvres je le regardais avec une franche envie de faire l’amour. Poussant un faible soupire, je fermais lentement mes yeux sous le coup. « Pas grave… On recommencera, encore et encore… » murmurai-je doucement en lui lançant un regard on ne peut plus explicite à travers mes lunettes. Parlant par la suite de film porno et de fille déguisaient en écolière, je lui fis par de mon envie de venir ainsi dans son bureau… Mais apparemment je risquerais de me faire violer si je venais, mais ça ne serait pas un viol loin de là… Puis il me fit comprendre qu’il me prendrait en levrette… Je lui fis part alors…que je risquais de l’insulter et de le faire débander, chose à laquelle il répliqua qu’au contraire ça pourrait l’exciter. Surprise je lui dis alors qu’il fallait tester pour voir si ça ferait comme il pense ou comme je le pense… « Tu parles sérieusement ? » Rougissant rapidement, je baissais le regard totalement prise au dépourvu par mes rougissements. Raclant ma gorge, j’hochais faiblement la tête de façon positive en relevant le regard vers lui. « Oui… » Murmurai-je d’une voix cassé par le désir que je ressentais pour lui à ce moment précis. Préférant changer de sujet et rapidement, je lui demandais alors comment il allait, le voyant se braquer et être assez méchant avec moi. Chose qui me fit plus ou moins mal alors que je lui fis part du pourquoi du comment, il m’annonça qu’il n’avait rien comprit. M’énervant il se rétracta pour me dire qu’il avait tout saisi. Compliqué ces hommes ! Je lui demandais alors s’il se braquait souvent si une fille lui demandait une chose pareille ou si c’était parce que c’était moi… « Je me braque uniquement quand l’inquiétude est sincère. Autant dire que ça n’arrive jamais. Quant aux femmes qui feraient semblant de s’inquiéter pour moi … Je réagis juste en me foutant d’elle. Ca répond à ta question ? » Le regardant longuement je posais mes mains sur le dossier de la chaise en comprenant alors ses paroles. J’étais pratiquement la seule à m’inquiéter pour lui ? Tant mieux dans un sens… Mais lui devait surement en souffrir… De voir que pas mal de femmes ne se souciaient de lui que vis-à-vis de sa fortune ou autre… C’était ça de vivre dans le monde des riches… Poussant un faible soupire, je le détaillais longuement avant de hocher faiblement la tête. « Ça répond parfaitement à ma question oui… Et je veux réellement que tu saches, Heath que je suis sincère avec toi, tu me connais, je n’aime pas prendre les gens pour les cons. Quand je n’aime pas je le fais comprendre. Et c’est surement dérisoire car je ne suis que ta pute… Mais ta santé m’importe… Alors sache que tout ce que je te demande, te dis est sincère… Et les autres femmes, sont simplement trop connes pour ne pas se soucier de toi au lieu d’autre chose… » soufflai-je doucement avant qu’il ne vienne vers moi pour enlever les lunette de sur mon visage et me regarder, nos corps se rapprochant, nous tenant alors la main tout en parlant de tout et de rien, avant de parler d’amour de sa queue et du fait qu’il n’était pas du genre a draguer une fille dans un bar… En clair si je n’étais pas devenue une pute, on ne se serait jamais rencontré… « Il y a des personnes pour qui l’amour ne frappera pas. » Claquant ma langue contre mon palet, je lui lançais un regard mauvais avant de détourner le regard. « Ouais ! » Lâchai-je pour couper court à la discussion. Une fois partie, nous nous retrouvâmes le lendemain devant le club. Le complimentant sur sa tenue et sur le reste, on en vint a parler de Nutella et de sa femme de ménage qui pourrait vouloir de lui, après tout c’était courant que la femme de ménage craquait pour son employeur… « Je n’éprouve pas d’attirance particulière pour les femmes plus âgées. » Souriant faiblement, ça me soulageait un tant soit peu d’apprendre cela. Je ne voulais pas non plus qu’il se fasse des vieilles… Les concurrentes étaient déjà en masse alors si en plus il se mettait à coucher avec des vieilles… Puis sa femme de ménage, ou dieu sait quoi, je ne savais pas réellement son âge… Mais apparemment elle était vieille, s’il faut vraiment vieille…
« Tu préfères les plus jeunes ? » Demandai-je l’air de rien en appuyant bien sur le mot plus jeune, comme dans un espoir qu’il confirme… Par la suite, j’en vins alors a vouloir devenir comme lui. Me laissant l’opportunité d’essayer de le blesser ou autre pour voir si j’arrivais à être à sa hauteur, je me mis a déblatérer sur lui en voyant alors que je l’avais sincèrement touché. Me rattrapant je vins l’embrasser sur la joue en m’excusant… Pour une fois que je le faisais… C’était vraiment rare ça… Me disant que lui n’avait jamais rien à me rapprocher, je me laissais tomber sur mon siège pour lui dire que j’avais quelque chose à lui dire. Oui il fallait que je lui dise… « Je t’écoute … » Le voyant si calme, je me dis que ça n’allait pas durer longtemps. Lui racontant alors pour les putes et la drogue, je vis qu’il n’appréciait pas du tout, chose que je pouvais parfaitement comprendre, on parler de Heath là, et puis il devait surement apprendre par la même occasion que pas mal de ses putes se droguaient… Hors je savais qu’il détestait cela… « Tu touchais combien ? » Surprise de sa question et de son ton si sec, je ne m’étais pas attendu à cette réaction-là, en fait. Je ne touchais pas beaucoup, parfois je ne touchais pratiquement rien car je ne ramenais pas assez de fille… Stew était dur en affaire… Soupirant lentement en passant ma langue sur mes lèvres je baissais le regard. « Pratiquement rien… Je n’ai pas eu le choix… » Marmonnai-je doucement en déglutissant lentement fixant alors la route, comme dans un espoir de ne plus parler de ce sujet. J’aurais peut-être pas dû en parler, mais je n’aimais pas lui mentir… Me pardonnant, en le lui disant, lui demandant de me pardonner, je lui demandais aussi de ne pas m’abandonner, je ne le supporterais pas et ça c’était clair et net… Je ne voulais pas perdre l’homme que j’aimais comme une dingue… « Il t’a physiquement menacé ? » Me figeant sous sa question, j’entrouvris la bouche, en déglutissant longuement m’enfonçant dans mon siège sans rien dire. Oui puisqu’il m’avait franchement plaqué contre le mur prêt à me frapper… Mais… Je… Pour la première fois de ma vie je n’avais pas le courage de le balancer. En fait, Heath me faisait clairement peur. Son calme était… flippant. « Heath… Je… »[/color] Détournant le regard vers la vitre, je n’étais pas capable de parler. Mon silence, parlait et répondait à sa question… Il ne fallait pas être con en fait et c’était loin d’être le cas de celui-ci. Me mettant à pleurer comme une idiote, j’hoquetais, me rendant compte du fait que j’avais blessé Heath. Sentant ses doigts sur mon visage, je le laissais faire en tournant le regard vers lui, lui demandant alors de ne pas le dire, a personne… Je voulais que cela reste entre nous… « A qui veux-tu que je le dise ? » Rougissant franchement en baissant le regard, j’haussais faiblement les épaules en soupirant lentement. Je ne savais pas à qui il pouvait le dire, mais je ne voulais pas que ça se sache, tout simplement. Préférant ne rien répondre chassant lentement mes larmes, j’en vins à lui dire que je n’étais pas prête de mourir et que je risquais d’être là pour un bon moment afin de lui pourrir la vie, l’air de rien… « Quel dommage ! Déception du jour ! » Souriant en coin, je lui lançais un regard en coin avant de détourner celui-ci l’air de rien sans rien répondre, préférant le laisser dans sa soit disant déception, en riant faiblement l’air de rien. Parlant par la suite du fait que si j’avais un homme je serais bien capable de le laisser me dominer, je pu voir l’étonnement de Heath, lui qui savait parfaitement que je haïssais la domination par-dessus tout… « Je te pensais totalement allergique à ce genre de positions ? Du genre ‘plutôt mourir qu’être dominée au lit’ ? » Souriant faiblement, je le regardais longuement en détournant rapidement le regard l’air de rien. « Quel sacré veinard le mec que tu choisiras. Il aura aussi le droit de te caresser ? » Haussant un sourcil, je le regardais à nouveau quelque peu surprise de sa demande. « Comme quoi, l’amour change vraiment les gens. » Etait-il jaloux ? J’avais l’impression que oui… Je devais surement craquer… Inspirant longuement, je passais faiblement ma main dans mes cheveux, cherchant les bons mots pour parler. « Je le suis… Mais lui… C’est unique… Lui il aura droit à mon corps… Bon pas forcément de suite… Mais… Il y aura droit… Et il pourra me caresser oui, me toucher les fesses, les seins… Crois-moi, le premier qui me touchera les fesses s’il se reçoit pas une claque c’est que… Je veux plus que de l’amitié avec lui… » soufflai-je doucement l’air de rien. S’était comme une sorte de message… S’il enregistrait bien vite et qu’un jour il me touche les fesses, il comprendrait alors… Parlant par la suite de ma soit disant beauté, je ne put m’empêcher de rougir sous ces paroles lui demandant alors de me le redire…
« Tu profiterais pas un peu du fait que je vienne de te complimenter, pour en redemander au passage ? » Levant un sourcil, je me sentis faiblement rougir sous le coup. Il avait raison, un tout petit peu... Pas beaucoup… « Tu es loin d’être maigre et tu es loin d’être grosse aussi. Tu es … Mince. Juste comme il faut ! Tu as une jolie paire de seins, des fesses bien rebondies et des jambes … » Baissant un regard vers mes seins je les fixais lentement avant de regarder par la suite mes jambes. « A en tomber par terre ! » Rougissant violemment je posais mes mains sur mes joues comme pour me rafraichir tellement j’avais chaud pour le coup. « Tu as conscience du fait que tu as de très belles jambes ? » Rougissant encore plus, je fixais longuement mes jambes. Faisait-il une réelle fixation sur mes jambes ? Il fallait croire que oui. Je n’avais jamais remarqué, je n’avais jamais fait attention à ce point-là, que mes jambes pouvaient lui plaire plus que de raison… Autant dire que ça me rendait hystériquement folle. Passant faiblement ma langue sur mes lèvres, je tournais un vague regard vers lui. « Mes jambes te plaisent tant que ça ? Je veux dire… J’ai de si belle jambe ? Merci Heath… Je… J’en profite car c’est de toi… » marmonnai-je doucement l’air de rien. Apprenant qu’il aimait manger je lui fis remarquer que je notais l’information pour l’amadouer avec de la bouffe. « De la bonne bouffe hm … Sinon je ne prendrai même pas la peine de me déplacer ! » Levant les yeux au ciel, je lâchais un bref rire sans rien dire tout en changeant le croisement de mes jambes. Parlant alors du fait qu’il serait bien le seul avec qui je coucherai et qui puisse me toucher, je pu voir sa surprise, je pouvais en même temps le comprendre… Je lui fis comprendre qu’il ne serait pas un client mais bien plus… Oh que oui, bien plus… « Hm … Ouais … Je serais pas un client, je reste le boss… » Fronçant les sourcils, je tournais un regard vers lui. Etait-il con ou le faisait-il exprès ? Surement un peu des deux… Comment lui faire comprendre que s’il ne paierait pas et tout ça, c’était car… Il me plaisait ? Dur, dur… « Même pas… au lit tu ne seras pas le boss… tu seras Heath… point. » Etais-je clair sans trop l’être ? Je l’espérais… Sortant de la voiture une fois devant l’hôpital il vint vers moi en voyant que j’avais du mal a marcher. Parlant de me mettre une fessée, je lui fis remarquer qu’il serait bien le seul que je laisserais toucher mes fesses… chose qu’il fit sans se faire prier. Choquée, je lui demandais l’air de rien de voir ce que cela ferait s’il m’empoignait les fesses. Posant son autre main sur ma fesse, il resta quelques secondes inertes avant d’empoigner franchement mes fesses me faisant me redresser sur la pointe des pieds, mon corps se collant au sien. « Ça donne ça … » Nos souffles se rencontrant je le détaillais longuement posant alors mes mains sur ses épaules sans le quitter du regard. J’étais… Totalement excitée… Me reposant lentement je déglutis sans rien dire, totalement sous le choc. J’étais… Ailleurs… Et c’était le cas de le dire ! Me prenant la main pour me tirer vers l’hôpital, je lui fis alors comprendre que s’il voulait claquer mes fesses il le pouvait, à condition que cela soit une petite tape. Le voyant baisser le regard sur mes fesses, je tournais le visage vers lui avant de sentir sa main claquer en douceur ma fesse. Poussant un faible gémissement, je me mordis les lèvres avec envie. « Trop d’honneur ! Je vais y prendre goût à tes fesses. » Surprise et encore sous le choc, je serrais sa main de la mienne avant de frissonner sous le contre coup. Il venait de me claquer les fesses… Même si je l’avais autorisé à le faire, je ne pensais pas qu’il le ferait pour autant. Passant ma langue sur mes lèvres je me collais à lui l’air de rien. « Hum… Tu seras vraiment le seul à avoir ce privilège… » Soufflai-je doucement avant de marcher longuement avec lui, arrivant dans l’ascenseur pour se retrouver coller l’un à l’autre, nous câlinant l’air de rien comme si c’était normal. Sortant alors de l’ascenseur après un petit moment, je me mis a parler et à lui suggérer de passer une après-midi hors boulot ensemble… Insistant plus ou moins je lui demandais une nouvelle fois avant qu’il ne me dise être ok. Lui faisant comprendre qu’il m’avait obéit alors qu’il avait eu le choix de me dire non, je me tournais vers lui, posant mes bras sur ses épaules, ses mains se posant sur ma taille me faisant alors franchement frissonner.
« Hm … N’en profite pas trop … » Passant ma langue avec lenteur sur mes lèvres, je me collais franchement à lui, enfouissant mes mains dans ses cheveux avec envie. Sans rien répondre, je vins déposer un simple et doux baiser sur son nez avant de le lécher faiblement me détachant de lui tout en lui faisant un clin d’œil, filant alors vers la secrétaire pour m’enregistrer et donc prévenir le médecin que j’étais bien là. Le rejoignant par la suite, en m’asseyant à ses côtés, On se mit à parler de tout et de rien, lui racontant un peu ma petite vie, comme si tout cela était normal d’en parler. Puis je vins à le surnommer le petit McKingsGreen et autant dire qu’il n’avait pas apprécié, mais moi j’en jouais… J’aimais bien le taquiner ! « Je suis ‘grand’ dans tous les sens du terme. Agé, enfin jeune mais un jeune vieux. En taille et j’en impose. Je suis Grand. » Riant faiblement, j’hochais lentement la tête, lui souriant de façon à me foutre de sa gueule. Ce n’était pas méchant, loin de là, je le taquinais … « Petit vieux… Bientôt la petite pilule bleue… » Dis-je l’air de rien en lui lançant un regard on ne peut plus équivoque et coquin. Sans pouvoir m’en empêcher je le traitais à nouveau de petit après lui avoir embrassé franchement la joue, voyant alors sa surprise au niveau de son regard. « Si moi je suis petit, toi tu es quoi ? » Lui faisant une grimace, je ne pus m’empêcher de lui pincer le nez. « Une minimoys ! C’est beau ça… » Lâchai-je l’air de rien en mordillant lentement mes lèvres. Parlant d’argent, je lui fis comprendre que pour ma part je ne pouvais pas avoir de compte en banque, car qui dit argent dedans, dis impôts… « D’où l’intérêt d’avoir un coffre-fort personnel, en plus de mettre un peu d’argent en banque. Ça évite de se faire taxer sur tout ça. Je paie juste assez pour qu’on ne soupçonne pas que je puisse planquer plein d’argent à côté. » Riant doucement, je levais lentement les yeux au ciel. Dieu que j’aurais dû me douter que Heath arnaquerait les gens même jusqu’à l’état pour ne pas qu’on lui prenne trop d’argent… il était malin et j’aimais réellement cela… Je l’aimais de plus en plus en fait. Frissonnant franchement, je plongeais mon regard dans le sien en souriant en coin. « Malin… Puis de toute façon, je doute que l’état sache pour les extras… Genre l’argent qu’on te rapporte tous les soirs déjà ça, ça doit filer dans ton petit coffre-fort… Puis je suis sûre que tu arrives à passer pas mal d’argent du club aussi… » soufflai-je doucement en pinçant mes lèvres lui lançant un regard en coin qui voulait clairement tout dire. Ni plus ni moins. Peu de temps après, il partit pour chercher des cannettes revenant quand même assez vite.... Par la suite on en vint a parler de lui, et je ne pus m’empêcher de lui dire que s’il avait un quelconque soucis, j’étais là, il pouvait m’appeler n’importe quand, n’importe quelle heure, je serais là, prête à l’écouter et tout cela resterait entre nous bien évidemment. Il pouvait clairement se confier à moi… « Je prends note Isobel. Je saurai vers qui me tourner si le besoin s’en fait ressentir … » Souriant en coin je posais lentement ma main sur sa joue, pour lui faire comprendre que j’étais là, et que c’était loin d’être des paroles en l’air… Oh que non… Sans rien répondre, je restais un petit moment à caresser sa joue avec douceur avant d’enlever ma main de sur son visage, parlant alors du type d’homme qu’il me faudrait. Un homme moi ? Un homme à Isobel ? Tiens nouveau ça… Sans même réfléchir, je lui fis comprendre que le type d’homme qu’il me fallait n’était pas un mafieux comme il me le proposait mais un mec comme lui. Bien sûr, je le lui fis comprendre indirectement… En disant simplement que dans le fond il était un peu comme mon mec mais sans le côté cul, qu’il suffisait de rajouter … S’il le voulait… « Un vieux couple hein ? Tu nous vois vraiment comme ça ? » Rougissant faiblement, je baissais rapidement le regard en faisant mine de réfléchir quelques secondes. J’aimerais tellement nous voir comme un vrai couple, mais je savais que c’était littéralement impossible… Les rêves c’étaient pour rester des rêves… « Bah écoute… Un couple sans cul. Disputes, taquinerie, sortie…Ouais. » Murmurai-je doucement en relevant le regard vers lui en souriant en coin, lui lançant un regard quelque peu amoureux. Est-ce que je voulais qu’il comprenne que je l’aimais ? Peut-être bien, je n’en savais rien dans le fond… Parlant par la suite de mes qualités et de ms défauts, on en vint à parler de ma trop grande générosité, qui d’après lui était un défaut et non une qualité. C’était du Heath tout craché ça ! Répliquant alors sur le fait que je n’avais pas réellement le choix, partant dans un discours immense en lui faisant comprendre que si je donnais de temps en temps aux sdf c’était surtout car je pouvais très bien être à leurs places, et que j’aimerai bien que l’on me donne de l’argent à moi aussi si telle était le cas… Mais ça Heath ne pouvait pas le comprendre.
« Chacun est à sa place … Il faut des gens riches, des gens pauvres, des gens qui se battent pour y arriver, d’autres qui se laissent couler. Tu aurais pu être à la rue mais tu n’y es pas. Tu aurais pu être n’importe où mais tu es là. Tu aurais pu faire n’importe quel autre métier mais tu fais ce que tu fais et arrivera bien ce qui devra arriver. Soit tu monteras, soit tu tomberas … Et oui, fais toi des cadeaux si ça te chantes. Ou au moins, commence par t’aimer ! » Baissant vaguement le regard, je détournais le regard très mal à l’aise. J’étais loin de monter pour ma part et je ne pense pas qu’un jour quelconque cela puisse arriver… D’ailleurs pourquoi la chance viendrait-elle vers moi ? Je n’en avais jamais eu alors ce n’était pas aujourd’hui que j’allais en avoir… Ce serait totalement dérisoire… Poussant un franc soupire en fermant les yeux, j’essayai de rester calme mais c’était impossible face à ses paroles. Il fallait que je reste silencieuse, que je ne réponde pas. Hochant brièvement la tête de façon positive comme pour lui répondre, je ne pipais pas un seul mot, ma bouche ne s’ouvrant même pas d’un seul millimètre. Changeant radicalement de sujet, j’en vins à lui dire que j’aimais beaucoup son style vestimentaire, et que j’avais fait un effort pour m’habiller de façon plus ou moins correct aujourd’hui, chose qu’il me fit comprendre lui aussi. Comme quoi, je n’étais pas la seule à avoir fait des efforts, c’était déjà ça… Puis habillé et coiffé de la sorte il paraissait tellement plus gentil, chose que je rajoutais pour le lui dire, l’air de rien. « Sauf que ce n’est pas moi ça. Et toi tu as l’air d’une adolescente innocente et fragile comme ça. » Grimaçant franchement en lui lançant un regard quelque peu dégouté, je plissais le nez. Fragile et innocente ? Moi ? Et puis quoi encore, je me demandais même, si c’était possible. Je ne crois pas. Le mot innocence ne faisait pas partie de mon vocabulaire, ni même le mot fragile. J’étais loin d’être une pauvre petite chose en quête d’aide ou je ne sais quoi… J’avais mon caractère, je me démerdais toute seule… hors de question que je puisse demander de l’aider à qui que ce soit un de ces jours… Plutôt crever ! « Juste l’air… Juste l’air ! » marmonnai-je en plissant encore plus le nez sous le coup. Parlant par la suite de mon caractère, et surtout du fait que j’étais une sorte d’impulsive au sang chaud, je lui fis comprendre qu’il ne fallait vraiment pas m’énerver, oh ça non… J’étais une fille qui perdait vite son sang-froid et qui s’énervait. Quitte à frapper, hurler et passer pour une malade. Dans le fond c’était peut-être ce que j’étais… Mais je ne pouvais pas me contrôler, j’avais beau essayer, parfois je ressentais une vraie pulsion en moi. Sentir mes poings entrer dans de la chair fraiche, frapper et encore frapper… Ou bien même prendre une barre en fer et tabasser. J’aimais cruellement voir le sang couler. Tarée ? Pas du tout … « En gros faut pas t’énerver, c’est ça ? » Plissant les lèvres, je ne risquais plus de m’énerver contre Heath ou bien même de le pousser… Et je n’envisageais même plus de me défendre s’il venait à me mettre un nouveau coup. J’avais eu le droit de voir un Heath énervé, et je ne faisais pas le poids contre lui… Puis j’avais envie le bleu sur mon visage… J’avais encore la sensation de son coup de poing… Je ne voulais plus jamais qu’il ne me touche… Mais ça je ne le lui dirais pas… J’avais ma fierté tout de même… « Ouais… Mais bon, t’as pas de souci à te faire, je ne m’énerverais plus contre toi… » Soufflai-je doucement, sans préciser pourquoi. Pas besoin de toute façon, je pense qu’il comprendrait tout seul sans avoir besoin de moi… Préférant changer rapidement de sujet pour ne plus penser à ce coup de poing, je me mis à lui parler de sa parents et de moi, du fait que je ne pourrais jamais faire ce que je voulais à savoir photographe, puisque je ne pouvais pas faire autrement que de me prostituer vendre mon corps à des putain d’inconnus tout simplement… Si seulement la vie était plus facile… mais ça, ça se saurait …
« Je suis au courant de ça, oui. Et non, mes parents ne m’ont jamais rabaissés ou autre truc de ce genre. » Tournant un vague regard vers lui je le détaillais longuement avant de tourner le regard vers la salle l’air de rien. « Hm … C’est financièrement impossible, c’est ça ? » Inspirant profondément j’essayais d’imaginer la chose. Non, c’était loin d’être possible. Pour être photographe professionnel il fallait du bon matériel, il fallait pouvoir bouger, avoir du temps pour faire de la photo… Pour peindre il fallait acheter des toiles, de la peinture ou tout autre ustensile pour peindre, telle que de la craie, de la peinture à l’huile, pastel etc, bref, ce n’était tout de même pas donné… Et avec ma dette autant dire que si je commençais à faire des extras je n’allais plus m’en sortir… « Je pourrais si je n’avais pas de dette. Hors j’en ai une assez élevé, donc je me prive pour en finir le plus tôt possible. Le jour où je l’ai payé entièrement… Je me tire de Chicago. Ville de merde. » Ou Irais-je ? Peut-être en France, puisque j’avais des origines françaises de par ma mère. Je parlais un peu le français d’ailleurs mais très mal… Bref, ce n’était qu’illusion et rêve. Me donnant quelques conseils par la suite, je fus surprise et surtout contente de voir qu’il était différent avec moi. Je ne pus m’empêcher de lui dire que bien évidemment je le croyais sur parole vis-à-vis de ses conseils Petite taquinerie de ma part. « Evidemment que tu me crois sur parole ! » Souriant en coin en levant vaguement les yeux au ciel, je lui tapotais l’air de rien sa cuisse de ma main avant de la serrer faiblement, lui lançant un regard taquin. Pas besoin de parler, on se comprenait, je pense. Changeant de sujet avec rapidité, je fus surprise lorsqu’il m’annonça qu’il fallait que je cesse la prostitution. Quel mac sain d’esprit balance ça, à sa seule pute de luxe ? La seule qui lui ramène assez d’argent ? Je me le demandais bien. J’avais à faire à Heath du jour… C’était peut être différent… Je n’en savais rien mais j’étais on ne peut plus choquée, n’importe quelle pute le serait d’ailleurs… Merde, c’était limite effrayant de voir que Heath pouvait me proposer cela. C’était peut-être un piège ? Pour me tester et voir si je lui serais fidèle ou pas ? Isobel, tu te montes des films… Lui disant simplement que je lui reposerais la question demain soir dans son bureau pour voir si la réponse serait la même, je le regardais sans pouvoir dire autre chose, tant j’étais sous le choc. « Hm … Eh bien repose moi la question demain soir alors. » Plissant faiblement le nez, je posais ma main sur sa joue en le détaillant longuement. Je ne poserais pas la question demain, ni après demain, ni jamais… C’était con, mais je voulais garder cette réponse en tête… Et puis, c’était con mais si j’arrêtais la prostitution, je ne verrais plus Heath en fait… Nos mondes serraient séparés par un énorme faussé… Frissonnant lentement je baissais le regard rapidement sur ses lèvres, avant de lui faire un léger baiser dessus l’air de rien, mes lèvres s’emparant l’air de rien de sa lèvre inférieure avant de la relâcher lentement plongeant mon regard dans le sien. Ma main se glissant dans ses cheveux je les lui tirais faiblement en haussant un sourcil. « Non. Ce qui se passe ici, reste ici… Ne gâchons pas tout hum… Ce serait dommage... » Marmonnai-je lentement en lui faisant un sourire ravageur, essayant de le charmer plus que de raison. Si seulement ça pouvait marcher cela, m’arrangeait quand même… Par la suite, j’en vins à parler d’amour avec lui, lui dire de trouver son âme sœur, la femme de sa vie et surtout qu’il fallait qu’il aille la voir car après tout il l’a connaissait peut être et qu’elle n’était pas courageuse pour lui dire quoi que ce soit. Dans un sens j’aurais voulu qu’il comprenne que je parlais de moi, mais je ne pouvais pas non plus croire au père noël et espérer comme jamais qu’il capte tout rapidement… « Si je venais à la trouver … Et il faudrait déjà que ça arrive … Je doute d’être capable de le lui dire. » Souriant faiblement, en baissant le regard, je pouvais parfaitement le comprendre, parfois l’amour on ne le trouvait pas facilement, parfois on ne le trouvais pas du tout… Il y avait des personnes qui restaient seules toutes leurs vies. Est-ce que cela serait mon cas ? Peut-être bien après tout, je n’étais qu’une pute. Depuis quand une pute avait-elle un petit ami, et des gosses ? Je doute trouver un mec qui soit capable de partager mon corps… Ou alors c’était bien qu’il s’en fichait de moi…
« Je ne te savais pas timide… Je trouve ça mignon chez toi. Mais je te comprends, je suis tout aussi timide question sentiment… » Lâchai-je doucement en frissonnant faiblement. Il était clair que jamais je n’avouerais mes sentiments à Heath, plutôt crever que de passer pour une conne. Parlant par la suite de nos baisers, il me fit remarquer qu’il s’était empêché de gémir, chose à laquelle je répliquais que la prochaine fois il avait intérêt a gémir… « La prochaine fois … ? » Lui lançant un regard totalement sauvage, je me penchais vers lui effleurant mes lèvres des siennes avant de lui mordre franchement la lèvre inférieure l’air de rien en hochant la tête de façon positive. La prochaine fois… Je voulais l’entendre gémir, et pas qu’un peu. Me reculant l’air de rien, le docteur m’appela par mon vrai prénom, à savoir Anastazie, me levant rapidement en donnant mes affaires à Heath pour qu’il les garde, je fus surprise qu’il se fasse passer pour mon fiancer pour pouvoir entrer dans le cabinet du docteur. Caressant ma main tout au long de l’entretien, je cru crever sur place tant la sensation était sublime. Ecoutant tant bien que mal le docteur, je me relâchais faiblement quand celui-ci parti après un coup de fil. Me tournant pour embrasser faiblement Heath, je vis sa surprise, il ne s’y attendait pas. Je lui fis donc remarquer que je n’avais que lui de toute façon, chose à laquelle il répliqua qu’il n’y avait pas de quoi être satisfait à ce sujet. Je lui fis donc à nouveau remarquer que s’était lui qui me convenait, sa personnalité, sa froideur, son côté machiavélique et j’en passe, en fait j’aimais tout chez Heath, mais difficile de le lui dire… « Un monde de Bisounours hm ? Et mon monde c’est quoi ? » Haussant un sourcil, je me mis à sourire brièvement. Son monde à lui ? Un monde de peur, un monde de terreur, un monde ou l’amour et la joie n’y étaient pas invité, un monde ou seul lui régnait… Un monde sombre, obscur ou le soleil n’avait pas non plus sa place. « Ton monde à toi ? Un monde sombre, obscur, je dirais un monde de terreur, ou tu lutes pour être en haut de l’échelle même si tu y es déjà… Ton monde à toi, un monde à la Heath ou… La joie, le bonheur, le soleil, n’en font pas parti. J’exagère peut-être, mais je te vois dans ce monde-là. »[/color] soufflai-je doucement avant que le docteur ne revienne pour nous dire qu’il devait partir pour une urgence. Partant à notre tour, de joie de ne rien avoir, d’être clean, même si je devais encore faire des tests dans les mois à venir, je lui sautais littéralement dessus, démontrant alors ma joie et ma bonne humeur. Enroulant mes jambes à sa taille, j’enfouissais ma tête dans son cou pour le lui mordiller et le lui suçoter avec envie et avidité, le marquant l’air de rien. Mien, j’aimerai qu’il soit mien… Sentant son bref baiser sur ma peau, un frisson s’empara de moi, alors que je lui susurrais que j’en avais marre qu’il ait toujours raison, et que par conséquent, c’était tout de même frustrant… « En quoi c’est frustrant ? Hm … On aurait pu parier une après-midi ensemble hors boulot. Quel dommage ! » Grognant faiblement l’air de rien, je me mis à griffer son cou de mes ongles comme pour lui faire comprendre qu’il ne fallait pas me taquiner sur ce point-là. Passer une après-midi avec lui, j’en crèverais de plaisir ! C’était sur et certains même ! J’imaginais déjà la scène, nous deux sur le trottoir à parler, marchant avec un café à la main, nos corps plus ou moins proche, filant vers un parc quelconque de Chicago, pour nous poser dans un arbre loin de tout, admirer le parc et parler tout simplement. Apprendre à se connaitre. Un paradis sur terre. Mais c’était quelque chose que je n’étais pas prête de vivre encore… Voir jamais en fait… « C’est frustrant pour ma fierté jeune homme… Tu devrais savoir puisque toi aussi tu as une fierté hors du commun… Ouais quel dommage… » Marmonnai-je doucement en plissant encore plus le nez essayant de ne pas trop y penser quand même. Nous portant dans l’ascenseur, toujours accroché à sa taille, j’appuyais sur le bouton rez-de-chaussée, me calant un peu plus contre lui, posant alors ma tête sur la sienne, plus exactement mon menton sur le sommet de son crâne. Sans perdre de temps, je lui fis alors comprendre que je n’oublierais pas ce moment, j’étais vraiment loin de l’oublier, comme pouvoir oublier ce moment passer avec Heath ? L’homme que j’aimais ? Je me le demandais bien…
« A ce point ? » Souriant faiblement je compris bien évidemment qu’il voulait simplement avoir une réelle confirmation de mes dires. Savoir s’il avait bien entendu ou pas. Je n’étais pas dupe, ou alors j’étais littéralement en train de me monter un film, comme jamais je ne m’en étais monté. Peut-être qu’il était comme cela avec toutes ses putes ? Je n’en savais rien, et dans un sens je ne voulais pas trop savoir… Hochant doucement la tête de façon positive, comme pour lui répondre, déposant alors un faible baiser sur le sommet de son crane avant de coller mon front contre le sien. Nos regards plongés l’un dans l’autre, je déposais lentement mes mains sur ses joues, les lui caressant lentement. Heath était parfait, il était là, devant moi, si proche de moi. Qui aurait pu croire que la vision n’était autre qu’un mac et sa pute de luxe ? Je me le demande bien… On ne laissait rien paraitre… Nous n’étions pas au boulot. « Autant en profiter jusqu’au bout, non … ? » Haussant un sourcil sans trop comprendre pourquoi il me disait cela d’un coup, je me figeais telle une statue, lorsqu’il plaqua ses lèvres contre les miennes de lui-même. Mon cœur s’emballant, je le sentis battre à tout rompre dans ma cage thoracique. Entrouvrant à peine les lèvres sous ses baisers humides, je sentis sa langue rencontrer alors mes lèvres. Poussant un faible gémissement de bien être, sa langue entra dans ma bouche se jouant alors de moi quelques secondes avant de s’éclipser comme si de rien était. Totalement envouté par ce baiser, je ne le quittais pas du regard, ses yeux bleus, plongeaient dans les miens. Comme pour me faire passer un message. Cherchant à prendre de l’air, je me sentis tout à coup, molle, comme si j’allais m’évanouir sous l’afflux d’adrénaline dans mon corps. Je n’arrivais plus à bouger, ni même à parler, j’étais là, dans les bras de Heath, profitant au maximum de ce moment, sans pouvoir rien dire. Il venait de me tuer sans même s’en rendre compte. Ses yeux se fermant, en même temps que l’ascenseur se stoppant, je fermais à mon tour mes yeux, avant d’enfouir bien mon visage dans son cou, comme pour profiter pleinement de lui avant de ne quitter réellement ses bras. Je ne voulais pas en partir, je voulais qu’il me tienne encore et encore, j’étais comme soignée dans ses bras, j’étais loin de tout souci… Et ça me faisait un bien fou. Réellement. Le sentant marcher à nouveau, je serrais mes jambes bien autour de sa taille, mes bras autour de sa nuque, dans un infime espoir de ne pas m’échapper de ses bras. Mais je savais que la fin arrivée, elle arrivait toujours de toute façon… « Heureusement que tu es légère. » Frissonnant faiblement, ma tête toujours enfouit dans son cou, je le laissais aller à la voiture, ma main s’enfouissant elle, dans ses cheveux, s’agrippant à ceux-ci, comme témoignant du fait que je ne voulais pas quitter ses bras. Mon corps parlait pour moi, pas besoin d’ouvrir la bouche pour lui faire comprendre quoi que ce soit. Mon cœur s’emballant en voyant la portière s’ouvrir, je fermais lentement les yeux, alors qu’il me reposait doucement à même le sol. Mes pieds touchant le sol, je baissais les yeux avant de relever un regard hésitant vers Heath. J’avais encore le gout de son baiser sur mes lèvres, il m’avait littéralement tué sur place. Sa langue contre mes lèvres, sa langue dans ma bouche, son baiser, son haleine, son gout… J’étais encore sur un petit nuage, et je ne voulais pas que cela finisse… oh que non je ne le voulais pas. Fermant lentement les yeux, je détournais le regard quelques secondes avant de sourire en coin. « Vaudrait mieux pas que je sois plus ronde… Je perdrais beaucoup, je pense… » Marmonnai-je doucement en plissant les yeux avant de me détourner de lui pour filer vers la voiture. Prenant la portière en main, je me détournais rapidement vers Heath. « Attends ! » soufflai-je rapidement avant de me plaquer contre lui attrapant son haut pour le coller à moi l’embrassant alors franchement à mon tour. Mes lèvres contre les siennes, je restais quelques secondes immobile avant de les bouger lentement puis de plus en plus rapide. Ma langue caressant ses lèvres, je montais une main dans ses cheveux les lui tirant franchement avant d’enfouir ma langue dans sa bouche, ma tête se penchant faiblement sur le côté pour accentuer le baiser. Retirant rapidement la langue comme lui tout à l’heure, je déposais un faible baiser humide sur ses lèvres. Poussant un faible soupire de bien être, je me reculais lentement en souriant en coin caressant sa joue avant de monter directement en voiture. Claquant doucement la portière, je posais mes affaires à mes pieds, m’attachant sans perdre une seule seconde. Nous allions être bientôt séparés… Et c’était assez dur à mon gout, je trouvais… Baissant le regard sur mes jambes, je le laissais monter à son tour, s’attachant et mettre le contact. Le silence était présent, normal, je pense. Penchant ma tête en arrière, je fermais les yeux en soufflant faiblement, remémorant son baiser dans l’ascenseur. Il m’avait tué, il m’avait achevé, j’en voulais encore et encore des baisers de la sorte… Mais je ne pouvais pas tout avoir… « Tu me ramènes au club ? Je ne sais pas quelle heure il est, enfin… Si ça tient toujours pour la salle pour que je me repose… J’irais surement m’acheter une orgie de bouffe… Et me calerai bien dans un lit pour mater la télé… » soufflai-je doucement en frottant lentement mon visage avant de le regarder rapidement détournant mon regard vers la route posant ma tête contre la vitre, croisant mes jambes en frissonnant longuement de bien être, luttant intérieurement pour ne pas tout simplement lui sauter dessus. Et encore moins lui proposer de venir dans cette fameuse pièce pour venir manger un bout avec moi… Je savais parfaitement que tout finirait… Par autre chose, autre chose que de la parlotte et de la bouffe… Non je lui sauterait dessus pour clairement abuser de lui, je me voyais déjà le chevaucher dans une force et rapidité intense…
Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu. Au matin, je réalisais mes rêves
Sujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I Mer 4 Jan 2012 - 2:22
« Isobel & Heath »
« Pas grave… On recommencera, encore et encore… » J’haussai un vague sourcil surpris en commençant sérieusement à me demander si elle n’avait pas véritablement envie de moi, au point de vouloir sincèrement faire l’amour avec moi, encore et encore. Mais non, c’était impossible. Je ne devais surtout pas me faire de faux espoirs. Il ne manquerait plus que ça dans ma vie. Je ne lui répondis rien, préférant continuer sur le sujet de l’un de mes fantasmes. Une écolière. Pas coucher avec une écolière. Mais bel et bien coucher avec Isobel, vêtue de la sorte. Cela pouvait clairement paraître idiot mais dans le fond, je m’en fichais bien. Tout ce que je savais, c’était que j’avais envie d’elle et peu importait dans quelle tenue ou si c’était nue. Nous parlâmes ensuite du risque que je courais, si je venais à la prendre en levrette. Elle était persuadée que je n’aurais rapidement plus envie d’elle, si elle venait à m’insulter, dans une telle position. Pour ma part, je lui fis remarquer que je risquais plutôt d’être excité encore plus, plutôt qu’autre chose. De toute évidence, elle ne me croyait nullement. Elle me proposa de tester. Chose qui me cloua sur place. Raison pour laquelle d’ailleurs, je lui demandais si elle était vraiment sérieuse. « Oui… » Je déglutis longuement en l’observant un long moment, sans trop savoir si je devais ou non la prendre au sérieux. C’était presque trop gros et trop beau, pour être vrai. Après un long moment de silence, je fini par détourner le regard en déglutissant longuement. Aucun mot ne parvenait à s’échapper d’entre mes lèvres tant j’étais choqué mais néanmoins, émerveillé. Pourtant, encore une fois, je m’interdis tout espoir. L’espoir était dévastateur, destructeur, tueur. Je ne le savais que trop bien. Lorsque je constatai qu’Isobel s’inquiétait apparemment de façon sincère pour moi, je me braquai avant de lui dire que j’avais bien saisis ses propos, contrairement à ce que j’avais initialement prétendu. Elle me demanda alors si je me braquais de la sorte, à chaque fois qu’une personne s’inquiétait pour moi. Je lui fis donc clairement comprendre qu’elle était la seule à s’inquiéter pour moi, de façon sincère. « Ça répond parfaitement à ma question oui… Et je veux réellement que tu saches, Heath que je suis sincère avec toi, tu me connais, je n’aime pas prendre les gens pour des cons. Quand je n’aime pas je le fais comprendre. Et c’est surement dérisoire car je ne suis que ta pute… Mais ta santé m’importe… Alors sache que tout ce que je te demande, te dis est sincère… Et les autres femmes, sont simplement trop connes pour ne pas se soucier de toi au lieu d’autre chose… » Je soupirai longuement en l’observant un long moment, sans savoir que répondre à ses paroles. Elle s’inquiétait vraiment pour moi. C’était … Terriblement plaisant à entendre et je voulais qu’elle continue de s’inquiéter pour moi de la sorte. Même si, dans un même temps, cela me dérangeait véritablement tant je n’étais pas habitué à susciter ce genre de choses chez qui que ce soit. « Je suis incapable de comprendre pourquoi tu te soucis autant de moi. » Soupirais-je en détournant le regard. Chose rare chez moi qui était plutôt du genre à affronter du regard et à ne pas supporter détourner le premier. C’était, à mes yeux, faire montre de faiblesse. Pour ma plus grande surprise, nous parlâmes ensuite d’amour et je lui fis comprendre que si elle n’avait pas été une pute, nous ne nous serions jamais rencontrés. J’ajoutai ensuite que pour certaines personnes, l’amour ne frapperait jamais. « Ouais ! » Pour conclure, j’avais beau l’aimer, je n’aurai jamais la moindre chance avec elle. Pour cela, encore aurait-il fallut qu’elle soit amoureuse de moi. Autant dire qu’il ne fallait pas trop rêver tout de même.
Après quelques heures passées chacun chez soit, nous nous retrouvâmes devant mon club et filâmes, à bord de ma voiture, en direction de l’hôpital où je l’accompagnais. Alors que nous parlions de ma femme d’intérieure, je lui appris sans détour que je n’éprouvais pas d’attirance particulière pour les femmes plus âgées que moi. « Tu préfères les plus jeunes ? » J’allais lui répondre de but en blanc que je ne faisais pas de fixette sur les âges des femmes avec lesquelles je couchais tant qu’elles étaient majeures, lorsque je marquai un temps d’arrêt. Etais-je idiot d’éprouver un infime espoir à l’idée qu’elle parle d’elle en se demandant si je pouvais m’intéresser à une fille de son âge. Voir d’elle-même, tout court. Trop d’espoir encore une fois … « En fait, je dirais bien une fille plus jeune que moi mais majeure. Mais dans le fond … Le désir c’est comme l’amour, on ne contrôle pas. Non … ? » Lui demandais-je l’air de rien en lui adressant un vague regard en coin, curieux de savoir si elle avait déjà ou non, comprit, que je la désirais violemment et de façon parfaitement incontrôlable. Evidemment, elle ne pouvait pas se douter de mes sentiments non plus, il ne fallait pas trop croire. Nous continuâmes de parler l’un et l’autre, jusqu’au moment où elle parvint à me blesser comme peu de gens avaient le pouvoir de le faire. Elle s’excusa tant bien que mal et en arriva à m’avouer une chose terrible. Elle avait redirigé certaines de mes filles vers un dealer qui ne lui avait, soit disant, pas laissé le choix. Le choc fut violent, brutal, douloureux. Je n’étais pas certain de pouvoir lui pardonner ce que je prenais comme une terrible traitrise de sa part. D’une voix sèche bien que toujours calme, je lui demandai combien elle touchait. « Pratiquement rien… Je n’ai pas eu le choix… » Pas eus le choix, pas eus le choix … J’ignorais lequel des deux j’avais le plus envie de frapper en cet instant. Les deux … A cet instant, je haïssais Isobel autant que je l’aimais, de ce qu’elle me faisait vivre. Terrible douleur que d’être ainsi trahie par la femme dont j’étais amoureux. Comment pourrais-je lui pardonner ? « Et tu as préféré lui obéir plutôt que m’en parler. Très bien … » Lâchais-je d’une voix bien trop calme et trop mesurée, pour ne pas cacher une rage et une douleur que je mettais en sourdine. Blessé … je ne l’étais pas qu’un peu mais de façon brutale et soudaine. Je me demandais parfois pourquoi j’étais assez con pour garder espoir. Espoir en quoi, en qui ? En Isobel ? Elle venait de me prouver que j’étais un imbécile de continuer de la sorte. Gardant toujours autant le contrôle de moi-même, je lui demandai s’il l’avait physiquement menacé. « Heath… Je… » J’attendis la suite. Une réponse à ma question, un nom, quoi que ce soit … Mais rien ne vint. Même ses pleurs n’apaisèrent en rien la douleur que je ressentais. J’étais incapable de m’en délecter pour me sentir vengé. Incapable d’en éprouver la moindre satisfaction. « Très bien … Très bien … Je vois … Ne dis rien tu as raison. Ne me dis même pas son nom, je le trouverai moi-même. Protège-le ! Protège ton … petit ami ou je ne sais quoi. » Lâchais-je d’une voix haineuse à travers mes dents fortement serrées. Mon cœur battait à vive allure, une sueur froide recouvrait mon dos, le sang battait dans mes veines, celles-ci apparaissaient sur mes tempes. Je souffrais, j’étais énervé, j’avais des envies de meurtre. Cela me semblait assez résumer la chose. « Apparemment, je ne mérite pas autant de loyauté de ta part, que lui. Je vois. Je ne comprends juste pas pourquoi tu as pris la peine de m’avouer tout ça. » Ne pus-je m’empêcher d’ajouter d’une voix plus calme que jamais. J’avais simplement la sensation qu’elle était perdue entre la loyauté qu’elle éprouvait pour un homme qui comptait peut être bien pour elle … Et la loyauté qu’elle était obligée d’avoir à mon encontre, puisque j’étais son patron. Ce n’était pas envers moi, Heath, l’homme, qu’elle était loyale. Mais envers l’employeur. Un homme qui lui faisait sans doute encore assez peur, pour qu’elle mette à pleurer. Je ne pouvais pas croire qu’elle jouait la comédie toutefois. Pas elle … Mais dans le fond, la connaissais-je vraiment ?
Je soupirai et tentai de passer à autre chose, gardant en tête le fait que nous allions devoir passer plusieurs heures ensemble, encore. Si elle n’avait pas tenu plus à moi qu’à lui, ne l’aurait-il pas accompagné plutôt que moi ? A moins qu’il n’ait un emploi du temps trop chargé, trop occupé à trouver de nouvelles putes à fournir en drogues. Qui était ce rival que je rêvais d’étrangler ? Je l’ignorais. C’était d’un pathétique … Et comme si ce n’était pas assez, le sujet de conversation en rajouta encore une couche. Parler sexe, quelle bonne idée … Ainsi, j’appris qu’elle n’était finalement pas si contre les positions de domination que ça puisqu’elle était prête à les accepter par amour. Amour … Il était encore question de ça. Après avoir entendu parler de cet homme pour qui elle avait oublié la loyauté qu’elle avait soit disant à mon encontre, je ne pouvais m’empêcher de me demander si, dans le fond, ce n’était pas lui l’heureux chanceux. L’aimait-elle assez pour me trahir ? L’aimait-elle au point d’accepter qu’il utilise la force contre elle, pour lui faire obéir, au point de supporter que lui ne l’aime peut-être pas comme elle le méritait ? L’aimait-elle au point d’en souffrir et de se rabattre sur moi ? Etre la roue de secours. Ne manquait plus que ça dans ma vie. Et l’entendre me raconter les choses auxquelles cet homme aurait droit, ne faisait que me détruire un peu plus. Elle me tuait, lentement mais surement. « Je le suis… Mais lui… C’est unique… Lui il aura droit à mon corps… Bon pas forcément de suite… Mais… Il y aura droit… Et il pourra me caresser oui, me toucher les fesses, les seins… Crois-moi, le premier qui me touchera les fesses s’il se reçoit pas une claque c’est que… Je veux plus que de l’amitié avec lui… » Je soupirai doucement, entrouvris les lèvres pour parler … Et les refermai presque aussitôt en préférant me taire. Je ne voulais pas m’aventurer sur ce terrain dangereux. Et surtout, surtout, j’en avais assez de douter autant de la femme que j’aimais. Comment en étais-je arrivé à remettre tout en doute pour une simple erreur de sa part ? Oui elle m’avait trahit. Oui, elle venait de me blesser de façon violente et cruelle. Oui je lui en voulais. Mais au point de douter du fait qu’elle aimait sincèrement passer du temps avec moi … ? Au point de douter de ses paroles et de son comportement ? Certes, l’instant d’après, elle profitait allégrement de mon compliment sur son corps. Mais je trouvais cela plus mignon et craquant qu’autre chose. Au point même, où je ne me fis pas prier pour la complimenter encore et encore sur son physique si sublime et parfait selon moi. Presque malgré moi, j’insistai encore et encore sur la perfection de ses jambes, me délectant alors des rougeurs traitresses de ses joues sous mes compliments. Elle les appréciait à leur juste valeur, consciente qu’ils étaient sincères. Ce n’était pas mon genre de complimenter. Alors, lorsque je le faisais, ça ne pouvait qu’être de façon on peut plus sincère. « Mes jambes te plaisent tant que ça ? Je veux dire… J’ai de si belles jambes ? Merci Heath… Je… J’en profite car c’est de toi… » Si elle avait de belles jambes ? Si elles me plaisaient ? C’était tout de même un sacré euphémisme pour dire à quel point je crevais devant la perfection sans faille et excitante de ses jambes … « Tes jambes sont parfaites. Et c’est encore pire quand tu portes des talons. » Lui répondis-je le plus sérieusement du monde. Nous parlâmes ensuite de l’éventualité dans laquelle nous coucherions ensemble. Elle m’apprit que je ne serai pas un client et cynique comme je l’étais, je lui fis remarquer que je demeurerai son boss, dans tous les cas, en effet. « Même pas… au lit tu ne seras pas le boss… tu seras Heath… point. » Je demeurai totalement interdit durant de longues secondes, sans trouver que répondre à cela. Je ne pouvais tout bonnement pas croire qu’elle puisse sincèrement m’affirmer ainsi, de but en blanc, que si nous venions à coucher ensemble, elle coucherait bel et bien avec moi Heath, l’homme et non pas le patron ou un quelconque client. C’était presque trop beau pour être vrai, pour le coup. Incapable de croire une chose pareille, je préférai ne rien dire et laisser le silence retomber dans l’habitacle de la voiture.
Une fois hors de la voiture, sur le parking de l’hôpital, sans que je n’arrive vraiment à comprendre ni comment ni pourquoi, la jeune femme m’autorisa à lui toucher plus ou moins les fesses, me laissant même les empoigner. Ce que je fis sans me faire prier en les empoignant avec fermeté, mon corps collé au sien, nous souffles entremêlés. Alors que j’allais repartir, elle m’autorisa à lui claquer doucement les fesses. Chose que je fis sans me faire prier, peu désireux de laisser passer une telle occasion d’agir, avec son consentement. « Hum… Tu seras vraiment le seul à avoir ce privilège… » Je pris sa main dans la mienne pour filer en direction de l’imposante bâtisse blanche et fronçai franchement les sourcils lorsque je repensais à ses paroles, un instant plus tôt, dans la voiture. Le jour où elle laisserait un homme lui frapper les fesses, cela signifierait qu’elle désirait plus que de l’amitié avec lui. Sourcils toujours froncés, je tournai un regard franchement ahurit vers elle, en l’observant un moment sans ciller, avant de détourner le regard l’air de rien. Entre temps, mon cœur avait eut le temps de s’enflammer comme jamais, au point de presque me faire un mal de chien. Après une brève étreinte dans l’ascenseur alors que nous montions à l’étage approprié, la jeune femme parvint sans trop de mal à me convaincre de nous revoir encore de la sorte, en dehors du boulot, rien que tous les deux. J’insistais sur le fait qu’elle ne devait pas trop en profiter, laissant tout de même les rapprochements physiques opérer. Après s’être enregistrée auprès de la secrétaire, Isobel me rejoignit dans la salle d’attente, où j’étais allé l’attendre. Là, elle me raconta plus ou moins sa vie et je l’écoutai sans jamais vraiment broncher et ne réagis véritablement que lorsqu’elle me traita de petit. Chose que je ne pouvais décemment pas supporter même en me forçant un peu. « Petit vieux… Bientôt la petite pilule bleue… » Je plissai le nez en hésitant avant de parler, chose assez rare chez moi. Mais je ne voulais pas faire de bourde en lui avouant clairement que j’en aurai bien besoin, justement à cause d’elle. Tout simplement parce que j’étais incapable de vraiment désirer une autre qu’elle et que coucher avec une femme qui n’était pas elle, relevait d’un véritable casse tête. J’en étais même parfaitement incapable, sans en arriver à penser à elle pour que mon corps se remette en état de marche. Pas de quoi être fier en tout cas, c’était certain. « J’espère bien que non. » Marmonnais-je faiblement en plissant le nez à cette perspective fort peu alléchante, il fallait bien le reconnaître. Moqueur, je lui demandais ce qu’elle pouvait bien être pour sa part, si moi j’étais petit. Je la laissai me pincer faiblement le nez, sans songer à la repousser ou à régir, comme je l’aurai pourtant fait en temps normal. Mais il fallait bien reconnaître que nous n’étions justement pas en ‘temps normal’. Loin de là même. Nous étions en train de vivre des instants totalement hors du temps et je ne voulais surtout pas que cela s’arrête. « Une minimoys ! C’est beau ça… » Je fronçai les sourcils en l’observant avec intensité, sous l’effort que je faisais pour tenter de comprendre de quoi elle me parlait au juste. « Une minimoys ? Est-ce que tu me parles des trucs … très laids, dans ce film très laid, pour les gosses très laids ? » Lui demandai-je contre toute attente, franchement dubitatif pour le coup. Isobel regardait-elle véritablement ce genre de trucs niais à souhait avec une histoire plus que débile et abrutissante. J’espérais pour elle que non, tout de même.
Nous changeâmes encore une fois de sujet, passant à l’argent. L’argent … Un sujet hautement intéressant pour moi, que j’aimais même plus que tout, ou presque. Sans hésiter, tant je lui faisais étrangement confiance, et ce malgré sa trahison que je ne pourrais pas lui pardonner d sitôt, je lui appris que j’avais un coffre fort chez moi, pour ne pas avoir à mettre toute ma fortune en banque et ainsi être moins taxé par ce putain d’état qui nous gouvernait. « Malin… Puis de toute façon, je doute que l’état sache pour les extras… Genre l’argent qu’on te rapporte tous les soirs déjà ça, ça doit filer dans ton petit coffre-fort… Puis je suis sûre que tu arrives à passer pas mal d’argent du club aussi… » Je souris en coin devant ses paroles, songeant qu’elle avait parfaitement raison. A vrai dire, c’était même un euphémisme. L’argent qui restait dans les caisses du club, étaient pour maintenir celui-ci à flot et lui garder son statut de club chic et quasiment de luxe. L’argent partait aussi pour les salaires et je laissais juste de quoi montrer que mon affaire était rentable. Mon salaire officiel, n’était pas ahurissant. Mais officieusement, j’étais sacrément fortuné. Beaucoup, beaucoup, plus que ne le pensait l’état. « Je touche à peu près vingt fois plus que ce que je suis censé toucher officiellement, selon le salaire que je me fixe tous les mois. » Lui appris-je l’air de rien, en la regardant en coin pour guetter ses réactions. Comme à l’accoutumé à la vérité. Nous passâmes longuement d’un sujet à un autre et je découvris ainsi combien nous étions capables de soutenir une conversation intéressante pour l’un comme pour l’autre. Je me surprenais même moi-même à être capable de parler avec autant d’entrain. Enfin, entrain, était tout de même un bien grand mot. Tout allait pour le mieux, jusqu’au moment où elle nous compara à un couple. Totalement choqué et surpris, je lui demandai si elle nous voyait vraiment de la sorte. A voir ses rougissements, je compris sans mal qu’elle le pensait sincèrement mais que ça lui avait simplement échappé. J’étais clairement sur le cul pour le coup. « Bah écoute… Un couple sans cul. Disputes, taquinerie, sortie…Ouais. » Je ne pu m’empêcher de sourire faiblement en coin en la détaillant longuement, avec grande attention. « Un couple sans cul, disputes, taquineries et sorties, c’est pas un couple Isobel. » Lui fis-je simplement remarquer en plissant faiblement le nez devant ce fait imparable. Nous étions loin d’être un couple et ne le serions malheureusement jamais. Même si ce n’était clairement pas l’envie qui manquait. Il fut ensuite question de générosité. Un mot si laid en soit, qui me filait presque des boutons tant je le détestais au plus haut point. Je fis remarquer à Isobel que chaque personne était à la place qu’elle était censée occuper. Les SDF n’étaient pas dans la rue sans raison, selon moi. C’était dans l’ordre des choses ! En constatant qu’elle ne répondait pas, je n’eus pas le moindre doute quant au fait qu’elle n’était nullement d’accord avec moi. Et tout comme elle, je n’insistai pas sur ce sujet, préférant de parler de nos vêtements du jour. Je lui fis tout naturellement remarquer que sa tenue pourrait aisément la faire passer pour une jeune adolescente innocente comme tout. « Juste l’air… Juste l’air ! » Je plissai légèrement le nez à son regard clairement dégoûté devant mes paroles et fini par soupirer doucement en levant les yeux au ciel. « En effet, juste l’air. Quand t’ouvres la bouche, cette impression s’estompe totalement. » Marmonnais-je faiblement en plissant une nouvelle fois le nez en lui lançant un vague regard narquois, en coin. Il fut ensuite question du fait qu’elle avait véritablement un caractère de merde et que, de toute évidence, il ne fallait pas l’ennuyer de trop, pour éviter de se faire tabasser à coups de barre de fer. « Ouais… Mais bon, t’as pas de souci à te faire, je ne m’énerverais plus contre toi… » Je demeurai un instant interdit avant de comprendre la raison pour laquelle elle se sentait obligée de me préciser cela. Lorsque je me souvins, dans un bref flash, du poing que je lui avais flanqué en plein visage, je plissai le nez et soupirai doucement. « Ce coup aura porté ses fruits … » Marmonnais-je doucement, sans vouloir insister sur ce point. Tout comme elle apparemment.
De discussion en discussion, nous en arrivâmes à mentionner le fait qu’elle aurait préféré cesser la prostitution, pour faire ce qui lui plaisait véritablement. Je plissai le nez à l’idée de la perdre en tant que pute mais ne pu m’empêcher de vouloir pour elle, que cela arrive. Je lui demandai alors s’il s’agissait d’une question de financement, persuadé que c’était bien cela le problème. « Je pourrais si je n’avais pas de dette. Or j’en ai une assez élevée, donc je me prive pour en finir le plus tôt possible. Le jour où je l’ai payé entièrement… Je me tire de Chicago. Ville de merde. » Je soupirai faiblement en détournant le regard, peu désireux de la laisser voir combien l’idée de la voir quitter Chicago, ne me plaisait décidément pas. La voir partir me foutrait même un sacré coup, cela me semblait d’une évidence imparable. « Chicago c’est pas si mal … » Marmonnai-je faiblement en songeant que c’était là que, pour ma part, j’avais fais ma vie. Certes, pas une vie avec femme et enfants, comme l’on pouvait s’y attendre. Mais bien une vie avec mon club, ma fortune, mes filles et j’en passe. Ni plus, ni moins. Et c’était amplement suffisant pour moi. Lorsqu’elle comprit que je lui faisais clairement entendre qu’il fallait qu’elle cesse de se prostituer, elle se braqua quelque peu, de toute évidence clairement surprise de m’entendre dire une chose pareille. Chose que je ne pouvais que comprendre bien entendu. Incapable de me croire, elle me fit remarquer que je changerai d’avis rapidement. Narquois, je lui conseillai de me reposer la question le lendemain même. « Non. Ce qui se passe ici, reste ici… Ne gâchons pas tout hum… Ce serait dommage... » Bien que l’envie de la voir cesser la prostitution était grandissante en moi, je n’insistai pas là-dessus. Je préférais la laisser agir à sa guise … Encore une fois, nous parlâmes amour. Sujet surprenant selon moi, venant de nous. Quoi qu’il en soit, je lui appris que si je venais à trouver la femme de ma vie, il fallait encore que je trouve le courage de le lui dire. Autant dire qu’il ne fallait pas trop rêver non plus. « Je ne te savais pas timide… Je trouve ça mignon chez toi. Mais je te comprends, je suis tout aussi timide question sentiment… » Je plissai le nez en songeant, pendant quelques secondes, que nier ne me ferait pas de mal. Mais je n’allais pas lui mentir sur un sujet aussi futile que celui ci. Elle avait parfaitement raison. Question sentiments, ce n’était pas mon fort. Dans le cas contraire, j’aurai déjà trouvé l’occasion de lui avouer mes sentiments. « Moi timide ? Laisse moi rire ! » Marmonnai-je d’une voix plus cynique qu’autre chose sans même la regarder. Arriva le moment où nous nous embrassâmes avec insistance, bien que sans la langue. Elle me fit remarquer que mon gémissement avait manqué et que la prochaine fois, je ne devrai pas me retenir. Surpris, j’insistai sur le fait qu’elle venait de me dire la prochaine fois, comme si nous allions nous embrasser à nouveau, par la suite. Pour toute réponse, elle me mordit fortement la lèvre et je la laissai faire en souriant faiblement en coin sans mot dire et sans même gémir. A l’instant même où le docteur débarquait, pour appeler Isobel, par son vrai prénom. Anastazie … Durant le temps que dura l’entretien, Isobel et moi-même nous retrouvâmes seul et elle en profita pour décrire son monde. Je lui demandai donc, tout naturellement, quel était le mien. J’étais curieux de voir ce qu’elle pensait de celui-ci et si elle se tromperait ou non. « Ton monde à toi ? Un monde sombre, obscur, je dirais un monde de terreur, ou tu lutes pour être en haut de l’échelle même si tu y es déjà… Ton monde à toi, un monde à la Heath où… La joie, le bonheur, le soleil, n’en font pas parti. J’exagère peut-être, mais je te vois dans ce monde-là. » Je soupirai doucement en l’observant en silence durant un long moment. « Tu as oublier de retirer les sentiments et d’ajouter l’argent, le luxe, le sexe. » Soufflais-je doucement, le regard quelque peu blasé, avant de me détourner pour voir revenir le médecin. Après un rendez-vous plus court que ce que j’avais craint, nous quittâmes le bureau du médecin qui venait de nous affirmer que la jeune femme n’était en rien malade. Ravie, elle me sauta au cou et je lui fis remarquer qu’une fois de plus, j’avais eus raison. Je profitai de la situation pour déposer un lent baiser dans son cou et elle, de son côté, me griffa longuement la peau. Sans doute parce que je venais ouvertement de la taquiner en lui faisant remarquer qu’elle venait de perdre l’occasion de passer une après-midi avec moi, hors boulot.
« C’est frustrant pour ma fierté jeune homme… Tu devrais savoir puisque toi aussi tu as une fierté hors du commun… Ouais quel dommage… » Je plissai le nez et les lèvres, pour me retenir de rire franchement, malgré une envie très présente en moi, tout de même. Cette fille était folle, complètement folle et je l’aimais de plus en plus. Elle me plaisait plus que de raison ! « En effet … Je n’aimerai vraiment pas être à ta place jeune fille. » Répondis-je simplement, d’une voix clairement moqueuse à souhait. Tout en la gardant dans mes bras, je ne tardais pas à m’engouffrer dans l’ascenseur pour redescendre au rez de chaussée. Je commençais tout juste à réaliser que cet instant de pure magie était sur le point de se terminer et cela ne me plu décidément pas. Raison pour laquelle je ne tardai pas à lui dire que nous devions profiter jusqu’au bout. L’instant d’après, je plaquai mes lèvres contre les siennes et ne broncha pas lorsqu’elle se figea. Je ne tardai pas à caresser ses lèvres de ma langue à plusieurs reprises, pour qu’elle les entrouvre et m’accueille plus intimement. J’enfouis faiblement ma langue dans sa bouche, la taquinai faiblement et la retirai bien rapidement. A aucun moment mon regard ne quitta le sien, ni mes paupières ne battirent. Je voulais profiter pleinement et bien voir que c’était elle que j’embrassais et pas une autre. A l’instant où je m’adonnais totalement à ce baiser en fermant les yeux, l’ascenseur cessa sa descente et ouvrit ses portes. Je filai lentement en direction de ma voiture, sans jamais relâcher mon étreinte autour d’elle. Je prenais absolument tout mon temps pour retarder l’inévitable : la séparation. Une fois que j’eus ouvert la portière côté passager, je reposai Isobel sur le sol, avec lenteur. Je croisai son regard et demeurai incapable de bouger, durant de longues secondes, comme si je pouvais lire dans ses yeux, ses pensées, ses hésitations et ses craintes. « Vaudrait mieux pas que je sois plus ronde… Je perdrais beaucoup, je pense… » Je levai les yeux au ciel avant de lui adresser un regard moqueur. C’était presque désolant de voir qu’elle respirait prostitution, vivait prostitution, mangeait prostitution et rêvait sans doute même, prostitution. « Certains hommes aiment ça ! Et je suis sûr que quelques petites en kilos, t’iraient à merveille ! » Lui dis-je d’un voix presque agacé alors qu’elle se détournait pour monter dans la voiture. J’allais en faire de même, lorsque sa voix m’arrêta. « Attends ! »Surpris, j’eus tout juste le temps de tourner le visage vers elle, qu’elle avait attrapé ma veste et s’était littéralement jetée sur moi, pour m’embrasser franchement, comme jamais elle ne m’avait embrassé. Elle bougea lentement puis plus franchement ses lèvres contre les miennes et je finis par entrouvrir la bouche pour y accueillir sa langue impatiente. Au contact de celle-ci, je ne pu retenir un faible mais franc gémissement d’envie. Nos langues se rencontrèrent à plusieurs reprises, avec fougue et impatience, jusqu’à ce qu’elle se recule avec soudaineté, comme moi dans l’ascenseur, un instant plus tôt. Je la laissai monter en voiture, avant de filer derrière le volant, totalement sonné par ce baiser qui m’avait littéralement achevé. Je mis rapidement le contact et quittai le parking sans ouvrir la bouche. Non pas sous l’effet de l’énervement mais bien sous le plaisir et la frustration toujours présents en moi, suite à ce baiser … « Tu me ramènes au club ? Je ne sais pas quelle heure il est, enfin… Si ça tient toujours pour la salle pour que je me repose… J’irai surement m’acheter une orgie de bouffe… Et me calerai bien dans un lit pour mater la télé… » Je tournai un vague regard vers elle, déçu de ne pas la voir insister sur l’invitation qu’elle m’avait proposé un moment plus tôt, pour que je vienne passer du temps avec elle dans cette chambre. D’un autre côté ce n’était pas plus mal car je ne doutais pas du dénouement qu’aurait eut la soirée, après ce que nous avions vécut durant cette après-midi. Autant les rapprochements physiques avec ces baisers échangés, que les rapprochements sur tous les autres plans aussi. « Ta voiture est au club non ? Donc oui, je te ramène là bas. Et ça tiens toujours pour la chambre. J’appellerai les vigiles en début de soirée pour les prévenir de ton arrivée et m’assurer qu’ils te laissent la clé et que tu sois seule à l’avoir pour la soirée. » Soufflais-je doucement, sans dire un mot de plus, pour laisser le silence s’installer quelque peu, dans la voiture. Je songeai qu’il n’y avait rien à ajouter et qu’il ne fallait surtout pas gâcher cette après-midi parfaite, avec un mot ou un geste de travers. Lorsque nous arrivâmes devant le club, je n’arrêtai pas le moteur. J’attendis un bref instant avant de me pencher pour détacher la ceinture d’Isobel puis un peu plus pour ouvrir sa portière avant de me redresser et demeurer de longues secondes à l’observer. Je finis par déposer un lent baiser du bout des lèvres sur les siennes. « Profite de ta soirée sans sexe … » Soufflai-je doucement contre ses lèvres, avant de me redresser pour la regarder quitter ma voiture. J’attendis de longues minutes, qu’elle ait rejoint sa voiture, avant de filer rapidement, moi-même.
I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.