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 Les apparences sont parfois trompeuses... H&I

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ϟ PROVEHITO IN ALTUM


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ϟ PROVEHITO IN ALTUM

MessageSujet: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Dim 1 Mai 2011 - 1:17


When the love is there...




« T'as cessé de faire le trottoir ? » Cette voix, douce et masculine, jeune soit dis en passant pas celle de Heath, Heath que je n’avais pas vu depuis une semaine… Une très longue semaine… Tellement longue que je n’en pouvais plus… à croire que j’étais foutrement amoureuse de lui. En fait c’était le cas. J’étais foutu, totalement foutue, comment aimer son mac ? Alors qu’on est simplement une putain de pute… Rien d’autre et en plus ce con ne m’aimait pas, la preuve il m’avait totalement défoncé le visage avec son unique coup de poing… Il m’avait foutu un bleu pas permis qui n’était toujours pas parti… Il était a présent jaune et verdâtre, une couleur pas très belle et au milieu la coupure commençait lentement a cicatriser… Je n’avais pas eu besoin de points de suture, encore heureux… Mon pauvre visage… Heureusement que les clients s’en fichaient… J’avais tout de même prit trois jours de repos… Trois jours sans écarter les jambes, trois jours sans faire l’amour, trois jours de paradis restant enfermé chez moi. Il ne m’avait envoyé aucun message, rien, ça prouve a quel point il s’en foutait de moi. Il m’avait surement remplacé… Sale con. « Non je n’ai pas cessé… Mais j’ai besoin d’argent, et je sais que tu peux m’en fournir sans contre parti… Cependant vu la somme que je vais te demander, j’accepte pour cette fois… de t’offrir mon corps, si la somme est vraiment trop importante… » soufflai-je en le regardant droit dans les yeux. Nous étions dans sa voiture, j’évitais au maximum le motel, je reprenais donc mes vieilles habitudes. Voiture, coin de rue, ou encore j’allais chez le client, je me débrouillais pour satisfaire le client, même si pour cela je devais avoir mal dans des positions inconfortables… Les voitures, c’était bien certes mais je n’étais pas si petite que cela tout de même…. Mon un mètre soixante dix me gêner dans ces moments là… Plongeant mon regard verdâtre dans le sien bleuté, pas celui de Heath malheureusement, je souriais faiblement en le regardant longuement.

« Tu demandes combien Isobel ? » C’était surement le seul client qui me nommé par mon prénom face à moi. En général j’avais droit a poupée, chérie et des trucs bien trop cochon pour que je puisse le retenir tant cela m’écœuré. Mais Sasha lui était différent, c’était un client on ne peut plus… hors du commun. Il venait me voir depuis deux ans… Et en deux ans nous n’avions jamais couchés ensemble… Car monsieur voulait simplement parler… Oui parler de sa vie et ainsi de suite et il voulait que je lui parle de la mienne sauf que je ne lui disais jamais rien… Non jamais… J’avais vite compris qu’il s’agissait d’un flic… Mais si je pouvais le voler… En deux ans je n’étais jamais venu le voir alors qu’il m’avait toujours dit que si j’avais besoin d’argent ou un quelconque souci je pouvais l’appeler… Passant ma langue sur mes lèvres, je soupirais longuement. Il me fallait trois jours de salaire… soit près de quarante mille voir cinquante mille… Je comptais bien prendre un peu plus… Pourquoi ? Tout simplement pour lui faire plaisir, car j’étais tellement conne qu’avec lui ma fierté j’arrivais à la mettre de côté… Pathétique je l’avoue… J’en avais honte moi-même… Une femme c’est bien faible, j’étais inférieur à lui, il serait ravi de me voir arriver dans son putain bureau au final… Sale con ! « Cinquante milles dollars Sasha… » Le voyant écarquiller les yeux, il toussa doucement en riant nerveusement. Haussant un sourcil, je détournai le regard, il fallait bien que je m’y attende, ce n’était pas une somme minime, elle était sacrément importante… On ne pouvait pas négliger autant d’argent, même s’il les avait largement… Il venait quand même claquer Deux milles dollars par semaines pour me parler sans me baiser… C’est que dans un sens monsieur était plein aux as… « T’as des emmerdes ? Ton mac te fait chier ? » Riant franchement à sa phrase je levais les yeux au ciel. Mon mac… Non aucun…. Enfin, il avait juste levé la main sur moi, il m’avait juste foutu son poing dans ma gueule mais a part ça tout va bien… Et je suis tellement conne et amoureuse que je vais retourner bosser avec lui car il me manque et qu’il est le premier à me faire pleurer de la sorte…

« Je n’ai pas de mac, combien de fois va falloir que je te le dise… Je comprends que cette somme soit colossale… Je peux coucher avec toi… sans augmenter la somme Sasha… » J’étais on ne peut plus sérieuse, dans un sens il me payait donc bon c’était toujours un client et je lui demandais quand même cinquante au lieu de quarante… J’étais une bonne commercial, je l’arnaquais jusqu’au bout… Passant ma langue sur mes lèvres, je l’entendis soupirer longuement en se frottant le visage. « En liquide je suppose ? » « Toujours mon chéri… » et voilà le processus était enclenché, chéri… J’allais coucher avec lui. En deux ans je ne l’avais presque jamais vu nu, juste torse nu… souriant en coin, je me glissais alors sur lui, déposant mes lèvres sur les siennes, ma langue glissant dans sa bouche je l’embrassais franchement en faufilant ma main entre nos corps commençant à défaire sa ceinture d’un air innocent. Me repoussant doucement mais tout de même franchement, je me figeais franchement, ayant l’impression de revivre le moment ou Heath m’avait fait pareil. Bordel… Mais ils avaient quoi tous à me repousser ? J’étais bonne merde ! Bandante, mouillante et j’en passe ! « Désolée Isobel, mais tu ne m’excites pas… Je n’ai pas envie de coucher avec toi… » wow… Merde, c’était… Direct… Trop direct… souriant a moitié, je le poussais franchement pour l’allonger tirant sur sa ceinture. « Tu paris ? Ferme là ! Tais-toi ! Je vais te faire bander moi ! Je ne suis pas la débutante de service ! » Pourquoi je faisais cela ? Car j’étais énervée et vexé… J’aurais surement dû faire pareil avec Heath, sauf que lui au moins il avait sacrément bandé… Tirant sur son pantalon je fis de même sur son boxer. En effet, il ne bandait pas… Attrapant une capote dans mon sac je la posais a coté de moi commençant alors a le masturber franchement en faisant lentement tomber de la salive dessus rendant le mouvement plus que glissant. Qu’est ce que je disais ? Ah oui que j’étais bandante ! Ouvrant la capote, je la bloquais entre mes dents, la lui mettant alors avec la bouche. Comment ne pas bander sous mon corps ? Je me le demande bien… Frustrée et vexé, je lui fis alors une fellation comme jamais on avait du lui en faire. A tel point qu’en moins de cinq minutes, il finit par remplir la capote avec pas mal de semence… La lui retirant, je fis rapidement un nœud en souriant en coin.

« Tu disais ? » « Que tu étais bandante… » Souriant en coin, je lui tapotais la cuisse en m’essuyant lentement la bouche celle-ci ayant le gout de la pêche. Croisant les jambes je le laissais monter devant en mettant le contact. Je n’avais pas besoin de poser de question, je savais déjà ou nous allions. Chez lui. Son coffre fort. Le laissant conduire, je fermais lentement les yeux m’endormant presque. Il était quoi ? Une heure du matin ? Fouillant mon sac à main je pris mon téléphone en voyant l’heure. Je me sous estimais… Il était déjà quatre heures… Le temps du trajet, il fut silencieux, tout comme moi d’ailleurs… Le laissant filer chez lui j’attendis un très long moment dans la voiture, avec la musique en route, fumant tranquillement une clope il revint au bout de vingt bonnes minutes avec un sac. Me le donnant je l’ouvrais pour compter moi-même l’argent. Il y avait bien la somme dû. Cinquante mille dollars. Souriant en coin, il remonta en voiture pour me déposer la ou nous nous étions vu, c'est-à-dire en centre ville. Claquant la porte, je parti a pieds vers le parking ou j’avais mi ma voiture. Fumant toujours une clope, je jetais le sac dans mon coffre avec le reste de l’argent et monta coter conducteur. Mettant le contact sans m’attacher, je filais rapidement vers le lieu interdit, la ou je n’étais pas allée depuis une semaine. Bizarrement, je pris mon temps, alors que dans mon fort intérieur je ne voulais qu’une chose, le voir, sentir son parfum, entendre sa voix, voir ses yeux… Etre tout simplement avec lui, j’étais foutrement foutu, putain d’amour de merde, putain de Heath ! Va au diable… Non, reste avec moi… ah et puis merde c’est quoi que se sentiment… soupirant longuement, je me garais derrière en restant longuement dans ma voiture, la sienne était là…. Comment allait-il réagir ? Je me le demande bien… sortant de la voiture je pris mon sac et l’ouvris, je transférai rapidement l’argent de Sasha dans mon sac et le ferma. Il était énorme… il y avait la dedans sept jours de boulot… Autant dire une putain de somme… cent dix milles dollars. J’avais profité de cette semaine pour m’ouvrir a d’autre client… Et bien plus riche que certains… une chance ? Surement puisque j’avais fait le tapin dans d’autre rue ….

Du coup ma clientèle était devenue des plus importantes… Il ne pourrait en être que comptant… Entrant dans le club, les clients commençaient a partir, les serveurs rangeant quelques peu et nettoyant les tables. Rapidement je filais au bar souriant au barman que je connaissais que trop bien depuis un an. Il ne savait pas qui j’étais réellement, c'est-à-dire une pute, mais je me doutais qu’il se doutait… Il ne fallait pas être con quand même… Voir des tonnes de filles défiler dans le club et aller voir le boss…. C’était un temps soit peu douteux… Enfin, pour moi ça le serait… « Hey, on t’a pas vu cette semaine ! Toi qui vient en général tout le temps, tu veux quoi ma mignonne ? » Souriant en coin en plongeant mon regard dans le sien, j’enfilais ma capuche sur ma tête me mettant dos a la vitre teinté, de façon a ce que Heath ne se doute pas que je sois là. « Un coca avec une rondelle de citron dedans s’il te plait. Ouais, petite semaine tranquille… Vacances… Tu devrais en prendre. » dis-je en le regardant me préparer le coca, tandis que le second Barman vint derrière le comptoir me faisant un grand sourire. Répondant au sien l’air de rien je le regardais laver un verre. « Une semaine de vacances ? Et bien Isobel… Elle fut courte non ? » Me mordant la lèvre je pris alors le verre de coca buvant lentement un gorgée. Pourquoi il disait cela ? Tout simplement parce que ce petit con était un client a moi. Est-ce que Heath le savait ? J’en doutais fort… En même temps ces employés faisaient ce qu’ils voulaient… Il était tombé sur moi sans se douter que j’étais une pute… Et bizarrement alors que j’avais cru qu’il ne voudrait pas de moi car il me connaissait via le Club, et ben non il m’avait choisi exprès. Il était mon client depuis moins de deux mois… Un tout jeune comme j’aimais dire… « Ouais très courte… » Tellement courte que je l’avais vu dans sa voiture le temps d’une petite heure… Sirotant tranquillement mon coca, parlant de la soirée avec les deux barmen, je tendis le verre vide une fois fini. Fouillant dans ma poche pour donner l’argent je le vis me tendre la main négativement.

« C’est la maison qui offre. » « Dis plutôt que c’est toi ! Si Heath le sait… T’es mort mon mignon… » Me levant je filais rapidement alors vers les escaliers, enlevant ma capuche, je passais ma langue sur mes lèvres, mon estomac fortement serré, je frappais énergiquement a la porte pour la première fois depuis… des semaines…. Entendant qu’il me dise d’entrer, j’appuyais sur la poignée, poussant alors lentement la porte. Me stoppant. Merde… Mon bleu… Prenant rapidement mes lunettes de soleil, je les mis sur mon visage tirant alors sur mes cheveux fraichement coupé les mettant bien en avant pour cacher mes oreilles et mes joues. Entrant alors l’air de rien, je ne le regardais pas fermant lentement la porte. « Monsieur, McKingsGreen… » soufflai-je doucement en m’avançant vers lui. Relevant le regard vers lui je le regardais longuement ignorant sa stupeur de me voir ici. Il devait surement se demander ce que je foutais ici… j’avais légèrement coupé mes cheveux ils étaient un peu plus court et un peu plus bouclé… J’avais fait une couleur, qui virait un peu plus vers le brun au reflet rouge, j’avais juste refait ma couleur de d’habitude en fait… Posant le sac sur son bureau, je tirais mes cheveux en arrière par réflexe en m’insultant mentalement de l’avoir fait. Toussotant lentement j’ouvrais le sac pour le pousser doucement vers lui l’air de rien. « Je vous apporte l’argent de la semaine… soit cent dix milles dollars… Je vous laisse compter, se fut une bonne semaine. » Tu parles… Cinquante mille dollars la pipe il y avait de quoi… un pipe en or incrusté de diamant… Me mordant la lèvre je reculais d’un pas baissant la tête ne le regardant pas alors que l’envie ne me manquait pas… surtout que je voulais lui demander quelque chose de précis… Je voulais qu’il m’accompagne a quatorze heures à l’hôpital pour mon rendez vous… J’avais terriblement besoin de quelqu’un et bizarrement seul lui pourrait m’apaiser… J’étais tarée ? Oui… Amoureuse ? Foutrement oui… Sale con.


Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ?


L'homme de ma vie...:
 


Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !:
 
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.Au matin, je réalisais mes rêves


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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.
Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Mar 3 Mai 2011 - 3:10

« Isobel & Heath »






Tic … Tac … Tic … Tac … Le regard fixe et visiblement totalement perdu, l’esprit ailleurs, je regardais sans la voir, le petit réveil posé sur le coin de mon bureau. Tic … Tac … Tic … Tac … Sur le verre du réveil, une longue fissure. Il s’était brisé lorsque, une semaine plus tôt, Isobel l’avait flanqué par terre avec une grande partie de ce qu’il se trouvait alors sur mon bureau. Tic … Tac … Tic … Tac … Une semaine c’était long, très long même. Où était-elle ? Que faisait-elle ? Continuait-elle à vendre son corps ? Si oui avait-elle osé trouver un autre mac ou était-elle à nouveau indépendante ? Tic … Tac … Tic … Tac … Une semaine c’est cent soixante huit heures. Venais-je de passer tout ce temps à regarder l’heure tourner et à me poser mille questions au sujet d’Isobel ? Non … Bien sûr que non. Ma vie ne s’était pas arrêtée à la minute où elle avait quitté mon bureau. Mais qu’avais-je fais pendant ces sept jours ? Je n’en n’avais pas la moindre idée ! J’avais tout de même eus deux jours de congé … Et pourtant je ne me souvenais même pas de ce que j’avais fais pendant tout ce temps. Dormir, manger, travailler … Et faire le ménage bien entendu ! J’avais beau avoir une bonne pour faire à peu près toutes les tâches d’intérieure, cela ne m’empêchais pas de mettre la main à la pâte. Surtout pour le ménage, moi qui étais extrêmement maniaque. Je n’étais absolument jamais satisfait même si je ne lui en faisais pas part. Généralement, j’attendais son départ de chez moi pour repasser derrière elle, que ce soit pour nettoyer le sol ou faire la poussière sur les meubles. C’était ainsi … J’avais besoin que tout soit parfaitement parfait, jusque dans les moindres petits recoins. Tic … Tac … Tic … Tac … Le temps ne m’avais jamais parut aussi long. Etait-ce normal, cette impression de le voir s’étirer longuement ? Pourquoi les heures me paraissaient-elles durer une journée entière ? Ce n’était pas sept jours que je venais de passer sans la moindre nouvelle d’Isobel. Mais bien cent soixante huit. J’étais complètement idiot de réagir de la sorte à son absence et j’en étais pleinement conscient. Oui j’étais un abruti fini ! On dit que c’est lorsque l’on perd une personne que l’on réalise combien elle comptait pour nous. Isobel n’était pas morte et j’étais conscient depuis un petit moment déjà, des sentiments que j’avais à son égard. Mais c’était bel et bien depuis son départ, depuis que je ne la voyais plus tous les jours ou tous les deux jours, que je réalisais combien elle me manquait et la place des plus importantes qu’elle avait prit dans ma vie, sans même s’en rendre compte. Se rendait-elle compte de cette place qu’elle occupait ? Devinait-elle combien elle me manquait ? Non … C’était tout simplement impossible, elle ne pouvait pas s’en rendre compte puisque j’étais parvenu à lui cacher mes sentiments, pendant un an. Autant dire qu’elle était même à mille lieux de pouvoir deviner ce que je ressentais réellement pour elle. Comme tout le monde, elle devait penser que je la détestais. Quoi de plus normal ? Rien … C’était logique. D’une logique imparable même !

Un long soupir se fit entendre dans la pièce. Le mien bien entendu ! J’étais seul dans mon bureau depuis un petit moment déjà. La dernière personne à m’avoir ‘tenu compagnie’ était l’une de mes putes, qui n’avait fait que passer, trois heures plus tôt. A présent, c’était le calme absolu et le club se vidait petit à petit de tous les clients et les employés commençaient leur rangement quotidien. Me levant de mon profond siège de cuir, je me dirigeais vers le bar pour me servir un verre de whisky pur, me posant contre mon bureau d’acajou brun pour le boire avec lenteur, le regard perdu dans le vide. Depuis une semaine, inlassablement, c’était toujours les mêmes images qui me revenaient à l’esprit. Ma main maintenant fermement les cheveux d’Isobel, la sienne qui heurte mon ventre pour me frapper dans l’espoir de me faire reculer. Le fait que je la relâche pour flanquer mon poing sur son visage. La voir tomber sur le sol, presque au ralenti tant la situation était … Franchement horrible. Je l’avais frappé … J’avais frappé la seule femme dont je pouvais tomber amoureux. La femme que j’aimais depuis un an et qui, j’en étais persuadé, était la femme de ma vie. Oui, je l’avais frappé et c’était … Horrible, atroce. Comment avais-je pu faire une chose pareille ? Tout ça parce qu’elle me poussait à bout depuis trop longtemps. Tout ça parce que j’étais trop con et trop faible pour résister à une réaction aussi virulente de mon corps. La rage sommeillait en moi et je ne pouvais rien contre cela. Ca faisait bien bien longtemps que je ne luttais plus contre quoi que ce soit. Bien longtemps que je laissais mes instincts prendre le dessus dans n’importe quelle situation. Ce n’était pas pour rien que j’avais la réputation d’être quelqu’un de très impulsif qui frappait lorsque l’on s’y attendait le moins. Il suffisait d’une insulte qui ne passait pas, pour que mon poing décolle illico presto sans attendre ne serait-ce qu’un millième de seconde. Les gens savaient à présent, qu’il ne fallait pas plaisanter avec moi car l’humour je ne connaissais pas et qu’en plus de cela, j’avais une fierté franchement trop développée. Il suffisait d’un rien pour que je m’emporte et devienne réellement méchant. Mes paroles froides et sèches ne représentaient rien à comparer de ce que ça donnait lorsque l’emportement prenait le dessus. Je n’étais pas un agneau tout doux et tout gentil. Loin de là même ! J’étais cruel, j’étais sauvage, j’étais froid, calculateur, manipulateur et j’arrivais toujours à mes fins. Certains diraient ‘on m’aime comme ça’. Moi je préférais dire que c’était pour cela que l’on me haïssait autant et que ça me plaisait démesurément. Oui, j’aimais cette réputation que je m’étais forgée. Je n’étais pas un homme de confiance, il fallait plutôt se méfier de moi. Mais c’était voulu. Tout, absolument tout, chez moi, était calculé de fond en comble.

J’aimais terriblement que l’on puisse me détester pour cet homme que j’étais, de façon volontaire. Cela prouvait que j’étais doué pour cela puisque c’était l’effet désiré et que ça fonctionnait à merveille. Oui j’étais doué et parfait en tout point. Sauf … Ma violence qui m’avais poussé à frapper la seule femme que j’aimais et aimerais toujours. J’avais toujours mis un point d’honneur à ne jamais lever la main sur une femme, le sexe faible. Et pourtant je l’avais fais. Oui … Et sur Elle en plus. J’avais honte de ce geste, terriblement. Et c’était bien la seule chose en vingt sept ans de vie, que je regrettais. J’étais fier de ce que j’étais, fier de ma vie, fier de mes choix. Mais à présent je culpabilisais terriblement pour ce geste que je n’aurais absolument jamais du faire. Frapper Isobel. C’était bien la dernière chose à faire et pourtant je l’avais fais. J’allais donc passer ma vie à le regretter plus que tout. Le prie était le fait que j’avais encore beaucoup de temps devant moi. On dit que ce sont les meilleurs qui partent les premiers. Autant dire que je partirais le dernier. Foutue vie, jusqu’au bout ! A croire que je ne pouvais pas crever le plus rapidement possible pour enfin être débarrassé. Pourtant je ne faisais vraiment rien pour rester envie. Ce n’était pas comme si je ne prenais jamais de risques ou quoi que ce soit de ce genre. Il y avait même des jours où j’avais tout d’un suicidaire tant je commettais des actes on ne peut plus irréfléchis. Traverser une route blindée de voiture sans regarder, marcher sur le bord des rails dans une gare sans me soucier de savoir si un train n’allait pas passer et me happer au passage, chercher des histoires à des hommes souvent plus costauds que moi. Bref … Il n’était pas difficile de voir que je ne tenais peut-être pas tant que cela à la vie, malgré mes airs de ‘je suis parfait et tellement meilleur que tout le monde, en tout’. Evidemment … Je restais discret sur ce côté assez sombre de ma personnalité. Je ne tenais pas franchement à la vie et me foutais de mourir. Mais ça ne signifiait pas que je voulais terriblement mourir. Et encore moins que je voulais être tué. Je tenais à ma fierté jusque dans la tombe. Ne surtout pas donner le pouvoir et la force à qui que ce soit, d’être celui qui aurait mit fin aux jours de Heath McKingsGreen. Le riche, jeune, parfait et puissant Mr McKingsGreen, propriétaire et gérant d’un club et proxénète à ses heures perdues. Que demander de plus ? Il y avait sans doute bon nombre de personnes qui voulaient ma peau à l’heure qu’il était. Mais il était clair que je ne pouvais pas leur faire cette joie là, de mourir, alors que c’était tout ce qu’ils attendaient et désiraient. Mon verre vide, je le reposais sur le bar avant de me détourner de celui-ci pour regarder autour de moi. Soupirant doucement je rejoignais mon bureau pour sortir de mon tiroir, l’argent que j’avais reçu de toutes les putes qui étaient passées, durant la soirée. L’équivalent de deux soirées d’Isobel. Autant dire que son absence laissait une grande place vide. Même si … Pour la première fois de sa vie, je me foutais de l’argent la concernant. C’était simplement son absence qui me dérangeait. Et plus encore la raison pour laquelle elle était absente. Par ma faute … Parce que je l’avais frappé. Je m’étais rabaissé à cela … Me montrer violent envers une femme. Envers elle ! Lâchant un bref gémissement de dépit, je rangeais soigneusement les billets dans le tiroir avant de le fermer à nouveau à clés puis revenir près de mon bar.

Un second verre de whisky, un troisième … Et j’envoyais le verre directement dans un mur, le laissant exploser en mille morceaux et s’éparpiller sur le sol. Remontée de rage … Merde ça allait coller ! Dents serrées, je quittais mon bureau pour aller récupérer de quoi nettoyer les dégâts. A l’aide d’une pelle et d’une balayette, je ramassais le verre pour le flanquer dans la poubelle, passant ensuite la serpillère, l’eau parfumée pour éviter les odeurs d’alcool. Je ne tenais pas à ce que mon bureau sente le whisky non plus. Je ne voulais pas passer pour un alcoolique. Même si, certes, personne n’allait entrer dans mon bureau avant le lendemain. Je ne supporterais, de toute façon, pas une telle odeur. Et puis ça risquait de coller plus que de raison si je laissais cela de la sorte toute une journée. Ce fut donc sans attendre et sans broncher, que je nettoyais le sol, rangeant la totale aussi vite, dans les placards qui se trouvaient à côté des toilettes que seul moi utilisais. Une fois le tout en ordre, je retournais dans mon bureau, sentant l’odeur de la propreté irréprochable. L’on pouvait presque voir le sol et les meubles briller. Grande classe … Tranquillement et sans me presser, je jetais un bref coup d’œil par la vitre qui donnait sur le club, voyant tout le monde en train de ranger. Regardant l’heure sur ma montre, je décidais de faire de même. Doucement, j’éteignis mon ordinateur avant de prendre les feuilles sur le bureau, les tapotant sur celui-ci pour les mettre en tas parfait. Une fois cela fait, je mis encore un peu d’ordre sur mon bureau avant de regarder l’heure. Soupirant doucement, je fermai mon ordinateur et me laissais tomber sur mon siège. Encore quelques minutes, pour être le dernier à partir. Commençant à avoir chaud, en partis à cause de l’alcool sans aucun doute, je détachais doucement ma cravate bien trop serrée. Une fois défaite, je la laissais autour de mon cou, défaisant ensuite les trois premiers boutons de ma chemise d’une blancheur parfaite, dévoilant le haut de mon torse. Fermant les yeux, je posais ma tête sur le dossier de mon siège en cuir, posant ensuite mes avant bras sur les accoudoirs de celui-ci. Paupières closes, je tapotais doucement le cuir de mes doigts au même rythme que le réveil posé sur mon bureau. Tic … Tac … Tic … Tac … Le temps passait toujours aussi lentement. C’était moi où les secondes s’éternisaient ? J’allais me statufier là à ce rythme là. Que l’on me sorte de là et vite ! Tic … Tac … Tic … Tac … Grinçant les dents, je me laissais légèrement glisser dans le fond de mon siège, mes pieds posés parfaitement à plat sur le sol. Ma paire de Richelieu en cuir brillant et parfaitement ciré, ne détonant pas un seul instant dans un tel décor de richesse et de perfection. Tic … Tac … Tic … Tac … Le sommeil était à deux doigts de me gagner. Déjà, mes doigts cessaient de tapoter contre les accoudoirs de mon fauteuil, mes paupières closes étaient parfaitement immobiles et mon soufflé se faisait régulier. Tic … Tac … Tic … Tac … Entendant quelqu’un frapper fortement contre la porte de mon bureau, je me redressais en sursautant violemment, les roulettes de mon fauteuil me faisant reculer de plusieurs centimètres. Clignant à plusieurs reprises des paupières pour tenter de retrouver parfaitement mes esprits, je tournais un regard vers mon réveil. Merde, je m’étais réellement endormi. Passant rapidement mes mains dans mes cheveux, je me redressais l’air de rien dans mon siège en disant alors à la personne qui venait de frapper, d’entrer. Isobel ! Ca ne pouvait qu’être elle, à cette heure ci ! Grimaçant, je secouais doucement la tête en retombant brutalement sur terre. Non mais n’importe quoi moi ! Je me faisais du mal à avoir de tels espoirs insensés. Serrant les dents, je tournais la tête vers la porte, sans savoir du tout qui pouvait venir me voir à cette heure ci alors que j’étais sur le point de partir.

Voyant la porte s’ouvrir après une brève hésitation, je me statufiais pour de bon dans mon siège, restant le regard totalement vide mais fixe sur … Isobel. Isobel ? Putain je la voulais tellement et elle me manquait tant, que je l’imaginais ici et maintenant. C’était de pire en pire … C’était même très grave là ! Haussant les sourcils, je la regardais sans ciller alors qu’elle était tranquillement dans mon bureau. Elle avait changé … Enfin non … Une nouvelle coiffure et une paire de lunettes de soleil ce n’était pas ce que l’on pouvait appeler des changements. Mais … C’était étrange de la voir fuir mon regard, après avoir frappé à la porte avec autant de conviction. « Monsieur, McKingsGreen… » Mes lèvres qui étaient entrouvertes sous la violence du choc depuis son apparition inattendue dans mon bureau, se refermèrent presque aussi sec, mes dents claquants, mes mâchoires se serrant, mon visage redevenant dur. « Je vous apporte l’argent de la semaine… soit cent dix milles dollars… Je vous laisse compter, ce fut une bonne semaine. » Plus refroidi que jamais, mâchoires serrées, je baissais le regard sur le sac sans plus la regarder. Elle frappait à la porte, attendait que je lui dise d’entrer, m’appelait monsieur McKingsGreen et me vouvoyait. Elle n’était plus la même, n’était plus mon Isobel, la femme que j’aimais depuis un an. Et tout ça par ma faute. Tout ça parce que j’avais perdu le contrôler l’avait frappé comme le dernier des enfoirés. Sans répondre et sans la regarder, je me levais pour tirer le sac vers moi, sortant rapidement les billets du sac pour en faire le compte. Sans perdre de temps, je divisais la somme en deux, ne lui laissant que vingt pour cent pour la première fois depuis très, très, longtemps. Tout aussi rapidement, je remis sa part dans le sac, le repoussant vers elle avant de me rasseoir. Pourquoi perdre du temps inutilement ? Elle avait changé, n’était pas là pour discuter, me détestait plus que jamais … Et tout était parfait puisque c’était ainsi que ça aurait du se passer depuis le tout premier jour. Parfait ? Bordel non ! Si j’en avais été capable, j’aurais pleuré à l’instant présent. Toujours aussi froid et sans lui accorder le moindre regard, j’entrepris de ranger lentement et minutieusement, les billets dans mon tiroir. Je venais de gagner un max d’argent mais de perdre la femme de ma vie. Est-ce que ça valait le coup ? Oh putain que non ! « Tu peux y aller y'a la compte et je t’ai donné ta part. » Dis-je d’une voix froide et claquante sans lever le regard vers elle, serrant les dents.


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I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.


La meilleure chose qui me soit arrivé :::
 
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MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Mar 3 Mai 2011 - 18:02


When the love is there...



Son coup de poing était toujours présent en moi, il ne cesserait jamais d’être là à vrai dire… Oh ça non. Je le sentais sur moi, j’avais l’impression qu’il me frappait à nouveau, j’en rêvais même c’était pour dire… Oui, je rêvais qu’il m’empoignait a nouveau les cheveux pour me tenir la tête et me la tirer vers ce fichu lavabo… Puis d’un coup, la pression qui relâche ne me laissant pas le temps de prévoir alors qu’il me donnerait un violent coup de poing. Qui aurait pu le prévoir ? Je n’aurais jamais cru qu’il puisse un jour me frapper…. Est-ce qu’il avait déjà frappé d’autre pute ? Est-ce que j’étais la première ? Je me le demandais bien… Si j’étais la première, je réagirais assez mal… Si je ne l’étais pas… je réagirais tout aussi mal car je n’étais pas une simple pute, merde j’étais sa pute de luxe, la seule l’unique, celle qui grossissait son argent en masse… Est-ce qu’il m’avait remplacé ? Est-ce qu’il avait trouvé d’autre pute ? Je me le demande bien… Je ne voulais pas réellement savoir puisque de toute façon j’avais prévu de retourner le voir, après une semaine… La trêve fut courte, mais nous étions adulte… autant ne pas faire de gaminerie… Je voulais le revoir, je voulais le voir a tout prix… Croiser son regard d’un bleu intense, sentir son parfum, sa présence, je voulais juste le voir… Le voir était vital pour moi… Je n’avais rien de lui, aucune photo, rien quedal… autant dire que mon monde allait s’écrouler si je devais fonctionner avec de simple souvenir de lui… Il ne pouvait pas être qu’un simple souvenir, je voulais qu’il soit présent dans ma vie, je voulais qu’il soit plus que mon putain de mac bordel, je l’aimais ! Je l’aimais terriblement même si ce jour là, lorsqu’il m’a frappé… J’avais pleuré au lieu de dormir… Je me souvenais parfaitement lorsque j’étais arrivée chez moi rester dans la voiture un long, très long moment avant de pouvoir en sortir. J’avais carrément enlevé mes talons aiguilles les tenant d’une main, marchant en titubant comme une idiote, le maquillage qui avait coulé sous les pleures trop intenses… J’avais ouvert ma porte, l’avais claqué et je m’étais laissé effondrer sur le sol contre celle-ci me remettant alors comme une idiote à pleurer. Je ne saurais dire là aussi le nombre de minutes qui s’était déroulé… Mais beaucoup c’est tout ce que je savais… Je n’avais réagit qu’en me sentant m’endormir… J’avais presque rampé à même le sol pour monter dans ma chambre et me laisser tomber sur le lit m’emmitouflant dans la couette telle une petite momie. Et j’avais passé toute la journée sous celle-ci. Se fut une première… La première fois que je restais autant de temps dans mon lit.

Je n’avais même pas eu la force d’aller au boulot et j’avais carrément annulé mes rendez vous. Les reportant pour d’autres jours. Tout ça c’était de ça faute, oui ça faute à lui… Et encore plus lorsque j’avais vu le cocard qu’il m’avait foutu… Le sale con… C’était carrément enflé, boursoufflé, et tout ce qu’il voudrait… La plaie a l’intérieur n’était franchement pas belle a voir, j’avais la paupière rouge et tout le contour de l’œil noir et bleu autant dire horrible. Le sang prit qu’il avait occasionné aussi n’était pas beau a voir, j’avais dû percer la peau pour laisser évacuer le sang afin qu’il sorte et que cela puisse dégonfler chose que ça avait fait… Mais mieux valait ne pas y toucher, le bleu me faisait un mal de chien… Un terrible mal. Même quand j’ouvrais la bouche cela me faisait mal. Ma peau était tellement fragile que j’allais devoir prendre sur moi pour m’en remettre… Même avec de la crème rien n’avançait… Ma peau prenait son temps pour enlever ces couleurs immonde. Est-ce que si j’y retournais il me frappera à nouveau ? Est-ce qu’il s’excuserait ? Je n’en savais rien, peut être qu’il allait m’envoyer chier ? Peut être qu’il ne voulait plus de moi qu’il ne voulait plus que je sois une de ses putes…. Il me considérait même peut être comme morte, je n’en savais foutrement rien et c’était putain de frustrant. Il fallait que je sache… Je lui demanderais… Quand je ne savais pas mais il fallait que je sache… Si oui ou non il avait l’habitude de frapper ses putes… après tout c’était peut être pour ça que certaines avaient terriblement peur de lui. Et il fallait que je sache a tout prix maintenant, il devait se douter que c’était moi de toute façon qui arriverait a cette heure ci. Aucune autre pute ne venait aussi tard ou tôt chacun sa vision de la chose… Est-ce que je faisais une erreur en venant dans son bureau ? Surement oui, je devais forcément en faire une… Mais j’étais faible, il me rendait faible, l’amour que j’avais ouvert en moi pour lui était de trop… J’aurais dû ne pas répondre a cette question ne pas me demander pourquoi je voulais être avec lui, je savais que l’amour me ferait du mal et il m’en faisait depuis une semaine a présent… Une semaine de souffrance, de douleur, de pleure, de solitude de tout… Heath était un homme qui me faisait souffrir… Il ne se rendait pas compte a quel point… Je pouvais faire tout pour lui, je serais prête à me sacrifier à tuer le premier qui le faisait chier, à être là pour l’épauler. Mais je ne pouvais pas supporter la situation actuelle. J’aurais pu me remettre à mon compte, cent dix milles euros pour moi toute seule… Toute seule comme avant… Et de plus j’avais pu débaucher d’autre client si ce n’est pas super… Youpi… Poussant la porte après une longue hésitation mais, surtout après avoir mit mes lunette de soleil pour cacher le sale bleu qu’il m’avait fait j’entrais dans la pièce. Evitant son regard, je voyais tout de même qu’il était stupéfait de me voir, oui je n’étais pas un fantôme et je revenais après une semaine d’absence…

Et je t’emmerde au passage sale con… J’étais mauvaise avec lui mais je n’avais pas le choix, je ne pouvais pas l’avoir, il m’avait fait du mal, il avait été le premier a réussir a me frapper, et qui plus est sur mon visage… Mon précieux visage, ce qui joue sur tout pour ramener des clients… Heureusement que les habitués s’en foutent un temps soit peu… Mais les nouveaux clients, j’avais du sacrément me maquiller pour ne pas que le bleu se voit, ce qui n’était pas aisé, car la tonne de maquillage se voyait… Marmonnant un bonsoir en utilisant bien son nom de famille et non son prénom je m’avançais lentement vers lui en ignorant son regard ne préférant pas le voir. Même si de toute façon j’avais mes lunettes de soleil. Pathétique à cette heure ci de la journée… Posant le sac sur le bureau lui donnant alors le montant que je lui rapportais, je me reculais quelque peu en le voyant alors se lever. Osant relever un regard vers lui je me figeais totalement sur place. C’était… La première fois que je le voyais si décontracté. Oh mon dieu… Entrouvrant la bouche mes yeux fixant sa cravate ouverte, je descendais a ses bouton eux aussi ouvert. Déglutissant avec difficulté je me sentis avoir chaud, terriblement chaud. Nom d’un chien c’était la première fois que je le voyais ainsi, voir sa peau vouloir y glisser ma main pour en défaire les autres boutons… Je voulais l’embrasser là sauvagement, je voulais coller mon corps contre le sien, le pousser sur sa putain de chaise pour m’assoir sur lui et bouger lentement mon bassin contre le sien… Oh ça oui, entendre le cliquetis de sa ceinture se défaire sous mes mains la braguette puis tirer son pantalon et son boxer pour libérer son membre totalement durci, énorme a souhait pour pouvoir le caresser de mes petite mains agile et douce… Sentir mon short glisser sur mes cuisses grâce a ses main mon string suivant le même chemin… Je voulais qu’il me touche qu’il me déshabille, je voulais me sentir caresser, je voulais pour la première fois de ma vie que l’on me touche… Réellement, qu’il découvre mon corps de part et d’autre de ses mains… je voulais oh oui lui faire l’amour, le chevaucher sur cette putain de chaise… Je voulais la sentir glisser en moi longuement rapidement, je voulais l’entendre gémir, je voulais le faire bander comme je l’avais fait bander lorsqu’il avait regardé et touché mon sein… Je voulais qu’il bande en me voyant, je voulais qu’il me désir encore et encore… avalant ma salive avec difficulté, je rebaissais le regard, voyant alors ses mains s’activer a faire le compte et partager l’argent. Il était clair que mon tas était bien plus petit que le sien… Pas de chance pour moi. « Tu peux y aller y'a la compte et je t’ai donné ta part. »

Ou comment se faire envoyer chier façon Heath McKingsGreen… Y’a pas mieux je dis… Il avait tout ruiné, à cause de lui nous entretenions une relation plus qu’ambigüe… Je revenais, je le vouvoyais, je frappais à la porte, il avait changé les habitudes, il m’avait forcé à me faire devenir une autre femme a cause de son coup de poing, tout était de sa faute, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même au final… Oui… J’étais peut être méchante, mauvaise ou je ne sais quoi mais en attendant la situation dans laquelle nous étions c’était bien sa merde à lui. Est-ce que cela allait durer ? Est-ce que nous ne nous parlerions plus comme avant ? Les disputes enfantine, les regards mauvais que l’on se lancé, ses quelques sourires en coin que j’arrivais à lui faire faire… Bon sang, je restais tout de même persuadé à être la seule a pouvoir le faire sourire ! Merde ! Merde tout ça c’était de sa faute à lui ! La sienne pas la mienne ! Il avait brisé mon cœur, il avait anéantit ma fierté, il m’avait totalement détruite… Il ne se doutait même pas que j’avais peur de lui. Peur ? Vraiment ? Bizarrement oui peur qu’il me frappe a nouveau, sentir son poing se refermer sur mon visage, sentir le coup me propulser par terre, me faire mal, me faire pleurer me toucher… J’avais peur, mais je ne le lui montrerais pas, jamais… oh ça non il pouvait en être sur… Je n’étais pas du genre a montrer mes sentiments et je ne le ferais pas avec lui, j’étais forte, très forte… Il me fallait simplement prendre sur moi, quitte a de nouveau pleurer par sa faute. Au vu des circonstances, ce n’était que le début de la fin… D’une fin horrible et triste. Passant ma langue sur mes lèvres avec extrême lenteur, je m’avançais lentement du bureau pour reprendre le sac. Cent dix milles dollars envolé… il devait me rester quoi ? Quinze milles à tout casser ? Bordel et moi qui avait fait une pire a cinquante milles… J’étais trop généreuse avec lui, trop loyal, il avait raison, ma loyauté me perdrait et elle me perdait avec lui. Il avait raison de moi, il me manipulait sans même s’en rendre compte… Sale con ! Inspirant profondément sans faire de bruit, je serrais les dents attrapant alors le sac le sortant de sur son bureau. Reculant lentement je mis le sac sur mon épaule en hochant lentement la tête. « A demain… » Dis-je d’une voix cassé par le dégout et la tristesse, une voix qui trahissait mon émotion malgré moi. Lui tournant le dos, je partis rapidement vers la porte mes talons claquant fortement sur le sol. Fermant la porte derrière moi, je descendais les escaliers et parti alors rapidement vers ma voiture. Mettant le sac dans le coffre, je me figeais sur place.

Non, non je ne pouvais pas faire ça…. Je ne le pouvais pas… Fermant la voiture à clé, je revenais rapidement vers le club, le videur commençant à fermer les portes. « Attend, laisse moi passer… Je dois voir Heath c’est urgent… » Dis-je a voix haute courant pour passer entre la porte et le mur. « Isobel tu viens de sortir ! Bon tu partiras avec le boss, pour moi c’est l’heure ! » Oui, oui ta gueule va… Bordel on peut plus faire ce que l’on veut ici… A vrai dire tout le monde était parti… Le temps qu’il compte l’argent et tout… Les gens s’était barré pour… dormir… Comme nous, nous devrions faire… Remontant rapidement les escaliers je me figeais sur place devant sa porte en soupirant longuement. Reprenant mon souffle je frissonnais quelques peu en passant mes mains dans mes cheveux. Ouvrant à nouveau la porte sans frapper, reprenant les vieilles habitudes, je claquais alors la porte derrière moi sursautant presque malgré moi, n’ayant pas voulu qu’elle claque si fortement. M’appuyant contre celle-ci je relevais légèrement le regard vers lui, sachant pertinemment qu’avec mes lunettes de soleil il ne pouvait pas voir mes yeux. « Heath… J’ai besoin… De toi… » Soufflai-je doucement en détournant a nouveau le regard tournant carrément la tête vers la vitre a l’opposé de Heath. Fermant brièvement les yeux je me détachais de la porte avançant alors lentement vers lui. Le regardant longuement, je fixais longuement sa chemise, sa cravate totalement tirée et défaite, ses boutons, du moins trois, défait, libérant alors le haut de son torse me donnant qu’une seule envie glisser ma main pour caresser ses tétons, ses poils s’il en avait… Sentir sa peau contre la mienne, le lécher l’embrasser… Il était le diable d’une tentation plus que destructrice… Arrivant au niveau des fauteuils ou d’habitude je m’assois, je posais mes mains sur le dossier restant derrière lentement. Tremblant légèrement je relevais le visage enfin vers lui osant plonger mon regard dans le sien. « Je… » Sans pouvoir parler plus je passais ma langue sur mes lèvres en soupirant doucement.

Je ne pouvais pas aller à l’hôpital toute seule… Je ne pouvais pas subir le jugement… Est-ce que j’étais condamné ? Est-ce que j’avais un cancer comme ma mère a mon âge ? Est-ce que j’avais ceci ou cela… Tant de questions sans réponses, et aujourd’hui, cet après midi, j’allais enfin les avoir, et je savais pertinemment que toute seule je n’y arriverais pas… Il fallait qu’il soit là, qu’il m’épaule… Pourquoi lui ? Car je n’avais que lui… C’était con mais il était mon seul… Ami… Bonne blague il n’était même pas un ami en fait… C’était surement ça le pire dans toute cette histoire, je lui parlais, je lui racontais ma vie, je restais plus d’une heure parfois dans son bureau pour au final me prendre son poing dans ma gueule… Quel monde cruel, il y avait les forts, lui… Et les faibles, moi… Sympathique tout cela… « L’hôpital… Je… Je suis allée à mon rendez vous et… J’ai un autre rendez vous, cet après midi a quatorze heures… Je… J’ai besoin que tu viennes. S’il te plait Heath. » Bordel de merde, c’était bien la première fois que je suppliais Heath… Il fallait le noter quelque part, mon dieu, j’avais dit s’il te plait… Est-ce qu’il m’avait réellement changé ? Bien sur que oui… Le pire c’est que je n’avais pas tenu longtemps pour le vouvoyer et l’appeler par son nom de famille… Est-ce que cela reviendrait ? Peut être s’il me disait alors de le refaire… Je serais donc damné à n’être qu’une putain pour lui, rien de plus, rien de moins. En même temps qu’est ce qu’il y avait sous une putain ? à part la mort… rien, non absolument rien… Heath... Bel homme, bel apollon qui me fait rêver mais qui sera a jamis intouchable…


Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ?


L'homme de ma vie...:
 


Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !:
 
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.Au matin, je réalisais mes rêves


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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.
Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Mer 4 Mai 2011 - 3:14

« Isobel & Heath »






Etait-il normal d’avoir des gestes violents à l’encontre d’une personne dont on était éperdument amoureux ? Non, absolument pas. Ca n’avait vraiment rien de normal et c’était même honteux à vrai dire. Et pourtant, cela ne m’avait pas empêché de frapper celle que j’étais plus que tout, depuis un an déjà. Oui je l’avais frappé, violemment et puissamment. Mais depuis une semaine, je le regrettais plus que tout. C’était la première fois de ma vie que je regrettais quoi que ce soit. Et là … Là je le regrettais comme pas permit. Si j’avais eus la possibilité de revenir en arrière, il était clair que je n’aurais jamais levé la main sur elle et que je ne lui aurais pas le moins du monde flanqué mon poing en plein visage. Son visage si beau, si parfait, ce visage qui me hantais jour et nuit depuis un an très précisément. Cette fille dont j’étais amoureux depuis tout ce temps, pour la première fois de ma vie. Elle que je désirais et qui me faisais fantasmer. Avais-je cruellement abimé son visage ? Oui, j’en étais persuadé. Je n’étais pas allé de main morte et je n’avais pas cherché à contrôler ma force. A aucun moment ! J’avais simplement … Frappé ! Frappé comme j’aurais pu frapper un type quel qu’il soit, qui m’aurait cherché des emmerdes. J’avais frappé comme si elle avait été mon pire ennemi ou une personne que je ne supportais pas tout simplement. J’avais frappé sans réfléchir et je n’avais de cesse de regretter ce geste insensé. Pourquoi avais-je fais une chose pareille ? Ma raison était on ne peut plus mauvaise et inacceptable. Jamais je ne pourrais me pardonner un tel geste. Si seulement il s’était agit d’une autre personne, même si c’était une femme à la limite. Mais elle … Merde pas elle ! Pas elle, pas mon Isobel, surtout pas la femme que j’aimais ! Mais il était trop tard, je ne pouvais pas revenir en arrière et ne pas commettre la même erreur. Je ne pouvais pas non plus trafiquer ma mémoire ou la sienne pour que l’un comme l’autre, nous oublions cet épisode des plus tragiques. Jusqu’à présent, je n’avais jamais levé la main sur l’une de mes filles. Mais là … Là j’avais perdu le contrôle. C’était le résultat d’une longue année de frustration, ajouté au fait qu’elle n’avait de cesse de me provoquer depuis douze mois très précisément. Trop de tension et de frustrations cumulées expliquaient pourquoi je m’étais emporté au simple fait qu’elle cherche à me repousser en me frappant. Certes le coup que j’avais reçu de sa part, était on ne peut plus expliquer, du au fait que j’avais cherché à lui laver la bouche à grands renforts de savon. Oui … Ceci expliquait cela ! Mais son tort, à elle, avait été celui de ne pas m’écouter lorsque je lui demandais de contrôler davantage sa façon de parler. Depuis trop longtemps je lui demandais de rester polie, un tant soit peu respectueuse et tout un tas de chose. Elle ne m’avait jamais écouté et continuait sa vie comme bon lui semblait. Le fait qu’elle n’ait jamais eu peur de moi expliquait les raisons pour lesquelles l’explosion avait fini par arriver. Même s’il était évident que j’aurais préféré éviter ce genre de chose. Jamais je n’aurais pu imaginer que je craquerais de la sorte …

Est-ce que je pouvais lui reprocher de ne plus venir et de m’avoir lâché de la sorte ? Non, bien sûr que non. Même si dans cette putain d’histoire nous avions tout autant de torts l’un que l’autre, il était évident qu’un coup de poing d’une telle ampleur, ne pouvait pas passer inaperçu. Encore heureux qu’elle n’était pas revenu l’air de rien, le lendemain soir, pour me donner l’argent qu’elle me devait. Cela aurait contribué à montrer combien elle tenait la place d’être inférieur à moi. Or, je savais combien elle ne supportait pas cette différence de faible et de fort. Je savais qu’elle ne s’abaisserait jamais à cela … Et bon Dieu de merde, c’était l’une des choses que j’aimais tant chez elle ! J’aimais qu’elle se batte pour me prouver que nous étions égaux. J’aimais qu’elle soit la seule à me remettre à ma place ou du moins à tenter de le faire. Bon sang oui, pour le coup j’avais tout d’un type complètement maso … Mais merde je m’en foutais ! J’étais fou de cette fille, fou de sa connerie, fou de son courage mal placé, fou de son corps, fou de son visage … Fou d’elle tout simplement. Une semaine complète sans la voir une seule fois et sans nouvelles d’elle, c’était une semaine d’enfer complet. Cette fille … J’en étais dingue et son absence me prouvait à quel point c’était le cas. Elle me manquait comme c’était pas permit … Et malgré tout, ma fierté m’empêchais de chercher à la retrouver pour m’excuser et la faire revenir à la raison. Je n’étais pas le genre de type à m’excuser de quoi que ce soit, pas même si j’étais en tort. Pour moi c’était un signe de faiblesse et d’infériorité. Or, je n’étais en rien inférieur à qui que ce soit. Plutôt mourir que d’accepter d’être faible face à qui que ce soit. J’avais beau aimer éperdument Isobel, je ne serais jamais capable de reconnaître mes torts, d’une quelconque façon que ce soit et sur quel que sujet que ce soit. Heath McKingsGreen n’avait jamais tort et ne s’excusait jamais. Quel ego surdimensionné par vrai ? Et c’était bien à cause de ce putain de défaut, entre autres, que je n’aurais jamais la moindre chance avec Isobel. Oui je l’aimais comme un dératé … Mais jamais je n’aurais le culot de le lui avouer. Et de toute façon, encore aurait-il fallut qu’elle m’accepte tel que j’étais, qu’elle m’accepte en sachant que j’avais bien plus de défauts que de qualités. Non en fait ... Je n’avais aucune qualité. La seule était ma richesse … Mais elle détestait m’entendre parler autant de l’argent. Encore une qualité qu’elle avait. Celle de se foutre royalement de l’argent. Elle n’était pas fausse et artificielle comme les autres femmes, ou même comme moi. Si seulement elle s’était intéressée un tant soit peu à moi, ça n’aurait pas été pour mon fric mais réellement pour moi. Mais pas la peine de prendre mes rêves pour des réalités. J’avais putain de conscience du fait qu’elle et moi … C’était impossible, du tout au tout. Je le savais depuis le jour même de notre rencontre. Je n’étais pas le genre de type dont une femme pouvait tomber amoureuse. Je n’étais même pas le genre de type, non plus, à tomber amoureux de qui que ce soit. Pour cela, il aurait fallut que j’ai un cœur, ce qui n’était pas le moins du monde le cas. Si j’en avais eus un, ça se serait su. Or … Tout le monde savait que Mr McKignsGreen était d’une insensibilité folle, qui n’éprouvait pas le moindre sentiment et n’avait pas la moindre pitié pour qui que ce soit. Etais-je réellement cette personne là ? Eh bien … Oui ! Oui, j’étais un salopard de première qui n’aimait personne et préférait largement la solitude à la présence de qui que ce soit. Est-ce que j’avais honte d’être de la sorte ? Non, bien sûr que non. Au contraire même. J’étais fier de ce que j’étais. Je m’aimais même ! Quel mal y avait-il à cela de toute façon ? J’emmerdais tout ceux qui ne m’aimaient pas et qui avaient le moindre problème par rapport à moi et à ma personnalité franchement … Hum très particulière !

De toute ma vie, jamais je n’avais eus l’envie, ne serait-ce qu’un court instant, d’être accepté par qui que ce soit. Jamais je n’avais cherché à être aimé, prenant même l’habitude de me faire détester de tout le monde. Mais depuis un an pourtant, je me surprenais moi-même, à avoir l’envie d’être accepté et aimé, par une personne bien précise. Isobel … Je voulais lui plaire, je voulais qu’elle me remarque, qu’elle m’accepte tel le gros con que j’étais, qu’elle me veuille, qu’elle me désire, qu’elle finisse par m’aimer même. Mais Dieu que c’était compliqué de vouloir cela alors que l’on était un type comme moi. Je n’étais pas le genre à provoquer de tels sentiments chez qui que ce soit. Certes j’avais un physique plus qu’avantageux, je le voyais bien moi-même, sans fausse modestie de ma part. Et c’était sans aucun doute ce physique qui m’aidait à attirer quelques femmes qui finissaient invariablement dans mon lit. Mais celles qui s’accrochaient à moi plus qu’il ne le faudrait, étaient forcément attirées et retenues par l’argent et non pas par ma petite personne. C’était bien pour cela, sans aucun doute, que je n’étais jamais tombé amoureux. Enfin … C’était une raison parmi tant d’autres. Il y en avait tant, que j’en avais perdu le compte depuis fort, fort, longtemps. Mais le fait que j’étais le dernier des enfoiré, comptait pour beaucoup à n’en pas douter. Et puis merde je m’aimais comme ça alors pourquoi est-ce que je changerais ? Perdu dans mes pensées plus que de raison, je sursautais franchement en entendant des coups frappés à la porte de mon bureau. Quelques secondes plus tard, je me figeais avec brutalité en découvrant Isobel sur le pas de la porte. Que faisait-elle là ? J’étais paumée, complètement … Je ne comprenais plus rien. J’étais pourtant persuadé que tout était foutu et qu’elle ne reviendrait plus jamais. Mais par plus jamais j’entendais … Plus jamais ! Pas une seule journée, pas même une heure ou une minute, rien du tout. Au grand maximum quelques petites secondes si je l’avais aperçu dans la rue, tout simplement. Malheureusement, ça ne se serait arrêté que là et j’aurais du me contenter de ça. De toute façon est-ce que je pouvais faire quoi que ce soit contre cela ? Non, bien sûr que non. Alors j’étais près à me contenter de ce que j’aurais. Enfin … C’était avant de la voir débarquer sans prévenir dans mon bureau. C’était la plus grande surprise de toute ma vie. La meilleure surtout. Enfin la meilleure … Tout était relatif. Elle aurait été meilleure encore, si Isobel avait toujours été mon Isobel, celle que j’aimais. Parce que là … Bon Dieu je ne la reconnaissais plus du tout. Où était passée la femme de ma vie, celle pour qui j’aurais fais tout et n’importe quoi ? Eh bien à vrai dire … Je devais l’avoir fait fuir. Voir même, je l’avais détruit pour de bon. Oui ça devait être ça. Et bordel je ne pouvais plus rien contre cela. Peut-être que si je m’excusais et lui faisais comprendre que j’étais terriblement navré, ça passerait. Putain mais … Moi m’excuser ? Pourquoi pas me mettre à genoux et tout tant qu’à faire ? Plutôt mourir oui ! Oh oui, plutôt me noyer dans ma piscine de riche, dans ma villa de riche.

Mon visage se ferma de plus en plus lorsque je réalisais à quel point elle avait changé. Bien plus encore, que ce que j’aurais pu imaginer. Me vouvoyer, m’appeler monsieur et par mon nom de famille. C’était … Insupportable. Ca me tuait. Au secours, j’étais en train de manquer d’air. Que l’on me sauve et vite ! Sans faire le moindre commentaire et sans la regarder, tout comme elle-même ne me regardait pas un seul instant, j’entrepris de compter la somme d’argent qu’elle m’avait apporté, pour ensuite la diviser en deux parts, lui donnant seulement vingt pour cent comme pour n’importe quelle pute. A avoir peur de moi, elle était devenue comme toutes les autres. Alors pourquoi serais-je différent avec elle, comme je l’avais pourtant été jusque là ? C’était foutu ! Mort ! Terminé ! Passé ! Elle ne me pardonnerait jamais et c’était ainsi. Pourquoi me pardonnerait-elle de toute façon ? Elle préférerait sans aucun doute partir et ne plus me donner la moindre nouvelle, mais pour de bon cette fois. Et je ne pourrais que comprendre un tel choix. Lorsque j’eus rangé son argent dans son sac, je le lui rendis en lui disant qu’il y avait le compte et qu’elle pouvait partir, sans même lever le regard vers elle et sans ajouter quoi que ce soit d’autre. « A demain… » Serrant de plus en plus fortement les dents, je relevais la tête sans la regarder, regard fixé droit devant moi, direction la vitre qui faisait tout un mur. Posant le bout de mes doigts sur le bord de mon bureau, je les pressais avec force, jusqu’à les rendre blancs sous la force, mon souffle se coupant en entendant le claquement des talons d’Isobel sur le sol, qui s’éloignait. Non … Non elle n’était pas réellement en train de partir. Pas déjà. Toutes les fois où elle était restée plus que de raison dans mon bureau, à parler de tout et de rien au point de m’agacer … Bon sang tout ça, ça me manquait. Je voulais retrouver cette situation, cette relation complexe et tendue. Je voulais retrouver mon Isobel, celle que j’aimais. Mais c’était foutu, j’avais mis à mal tout espoir, détruit la plus minime des petites chances que j’aurais peut-être pu avoir. C’était terminé … Elle venait de quitter mon bureau et ne reviendrait pas avant le lendemain. Et même là … Elle serait cette Isobel froide et on ne peut plus distante, que je venais tout juste de découvrir. Que j’étais con … ! Entendant la porte se refermer derrière la jeune femme, je lâchais un très long soupir comme pour extérioriser et relâcher toute la tension de mon corps. Fermant les yeux, je finis par me laisser tomber en arrière pour m’avachir sur mon fauteuil, les roulettes me faisant reculer jusqu’au mur sous le choc de ma chute. Après une minute sans bouger, je finis par me relever, revenant près de mon bar pour me servir un nouveau verre de whisky. Heureusement que je tenais assez bien l’alcool pour ne pas avoir à choisir entre boire et conduire. Mais ça n’empêchais pas de sentir la chaleur de mon corps monter rapidement. Grimaçant, je fis glisser ma veste de mes épaules pour ne garder que ma chemise en guise de haut, la sueur collant celle-ci dans mon dos. Me replaçant derrière mon bureau, le cerveau ralenti par la fatigue, j’entrepris de remettre en tas parfait les feuilles qui se trouvaient là. Ma maniaquerie me tuerait. Bof … Il y avait pire comme mort ! Une fois fait, je sorti un range document d’un placard de mon bureau pour ranger l’argent dedans, que je ramènerais chez moi et rangerais dans mon coffre ultra grand et résistant à toute éventuelle tentative d’effraction. Ouvrant le tiroir, je commençais à prendre les tas de billets pour les ranger minutieusement dans le range document, lorsqu’un violent bruit me fit sursauter avec force et relever la tête vers la porte sans comprendre, une poignée de billets m’échappant des mains. Choqué, désemparé, vide, je lançais un regard surprit à Isobel qui venait d’entrer dans la pièce et claquer la porte derrière elle, sans vraiment la voir.

Le cœur battant la chamade tant elle m’avait surprit avec son arrivée fracassante, je baissais le regard sur les billets en me passant la langue sur les lèvres. Putain mes billets ! Mes billets ! Sauvons les billets ! Mais … Si je me baissais j’aurais la putain d’impression d’être inférieur à Isobel. Si j’agissais vraiment comme le dernier des enfoirés que j’étais bel et bien, je lui gueulerais dessus pour qu’elle les ramasse et les range bien proprement … Sans même un regard pour elle, je finis par m’accroupir à même le sol, ramenant rapidement les billets dans mes mains, les pressant en tas. Une fois tout récupéré, je me relevais sans regarder Isobel. « Heath… J’ai besoin… De toi… » Manquant m’étouffer avec ma propre salive en déglutissant de travers, je levais un regard choqué vers elle. Putain plus rien n’allait, je perdais complètement la tête. Elle revenait totalement changée, me vouvoyait, me donnait du monsieur McKingsGreen, se barrait aussi sec après m’avoir donné son putain de fric et maintenant elle venait demander mon aide, reprenant le tutoiement et toutes ses petites habitudes. « Je savais pas que j’avais une schizophrène pour pute. » Lâchais-je froidement en rangeant les billets dans le porte document, faisant référence à ses changements d’humeur aussi rapides. Sans la regarder et mâchoires toujours serrées avec force, je continuais de ranger tranquillement les billets sans lever la tête, la voyant à peine se déplacer pour se placer de l’autre côté du bureau, derrière les fauteuils. « Je… » Une fois le sac remplit de billets, j’en fermais les crochets, tournant la poignée de mon côté avant de poser mes mains à plat sur le bureau, me retrouvant face à Isobel et la regardant, d’un regard totalement vide. Le tic tac régulier de mon réveil reprenait, je n’entendais plus que lui, il m’envoûtait, me subjuguait. J’étais seul dans cette pièce et Isobel … Elle n’était pas là. Non pas là, j’étais seul. Encore et toujours avec seul, accompagné en tout et pour tout de ce putain de réveil dont elle avait brisé la vitre une semaine plus tôt. « L’hôpital… Je… Je suis allée à mon rendez vous et… J’ai un autre rendez vous, cet après midi a quatorze heures… Je… J’ai besoin que tu viennes. S’il te plait Heath. » La regardant toujours sans la voir, mâchoires serrées, regard fixé droit sur elle dans une regard vide et sans doute effrayant, je mis un long moment à comprendre le sens de ses paroles. De mieux en mieux … Et puis quoi encore ? Bon sang elle avait finalement déjà retrouvé son culot de fou. « Et pourquoi t’as besoin que je vienne ? Si t’as besoin d’argent pour régler des frais d’hôpitaux, va voir l’un de tes clients plein aux as. » Voyant qu’elle ne bougeait pas, je soufflais longuement en lui lançant un regard noir. « Tu dégages toute seule ou faut que je te vire à ma façon ? » J’étais vraiment le dernier des cons. Bon sang oui … Moi qui avais eus envie de mourir en la voyant si changée, je me surprenais à me comporter comme un enfoiré de première. Elle ne s’était sans doute toujours pas remise de mon coup de poing et pourtant je n’hésitais pas un seul instant à la menacer à présent. J’étais complètement con ma parole ! Normal qu’elle me déteste après tout ça … Regardant son visage, mes yeux passèrent inlassablement sur ses lunettes de soleil. J’avais on ne peut plus conscience de ce qu’elle cachait derrière cela. Et je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser mortellement.


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I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.


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MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Jeu 5 Mai 2011 - 3:20


When the love is there...




Une vie sans faire le tapin ? Putain oh que oui j’en rêvais… Atrocement même ! Je rêvais de ne plus faire le trottoir de ne plus me prostituer de ne plus porter ces tenues bien trop courte… Bien trop pétasse a souhait et j’en passe. Certes je me contenais contrairement aux autres filles qui elles passaient vraiment pour des putes… Mais moi, j’essayais au moins, un minimum d’avoir une classe élégante, de ne pas réellement passer pour une pute quoi. Ce qui marchait en temps normal. C’était surement ce qui attirer la clientèle. Le fait d’avoir une fille qui ne fasse pas non plus pute. Ou pas trop. J’étais ce genre de fille que sa plaise ou non j’avais ma clientèle et elle me satisfaisait pas mal. C’était ainsi. J’aimais rester dans mon lit sans devoir coucher sans devoir écarter les jambes et j’avais terriblement aimé le fait de passer trois longues journées sans faire l’amour. Sans souffrir sans me trouver sale et j’en passe. Oui j’avais aimé. Et j’aimerais tellement continuer à ne rien faire… Mais reprendre le boulot, si je puis dire était vital pour moi… Il fallait que je fasse rentrer l’argent, il fallait a tout prix que je pais la dette que je devais a ce fichu hôpital... Et ça, ça ne ferait pas tout seul… non, je n’allais pas gagner au loto et pouvoir payer la somme et même en gagnant au loto putain je ne pouvais pas payer la somme entièrement… J’étais maudite, terriblement maudite, déjà pour gagner faudrait il que j’y joue… Je n’avais pas d’argent à y perdre là dedans… Puis le loto c’est pour les nuls… Moi je ne suis pas nul, non je suis une femme bien et je le resterai aussi longtemps que possible. Une femme bien célibataire… Oui célibataire et pute pendant son temps de libre… Quelle belle vie. Oui j’avais une belle vie. Une vie de merde ouais ! Une vie à chier une vie a crevé ! Comme si écarter les jambes pour des hommes que l’on n’aime pas était parfait… Non mais on aurait tout vu. Une vie tellement pourri que je m’étais réellement filmé avec ma cliente pour Heath, Heath qui au passage m’a littéralement défoncé la pommette gauche en me donnant un puissant coup de poing… Un film très bien filmé en plus… Je l’avais vu et l’avait simplement transféré sur une clé usb pour la lui donner. Est-ce que j’étais trop généreuse ? Surement… surtout que l’on nous voyait bien… Plus moi qu’elle, puisque c’est moi qui lui faisait des caresses et j’en passe… Mais tout de même. On me voyait la caresser longuement au niveau de la poitrine, ma main sur son intimité, ses mains sur ma poitrine, nos gémissements en masse et j’en passe. Ses orgasmes que je lui avais donnés de mes mains et des objets que j’avais utilisés… Oui Heath serait ravi…

Ravi mais pour cela faudrait-il que je la lui donne… La lui donner ou pas ? Ça aussi c’était une question que je me posais de plus en plus. Est-ce qu’il le méritait ? Qu’allait-il en faire ? Allait-il se branler en la regardant ? Est-ce qu’il allait mater Havannah ou moi ? Ou aucune des deux ? Je n’en savais strictement rien et j’étais franchement capable de lui demander s’il se serait masturbé dessus sans aucun souci… Mais… Venir était une douce erreur, pourquoi douce ? Je n’en savais foutrement rien, j’aurais mieux fait de ne pas venir… De faire demi-tour et de garder tout cet argent pour moi, de m’enrichir et de me débarrasser au plus vite de cette dette qui me pesait de plus en plus sur les épaules… Je voulais a tout prix en finir de cette vie merdique, de ce que je devais subir tous les jours que dieu me donnait a vivre. Ecarter les jambes sans cesse constamment, sans rien pouvoir y faire. J’en avais marre de voir des hommes défiler dans le lit que j’occupais du motel… Je voulais une vraie vie… Je voulais tenir et caresser mon appareil photo sans cesse, je voulais photographier des gens, des paysages, je voulais les peindre, je voulais aller a la fac comme toute fille de mon âge… Je voulais tant de chose que je n’aurais finalement jamais. Mais il ne fallait pas que je rêvasse de trop, oh ça non, car plus je rêvais et plus je m’enfonçais dans un désespoir et une dépression bien trop profonde pour m’en sortir indemne. Malheureusement dans mon cas, je ne savais pas s’il n’était pas trop tard. Surement… Depuis le temps que j’étais triste et j’en passe… je n’avais plus trop le choix oh non… Rentrant dans le bureau de Heath je lui donnais rapidement le sa remplit d’argent, cent dix milles dollars quand même… Ne me remercie surtout pas connard… Le regardant de haut en bas je me figeais longuement en voyant sa chemise légèrement ouverte sur les trois premiers boutons d’en haut et sa cravate légèrement défaite. Nom d’un chien… Il était sexuellement attirant… Le regardant partager l’argent en deux, une grosse part pour lui et une petite pour moi… Je repris le sac alors qu’il m’annonça que je pouvais belle et bien partir… Bâtard… Le prenant marmonnant un a demain je parti alors a ma voiture pour déposer le sac. Soupirant longuement, je ne pouvais pas partir de la sorte, non je ne pouvais pas faire cela… Fermant la voiture à clé je revins sur mes pas le videur me laissant a nouveau rentrer. Courant dans les escaliers je revins alors rapidement dans la pièce claquant bien trop fort la porte sursautant sur le coup. Le voyant perdre des billets qu’il tenait, j’haussais un sourcil en le voyant surpris et surtout en colère. Putain lui et ses billets… Pourquoi il ne bossait pas à la banque ? Il en verrait plein des billets là, il serait heureux, il verrait même des lingots d’or… S’il n’en avait pas déjà… Le voyant s’accroupir pour les ramasser, se fut la première fois que je le voyais dans une telle position de soumission…

Je suis sûre qu’il avait réfléchit a ne pas le faire puisque j’étais là… Mais il s’agissait d’argent, toujours d’argent… L’argent passait avant tout… souriant en coin je m’avançais légèrement vers lui me retenant même de rire franchement. Il était clair que si je rigolais je signais belle et bien mon arrêt de mort… autant me tenir correctement…Du moins essayer… Lui annonçant que j’avais besoin de lui je m’avançais un peu plus vers son bureau une fois qu’il fut réinstallé correctement sur son fauteuil de cuir… Haussant un sourcil, je remarquais alors le verre sur son bar, il avait bu et sa veste n’était plus sur lui. Dieu… Trop tentant… Vraiment trop tentant… une envie subite de le chevaucher sur sa putain de chaise… De l’entendre crier, de sentir ses mains sur ma taille pour me faire bouger aussi rapidement qu’il le souhaite… hum… « Je savais pas que j’avais une schizophrène pour pute. » Si encore ça avait été drôle… J’aurais bien rit mais non… Ce n’était même pas drôle, en rien ce n’était drôle. Il était d’une humeur à faire chier un mort c’était pour dire… Non mais franchement pourquoi il agissait de la sorte avec moi ? Pourquoi était-il toujours obligé de me rabaisser de me faire comprendre que contrairement à lui je n’étais rien ? Parfois l’envie de l’étrangler était belle et bien présente… Je me voyais serrer mes mains sur sa gorge et le secouer en lui gueulant dessus qu’il n’y avait pas que ça dans la vie… Espèce de sale macho, égoïste et j’en passe… Bordel, il avait des origines italienne ou quoi ? Peut être bien… Je devrais le lui demander un de ces jours… Est-ce qu’il me répondrait ? Surement… « Dis donc le mac, ça t’arrive parfois de ne pas insulter les gens ? Ou tu es si mal poli que ça ? Déjà que tu ne m’as pas dit bonjour si en plus tu m’insultes…. » dis-je doucement en le regardant droit dans les yeux. Ne surtout pas baisser le regard sur sa chemise à moitié ouverte, ne surtout pas le voir en simple chemise en fait. C’était la première fois que je le voyais sans la veste de son costume. C’était… Bizarre mais à la fois plaisant. J’étais surement suicidaire de lui avoir parlé de la sorte, mais après tout, je ne voulais pas qu’il voit que j’avais peur de lui, peur qu’il me frappe à nouveau. J’avais tellement eu mal… Mal dans le sens ou il avait touché mon cœur. Ma fierté et mon amour pour lui. Mettant réellement a plat tous les espoirs que j’avais de me faire remarquer par lui. Mais si encore je le croisais hors de son bureau hors du motel hors du trottoir… Se serait bien, oui ça l’aurait été mais non… M’approchant de lui sans perdre de temps, je sentis l’odeur de l’alcool à nouveau. Il buvait ? Je ne l’avais jamais vu boire une quelconque goutte d’alcool… surprise, comme quoi on peut en apprendre tous les jours avec lui… Lui annonçant alors que j’avais besoin de lui je me positionnée derrière le fauteuil ne posant que mes mains dessus, contrairement à avant ou je m’y vautrais dedans sans même lui demander la permission… J’étais tout de même une autre fille, même si je n’avais pas tenu longtemps pour ce qui était du vouvoiement… Je ne pouvais pas non plus être la gentille petite fille toute parfaite et toute mignonne… Et je ne le serais même voir jamais…

« Et pourquoi t’as besoin que je vienne ? Si t’as besoin d’argent pour régler des frais d’hôpitaux, va voir l’un de tes clients plein aux as. » Haussant un sourcil, je n’en revins pas qu’il puisse penser une chose pareille… Comme si j’étais capable de le faire venir pour payer une consultation à l’hôpital… Non mais sérieusement, il n’avait vraiment que ce mot là à la bouche ? Dès qu’on lui parler tout était d’or et d’argent ? Il n’y avait donc que cela dans sa vie ? Argent, argent et encore argent… Je n’arrivais pas à m’enlever cette image de la tête… Lui tel Picsou dans son coffre fort a se baigner dans ses liasses de billets… Est-ce qu’il faisait pareil ? Est-ce qu’il avait un putain de coffre fort ou il mettait en masse le fric qu’on lui rapportait ? Du fric bien évidemment et totalement illégal… J’avais de la peine pour lui, sincèrement… Une peine immense… Car dans la vie il n’avait que l’argent… Et ça se voyait de plus en plus au vue de ses réactions… L’argent était la seule femme de sa vie... Pathétique comme vie d’avoir que cela. Pas de vraie femme, pas d’affection, seul dans son lit… A moins qu’il y dorme avec ces putains de billets de merde. Là, sa serait le comble, oui un réel comble. Est-ce que je pouvais changer ça ? Non bien sur que non je n’étais rien pour lui… Absolument rien si ce n’est être sa pute de luxe… « Tu dégages toute seule ou faut que je te vire à ma façon ? » Entrouvrant la bouche, je le regardais choquée, surprise mais aussi peinée de voir qu’il me menaçait… C’était quoi sa façon hein ? Un autre coup de poing dans ma gueule ? Ça y est ? Il devenait violent ? Il me frappait quand bon lui semblait ? Il a cru que j’étais son souffre douleur ? Que j’allais me laisser faire à la moindre occasion ? Je n’étais pas une fille facile et je ne l’avais jamais été, je ne supporterais pas de devenir une simple fille que l’on frappe lorsque l’on est énervé, je ne voulais pas avoir ce genre de relation avec lui… Oh ça non... Tout mais pas ça je préférais qu’il m’insulte qu’il me rabaisse me mette plus bas que terre mais me toucher dans ce sens là non plus jamais… Mais par fierté, oui par fierté trop imposante chez moi, je ne laisserais rien paraitre tant pis pour moi… je ne voulais pas qu’il voit que j’avais peur de lui, je ne voulais pas qu’il se doute de quelque chose, rien ne devait changer entre nous et surtout pas ce côté-là ou j’étais et resterai la seule fille a ne pas avoir peur de lui. Tant pis si pour cela il devait à nouveau me frapper violemment. Je restai persuadée qu’au fond, oui dans le fond il n’était pas si méchant que cela, il avait un côté humain, un côté gentil bien caché certes mais qui était là. Je ne pouvais pas en douter, Heath n’avait pas l’air si cruel que ça… Riant nerveusement, je passais ma langue sur mes lèvres en baissant alors le regard sur mes mains qui serraient franchement le dossier du fauteuil au point de rendre mes mains rouge et blanche sous la force que j’utilisai. Relevant le regard vers lui je lui fis un léger sourire narquois, moquer et arrogant comme jamais. Surement le premier de la sorte que je lui faisais. Reculant un peu de a chaise tout en m’approchant de lui pour qu’il puisse me voir mais surtout bien s’approcher de moi j’haussais lentement les épaules.

« A ta façon ? Ben oui vas y ne te gène pas… Je n’attends que ça tiens ! Que tu me frappes encore vas y… Le côté droit est jaloux tu devrais abattre ton poing dessus afin de me marquer une nouvelle fois ! Vas y Heath je n’ai pas peur de toi, j’aurais jamais peur ! » Dis-je d’une voix froide sans intérêt claquante qui se faisait imposante. Mon regard noir, ne pouvait se voir à travers mes lunettes mais je le laissais deviner ce qu’il en était. Il n’était pas si idiot que cela, non Heath était peut être un sale con par moment mais je savais qu’il était cultivé et plutôt intelligent. Et malgré qu’il puisse si facilement me frapper, j’avais toujours cette confiance aveugle en lui. Pourquoi ? Car je l’aimais pardi ! Je l’aimais comme une idiote et depuis que j’avais enfin ouvert mon cœur à moi-même que j’avais compris que je l’aimais je n’avais rien fait pour repousser les sentiments… De toute façon il était bien trop tard… J’étais follement amoureuse de lui, je tenais a lui depuis le début… Un coup de foudre ? Bordel peut être bien que oui… Dur la vie… Trop dure vraiment trop nulle… Comme si lui pouvait avoir un coup de foudre pour moi… ça se serait su… Et il ne m’aurait pas frappé cet abruti de merde ! Passant a nouveau ma langue sur mes lèvres je tirais franchement le fauteuil et me laissa tomber dedans a mon aise en croisant rapidement les jambes. Comme si j’avais besoin d’argent pour payer l’hôpital… Comme si j’avais besoin de lui pour ça… Non, j’avais plus d’un tour dans mon sac pour cela… J’avais réussi a me faire plus ou moins une amie là-bas qui se démerder pour ne pas me faire payer. Malheureusement pour ma dette elle ne pouvait pas faire grand-chose puisqu’elle n’était pas là à l’époque ou ma mère était à l’hôpital… Soupirant longuement en tirant mes cheveux en arrière je posais mon coude sur son bureau niquel, comme d’habitude en le regardant longuement. « Je n’ai pas besoin d’argent Heath… » Dis-je d’une voix légèrement tremblante, une voix qui trahissait les fortes émotions qui m’envahissaient un peu trop en ce moment. Entre l’arrivé d’un soit disant frère, lui qui me frappait et les examens pour savoir si oui ou non j’avais des chances, ou pas d’avoir un quelconque truc… Ce n’était pas une bonne semaine, non cette semaine n’avait vraiment pas été bonne… Fermant brièvement les yeux je soupirais longuement en tremblant quelque peu. Nom d’un chien il allait encore m’envoyer chier, il allait même peut être me frapper je n’en savais rien… Mais au moins, oui au moins j’aurais tenté de lui dire, de lui demander de venir m’accompagner car bon sang j’avais réellement besoin de lui et de personne d’autre seulement et simplement lui… Lui que j’aimais, lui pour me réconforter si j’avais… Bordel Heath me réconforter ? Mais fallait que je redescende sur terre… Franchement… Comme si c’était possible. Est-ce qu’il saurait trouver des mots juste est ce qu’il…. Saurait tout simplement me faire sourire… Je me le demande bien… Parfois j’attendais un peu trop de lui et c’était décevant par la suite… Je me faisais du mal à moi-même… trop de mal.

« Heath… J’ai besoin de toi… S’il… Te plait… Je… Juste de toi… Ta présence… On n’est pas obligé de parler… Rien… Mais s’il te plait… vient… » Soufflai-je doucement d’une voix tremblante et basse tellement ma gorge était nouée. Je n’aimais pas réellement le supplier mais je n’avais pas le choix. J’étais vraiment en position de faiblesse fasse à lui a cet instant. Ce qui était dérangeant et déroutant mais je n’avais pas le choix. Il ne me laissait pas le choix. Baissant le visage je me laissais tomber dans el fond du fauteuil posant mes mains sur mes cuisses commençant à me tordre les doigts sous l’anxiété et le stress qui m’envahissaient. Tremblant quelque peu je me mordis la lèvre inférieur en serrant les poings pour m’arrêter de mes trifouiller les doigts telle une tarée. Relevant le regard, je me remerciais intérieurement d’avoir mis des lunettes de soleil mes yeux remplit de larmes. Larme de colère, de rage, de tristesse, de honte et d’amour. Un mélange d’un peu de tout. Tant d’émotions depuis une semaine, j’étais perdu et Heath me rendait totalement folle. Je n’avais pas pleuré depuis mes seize ans soit deux ans… Et lui… Lui changeait tout il chamboulait ma vie sans même s’en rendre compte… J’aurais tellement voulu qu’il me voit autrement qu’une pute… Même si au fond c’est ce que j’étais. « Heath… » Dis-je d’une voix basse mais bizarrement de façon amoureuse, comme si je voulais qu’il remarque la façon dont je prononçais son joli prénom, un prénom qui ne cessait pas de résonner dans ma tête à longueur de journée et de nuit… Un prénom qui me hantait, un prénom qui pouvait me faire sourire quand j’y pensais… Un prénom qui me rendait totalement folle tant j’étais éperdument amoureuse de lui…


Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ?


L'homme de ma vie...:
 


Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !:
 
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.Au matin, je réalisais mes rêves


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Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Ven 13 Mai 2011 - 1:17

« Isobel & Heath »






Une erreur pouvait être fatale. Oui, un petit quelque chose fait de travers ou dit de la mauvaise façon, pouvait tout foutre en l’air. Pour ma part, je n’avais jamais commis la moindre erreur. Enfin … Quand je disais jamais, c’était, pas depuis cinq ans en tout cas. Pour la simple et bonne raison que depuis que j’avais totalement changé de vie et de personnalité, je ne permettais plus le moindre faux pas. Non, plus d’erreur, plus rien. Je me devais d’être totalement parfait et je l’étais. C’était en tout cas ce dont je tentais de me persuader et j’étais plutôt très convaincant dans mon genre puisque je ne doutais pas un seul instant de tout cela, principalement ma perfection. Oui je m’aimais et me trouvais parfait. Où était le problème ? A mes yeux, il n’y en avait pas le moindre ! Logique soit dit en passant. Bref, revenons-en à mes erreurs donc. A mes yeux, je n’en n’avais pas fait la moindre depuis au moins cinq ans, les seules années qui comptaient pour moi. Mais quelques jours plus tôt, j’avais sans doute fais la pire erreur de ma vie. Frapper celle que j’aimais ? Dieu que c’était con ! Je n’avais absolument jamais levé la main sur une femme. Mais alors celle que j’aimais … C’était tout bonnement impardonnable. Je ne pouvais que reconnaître cette terrible erreur qui me tuait toujours autant, malgré la semaine qui venait de s’écouler. Je ne parvenais pas à ne pas penser à elle et à regretter ce que je lui avais fais. Et ce n’était pourtant pas mon genre de regretter quoi que ce soit. C’était dire combien elle comptait pour moi et combien j’étais peiné de ce que j’avais osé faire. La frapper … Et je n’y étais véritablement pas allé de main morte puisque sous le coup, elle était tombée à même le sol. Sans doute l’avais-je cruellement blessé … Je l’ignorais puisque je ne l’avais plus revu par la suite et que je ne la reverrais peut-être même jamais. C’était une pensée terrible qui m’effrayait plus que de raison. Je ne pouvais croire que je ne la verrais plus. Ca me faisait bien trop de mal. Or, je ne supportais pas l’idée de souffrir pour qui que ce soit, pas même de celle dont j’étais fou amoureux. J’étais con, à n’en pas douter. Mais j’étais moi, tout simplement. Et il ne fallait pas chercher plus loin non plus. Evidemment, mon amour propre et ma fierté, m’empêchaient totalement de l’avouer à qui que ce soit. Je faisais déjà un effort énorme en me l’avouant à moi-même et ce n’était pas aussi simple et normal que pourraient le penser certaines personnes. C’était véritablement une dure épreuve pour moi, que de m’avouer mes erreurs et tout ce qui s’ensuit. Par la faute d’Isobel, j’étais pourtant forcé de le faire et de tenter de comprendre pourquoi j’avais fais ça et si seulement je pourrais arranger notre situation. Mais j’en doutais de plus en plus. Sans nouvelles d’elle … Je ne voyais pas comment je pourrais arranger les choses. C’était foutu, il était sans aucun doute bien trop tard pour revenir en arrière ou autre pour calmer la situation.

J’avais beau regretter la terrible erreur que j’avais faite, je ne parvenais pas à m’excuser, alors même qu’elle se trouvait devant moi à l’instant présent. Ses lunettes et sa façon de placer ses cheveux devant son visage alors qu’elle ne le faisait jamais, prouvaient clairement que je l’avais frappé suffisamment fort pour la marquer pour un bon petit moment. Je regrettais encore plus à présent et pourtant … Je ne savais ni que faire ni que dire pour calmer les choses et arranger, enfin, la situation. Je restais donc là, totalement spectateur de cet instant froid et distant qui me dérangeait pourtant. Je savais pourtant qu’une excuse de ma part ne serait pas de refus, à défaut d’arranger les choses. Et pourtant, je ne pouvais pas m’y résoudre. Tout simplement parce que ce n’était pas mon genre. Non, je n’étais pas le moins du monde le genre de personne à me rabaisser pour m’excuser devant autrui. J’avais bien conscience que c’était très certainement une nécessité pour arranger les choses avec Isobel. J’avais besoin qu’elle perde la distance qu’elle avait à mon égard depuis quelques petites minutes qu’elle était de retour, dans mon bureau, après une trop longue semaine d’absence. Et pourtant je ne faisais rien, strictement rien, pour arranger tout cela. Sans doute parce que je n’étais pas habitué du tout à ce qu’elle se comporte de la sorte avec moi. Frapper à la porte, me vouvoyer, m’appeler monsieur McKingsGreen … Tout cela m’effrayais plus qu’autre chose et m’empêchais de faire ou dire quoi que ce soit pour qu’elle retrouve son comportement que je lui reprochais pourtant tant, avant que je la frappe en plein visage. Se doutait-elle un seul instant combien je regrettais mon geste ? Non, j’en doutais plus que tout. Aucun doute là-dessus, elle pensait sans doute même qu’à mes yeux cela avait été normal. C’était pourtant tellement loin de la vérité que ça me semblait se voir comme le nez en plein milieu du visage. Mais je pouvais parfaitement comprendre qu’elle-même ne le voit pas. Ce n’était pas comme si j’étais le genre de type à avoir des sentiments et de la compassion. Et je n’étais pas non plus le genre de type qui regrettait ses actes, entre autres choses. Et puis ce n’était pas non plus comme si je lui avais déjà fais sous entendre et comprendre, que j’étais fou d’elle. Je préférais encore mourir que de le lui avouer en prenant le risque certain, de me prendre le vent du siècle. Je ne doutais pas qu’elle se foutrait royalement de moi. Mais j’espérais d’elle qu’elle n’était tout de même pas du genre à divulguer l’info autour d’elle pour que tout le monde se moque de moi à cause de mes sentiments. Ils ne méritaient vraiment pas d’être tournés à la dérision. Oh non, vraiment pas. Ils étaient bien trop réels et puissants pour être révélés et que l’on s’en moque sans la moindre gêne. Et puis même si cela ne devait même pas arriver, je préférais quand même éviter …

Lorsqu’elle me surprit violemment avec un retour brutal dans mon bureau, je lâchais les billets que j’avais en main, tant j’étais sur les nerfs et ne m’attendais pas à ce qu’elle revienne et encore moins en claquant ainsi la porte. Sous le coup de la surprise, je regardais un long moment la liasse de billets étalée sur le sol, hésitant un moment avant de finir par m’accroupir pour ramasser le tout. J’aurais du lui ordonner de se pencher elle-même pour les ramasser. Après tout, c’était de sa faute s’ils étaient au sol. Mais je me devais tout de même de faire un tant soit peu des efforts, moi aussi, dans notre relation. Bien que ‘relation’ soit un bien grand mot tout de même, j’en étais bien conscient. Quoi qu’il en soit, je ne mis pas longtemps à me mettre dans ce que je jugeais moi-même comme étant une position de soumission. Mais l’argent avant tout ! Et la seconde d’après, j’étais à nouveau debout pour ranger le tout dans le porte documents que j’utilisais pour transporter l’argent de ce bureau à chez moi, dans la plus grande discrétion possible. Une fois cela fait, je me réinstallais dans mon siège, semblant plus m’avachir qu’autre chose tant j’étais crevé, fatigué, lessivé. Et malgré le fait que j’avais enlevé ma veste, j’avais toujours aussi chaud, sentant ma chemise blanche se coller à mon dos tant j’étais en sueur. On pouvait remercier les quelques verres d’alcool que j’avais bu, pour cette petite montée de température. Totalement las, je ne pus m’empêcher de me moquer encore une fois d’elle, mentionnant alors le fait qu’elle était schizophrène, n’hésitant pas à rappeler qu’elle n’était que l’une de mes putes, dans ma phrase. Oui j’étais vraiment horrible. Mais ça, ça ne changeait pas des autres jours. Et encore, je trouvais que je faisais encore dans le soft à cet instant là. Oui j’étais encore tout gentillet pour le moment. « Dis donc le mac, ça t’arrive parfois de ne pas insulter les gens ? Ou tu es si mal poli que ça ? Déjà que tu ne m’as pas dit bonjour si en plus tu m’insultes…. » Etait-ce étrange ou normal, que je sois ravis de la voir me parler de la sorte alors que pendant un an, je m’étais plains de son côté rebelle ? Oui, c’était normal dans le sens où je retrouvais quelque peu celle que j’avais cru avoir perdu pour de bon. La différence était tout de même non négligeable ; En effet, si à une époque elle me provoquait surtout pour s’amuser, en sachant qu’elle ne craignait de toute façon rien, aujourd’hui je sentais que ce n’était plus pareil. J’avais l’impression qu’elle me parlait mal, surtout pour me prouver qu’elle n’avait pas peur de moi, malgré le coup que je lui avais mis une semaine plus tôt. Comment étais-je censé réagir face à cela ? Devais-je faire mine de rien et continuer à la vanner comme avant ? Ou devais-je plutôt me calmer et la laisser parler ? Non ce n’était vraiment pas moi ça …

« Ca m’arrive de ne pas insulter les gens. Quand je dors. Ou quand je suis seul. » Dis-je le plus sérieusement du monde en haussant vaguement les épaules l’air peu intéressé. « Ce n’est pas de l’impolitesse. Simplement, je ne vais pas m’abaisser à me montrer poli avec qui que ce soit. » Ajoutais-je tranquillement en lâchant un bref bâillement, plaçant une main devant ma bouche, mes yeux brillants légèrement, presque malgré moi et de façon tout à fait incontrôlable. Fermant un instant les yeux en posant ma tête contre le dossier de mon siège, je l’entendis me dire avoir besoin de moi. Luttant pour ne pas rire devant l’énormité de mes paroles, je rouvrais les yeux pour la regarder, de l’autre côté de mon bureau, derrière le siège sur lequel elle s’avachissait avant. Avant ce putain de coup de poing … Oui, avant mais c’était un tant révolu il fallait croire. Presque malgré moi, sans doute poussé par l’habitude d’être détesté et supporté uniquement pour mon argent, je lui disais d’aller voir l’un de ses clients plein aux as, si elle avait simplement besoin d’argent pour régler les frais d’hôpitaux. Même en lui disant une telle chose, je ne doutais pas qu’elle n’était pas du tout du genre à profiter de la sorte de l’argent de qui que ce soit. Malgré tout … Je lui faisais une confiance aveugle. Même si c’était très certainement … Très con. Voyant qu’elle ne prenait même pas la peine de me détromper, ce qui eut le don de me vexer devant le doute qu’elle insufflait en moi, je lui demandais si elle partait d’elle-même où si je devais la virer à ma façon. Réaction d’une frustration grandissante. Sinon, au vu des circonstances, je me serais abstenu de proférer de telles menaces. Au final j’étais pire que con. J’étais le dernier des abrutis. La regardant longuement, je regrettais qu’elle porte ces putains de lunettes noires qui m’empêchaient de croiser son regard. Tout Mais sa façon de me fixer de la sorte, sans broncher, ne me disait rien qui vaille. La voyant s’approcher quelque peu de moi sans me quitter de son regard arrogant et moqueur, je cessais de respirer en craignant le pire. Allait-elle me ‘tendre la joue’ pour me provoquer et me prouver qu’elle n’avait pas peur de moi, que je pouvais bien la frapper ? Non … Elle n’avait pas le droit de faire ça. Pas le droit de me faire comprendre qu’elle me pensait capable de cela. Non … Je n’étais pas du genre à frapper une femme et encore moins celle que j’aimais. Mais surtout … Je regrettais un geste que j’avais commis. Ce n’était pas pour le recommencer.
« A ta façon ? Ben oui vas y ne te gène pas… Je n’attends que ça tiens ! Que tu me frappes encore vas y… Le côté droit est jaloux tu devrais abattre ton poing dessus afin de me marquer une nouvelle fois ! Vas y Heath je n’ai pas peur de toi, j’aurais jamais peur ! »


Pour la première fois de ma vie, ou du moins première fois depuis longtemps, je détournais le regard d’un air presque mal à l’aise. Que j’étais faible face à elle. Et c’était de pire en pire, je m’enfonçais sérieusement. Si elle ne se foutait pas de moi, je ne comprendrais pas. Soupirant longuement, je finis par tourner à nouveau le regard, vide d’expression, vers elle. « Ca ne se reproduira pas. » Lâchais-je tout aussi froidement qu’elle par peur de montrer mes sentiments ou encore, combien je regrettais mon geste. Inutile qu’elle apprenne que ça me tuais véritablement. La voyant se détourner pour retourner de l’autre côté du bureau et se laisser tomber dans l’un des fauteuils, j’en soupirais doucement de soulagement, me détendant quelque peu, comme si la tension était passée. « Je n’ai pas besoin d’argent Heath… » Aux tremblements que je pu entendre dans sa voix, je me figeais quelque peu, serrant les dents en fronçant légèrement les sourcils, comme cherchant à m’assurer qu’elle n’allait pas se mettre à pleurer. Isobel en pleurs … C’était un Heath totalement perdu et détruit qui ne saurait que faire pour lui venir en aide, car en même temps je ne désirerais pas l’enfoncer davantage dans la tristesse ou je ne savais encore quoi. « Alors de quoi t’as besoin ? » Demandais-je doucement malgré la sécheresse involontaire de ma voix, étant bien trop habitué à parler de façon méchante et froide pour perdre rapidement cette habitude. Les habitudes avaient la vie dure …
« Heath… J’ai besoin de toi… S’il… Te plait… Je… Juste de toi… Ta présence… On n’est pas obligé de parler… Rien… Mais s’il te plait… vient… »
De plus en plus choqué et surprit, je haussais légèrement les sourcils sans la quitter du regard et sans mot dire, mon souffle se coupant longuement tant j’étais stupéfait. Autant par la voix tremblotante d’Isobel, que par sa requête qui avait tout d’une supplication. Oui … A peu de choses prêts, elle me suppliait de l’accompagner à l’hôpital. Depuis quand Isobel acceptait-elle de se rabaisser devant moi, de la sorte ? Depuis que je l’avais frappé et qu’elle avait, donc, réalisé que j’étais supérieur à elle ? Non ce n’était pas cela puisqu’elle venait ouvertement de me provoquer pour ne pas trop changer des habitudes. Alors c’était un cas exceptionnel. Parce qu’elle avait réellement besoin de moi et se l’avouait à elle-même. Je ne pouvais pas refuser, je n’en n’avais pas le droit. Je l’aimais et comme un con je l’avais frappé, je pouvais au moins faire cela pour elle. Elle avait besoin de moi, de ma présence, de mon aide … Ce n’était pas cher payé pour ce que je lui avais fais.

Mais malgré mon envie, très forte, d’être là pour elle … Je ne parvenais pas à m’y résoudre. Depuis quand un mac se rapprochait-il de l’une de ses putes ? Depuis quand, moi, j’acceptais de venir en aide à qui que ce soit ? Ce n’était pas du Heath ça … Non … C’était du Heath amoureux plus précisément. Et Heath amoureux, je découvrais au jour le jour ce que c’était. J’étais plus faible, plus calme, plus posé, et plus patient avec elle. Je me surprenais à penser à elle plus que de raison et à rêver d’elle-même. Je n’étais plus capable de vivre une seule journée sans penser à elle, que je la vois ou non durant la nuit. Autant dire qu’une semaine sans la voir ni lui parler, ni même avori la moindre nouvelle d’elle, avait été une véritable torture pour moi. Ca avait été pire que tout. Enfin … C’était toujours mieux que si elle était morte. Autant dire que je ne pourrais pas me relever d’une telle putain d’épreuve si ça venait à arriver. Mais surtout, pas de pessimisme ! « Heath… » Est-ce que j’avais déjà pris ma décision finale, avant qu’elle ne prononce mon nom à voix basse ? Est-ce que j’avais déjà prévu de lui dire un oui franc et sans la moindre hésitation ? Je n’en sais trop rien. Quoi qu’il en soit, je ne pus m’empêcher de soupirer faiblement avant de prendre la parole. « A quelle heure tu dois y être ? » Demandais-je simplement, sans la quitter du regard, mon ton toujours sec malgré une douceur presque inattendue et incontrôlable. Depuis quand étais-je aussi niais ? Honnêtement je l’ignorais totalement et dans l’immédiat je m’en foutais royalement. La regardant longuement en silence, je finis par me redresser quelque peu dans mon siège, m’asseyant sur le bord de celui-ci sans quitter Isobel du regard. « Lève toi ! J’ai besoin de vérifier un truc. » Ordonnais-je presque malgré moi, ne pouvant m’empêcher de balancer des ordres à tout va tant j’en avais l’habitude, depuis le temps. La regardant toujours, j’attendais de voir si elle allait se lever ou non. Si elle le faisait, je vérifierais ce que je voulais voir. Dans le cas contraire, cela voudrait dire qu’elle avait totalement perdue sa confiance en moi. Cette confiance qu’elle m’avait avoué avoir à mon encontre une semaine plus tôt. Oui, le soir même où je l’avais frappé, comme le dernier des enfoirés. J’avais vraiment tout foutu en l’air. Cette femme que j’aimais, la seule que je voulais, celle pour qui j’étais étrangement prêt à tout, ou du moins beaucoup de choses. Cette personne qui m’avait avoué avoir confiance en moi. La première à me dire une telle chose … Cela pouvait paraître con. Mais pour moi ça signifiait surtout, beaucoup ! Certes j’avais toujours tout fait pour être détesté de tout le monde. Mais être apprécié un tant soit peu, de la personne dont j’étais éperdument amoureux, ça n’aurait pas été plus mal en fin de compte. Mais il ne fallait pas trop en demander non plus. Si déjà elle me faisait confiance, c’était pas mal du tout. Enfin … Cela restait encore à voir. Rien ne me prouvait que ce fût toujours le cas. J’aurais ma réponse d’ici à quelques secondes. Si elle craignait que je ne la frappe à nouveau, elle ne se lèverait pas … Et ça voudrait dire que je l’avais perdu pour de bon.


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MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Dim 15 Mai 2011 - 16:07


When the love is there...



Ça s’en va et ça revient… En avant, en arrière, voilà ce que je faisais avec Heath… allez hop, je viens et je pars aussi vite, et je reviens sur un putain de coup de tête… Le yoyo Isobel, c’était belle et bien moi… Houla oup… J’étais une sorte de pantin qui ne décidait rien sans penser a Heath avant… C’était tout de même bizarre et frustrant à la fois… Le voir était parfait, plaisant, et si je pouvais le voir constamment ça le serait encore plus… On ne pouvait pas cracher sur un homme aussi beau… Oh ça non… Heath l’homme parfait… L’homme beau, l’homme qui me donne simplement envie… Je voulais simplement l’avoir près de moi et le vouloir pour moi a l’hôpital… Je voulais simplement… Heath… Oh oui… soupirant longuement, je lui demandais rapidement s’il était toujours aussi impoli et insulté constamment les gens qu’il accueillait dans son bureau… Franchement, c’était chiant à la longue, un peu de politesse dans ce monde de brute ça ne ferait de mal à personne…« Ca m’arrive de ne pas insulter les gens. Quand je dors. Ou quand je suis seul. » Mon dieu, Heath en mode comique, j’aurai réellement tout vu dans ma pauvre petite vie… Il voulait faire de l’humour ? Mais bien sur, j’en rigole tiens… Même un mort ne rigolerait pas… Je crois qu’il préfèrerait crever à nouveau, tant Heath n’était pas drôle sur ce coup là… Non vraiment pas… « Ce n’est pas de l’impolitesse. Simplement, je ne vais pas m’abaisser à me montrer poli avec qui que ce soit. » Haussant un sourcil, je ne pus m’empêcher de lâcher un bref rire. Un tout petit rire. Souriant en coin, Heath ne changerait donc jamais. Toujours égale à lui-même en fait… C’était d’un désolant. Je n’étais donc n’importe qui ? J’étais pourtant sa meilleure pute, j’étais ce qu’il appelait sa pute de luxe…. J’étais tout de même une très bonne pute, je lui ramenais cent milles par semaine… Je faisais des pipes à cinquante milles… Et j’étais n’importe qui ? Bravo… Vive le respect qu’il avait envers moi. C’était d’un blasant, comment se rapprocher de lui si je ne suis rien à ses yeux. Comment faire pour qu’il me remarque, pour qu’il puisse enfin me voir autrement que comme une putain de pute ? Je me le demande bien, et si je changeai de métier ? Non je ne pouvais pas, j’avais une dette à payer, j’avais besoin d’argent et si je changeai de métier… Je ne le verrai plus… « C’est quand même de l’impolitesse… J’en conclu que je ne suis rien à tes yeux… Pourtant je t’enrichi, je t’amène du fric… J’ai même fait une putain de pipe à cinquante mille dollars… putain trouve moi une pute qui te fait ça… Et j’arrêterai de me plaindre… Enfin bref, le jour ou tu me diras bonjour, salut ou je ne sais quel autre forme de politesse… Je t’embrasse tiens ! » Dis-je en souriant en coin, lui lançant un regard amusé et taquin a travers mes lunettes. Putain il ne me dira jamais bonjour ouais… comme s’il voulait que je l’embrasse tiens… Putain pourtant je rêvais de toucher sa petite langue, de glisser la mienne sur la sienne…. Hum…. Oui…

Frissonnant doucement, je le regardais longuement avant qu’il ne me demande alors s’il devait me foutre dehors par lui-même… Le regardant longuement, je fus attristée de voir a quel point il pouvait se montrer violent. C’était une nouvelle invitation pour me frapper ? Cette fois au moins il me prévenait en avance, il y avait des progrès dans l’air dans un sens… soupirant longuement, je me redressais sur moi-même en le toisant d’un regard qui se voulait noir a travers mes lunettes. M’approchant de lui je contournais alors le bureau avant de passer ma langue sur mes lèvres, lui tendant plus ou moins ma joue pour qu’il recommence. Le lui annonçant je ne lésinais pas sur les détails, lui annonçant qu’il pouvait à nouveau me marquer si l’envie lui chantait. Le voyant détourner le regard je plissais les yeux quelque peu étonné. Lui… Détourner les yeux ? Une première… « Ca ne se reproduira pas. » Le regardant longuement, je fus surprise de le voir si mal à l’aise de la situation. Est-ce qu’il regrettait son geste ? Ça en avait bien l’air… Tant mieux… Il n’y était pas allé de mains mortes tout de même… Et c’était d’autant plus humiliant et frustrant pour moi… car dans la situation c’était moi qui me faisais baiser en beauté. Il m’avait frappé, il m’avait violemment marqué. Je ne pouvais pas passer à côté, même s’il était déjà pardonné… Je ne pouvais pas décemment lui faire la gueule… Je l’aimais et l’amour pouvait se montrer traitre surtout lorsque l’on s’y attend le moins… Heath était le centre de ma vie, il guidait ma vie sans même s’en rendre compte. Je ne vivais que pour lui, ne jurait que par lui, je pensais a lui constamment, je rêvais de lui pratiquement tout le temps, Bref, Heath était toute ma vie alors que nous n’étions rien lui et moi, ce qui était d’autant plus frustrant… Soupirant longuement, je plongeais mon regard dans le sien avant de baisser la tête pour le regarder longuement, sa chemise légèrement ouverte, son torse… Je voulais faire sauter les autres boutons pour glisser mes mains sur son torse, le lécher l’embrasser, lui faire l’amour… Putain oui le chevaucher sur cette putain de chaise… Sentir ses mains sur mes fesses, m’aidant à faire de long et rapide vas et vient, ses lèvres sur les miennes, sa langue ans ma bouche un putain de long baiser, le sentir jouir en moi, ne pas s’arrêter mais continuer, oui ne jamais s’arrêter je voulais qu’il me comble sexuellement, je voulais ne pas m’arrêter, je voulais transpirer, sentir la sueur couler sur nos corps, je voulais entendre ses supplications, je voulais qu’il me supplie d’arrêter tant il en peut plus et que le plaisir se fait trop intense… Je voulais sentir ses doigts glisser sur mon corps, nos corps se frotter sans ménagement, sans se lasser… Je voulais avoir du mal à bouger, je voulais être crevé, ne plus pouvoir bouger et m’endormir sur lui, je voulais être sexuellement épuisé…. Oui… Je voulais le meilleur rapport de ma vie, ce que je n’avais encore jamais eu… « Heath… je préfère que tu m’engueules… Que tu m’insultes, que tu me mettes plus bas que terre… Mais … Ne me frappe plus jamais… s’il te plait… Je n’aurais peut être pas dû te pousser, frapper ton torse, nous sommes fautifs tous les deux, mais… Evite la prochaine fois… Je te fais confiance. J’ai confiance en toi. On apprend de ses erreurs… » Soufflai-je en plongeant mon regard dans le sien.

Je ne savais pas comment il allait prendre mes paroles, mais j’espérai de tout cœur qu’il ne s’énerve pas ou je ne sais quoi. Je ne voulais pas qu’il m’envoi chier, je ne voulais pas me disputer avec lui pas là, pas aujourd’hui. J’aimerai tellement apprendre a le connaitre, me sentir complice avec lui, sourire tout en plongeant un regard malicieux dans le sien tout aussi taquin que moi… Je voulais rire, je voulais être autre chose que sa pute… Putain je voulais être une privilégier, je voulais être l’unique dans son cœur, juste moi… Personne d’autre, je voulais être seule… Sa petite protégée, son tout. Sa vie, sa femme, son amour, je voulais être l’essentiel de sa vie, l’essence de son univers, putain je voulais vraiment être celle qui le fait vivre tout simplement… Est-ce que c’était possible ? Je n’en savais rien, je rêvais trop, je me faisais souffrir moi-même et c’était d’autant plus frustrant…Reculant de lui, je filais alors m’assoir sur un des fauteuils. J’en pouvais plus et je pouvais bien m’assoir, de toute façon je le sentis parfaitement bien pour ne pas trop gueuler, il avait l’air crevé, puis il avait l’air d’avoir bu au vu de l’odeur de whisky qui remontait légèrement. Je n’étais pas une connaisseuse au niveau de la boisson. Mais j’avais été serveuse, je connaissais simplement les odeurs. Je n’étais pas très branché alcool, non loin de là que je refusais d’en boire mais toute seule, je n’en voyais pas l’intérêt franchement… Inspirant longuement, je lui annonçais alors que je n’avais pas besoin d’argent puisqu’il me demanda d’aller voir des clients riches si tel était le cas. Comme si j’étais de la sorte… Et bien même si j’avais eu besoin d’argent, je ne lui aurais rien demandé, je préférais me débrouiller toute seule… Je ne voulais pas avoir a faire a lui et lui devoir des sous… Non… Je n’étais pas une profiteuse, je ne l’avais jamais été et je ne le serais jamais. J’avais trop bien la valeur de l’argent, et je n’aimais pas réellement en avoir. Je préférai être pauvre que riche à choisir. « Alors de quoi t’as besoin ? »[/color] Il était rare que Heath puisse parler de façon douce, de façon à faire comprendre qu’il s’intéressait un temps soit peu à la conversation ou bien même la personne. Est-ce qu’il s’intéressait à moi ? Je n’en savais rien, au fond, je ne le connaissais pas si bien que cela, je ne le pensais pas capable de me frapper et pourtant il l’avait bien fait la semaine dernière. Je ne savais plus de quoi il était capable ou pas, les limites qu’il avait… Certes ça ne se reproduirait plus, mais au vu de la force qu’il avait employé et de la rapidité, je doutais qu’il tienne parole… Est-ce qu’il avait non seulement réfléchit avant d’abattre son poing sur mon visage ? Non… alors est ce qu’il le ferait maintenant quand l’envie lui prendrait de me frapper ? Ou peut être bien plus… De m’étrangler, me tuer, ou je ne sais quoi… Je n’avais pas pour autant peur, même si au fond, je savais que si. Il était bien le premier… Mais ça passerait aussi vite que c’est venu. Oui il le fallait de toute façon, je ne pouvais pas avoir peur de lui de la sorte, jamais, je ne voulais pas vivre dans la crainte et la terreur tout ça a cause d’un coup de poing qu’il m’avait mis… Non, ça jamais…

Soupirant doucement, je lui marmonnais alors que j’avais besoin de lui, de sa présence, qu’il n’était même pas obligé de parler, je voulais simplement qu’il soit là. Je le voulais a mes côtés, sentir son corps contre le mien, sa chaleur, sa présence, pouvoir le voir, tourner la tête et le regarder longuement pour me calmer, pour m’apaiser, je voulais me blottir dans ses bas attraper sa main et la serrer dans la mienne, je voulais poser ma tête sur son épaules je voulais fermer les yeux et sourire de façon niaise tellement je serais heureuse…. Je voulais sentir son souffle dans mes cheveux je voulais…. Des choses que je n’aurai jamais… Des choses que je ne faisais jamais. Il me donnait envie de câlin, de bisou, de chose que je n’aime pas en temps normal, des choses que je ne donne jamais. Heath était différent, oui dans mon cœur il était a part s’était donc normal qu’il ait droit à des choses que d’autres n’ont pas … non ? Bon sang, je voulais tellement de chose de sa part… Il ne pouvait pas s’imaginer une seule seconde, tout ce dont j’étais capable pour lui… C’était con, mais je pouvais très bien faire tout ce qu’il me demandait. J’avais bien filmé mon rapport avec Havannah après tout… C’était tout de même un acte… Important… j’avais regardé le film bien entendu avant… Et on pouvait très bien voir, tout ce que je lui faisais et tout ce qu’elle me faisait… Nos cris de jouissance, les nombreux orgasmes que je lui avais donné, mes cris… tous simulé… Je n’avais jamais eu d’orgasme de ma vie et ça ne m’arriverait surement jamais…. On s’y fait rapidement… On pouvait même voir à un moment que moi… Allongée sur le lit, les jambes écartés, et elle qui s’occupe longuement de moi avec son ustensile… Bref, il pourrait s’amuser… Est-ce que j’étais tarée ? Surement…. Mais lui l’était tout autant que moi… après tout c’est lui qui allait regarder la vidéo, lui qui allait se branler dessus… en me regardant ? Ou la regardant elle ? Dur, dur de savoir… Mais je pensais tout de même avoir ma réponse. Il se branlerait en me regardant… après tout je l’avais bel et bien fait bander lorsque nous avions été dans son bureau et qu’il avait touché ma poitrine… Et pas qu’un peu… Je savais qu’il était assez bien monté, d’après ce que j’avais pu voir… Je l’avais quelque peu touché lors de notre rencontre… Mais rien de plus. Frissonnant doucement, je baissais la tête regardant mes genoux en poussant un long soupire. Je me donnais envie toute seule, c’était tout de même pathétique… Je savais qu’il ne voudrait jamais de moi. Ok il bandait, mais ça s’arrêtait là. J’étais une pute, une belle pute, et il ne pouvait pas rester insensible c’était comme ça…. Mais jamais il ne voudrait de moi…. Jamais. C’est dur comme mot… « A quelle heure tu dois y être ? »

Sa voix, légèrement plus douce que d’habitude, je relevais le regard, le regardant alors avec intensité. Je savais qu’il ne pouvait pas réellement voir mes yeux, les lunettes les cachés, ce qui dans un sens n’était pas si mal. Je ne voulais pas qu’il voit mon bleu, qu’il puisse voir la tristesse et l’amour qui régnait dans mon regard. Je ne voulais pas paraitre faible à ses yeux, même si je devais déjà au fond l’être pour lui. Une moins que rien, une faible, une simple pute, juste l’une de ses filles, rien de plus rien de moins. Moi qui voulais me démarquer des autres c’était largement foutu. Je savais que je n’étais rien à ses yeux, si ce n’est sa seule et unique pute de luxe. « Quatorze heures, par là…ça te laisse le temps de dormir… Et si c’est oui… on peut se retrouver au club pour y aller… enfin comme tu veux. » Soufflai-je doucement en souriant a peine, me mordillant alors la lèvre tout en baissant la tête. Putain que j’étais niaise… Mais c’était d’un pathétique… Je n’arrivai pas à cacher mes sentiments… J’étais tellement à fleur de peau… je pensais pouvoir y arriver mais non, même pas… J’étais faible, il me rendait faible… je ne saurai dire pourquoi, l’amour ? Surement. St ce que je regrettai d’être tombé amoureuse de lui ? Bien sur que non, comment pouvais-je le regretter ? Heath était quelqu’un de bien, malgré son mauvais caractère. Il n’était pas un martyre, et je restai persuadé qu’au fond… Il était gentil. Suffisait de le voir hors boulot… je pense. Ce que j’allais faire cet après midi au final. Est-ce qu’il serait différent ? Est ce qu’il se montrerait plus doux ? Moins agressif ? Est-ce qu’il serait totalement différent ? Méconnaissable ? Je n’en savais strictement rien et j’étais terriblement impatiente de voir cela. Le voir enfin hors boulot, pouvoir peut être bâtir une sorte de relation entre lui et moi. Même si ce n’est que de l’amitié… se serait déjà bien tout de même… Je n’allais pas cracher sur cela. Plus que quelques heures… S’il disait oui, mais c’était bien parti pour qu’il accepte oui… Il acceptait c’était forcé. « Lève toi ! J’ai besoin de vérifier un truc. » Ne m’attendant pas à une telle requête je fus surprise et légèrement choquée. Me lever ? Il voulait vérifier mon corps ? Haussant lentement un sourcil, je plongeais mon regard dans le sien. Heath… J’avais simplement envie de me lever et de filer de son côté pour le prendre dans mes bras et l’embrasser alors, comme je l’avais fait lors de notre rencontre, sentir sa langue contre la mienne, entendre un gémissement de sa part… Me sentir toute chose, avoir envie de lui et tout ce qui s’en suit… Inspirant longuement je me levais lentement en posant mes mains sur mes cuisses sans le quitter du regard souriant faiblement.

« Hum ? Tout ce que tu voudras Heath. Tu veux que je me déshabille ? Mon bleu sur ma poitrine ne se voit presque plus, si c’est ce que tu veux voir. » soufflai-je doucement d’une voix calme et douce, cruellement douce. Comme pour rendre la discussion des plus intimes. Je ne savais pas ce qu’il voulait faire mais, je lui faisais entièrement confiance, je n’avais pas perdu cela de lui. Non, malgré le fait qu’il m’ait frappé je savais parfaitement que je pouvais fermer les yeux en sa compagnie, et je continuerais a faire tout mon possible pour lui. Je pourrais m’adonner, donner ma vie, le protéger s’il le fallait… Je voulais à tout prix m’approcher de lui, c’était peut être idiot, mais je savais que je l’aimais, oui je l’aimais et j’étais capable de tout pour lui. Même s’il devait se montrer violent avec moi. Est-ce que je le laisserai faire ? J’étais peut être conne, idiote et je ne sais quoi mais… J’étais capable de rester pour lui, par amour, même s’il me frappe à nouveau. J’étais finalement une de ses femmes soumises dans un sens… Je n’avais jamais réellement pensé à cela… Soumises au lit non mais bizarrement dans le reste cela ne me gênerait pas… pourquoi ? Je n’en savais foutrement rien. « Merci de… Venir… Fin…D’accepter ma demande… J’espère que je ne chamboule pas ta journée…. J’ai pas réellement pensé à ça… Je… J’ai tellement besoin de toi… J’ai peur… De ce que l’on va m’annoncer, je suis jeune… » Dis-je doucement en baissant le regard passant ma langue sur mes lèvres pour les humidifier tremblant alors violemment en enfouissant mes mains dans mes poches avec lenteur tout en me pinçant les lèvres.


Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ?


L'homme de ma vie...:
 


Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !:
 
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.Au matin, je réalisais mes rêves


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MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Ven 20 Mai 2011 - 1:26

« Isobel & Heath »






Faire semblant de ne pas avoir de cœur et d’être le plus insensible des hommes. Faire croire que je n’étais pas capable le moins du monde, d’aimer qui que ce soit. Etais-je un véritable glaçon ? Oui, à n’en pas douter. Etais-je le genre de type duquel l’on ne pouvait pas s’attacher ? Oui, cela me paraissait d’une évidence imparable. Mais il fallait tout de même noter que c’était parfaitement voulu. Je voulais être ainsi et j’y arrivais au-delà de tous mes espoirs. J’étais haïs par un nombre incalculable de personne et ça me plaisais. J’aimais que les gens cherchent à me fuir, à m’éviter et qu’ils me regardent d’un air incertain, parfois même l’air effrayé. J’étais sans doute idiot et complètement fou … Mais je l’assumais car j’étais parvenu à mes fins : être détesté par le plus grand nombre de personnes possibles. Il y avait de quoi être fier. Quant à savoir si c’était ainsi que j’étais véritablement … Il fallait bien avouer que je m’étais moi-même perdu dans toute cette histoire. Sans doute que non. En grande partie je ne pouvais que reconnaître le fait que j’avais bel et bien un cœur puisque j’étais capable d’aimer une femme, démesurément. Et cette femme n’était autre qu’Isobel. Isobel … ma pute depuis un an. J’étais assez idiot pour l’inciter à continuer la prostitué alors même que parfois, l’imaginer en train de coucher avec d’autres que moi, me faisais un mal fou. Je ne supportais pas de l’imaginer chevaucher tous ces hommes pour les faire jouir. Je ne supportais pas d’imaginer ses gémissements de plaisir, qu’ils soient vrais ou simulés. Je ne supportais pas non plus de l’imager leur membre entre ses lèvres. Lèvres que je rêvais d’embrasser … Mentionner ces deux faits l’un à la suite de l’autre, cela pouvait faire franchement gore et crade et j’en avais bien conscience. Oui c’était atroce … Et pourtant je ne pouvais rien contre cela puisque je l’aimais pour de brai et sans doute bien pour toujours. Qu’y pouvais-je ? Rien du tout. Je ne pouvais que l’aimer en silence et garder cela pour moi, par peur de sa réaction et des moqueries qui suivraient forcément. Comment en aurait-il pu aller autrement ? Heath McLKingsGreen, l’homme le plus cruel et insensible qui soit, fou amoureux … Il y avait de quoi rire, c’était d’une évidence imparable. Et même en sachant cela, je ne savais toujours pas qui j‘étais réellement, dans le fond. Menteur et manipulateur … Ca oui, je l’étais et sans le moindre doute possible. La preuve … Je mentais ouvertement à Isobel, depuis un an, en dissimulant merveilleusement bien les sentiments que j’avais pour elle, lui faisant croire que je ne la supportais pas alors que je l’aimais plus que de raison. Je la voulais pour moi tout seul. Je voulais être le seul homme à avoir le droit de voir son corps, le seul à avoir la chance de lui faire l’amour inlassablement. L’avoir contre moi, dans mon lit, chaque nuit. Manger avec elle en lui lançant de brefs regards à répétition. Prendre des douches avec elle, la regarder s’habiller, aller me promener avec elle, même faire les courses avec elle. Il s’agissait là des désirs d’un homme amoureux. Et c’était bel et bien ce que j’étais à vrai dire. J’étais fou amoureux de cette jeune femme depuis trop longtemps, en silence.

Alors qu’il était question de ma politesse … Ou du moins de mon impolitesse, je ne pu m’empêcher de répondre que je n’étais pas le genre à me rabaisser en me montrant poli avec qui que ce soit. A mes yeux, j’étais bien trop supérieur à la globalité des gens, pour perdre du temps à les respecter un peu trop. Et puis quoi encore ? Je n‘allais pas non plus me mettre à faire des baises mains à tout va et des petites courbettes pour saluer et remercier qui que ce soit. Je préférais encore mieux mourir de suite plutôt que d’arriver à un tel point. C’était dire combien je refusais de me montrer un brin trop excessif par rapport à ce genre de comportement. Trop de politesse … Ramène une personne à une moins que rien. A mes yeux en tout cas ! Et j’avais assez confiance en moi pour me croire à ce sujet, entre autres sujets. « C’est quand même de l’impolitesse… J’en conclu que je ne suis rien à tes yeux… Pourtant je t’enrichi, je t’amène du fric… J’ai même fait une putain de pipe à cinquante mille dollars… putain trouve moi une pute qui te fait ça… Et j’arrêterai de me plaindre… Enfin bref, le jour ou tu me diras bonjour, salut ou je ne sais quel autre forme de politesse… Je t’embrasse tiens ! » Sans trop savoir si elle se foutait de moi ou non, je haussais un sourcil surpris, attendant un moment pour réfléchir à ses paroles. « Je n’aie pas dis que tu n’étais rien. J’ai simplement dis que je ne m’abaisserais jamais au niveau de qui que ce soit en me montrant poli. » Revenant à la suite de ses paroles, je fronçais quelque peu les sourcils. Aurais-je le culot insensé de tenter le tout pour le tout en faisant mine de la saluer pour voir si elle-même aurait le culot, on ne peut plus choquant, de m’embrasser. Je doutais que ses paroles soient sérieuses. Comme si elle pouvait avoir vraiment l’envie de m’embrasser, alors qu’elle me détestait forcément. « Bonjour Isobel ! Tu vas bien Isobel ? » Finis-je par lâcher presque malgré moi, d’une voix outrageusement moqueuse et narquois, m’attendant uniquement à ce qu’elle soit choquée et gênée de voir qu’au final, j’étais capable de prendre ses paroles au mot. A mon avis, elle n’allait pas se lever pour m’embrasser. Elle allait plutôt rougir et détourner le regard pour continuer la conversation l’air de rien. Et cela allait m’amuser … Parce qu’au fond j’aurais le dernier mot. Même si, bien entendu, j’aurais vraiment préféré qu’elle m’embrasse comme elle venait de le mentionner à l’instant. Oh oui … Sentir ses lèvres tout autant pulpeuses que fines et parfaitement bien dessinées, se poser sur les miennes … Dieu que j’en rêvais.

Après une brève et involontaire montée de colère contre elle, je ne pu m’empêcher d’avoir recours à des menaces pour lui demander si elle allait partir d’elle-même ou si je devais l’aider pour cela. J’étais vraiment le dernier des abrutis et j’en avais parfaitement conscience. Je le compris d’ailleurs un peu plus lorsqu’elle s’approcha de moi, me lâchant que je pouvais la frapper à nouveau car son autre joue était jalouse du coup qu’avait prise l’autre. Choqué et peiné, je détournais le regard pour la première fois de ma vie, me contentant de lui dire que ça ne se reproduirait plus jamais. Non … J’étais totalement incapable de la frapper. La première fois avait aussi été la dernière. Je ne pouvais pas lever la main sur elle ainsi, une seconde fois. En temps normal, je ne frappais pas une femme … Mais c’était décuplé lorsque ça concernait Isobel, bien entendu. Je l’aimais beaucoup trop pour accepter de la frapper à nouveau. Son regard choqué lorsqu’elle avait été au sol et le dernier qu’elle m’avait lancé avant de quitter mon bureau sous le coup de la rage, étaient parfaitement ancrés en moi et je ne risquais pas d’oublier ça de si tôt. « Heath… je préfère que tu m’engueules… Que tu m’insultes, que tu me mettes plus bas que terre… Mais … Ne me frappe plus jamais… s’il te plait… Je n’aurais peut être pas dû te pousser, frapper ton torse, nous sommes fautifs tous les deux, mais… Evite la prochaine fois… Je te fais confiance. J’ai confiance en toi. On apprend de ses erreurs… » Serrant les dents, je ne pu m’empêcher de lui lancer un regard irrité et franchement agacé, passant rapidement ma langue entre mes lèvres sans la quitter du regard. Certes elle me faisait confiance … C’était un point non négligeable. Et ça me rendais terriblement heureux de savoir cela. Elle était bien la première personne, la seule, à me faire véritablement confiance et je découvrais avec surprise, que ça me plaisais de façon démesurée. « Evite les leçons de vie tu veux ? Je t’ai dis que ça ne se reproduirait pas. Inutile d’insister là-dessus. Fin de la discussion ! » Lâchais-je d’une voix froide et claquante pour lui faire comprendre que je ne voulais vraiment plus parler de cela. Je ne supportais vraiment pas de reconnaître mes erreurs et pourtant j’avais bel et bien conscience du fait que j’avais outrageusement merdé sur ce coup là. Frapper Isobel … Et puis quoi encore ? J’avais vraiment fais le con et je regrettais bien assez ce fait ainsi, sans qu’elle n’ait à me mentionner encore et encore cette connerie. Je savais bien qu’elle m’en voulait et que j’avais très certainement touché sa fierté en la frappant de la sorte. Mais elle n’était vraiment pas obligée d’insister à ce point. Sans doute ne réalisait-elle pas que pour la première fois de ma vie, je regrettais terriblement un geste que j’avais eus la bêtise de commettre. Non, elle ne pouvait vraiment pas se douter un seul instant que moi, un mec totalement froid et cruel, je puisse regretter d’avoir commis un acte … Méchant, cruel, violent, tout simplement.

Soupirant doucement de soulagement, je la regardais s’éloigner à nouveau de moi, pour retourner s’asseoir de l’autre côté de mon bureau, dans l’un des sièges qui s’y trouvait. Lorsqu’elle me demanda de l’accompagner à l’hôpital, je ne pu m’empêcher de rire très légèrement de façon moqueuse. Ne voyant pas pour quelle autre raison que l’argent, elle avait besoin de ma compagnie pour cela, je ne trouvais rien d’autre à dire que de lui apprendre que si elle avait besoin d’argent, mieux valait pour elle qu’elle aille voir l’un de ses riches clients qui se ferait sans doute un plaisir de l’aider financièrement parlant, en échanges de quelques autres de ses services. J’avais évidemment la forte envie de lui répondre que oui, j’allais l’accompagner. Voir même, que je l’accompagnerais là où elle le voudrait. Mais je ne comprenais pas pourquoi c’était moi et non pas quelqu’un d’autre. Simplement parce qu’elle n’avait personne d’autre ? Elle avait donc fait par élimination et était tombée sur moi au final ? C’était moi parce qu’elle ne voulait pas s’y rendre seule. Ce n’était donc pas pour moi. Or, j’aurais vraiment préféré. Oui, j’aurais vraiment souhaité l’entendre me dire qu’elle tenait simplement à m’avoir moi à ses côtés. Mais il ne fallait pas rêver non plus. Je n’étais jamais d’agréable compagnie pour qui que ce soit. J’étais assommant et ennuyeux à souhait. Je ne cherchais pas à combler les silences par une quelconque parole. Et les seuls sujets qui m’intéressaient étaient l’argent, moi, l’argent, l’argent et encore moi. D’un côté je n’étais pas bien compliqué puisque le simple fait d’aborder ces sujets, suffisait à me plaire et m’intéresser. Pas compliqué mais ennuyeux à souhait. Y’avait-il de quoi être fier ? Non, bien sûr que non. Mais c’était moi, j’étais ainsi … Et je m’assumais pleinement, c’était certain. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures non plus. En l’entendant me répondre qu’elle n’avait pas besoin d’argent, je fus quelque peu surpris presque malgré moi, lui demandant donc d’une voix presque douce, de quoi elle pouvait bien avoir besoin. Il fallait avouer que ma vision des choses était assez limitée et tournait toujours, ou presque, autour de l’argent. A mes yeux, tout le monde avait besoin d’argent. Mais plus encore, je ne doutais pas que c’était là le ciment de toute relation dans la vie. Comment penser autrement alors que ma vie avait toujours tournée autour de ce foutu argent que je chérissais tant ? Je ne le pouvais pas, tout simplement. Et puis ce n’était pas non plus comme si j’avais l’envie, même minime, de changer cela. J’étais bien ainsi alors pourquoi changer quoi que ce soit ? Ce serait bien bête ! Les explications qu’elle me donna alors pour m’expliquer pour quelles raisons elle voulait que je l’accompagne, me clouèrent sur place. Grandement surpris, je restais un moment immobile et silencieux avant de lui demander, sans rien répondre à ses paroles tant j’étais presque gêné, à quelle heure elle devait y être. Finalement, je n’étais plus contre l’envie de l’accompagner à l’hôpital. Je ne pouvais pas lui faire le coup de lui refuser cela, au vu de la façon qu’elle avait eut de me demander cela. En bien peu de mots, elle était parvenu à me convaincre et c’était, à vrai dire, un point non négligeable.

« Quatorze heures, par là…ça te laisse le temps de dormir… Et si c’est oui… on peut se retrouver au club pour y aller… enfin comme tu veux. » Sans répondre, je hochais lentement la tête de façon affirmative, restant un moment silencieux en la regardant, sourcils froncés. « Quatorze heures à l’hôpital ? Je te récupère à trente, ici alors. » Dis-je alors d’une voix calme mais qui n’admettait pas la réplique. Même dans une telle situation, je ne pouvais m’empêcher de prendre la direction des choses et même, de donner des ordres. C’était plus fort que moi, ça faisait totalement parti de ma personnalité, j’étais ainsi. C’était moi tout simplement. Et je ne pouvais décemment pas changer. Pas même un minimum. Voyant son léger sourire qu’elle semblait tenter de dissimuler, je ne pus m’empêcher de me féliciter d’avoir accepté de l’accompagner. Si cela pouvait lui plaire et la rendre un tant soit peu heureuse … Je ne pouvais qu’être content de moi. Aussi étrange que cela puisse paraitre, j’aimais la savoir heureuse ou joyeuse, ne serait-ce qu’un minimum. Après un instant de silence, alors que je venais officiellement d’accepter de l’accompagner, je lui demandais de se lever. Ce n’était pas pour vérifier son corps mais pour m’assurer de deux trois choses. Dans un premier temps, je voulais être certain qu’elle me faisait vraiment toujours confiance. Et pour cela, je le saurais si elle se levait comme je le lui demandais, sans broncher, ou non. A mes yeux, cela signifierait qu’elle n’avait pas peur de se prendre un nouveau coup de ma part. Et ce serait déjà une chose immense et merveilleuse que d’apprendre cela. Selon moi en tout cas ! La voyant se lever avec lenteur en souriant légèrement, j’eu un bref frisson de satisfaction, luttant contre l’envie de sourire à mon tour tant j’étais ravi de la voir se lever. « Hum ? Tout ce que tu voudras Heath. Tu veux que je me déshabille ? Mon bleu sur ma poitrine ne se voit presque plus, si c’est ce que tu veux voir. » Restant un moment silencieux, rendu terriblement ralenti par l’alcool, je la regardais sans mot dire, finissant par hocher négativement la tête en la regardant toujours. « Non c’est pas pour ça. » Dis-je doucement en fronçant quelque peu les sourcils, me demandant durant une petite seconde, pour quelle raison déjà, je l’avais fais se lever, avant de me souvenir presque aussitôt. Clignant un moment des paupières comme pour me réveiller, je reculais lentement mon fauteuil, me stoppant presque aussitôt en entendant sa voix s’élever à nouveau dans le bureau.

« Merci de… Venir… Fin…D’accepter ma demande… J’espère que je ne chamboule pas ta journée…. J’ai pas réellement pensé à ça… Je… J’ai tellement besoin de toi… J’ai peur… De ce que l’on va m’annoncer, je suis jeune… » Soupirant faiblement, je lui lançais un regard quelque peu irrité. « Je suis allergique aux remerciements, tu peux t’arrêter là. Et ce n’est pas de moi dont tu as besoin. Simplement de quelqu’un pour te tenir compagnie. » Dis-je simplement en haussant un vague sourcil pour lui faire comprendre que j’étais sérieux. J’avais réellement du mal à accepter les remerciements, pour quelle que raison que ce soit. C’était plus fort que moi. Sans doute était-ce du au fait que je n’aimais pas que l’on ait besoin de me remercier, parce que ça signifiait que j’avais rendu service à quelqu’un, ce qui n’était véritablement pas dans mes habitudes. Alors lorsque l’on insistait sur ce fait en me remerciant, cela avait le don de me mettre autant mal à l’aise que de m’agacer. « Et arrête de t’inquiéter pour les résultats. Il parait qu’on a chacun un certain quota de malheurs. Je suppose que tu as déjà atteint le tien non ? » Demandais-je légèrement, sur un ton faussement inintéressé en me levant avec lenteur pour la rejoindre de l’autre côté du bureau, sans la regarder. Arrivé devant elle, je levais enfin la tête pour la regarder, soupirant doucement en me plaçant devant elle. Lentement, je levai mes mains pour les approcher de son visage, prenant lentement sa paire de lunette pour la retirer avec tout autant de lenteur, déglutissant longuement en voyant les marques encore bien présente autour de son œil et de sa pommette. Me mordant doucement la lèvre, je frôlais lentement la marque du bout de mon index, touchant à peine sa peau. « T’as mis quelque chose dessus ? » Finis-je par demander d’une voix douce en fronçant les sourcils, regrettant plus que jamais le coup que je lui avais donné. Si je ne m’étais pas emporté comme un idiot, je n’aurais jamais levé la main sur elle. Si j’avais réfléchis ne serait-ce qu’une seule petite seconde, j’aurais réfléchis à deux fois avant d’abattre mon poing sur son visage parfait. Et si j’avais eus un peu plus de pitié sur le coup, j’aurais réagis aussitôt pour m’excuser, l’aider à se relever et passer quelque chose de froid sur la marque qui avais du rougir avant de bleuir pour laisser place à un cocard des plus flagrants sur son visage trop parfait pour être doté d’une telle marque, aussi disgracieuse soit-elle. Moi qui était si maniaque sur le corps des putes et qui les engueulais dès qu’une toute petite marque apparaissait sur leur peau, je serais bien culoté de me plaindre, à présent, de cet œil au beurre noir que j’avais moi-même causé par ma connerie, sur le visage d’Isobel.


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I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.


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MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Sam 21 Mai 2011 - 0:03


When the love is there...



« Je n’aie pas dis que tu n’étais rien. J’ai simplement dis que je ne m’abaisserais jamais au niveau de qui que ce soit en me montrant poli. » Levant les yeux au ciel, je le regardais longuement tout en soupirant quelque peu. Ce mec était bien trop spécial et chiant sur certains points. Comme beaucoup d’homme, pourquoi je ne les aimais pas… A cause de ça, leur côtés chiants, égoïste et j’en passe, se sont tous des lâches qui n’hésite pas à quitter tout pour connaitre autre chose des que l’engagement se fait… « Je suis quoi alors ? Hormis une pute s’il te plait… Ton caractère est… Chiant tu le sais ? Mais je m’en accommode en fait, j’aime bien les gens chiant ! Toi et moi on est pareil dans un sens t’as de la niaque c’est ce qui me plait… » Dis-je doucement en souriant en coin, le regardant alors rapidement passant mon regard sur sa chemise légèrement ouverte. « Bonjour Isobel ! Tu vas bien Isobel ? » Le regardant choquée, j’entrouvris la bouche surprise qu’il puisse faire cela. Il ne me prenait pas au sérieux ? Est-ce qu’il avait sérieusement cru que j’étais le genre de fille à parier et ne pas faire les choses ? Il se trompait grandement sur ce coup là… Passant ma langue sur mes lèvres je passais lentement ma main dans mes cheveux avant de faire un pas en arrière l’air de rien tout en souriant mal a l’aise le cœur s’emballant violemment sous la folle envie de l’embrasser. M’approchant alors de lui je poussais légèrement sa chaise me laissant alors tomber sur lui avec douceur m’asseyant a califourchon sur ses jambes. Le regardant droit dans les yeux je posais une mai sur sa joue tournant lentement et correctement son visage vers moi le relevant un peu. M’approchant alors je penchais délicatement la tête déposant mes lèvres sur les siennes. Me figeant quelque peu, j’entrouvris les lèvres attrapant alors sa lèvre inférieure entre les miennes avant d’appuyer plus lentement mes lèvres. Inspirant doucement ma main remontant sur sa joue avant de descendre dans son cou je déposais un nouveau baiser sur ses lèvres. Reculant quelque peu de sur ses jambes pour partir, je déposais a nouveau mes lèvres sur les siennes en les attrapant lentement de mes lèvres me relevant alors sans rompre le baiser mon cœur battant la chamade, un gémissement sortant de ma bouche au même moment. Reculant alors tout en rompant le baiser je rester près de lui en le regardant quelque peu. « chose dite, chose faite… » murmurai-je contre ses lèvres les éraflant des miennes avant de bien me redresser pour partir a nouveau alors de l’autre côté du bureau. L’air de rien changeant alors de sujet je lui demandai de m’engueuler et non de me frapper… Je ne voulais plus qu’il lève la main sur moi… C’était quelque chose que je n’aimais pas vraiment… Non vraiment pas du tout …

« Evite les leçons de vie tu veux ? Je t’ai dis que ça ne se reproduirait pas. Inutile d’insister là-dessus. Fin de la discussion ! » Le regardant furtivement j’ignorai sa voix menaçante et claquante qui me laissait bien comprendre que la discussion était bel et bien finie. Inspirant longuement je reculais alors pour partir ou plutôt me mettre face a lui de l’autre côté du bureau pour m’assoir sur une chaise. Je ne voulais pas foutre la merde, non je ne voulais pas me disputer avec lui, je ne voulais pas que tout se brise alors que je voulais lui demander de venir avec moi à l’hôpital, je voulais qu’il dise oui, je n’avais pas envie de me prendre un non a cause de ma connerie que de l’envoyer chier… Ne jouons pas au con… Je voulais me rapprocher de lui et pour cela il fallait que je prenne sur moi, car si je ne faisais pas d’effort, il n’en ferait pas, je le savais parfaitement… Après tout c’était bien connu, c’est les femmes qui devaient en général faire des efforts et pas les hommes, en fait, d’un côté les hommes étaient des suiveurs et non des meneurs sur certains points… Fallait l’avouer. Mais si je faisais des efforts est ce que lui en ferait ? Je me le demande bien… après tout j’avais le droit d’avoir le doute non ? Lui demandant de venir avec moi à l’hôpital je fus choquée et surprise de voir qu’il me croyait capable de vouloir de l’argent. C’était tout de même blessant dans un sens… soupirant je lui répliquais que non ce n’était pas pour son argent mais bien pour sa présence a lui que je voulais qu’il vienne… Me demandant à quelle heure était le rendez vous je ne pu m’empêcher de sourire légèrement en voyant qu’il acceptait plus ou moins de venir m’accompagner. J’étais littéralement aux anges. Lui annonçant alors l’heure, je le regardais longuement sans me défaire de mon sourire. « Quatorze heures à l’hôpital ? Je te récupère à trente, ici alors. » passant ma langue sur mes lèvres, je le regardais longuement aimant le voir prendre le contrôle de la situation. Putain mais je devrais détester, je devrais hurler de le voir faire une chose pareil, choisir l’heure et sur un ton d’ordre et non de question pour savoir si au moins j’étais d’accord, mais non… putain en fait j’étais totalement dominée… quelle honte que je me tapais… Il me dominait de plus en plus… Mais je restais à croire que si je devais coucher avec lui sur le plan sexuel il ne me dominerait pas, jamais, non c’était même impossible qu’une chose pareille se produise, je ne le concevrais jamais… Impossible, inhumain qu’il puisse me prendre en levrette ou toute autre position dominante… Mais ouvrons bien les yeux… Je le laissais faire et c’était déroutant, pourquoi ? Pourquoi je ne disais rien ? Car je l’aimais ! Putain de merde je l’aimais ! Putain de bordel j’en étais fière en fait… « D’accord, pas de souci, par contre tu dois t’en douter, mais je te préviens quand même, j’ai rendez-vous à quatorze heures, mais comme tout hôpital… Il y aura surement du retard… » soufflai-je doucement en lui lançant un regard désolé à travers mes lunettes de soleil, je savais qu’il ne pouvait pas le voir mais même sans lunette je le lui aurais fait.

Après tout je l’étais, mais plutôt crever que je m’excuser… Au contraire moi j’étais pour le retard ! Même trois heures de retard pour rester plus longtemps en compagnie de Heath… Oui être assis à ces côtés, lui parler, en apprendre sur lui, parler et encore parler… Est-ce qu’il se montrerait bavard ? J’en doutais… Mais je savais qu’il m’écoutait, c’était déjà ça tout de même dans le fond, je n’allais pas m’en plaindre non plus… Il était parfait à sa façon et c’est ce que j’aimais chez lui. Me demandant de me lever je le regardais surprise ne m’attendant pas à une pareille demande de sa part à ce moment précis. Haussant un sourcil je le regardais longuement en lui disant que je ferais tout ce qu’il voudrait en me levant alors lentement les bras ballant le long de mon corps. Le regardant je lui demandai alors s’il voulait que je me déshabille pour vérifier mon corps tout en lui annonçant alors que mon bleu sur la poitrine était presque parti et que par conséquent il ne se voyait plus. « Non c’est pas pour ça. » Haussant un sourcil en le regardant longuement, je ne compris pas réellement ce qu’il avait. On aurait dit qu’il était comme… au ralenti. Il avait tant bu que cela ? Je n’étais parti que quelques secondes le temps de poser mon sac dans la voiture, il n’avait pas pu boire autant que cela, a moins qu’il ne tienne pas l’alcool ? Pour ma part je n’en savais foutrement rien puisque je n’avais jamais bu une seule goutte d’alcool, j’avais simplement reniflé quelques bouteilles quand je bossais comme serveuse mais ça s’arrêtait là. L’alcool se n’était pas mon trip. J’étais beaucoup plus coca, oui un bon coca-cola ou alors un bon thé glacé, surtout lorsqu’il est a la pêche ou à la mangue. Bien même a la framboise… en fait je les aime tous… Un bon thé… Mais ces conneries c’était bien trop cher pour que je puisse claquer autant là dedans. Je préférais mettre de côté pour la dette… Je n’avais pas réellement envie d’avoir une dette toute ma vie… Même si au fond une fois qu’elle serait payée je ne savais pas ce que je ferai par la suite n’ayant pas fait d’étude… « Tu vas bien Heath ? T’as l’air fatigué très fatigué… » Demandai-je doucement en penchant légèrement la tête pour le regarder de haut en bas avant de relever le regard vers son visage si parfait, un visage …. Hum…J’avais envie de le voir autrement que bien rasé, a quoi ressemblait-il de façon négligé ? Une petite barbe de quelques jours… les cheveux en batailles un regard voilé par le sommeil… Nom de dieu je le voulais dans mon lit et pas que pour sexer, non pour dormir le câliner et tout ce qui s’en suit… Oh putain oui, oui je voulais entendre sa respiration sentir son corps contre le mien… Hum… il me rendait totalement folle sans même s’en rendre compte c’était ça le comble de l’ironie… Le remerciant rapidement pour le fait qu’il accepte de m’accompagner en chamboulant surement sa journée je vis son regard quelque peu irrité. « Je suis allergique aux remerciements, tu peux t’arrêter là. Et ce n’est pas de moi dont tu as besoin. Simplement de quelqu’un pour te tenir compagnie. »

Claquant lentement ma langue contre mon palet je levais vaguement les yeux au ciel, il se trompait amplement, c’était de lui dont j’avais besoin et pas de quelqu’un d’autre… Il ne se doutait pas un seul instant que je pouvais être amoureuse de lui que c’était de lui dont j’avais besoin… réellement besoin même. Je l’aimais éperdument sans trop comprendre pourquoi ni comment mais c’était ainsi, Heath était un bel homme et même malgré son caractère de merde je le voulais auprès de moi. C’était bien la seule personne que j’acceptai de la sorte. Riche, imbu de sa personne, égoïste comme pas deux… mais c’était lui, oui lui que je voulais comme homme, petit ami, copain, fiancé, mari, tout ce qu’il voudrait s’il était branché mariage. Moi pour ma part je m’en fichais totalement mais… bizarrement, avec lui… tout était possible, dans le sens ou il me donnait des envies que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais voulu… C’était tout de même bizarre mais dans un sens c’était plaisant. Je restais persuadé qu’au fond, je pouvais bien vivre un conte de fée à ses côtés mais ça c’était autre chose… a voir… Je ne pouvais pas me projeter de la sorte sans même savoir… C’était impossible, Heath était imprévisible, la preuve, il m’avait bel et bien frappé l’autre jour. Même si au fond je l’avais surement cherché… J’avais été vache avec lui, je le testais, je le poussais à bout et ce jour là j’avais poussé les limites trop loin, il faut croire… « Crois moi, c’est toi que je veux et personne d’autre… » Dis-je d’une voix plutôt douce et sensuelle, une voix qui voulait lui dire de me croire, une voix simple et douce pour la première fois depuis longtemps. A croire que c’était la soirée confidence ou dieu sait quoi. Ou était passé ma colère pour lui ? Envolé des le moment ou je suis revenu. Je ne pouvais pas faire la gueule bien longtemps a Heath, je l’aimais trop, mon amour pour lui était bien trop important et c’était comme ça je n’y pouvais rien… L’amour a des raisons que la raison elle-même ignore… Est-ce qu’il savait ce que c’était que l’amour ? Est-ce qu’il… Se doutait une seule seconde que je pouvais l’aimer éperdument ? Non s’il l’avait su il m’aurait durement dit de dégager et aurait rigolé comme jamais en se disant qu’une pute était tombée amoureuse de lui. Il aurait surement eu honte ? je ne savais pas réellement comment il réagirait… Je n’en savais foutrement rien et c’était blessant dans le sens ou j’étais totalement perdu… « Et arrête de t’inquiéter pour les résultats. Il parait qu’on a chacun un certain quota de malheurs. Je suppose que tu as déjà atteint le tien non ? » Le regardant longuement je ne pus m’empêcher de sourire. Un quota de malheurs ? Le mien explosait les records alors car malgré tout je n’avais jamais été réellement heureuse, j’avais toujours eu merde sur merde. Je n’avais pas jamais eu une vie heureuse et sans embuche… Non j’avais toujours connu les malheurs la tristesse la souffrance et j’en passe… Combien de fois je me réveillais la nuit en entendant ma mère gémir de douleurs ? Combien de fois je l’avais surprise entrain de pleurer en regardant la photo de mon père ? je ne les comptais plus… Non j’avais tout fait pour elle, j’avais sacrifié ma vie pour elle, et aujourd’hui elle n’était plus vivante et j’essayais tant bien que mal de me sortir de cette merde… On ne peut pas réellement dire que ma vie soit parfaite.

Je pouvais croire en ce que disait Heath, oui je le pouvais mais non. C’était impossible. Dès ma naissance j’étais vouée a souffrir, a avoir une vie merdique, j’ai failli crever a peine née et lui me parlait de quota ? C’était dans un bon fond, oui Heath essayait de me rassurer, ce qui en soit était putain de plaisant, oui j’aimais qu’il puisse faire cela… S’occuper de moi, je restai persuadé qu’Heath avait un réel bon fond. [color=indianred)« Je crois que mon quota est supérieur aux gens normaux… Il ne m’est jamais rien arrivé de bien dans ma vie… Je ne sais même pas ce que c’est le bonheur, c’est la vie d’Isobel quoi. Vie merdique. Tu vas t’y faire avec les années t’inquiète pas, je m’y suis faite moi. Et toi ? Tu l’as atteint ? Ou t’es comme moi ? Un quota supérieur aux autres ? »[/color] Demandais-je en le regardant curieuse de savoir si lui aussi il avait une vie merdique comme la mienne. Je n’en doutais pas, mais au moins lui il était riche, il avait de quoi vivre et ne se souciais jamais du reste… de comment payer les factures, et s’en suit… Un sacré avantage, je pense. Inspirant longuement en le voyant se lever je me mordis lentement la lèvre inférieure, ne bougeant pas d’un seul millimètre. Le voyant contourner le bureau, mon cœur s’emballa légèrement au fait de le savoir si proche, au fait qu’il puisse venir vers moi. Qu’allait-il faire ? Qu’allait-il me faire ? J’en tremblais d’avance, je n’avais pas peur, il n’allait pas me frapper je le savais parfaitement… Le voyant se mettre devant moi je ne bougeais pas le regardant sans trop comprendre. Que faisait-il ? Voyant ses mains monter vers mon visage je me figeais lentement en comprenant ce qu’il voulait faire. M’enlever les lunettes. Inspirant longuement, je fermais les yeux en sentant ses mains sur mes lunettes, celles-ci se dérobant de mon visage. Ne bougeant pas ne faisant rien je me sentis légèrement rougir comme une idiote sous le coup. Non d’un chien… Non d’un chien il n’avait pas a me faire ça, pas là, non il me mettait cruellement mal a l’aise dans cette situation… Sentant son doigts passer sur ma peau je poussai un léger gémissement a peine audible, mais je savais qu’il l’avait quand même entendu. Souffrance ? Non bien sur que non ! Plaisir, bien être, une envie de l’embrasser, de sentir à nouveau ses lèvres contre les miennes je voulais cette fois glisser ma langue dans sa bouche et trouver la sienne, je voulais un vrai baiser, un baiser d’amour… un réel échange entre lui et moi. « T’as mis quelque chose dessus ? » Sa voix douce et suave a souhait, je me redressais quelque peu en frissonnant quelque peu relevant alors un regard vers lui plongeant mes yeux dans les siens. Le regardant longuement je m’avançais lentement sans trop m’en rendre compte, la distance entre nos deux corps étant moindre, voir quasi inexistante, mon torse touchant le sien. Déglutissant avec difficulté je relevais ma main pour attraper son doigt qui touchait lentement mon bleu. Entrelaçant lentement nos doits comme si c’était tout a fait naturel je baissais nos mains sans le quitter du regard, serrant alors sa main avec envie. C’était… plaisant de tenir la main d’un homme. Encore plus quand ce dit homme et surement l’amour de votre vie. Oui il l’était… Mordillant lentement ma lèvre je baissais le regard rapidement sur nos mains avant de le regarder à nouveau en haussant doucement les épaules.

« J’ai mis de la crème en rentrant chez moi la semaine dernière mais en me levant le cocard était là… J’ai mis de la glace mais ça a empiré… En fait j’ai une peau assez fragile, je suis obligé de mettre de la crème tous les jours et tout… Genre le maquillage, il m’en faut un spécial et tout voir parfois je ne peux pas en mettre, je… hum j’ai une peau qui demande beaucoup de soin… » Dis-je doucement en me pinçant les lèvres me sentant à nouveau rougir quelque peu. Il était vrai que ma peau était réellement sensible, j’étais constamment obligé de l’enduire de crème, d’utiliser un savon spécial pour mon intimité, et surtout un maquillage assez spécial aussi. Tout comme le démaquillant… Je n’avais pas le choix, ma peau était de la sorte, quoi que je fasse si je ne l’entretenais pas j’avais des rougeurs ou alors des bleus… C’est comme ça… on s’y fait rapidement. Mais au fond mettre de la crème ce n’était pas si dérangeant que cela, ce n’était pas plus mal. « Ne t’inquiète pas Heath… Aucune perte de client, je mets du fond de teint et le tour est joué… je n’ai pas envie d’être une simple fille, je veux rester ta fille la plus luxueuse… Je te promets de faire mon maximum… d’ailleurs j’ai trouvé d’autre clients pendant cette semaine de gros client… bon je dois allée a domicile mais ils paient l’essence et tout… D’où la somme que je te rapporte... Et ah oui aussi j’ai un truc pour toi…» Souriant faiblement, je mi ma main dans ma poche prenant alors la clé USB ou était le film que j’avais fait avec Havannah sans son accord… Mais bon ça ce n’était pas bien grave, je savais que Heath ne la montrerai a personne… La lui montrant je souriais un peu plus avant de rougir quelque peu. Putain c’était quand même gênant qu’il puisse me voir en pleine action. « Mon film avec ma cliente… On voit tout… Comme prévu j’ai filmé… » soufflai-je en posant ma main sur sa cuisse glissant alors la main dans la poche de son pantalon lui mettant alors la clé USB dedans. Me penchant pour prendre mon sac je le mis à mon épaule avant de caresser lentement sa main de mon pouce sans pour autant lui lâcher la main. Il était tant que je parte il fallait tout de même dormir un peu… « Bon, je file, donc je serai là comme prévu hum. A tout à l’heure… dors bien… » Dis-je en lâchant lentement sa main me tournant pour partir. Me stoppant dans mon élan, un léger sourire aux lèvres je me tournais pour venir vers lui me collant sur lui en venant vers son oreille. « Au fait… beau baiser… » dis-je en effleurant sa joue de mes lèvres avant de partir de son bureau fermant alors la porte derrière moi partant vers ma voiture pour rentrer chez moi.


Froid - Égocentrique - Égoïste - Narcissique - Orgueilleux - Cachotier - Vicieux - Violent - Lunatique - Râleur - Grincheux - Vaniteux - Prétentieux - Hautain - Méprisant mais Sensible - Attentionné - Triste - Attachant - Blessé - Adorable - Protecteur - Aimant. Beau - Parfait - Baisable - Mouillant - Perfection - Sexcitant ! Bref, Heath on baise ?


L'homme de ma vie...:
 


Heath sourire ? Jamais ? Je prouve le contraire !:
 
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.Au matin, je réalisais mes rêves


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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.
Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Les apparences sont parfois trompeuses... H&I    Jeu 26 Mai 2011 - 1:53

« Isobel & Heath »






Dans la vie on fait soit partie des gens forts, soit des gens faibles. Pour être des gens forts, il faut absolument avoir un caractère de merde et être passé maître dans l’art de rabaisser les autres personnes, plus bas que terre. Etait-ce mon cas ? Clairement oui ! On ne pouvait vraiment pas dire que je n’étais pas des gens forts pour ma part. Tout simplement parce, oui, j’avais un sacré caractère merde. Pour faire court, j’étais borné, têtu, froid, cruel, narcissique, égoïste, radin à souhait, violent, fonceur, bagarreur, parfois impulsif, très près de mon argent, supérieur et un tas d’autres défauts qui sur moi, ne pouvaient que devenir des qualités. Bref … J’avais vraiment tout pour moi non ? Moi je trouvais que oui en tout cas. En même temps, comment penser autrement ? Je m’aimais et j’étais clairement fier de moi et de ce que j’étais devenu. Il suffisait de me voir et de me connaître un tant soit peu, pour comprendre pourquoi je m’aimais autant, soit dit en passant. Mais ce que j’aimais le plus dans toute cette histoire, c’était le fait d’inspirer la haine et la peur chez les gens. Dieu que c’était bon de les voir mal à l’aise et avec l’envie évidente de fuir, lorsqu’ils étaient en ma présence. C’était presque trop bon ! Non … C’était même jouissif, c’était dire jusqu’où ça allait ! Bref aucun doute sur le fait que j’étais réellement des personnes que l’on pouvait qualifier de ‘supérieures’ aux autres. Quant à Isobel … Depuis trop longtemps, elle faisait partie des personnes nettement inférieures à moi. Pourtant, depuis que je la connaissais, malgré mon comportement vis-à-vis d’elle, je ne pouvais pas vraiment la considérer comme tel. Pour la simple et bonne raison qu’à mes yeux, elle n’avait pas le caractère d’une personne qui se laissait écraser par autrui. Pas même par moi, qui étais pourtant une personne vraiment détestable et qui ne se laissait pas marcher sur les pieds un seul instant. Etait-ce pour cette raison que j’étais amoureux d’elle ? Oui c’était fort possible. Elle était tellement unique en son genre, totalement différente … Comment expliquer autrement le fait que je l’aimais, à part le fait qu’elle était vraiment différente et qu’à mes yeux, il suffirait de pas grand-chose pour qu’elle passe plutôt du côté des personnes supérieures ? J’aurais pu l’y aider … Mais je ne voulais pas me ridiculiser complètement en lui avouant les sentiments que j’avais à son égard. Ce serait vraiment honteux que de les lui avouer et de l’entendre se foutre royalement de moi en me faisant remarquer qu’elle-même me haïssait plus que tout. Comment m’aimer en même temps, alors que je faisais tout pour que ce soit le contraire qui se produise ? J’étais un homme détestable et c’était là ce qui me faisait vivre et avancer. Sans cela, je doutais que j’aurais pu en être là à présent. Or, il était plus qu’évident que j’étais on ne peut plus ravi de la place importante que j’occupais à présent et de ce que je pouvais bien représenter en tant que personne.

A l’instant présent, nous étions justement en train de mentionner le fait que je n’allais jamais me rabaisser à perdre du temps à me montrer un tant soit peu poli avec qui que ce soit. Les seules personnes qui méritaient cela de ma part, étaient mes clients. Et encore … Il fallait qu’il s’agisse de gros clients, qui me rapportaient une sacré somme d’argent. Même mes parents n’avaient pas droit à une vraie politesse de ma part, c’était dire comme le nombre de personnes à avoir droit à cela de ma part, était vraiment très limité. « Je suis quoi alors ? Hormis une pute s’il te plait… Ton caractère est… Chiant tu le sais ? Mais je m’en accommode en fait, j’aime bien les gens chiant ! Toi et moi on est pareil dans un sens t’as de la niaque c’est ce qui me plait… » Ce qu’elle était à part une pute ? Une femme … Mais pas n’importe quelle femme. Elle était celle que j’aimais, elle était la seule que je pouvais aimer, la femme de ma vie. Oui je l’aimais démesurément et rien ne pourrait venir à bout des sentiments que j’avais pour elle, j’en étais persuadé. Mais ça, je ne pouvais évidemment pas le lui avouer et encore moins là comme ça, de cette façon et à cet instant, tout simplement. Jamais de toute façon … Il ne fallait pas que je rêve de trop et j’en avais bien conscience. Je savais qu’à trop rêver, je risquais de me faire plus de mal que de bien. Quant à la suite de ses paroles … Fronçant les sourcils, je levais un regard incompréhensif vers elle. J’étais chiant et elle aimait bien les gens chiants. Etais-je le seule à faire le rapprochement, concernant le fait qu’elle était en train de me dire qu’elle m’aimait bien ? Oui … C’était sans doute tiré par les cheveux comme conclusion, il valait mieux pour moi que j’arrête de me faire de faux espoirs pareils. Là encore je risquais de me faire un peu trop de mal à mon goût. Or, j’avais vraiment assez souffert dans ma vie, à mon goût. A présent, je préférais éviter ce genre de situations dans lesquelles je souffrais comme pas permis. J’avais bien assez donné, merci bien. « Hormis une pute ? J’en sais rien. Tu n’es que ma pute. » Soupirant doucement à l’idée qu’elle considérait que nous étions identiques sur certains points, je ne savais trop que répondre à cela. J’avais parfaitement conscience qu’elle avait raison à ce sujet. Oui, nous avions des points en commun. Sans doute même plus que ce qu’elle-même imaginait. Mais devais-je le lui faire remarquer et lui dire combien j’aimais cela ? Non bien sûr que non … « T’es vraiment en train de nous comparer là ? Rêve pas trop … » Finis-je par lâcher. Oui j’étais toujours aussi sympathique avec toutes les personnes qui m’entouraient. De toute façon où était le problème ? J’étais ainsi et rien ne me changerais jamais.

Lorsqu’elle me lâcha que le jour où je lui dirais bonjour, elle m’embrasserait, je ne pu m’empêcher de la mettre au défis en lui disant bonjour et lui demandant comment elle allait. Je ne doutais pas qu’elle n’aurait pas le culot de faire ce qu’elle avait pourtant dit qu’elle ferait. Il fallait vraiment être complètement fou pour faire pareil chose. La voyant hésiter, je ne pu m’empêcher de lui adresser un regard narquois et moqueur. Evidemment qu’elle n’aurait jamais ni l’envie ni la bêtise, de faire une chose pareil. Et pourtant … La seconde d’après elle contournait le bureau pour s’approcher de moi, sous mon regard choqué et perdu. Allait-elle réellement m’embrasser ? Ou se contenterait-elle d’un baiser sur la joue, histoire de dire qu’elle avait remporté son défi ? Totalement incapable de réagir tant j’étais sonné de voir qu’elle semblait vraiment prête à le faire, je la regardais et la laissais s’asseoir à califourchon sur moi, luttant alors pour laisser mes bras bien sagement sur les accoudoirs de mon fauteuil. Sa main sur ma joue, je la laissais totalement déplacer mon visage pour le tourner vers lui, la regardant alors, comme totalement incapable de croire qu’elle allait vraiment faire cela. Et pourtant, la seconde d’après, ses lèvres se posaient sur les miennes. Après un moment de choc véritable, je fermais à demi les paupières en soupirant doucement de bien être, la laissant faire sans réagir. Si je venais à l’embrasser, je ne doutais pas que je ne pourrais pas me limiter à cela et que l’envie de lui faire l’amour serait beaucoup trop forte pour pouvoir passer outre. Sa main descendant dans mon cou, elle déposa un nouveau baiser sur mes lèvres. Entrouvrant les lèvres, je lâchais un nouveau bref soupir sans pouvoir réagir d’une quelconque façon que ce soit tant j’étais subjugué. Par elle, par le goût et la douceur de ses lèvres, par son souffle sur sa peau, sa main dans mon cou, son odeur … Tout. Je m’enivrais d’elle, je me nourrissais d’elle, je me consumais tout entier sous ses lèvres. La sentant se lever sans relâcher ma lèvre inférieure, je suivis le mouvement un moment, soupirant à nouveau à son baiser, ouvrant les yeux pour la regarder se redresser légèrement sans pour autant détacher ses lèvres des miennes. Déglutissant longuement, je restais totalement con à la regarder, comme en train de lutter de toutes mes forces pour ne pas l’attirer à nouveau sur moi et l’embrasser à en perdre haleine. « Chose dite, chose faite… » Sans mot dire, je la regardais se redresser pour faire le tour du bureau et changer de sujet presque aussitôt. Pour ma part j’avais bien du mal à passer à autre chose suite à ce baiser qui m’avait laissé un goût de frustration sur les lèvres. Après ça, comment ne pas vouloir l’embrasser, voir même de lui faire l’amour ? C’était tout bonnement impossible. Déjà qu’avant cela je la désirais de façon démesurée. Mais alors maintenant … Ce serait on ne peut plus difficile. Déglutissant longuement sans mentionner ce baiser, je pris une longue et lente inspiration avant de souffler lentement par le nez, cherchant à retrouver mon calme et toutes mes facultés mentales.

Pour la seconde fois, elle me demanda de ne plus jamais la frapper, ce qui eut le don de me faire retomber brutalement sur terre. Serrant les dents d’agacement et de frustration à l’entendre mentionner ce fait et me rappeler à quel point j’avais pu être con et irréfléchis à agir comme je l’avais fais, en osant lever la main sur elle et la frapper avec autant de force. Le regard blessé, vexé, choqué, frustré et déçu qu’elle m’avait lancé alors qu’elle était encore sur le sol, avait eut le don de me secouer pour de bon et de me remettre les idées parfaitement en place. Comment avais-je osé lui faire une chose pareille ? D’une voix froide et claquante, je finis donc par lâcher que la conversation était terminée. Elle ne s’en rendait peut-être pas compte là comme ça, mais le sujet était vraiment sensible pour moi. Je n’étais pas certain de pouvoir me pardonner un tant soit peu, le coup que j’avais eu le culot de lui mettre. A tel point, que je me serais sans aucun doute excusé … Si je n’avais pas été gêné et honteux par le simple fait de dire un simple ‘je suis désolé, je regrette’. Malheureusement ça … Je ne savais pas faire. Et dans le fond, jusqu’à présent, ça ne m’avais jamais causé le moindre problème. M’annonçant par la suite qu’elle voulait que je l’accompagne à l’hôpital où elle allait récupérer ses résultats d’examen, je commençais par me montrer suspicieux, persuadé qu’elle avait simplement besoin d’argent. En effet, pour quelle autre raison, aurait-elle désiré que je l’accompagne, moi et pas un autre ? Lorsqu’elle me répondit que c’était bel et bien avec moi et personne d’autre qu’elle voulait y aller, je ne pu refuser plus longtemps, lui demandant alors à quelle heure elle devait s’y rendre. En même temps, comment refuser d’accompagner la femme de ma vie simplement pour cela alors que ça me paraissait bien peu à côté de tout ce que je lui faisais toujours subir, à longueur de temps, depuis un an déjà. J’étais un enfoiré fini avec elle, comme avec tout le monde. Alors qu’elle … Je l’aimais démesurément. Autant dire que je pouvais bien au moins faire cela pour elle. « D’accord, pas de souci, par contre tu dois t’en douter, mais je te préviens quand même, j’ai rendez-vous à quatorze heures, mais comme tout hôpital… Il y aura surement du retard… » Réprimant un bâillement, je haussais légèrement les épaules, signe que je m’en foutais. Je n’allais évidemment pas lui avouer la vérité. A savoir … Que plus j’allais passer de temps avec elle et mieux ce serait. Du temps hors travail qui plus est. J’allais connaître Isobel en tant que femme et non pute. C’était un point non négligeable. « Je sais comment ça marche t'inquiète pas. »

Presque malgré moi, je lui demandais alors de se lever, pour vérifier quelque chose sans préciser quoi. « Tu vas bien Heath ? T’as l’air fatigué très fatigué… » Cette fille était pour le moins … Effrayante et un peu trop maline à mon goût. J’avais pourtant pris sur moi pour cacher ma fatigue et ma solitude. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais dépressif ou quoi que ce soit de ce genre. Mais la moindre contrariété dans ma vie privée, suffisait à me faire faire des insomnies franchement chiantes, qui me fatiguaient plus que de raison. Avoir frappé Isobel et ne plus avoir la moindre de ses nouvelles pendant trop longtemps à mon goût, avait été le déclencheur, me faisant sombrer un peu plus dans le néant. « Juste de la fatigue ajoutée à un verre de trop. Y’a pas mort d’homme. » Dis-je simplement, plus las qu’autre chose. Soupirant doucement, je ne pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’elle me remercia pour la énième fois. Je ne pu alors pas m’empêcher de lui faire remarquer que j’étais allergique aux remerciements et que de toute façon, ce n’était pas de moi mais simplement de quelqu’un, qu’elle avait pour ce rendez-vous. Oui … N’importe qui aurait fait l’affaire, c’était certain. « Crois moi, c’est toi que je veux et personne d’autre… » Presque choqué par la façon qu’elle avait eu de tourner la chose et sa voix douce et sensuelle à souhait, je haussais un sourcil en la regardant d’un air presque ahurit, sans trop savoir que répondre à cela. Etait-elle sérieuse et sincère ? J’avais bien l’impression que oui. Mais pourquoi moi alors que j’étais un type tout ce qu’il y a de plus détestable ? Pourquoi moi alors que j’étais le pire des enfoirés avec elle depuis un an ? Pourquoi moi alors que je l’avais frappé, geste impardonnable selon moi ? Bref, pour le coup je ne la comprenais vraiment pas et pourtant, je préférais ne pas lui poser la question. Peut-être que la réponse ne me plairais pas qui sait ? Si c’était pour l’entendre me dire que c’était par dépit qu’elle m’avait choisi … Je préférais encore ne pas savoir. Ou du moins, ne pas l’entendre me le dire. En l’entendant ensuite s’inquiéter à propos des résultats de ses examens, je ne pu m’empêcher de vouloir la rassurer en lui affirmant que nous avions chacun un certain quota de malheur dans nos vies. A son regard, je compris aussitôt que je m’étais essayé à l’exercice de la rassurer, inutilement. Visiblement, je n’étais vraiment pas doué pour la chose. Au moins j’aurais essayé … Ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Bel effort pour la seule femme que j’étais capable d’aimer ! « Je crois que mon quota est supérieur aux gens normaux… Il ne m’est jamais rien arrivé de bien dans ma vie… Je ne sais même pas ce que c’est le bonheur, c’est la vie d’Isobel quoi. Vie merdique. Tu vas t’y faire avec les années t’inquiète pas, je m’y suis faite moi. Et toi ? Tu l’as atteint ? Ou t’es comme moi ? Un quota supérieur aux autres ? »

Une vie complète de merdes ? A peu de choses près, c’était comme moi. Mais peut être qu’elle avait eut un tant soit peu plus de malheurs que moi. Tout simplement parce que contrairement à elle, j’étais parvenu à me faire une sacré bonne place dans la société. Nous venions de deux mondes totalement différents et nous n’avions sans aucun doute pas du tout vécu la même chose tous les deux. Ainsi, comment aurions nous pu nous retrouver au même point, au final ? « On est pas là pour parler de moi. » Lâchais-je d’une voix froide, soupirant doucement en regrettant déjà de m’être un tant soit peu emporté. Je ne supportais vraiment pas d’être aussi con que cela avec elle. Mais il fallait croire que c’était plus fort que moi. Dès lors qu’il était question de moi en dehors du boulot, je ne pouvais m’empêcher de réagir vivement. Ce n’était nullement pour garder une certaine image d’homme puissant mais mystérieux qui ne parlait pas de lui pour entretenir le mystère. Mais bel et bien parce que mon passé, un brin trop difficile, avait tendance à être déjà bien trop présent en moi à l’heure d’aujourd’hui, sans en plus avoir à en parler. Sujet sensible s’abstenir en clair … Si elle ne le comprenait pas et pensait que j’étais le genre qui aimait entretenir une allure de mec mystérieux, je ne ferais rien pour changer cela. Ainsi soit-il. Je doutais qu’elle ait une bonne image de moi de toute façon. Après un énième silence, je finis par me lever comme j’avais prévu de le faire, contournant le bureau pour m’approcher d’elle avec lenteur et sans la quitter un seul instant du regard. Sans un mot, je me plaçais devant elle pour retirer ses lunettes avec lenteur, découvrant alors le bleu que je lui avais fais sur le haut de la pommette et autour de son œil. Soupirant doucement, je passais le bout de mon doigt sur la marque, juste pour frôler sa peau, me figeant quelque peu en la sentant frissonner et l’entendant gémir, ne sachant si c’était ou non de douleur. D’une voix basse, presque douce, je lui demandais alors si elle avait mit quelque chose dessus. Je ne fis pas le moindre commentaire en voyant ses joues rougir quelque peu, la laissant alors s’approcher lentement de moi sans songer à réagir outre mesure. Sa main se posant sur la mienne, je frissonnais doucement, me remémorant le soir, ou plutôt le matin, où j’avais frôlé sa poitrine de mon doigt et qu’elle l’avait entremêlé au sien. Elle en fit de même à l’instant, ce qui eut le don de me couper quelque peu le souffle. La sentant serrer ma main tout en les descendant avec lenteur le long de nos corps, je serrais doucement la sienne sans mot dire, mon regard descendant sur ses lèvres sans vraiment y faire attention.
« J’ai mis de la crème en rentrant chez moi la semaine dernière mais en me levant le cocard était là… J’ai mis de la glace mais ça a empiré… En fait j’ai une peau assez fragile, je suis obligé de mettre de la crème tous les jours et tout… Genre le maquillage, il m’en faut un spécial et tout voir parfois je ne peux pas en mettre, je… hum j’ai une peau qui demande beaucoup de soin… »


Soupirant doucement, je levais à nouveau le regard sur son cocard, le regardant un moment avant de plonger mes yeux dans les siens. Ses yeux verts qui en quelques petits jours, avaient eut le don de me manquer comme tout le reste de sa petite personne. C’était dire combien je l’aimais et combien j’étais habitué à sa présence quotidienne. Sans elle j’étais complètement paumé. Et cette simple pensée suffisait à me faire peur de façon démesurée. Comment avait-elle fait pour prendre une telle emprise sur moi et sans même s’en rendre compte ? « Heureusement que tu n’as pas grandement besoin de maquillage alors. » Soufflais-je alors avec lenteur et douceur, me surprenant à lui dire clairement qu’elle était parfaitement belle sans la moindre trace de maquillage pour s’embellir davantage encore. « Ne t’inquiète pas Heath… Aucune perte de client, je mets du fond de teint et le tour est joué… je n’ai pas envie d’être une simple fille, je veux rester ta fille la plus luxueuse… Je te promets de faire mon maximum… d’ailleurs j’ai trouvé d’autre clients pendant cette semaine de gros client… bon je dois allée a domicile mais ils paient l’essence et tout… D’où la somme que je te rapporte... Et ah oui aussi j’ai un truc pour toi…» Fronçant les sourcils je la regardais un long moment sans mot dire. A l’entendre parler, j’étais le genre de connard de première catégorie, à faire passer l’argent avant même la santé … Et à l’entendre, je réalisais combien c’était bel et bien le cas. Oui … Mais pas avec elle. Oh ça … Non. Surtout pas ! Je préférais encore mourir à sa place … Même si, certes, ma mort passerait moins inaperçue que la sienne. Mais bordel je m’en foutais ! Tout mais pas elle … Surtout pas elle ! « Isobel, étant ton mac je t’interdis d’aller chez les clients. C’est beaucoup trop dangereux. Ca ne vaut pas le coup de risquer ta vie pour quelques dollars de plus. Et si tu avais perdu de l’argent ou un client à cause de ce cocard je n’aurais pas pu t’en vouloir non ? » Commençais d’une voix froide et claquante avant de terminer plus doucement, mentionnant le fait que cette marque sur son visage était, après tout, de ma faute et non pas de la sienne. Soupirant doucement, je baissais le regard pour voir ce qu’elle avait pour moi, haussant un sourcil sans comprendre en regardant la clé usb qu’elle me tendait. « Mon film avec ma cliente… On voit tout… Comme prévu j’ai filmé… » Entrouvrant les lèvres de surprise, je la laissais mettre la clé dans la poche de mon pantalon, la regardant faire sans même esquisser le moindre geste. « J’avais oublié … » Dis-je simplement en fronçant quelque peu les sourcils, peu certain de vouloir la voir en pleine action, même avec une femme.

Sans un mot de plus, je la regardais se pencher pour récupérer son sac et le mettre sur son épaule, tout en me caressant lentement la main de son pouce. Dans un bref reflexe de bien être, je resserrais légèrement ma main sur la sienne en la regardant. « Bon, je file, donc je serai là comme prévu hum. A tout à l’heure… dors bien… » Sa main relâchant la mienne, je la laissais lentement retomber contre ma cuisse, mon regard la suivant toujours. « Treize heures trente précise … Sois à l'heure j'attendrais pas. » Dis-je simplement comme incapable de lui souhaiter de bien dormir elle aussi, parlant tout de même d’une voix douce et on ne peut plus calme. Haussant un sourcil, je la vis faire demi-tour pour se rapprocher de moi. Surpris, je la laissais faire en me figeant quelque peu lorsqu’elle se colla à moi. « Au fait… beau baiser… » Me figeant franchement, je restais immobile en fermant à demi les yeux, ne reprenant mon souffle que lorsque j’entendis la porte se fermer doucement derrière elle. Cette femme était en train de me tuer … Non en fait elle m’avait déjà tué. Retrouvant à peine mes esprits, j’entrepris de terminer ce que j’avais entrepris avant son arrivé, récupérant mon range documents ainsi que la veste de mon costume pour quitter mon bureau et le fermer bien à clé derrière moi. Une fois fait, je quittais le club par la porte coupe feu qui se trouvait à l’arrière, rejoignant rapidement ma voiture en frissonnant légèrement dans l’air frais et humide du petit matin. Une fois dans ma voiture, je mis rapidement le contact et démarrais pour filer sur la route en vitesse, me foutant royalement des limitations de vitesse, prenant alors la direction de ma villa sans faire un tour par le lac, histoire de ne pas manquer de sommeil lorsque je devrais me lever et me préparer pour filer à l’hôpital avec Isobel. Une fois chez moi, je pris à peine le temps de me déshabiller dans ma chambre en abandonnant mes fringues sur le sol, que je me laissais déjà tomber dans mon lit, rabattant les couvertures sur moi en gémissant de bien être. Totalement épuisé et harassé, je sombrais dans le sommeil sans attendre une minute de plus, sombrant profondément dans un sommeil sans coupure et sans rêve, pour la première fois depuis le départ précipité d’Isobel de mon bureau. Ce furent les rayons du soleil sur mon visage qui me réveillèrent sept heures plus tard, me faisant regretter de ne pas avoir pris le temps de fermer les volets en rentrant et avant de me coucher. Lançant un bref regard à mon réveil, je lâchais un gémissement en constatant qu’il était midi passé. Sans prendre le temps de profiter de mon lit plus longtemps, je me levais avec lenteur pour filer sous la douche, prenant alors une longue douche brûlante au point d’en ressortir avec la peau rougis par la chaleur. Me séchant rapidement, j’allais ensuite dans mon dressing hésitant un long moment quant à la tenue que j’allais porter. Un costume comme pour aller au club ? Non … Ce serait sans aucun doute déplacé dans un hôpital. Et puis à côté de cela, je devais reconnaître que je préférais éviter de porter un costume en dehors du boulot, trouvant que j’en portais bien assez comme cela. Tant pis si Isobel devait me voir dans une tenue décontractée. Je doutais qu’elle-même se balade à moitié nue en dehors du boulot. Une fois vêtu d’un jean slim taille basse gris délavé, j’enfilais un tee-shirt près du corps kaki, ainsi qu’un épais gilet gris à fermeture à glissière. Une fois habillé, je pris un petit déjeuner en quatrième vitesse en voyant l’heure tardive. Une fois à nouveau la salle de bain, je passais un coup de peigne dans mes cheveux qui avaient eus le temps de sécher, les laissant ainsi, me voyant mal les coiffer avec du gel dans une tenue aussi décontractée. Lançant un bref regard à ma paire de lunettes de repos, je préférais ne pas les prendre, songeant que j’allais suffisamment choquer Isobel de la sorte. Sans prendre la peine de me raser, je quittais la salle de bain puis la chambre, allant récupérer une paire de basket noire dans le placard mural de l’entrée de ma villa. Une fois totalement près, je récupérais portable et clés avant de filer hors de la villa pour monter dans ma voiture et filer rapidement, ne respectant encore une fois pas les limitations de vitesse. Je ne pris même pas le temps de ralentir une fois près du club, m’engageant rapidement dans le parking et freinant avec brutalité devant Isobel sans tourner le regard vers elle, attendant qu’elle monte sans la regarder.


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I want to run, I want to hide, I want to tear down the walls that hold me inside. I want to reach out and touch the flame where the streets have no name. I want to feel, sunlight on my face see that dust cloud disappear without a trace.


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